Shosei kangosuru.
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, policier.
Couple : Surprise =P
Disclaimers : A part madame Yohame, Aingeal, Tsunemichi, tous les personnages appartiennent à messieurs Ohba et Obata.
Chapitre 8 : Le premier d'une (longue) liste.
L frappa à la porte de la salle de bain. Il n'allait jamais à l'école avec Mello, mais il voulait s'assurer qu'il était presque prêt. La porte s'ouvrit sur Mello, brosse à la main et presqu'habillé. L lui boutonna les deux boutons qui ne l'étaient pas encore et posa ses lèvres sur celle du jeune garçon.
Ca allait faire trois semaines maintenant depuis qu'ils avaient « décidé » de sortir ensemble. Les contacts n'étaient pourtant pas au rendez-vous. Quelques baisers volés de temps en temps. L n'insistait pas, mais il était d'un certain côté heureux de se rendre compte qu'il pouvait l'aimer comme il voulait.
-Ne soit pas trop en retard.
- Ne t'inquiète pas, je finis de me peigner les cheveux et j'irais.
- D'accord, à ce soir.
Mello referma la porte et le brun pris son sac. Il prit ses clés et quitta la maison. Il se rendit directement à l'école. Il ne voyait pas par où il pouvait passer d'ailleurs. Mais cette fois-ci, il n'avait pas l'envie d'aller voir ses collègues. Il n'y avait toujours que Spall qui lui parlait mais L n'aimait plus trop sa présence depuis que le blond avait été choqué par lui. Il était son grand suspect numéro un.
Il se rendit alors immédiatement dans sa classe de cours. Il commença à préparer le cours, histoire de s'occuper. Il entendit bientôt la sonnerie retentir et il alla ouvrir la porte. Les élèves ne tardèrent à entrer. Une fois tous installé, il entreprit de faire l'appel.
-Lydia Smith ? Interrogea-t-il avant de répéter trois fois le nom.
- Monsieur, vous n'êtes pas au courant ?
- Non, de quoi s'agit-il ?
- Lydia est morte. Elle a été tuée vendredi…sans doute par « lui ». Expliqua-t-elle la voix brisée avant de sangloter.
L porta son pouce à sa bouche. Pourquoi la police ne l'avait-elle pas prévenu ? Ils faisaient pourtant affaires ensemble non ? S'il l'avait su plus tôt, il aurait peut-être put aller sur une piste. Mais maintenant, ça semblait un peu tard. Il savait cela dit qu'il pourrait quand même faire quelque chose.
-Je ne peux pas ? Demanda la jeune femme, sanglotant, le tirant de ses pensées.
- Pardon ?
- Sortir un peu.
- Si. Répondit le brun.
Il attendit la pause de midi pour aller voir Timothy Spall. Ce dernier lui fit un signe de main en le voyant.
-Tu es au courant ? Questionna le châtain.
- Pour Lydia Smith ? Oui, je l'ai appris en première heure.
- J'ai eut sa sœur. Elle pleurait tellement que j'ai dut la renvoyé au pensionnat.
- Je peux la comprendre. Dit le brun.
- J'ai été surpris de la réaction de la petite Aingeal.
L releva la tête, qu'il avait gardée baissée jusqu'à maintenant, et plongea son regard dans les orbes vertes.
-Qu'à-t-elle fait ?
- Amanda ennuyait Isabelle, en lui disant que c'était qu'une gamine et tout ça. Et là, Aingeal s'est levé. A remis Amanda à sa place avec des mots d'une violence…Je n'avais jamais encore eut affaire à une telle scène. Je te jure que je ne savais pas quoi faire. Et je peux te dire aussi… je n'avais jamais vu un pareil regard. J'en avais presque peur moi-même. Informa le jeune professeur.
- Je vois, merci… je ne la connais pas. Je l'ai aperçu quelque fois.
- Moi j'ai la chance de l'avoir comme élève. Au fait, Lucas ?
- Oui ? Questionna le brun.
- On se fait un week-end entre garçon ce week-end ?
- Oui. Répondit L.
C'était une occasion à saisir pour mieux le connaître, pour savoir s'il pouvait être le coupable. Il demanderait à Mello d'aller à la Wammy's House un week-end. Ca lui ferait du bien et ainsi Timothy ne serait pas qu'ils vivaient ensemble. L'illusion devait être totale.
L s'éloigna du châtain et sortit son GSM. Il envoya un sms à Mello lui demandant de venir le rejoindre au bureau de police pour qu'ils prennent les informations ensemble. Qu'il sache comment prendre ses gardes aussi.
Quelques heures plus tard, L était à la police. Mello était déjà là, dans sa tenue de collégienne, assis sur une chaise. Lorsqu'il remarqua son aîné, le blond se leva immédiatement.
-Il faudra qu'on parle quand on aura fini ça.
- D'accord. Répondit le travesti en hochant la tête.
L se rendit jusqu'à l'accueil. Un jeune homme les accueilli.
-Que puis-je pour vous ? Demanda-t-il d'une voix joviale.
- Je suis L.
- Ah. Je vais voir mon supérieur. J'arrive. Annonça-t-il avant de se lever et de disparaître par une porte.
Il ne tarda avant qu'un homme n'arrive. Il avait environ cinquante ans, cheveux grisonnants et yeux bleus.
-Bonjour, je suppose que c'est pour l'affaire de l'école Yellow. Je vois que la demoiselle qui est avec vous est de cette école.
-Effectivement. J'aimerais savoir pourquoi vous ne m'avez pas informé du meurtre de mademoiselle Smith !
- Nous n'avons pas put ! Répondit l'homme.
- Je pense plutôt que vous prenez ça pour une compétition.
L'homme eut un hoquet. Il secoua la tête. Mello eut un rire forcé en le voyant essayer de se justifier comme ça alors qu'il ne faisait aucun doute que c'était bien cela.
-Nous devons travailler ensemble. Vous pouvez garder vos dossiers comme vous voulez, mais lorsqu'il s'agit d'un meurtre, j'aimerais être mis au courant ! Si vous voulez juste la renommée…je pense que c'est étrange. On m'a appelé, je travaille. Le plus important est d'arrêter ces meurtres. Et j'ai besoin que vous ne me cachiez pas ce genre d'information capitale.
- Je comprends…Nous vous passerons les informations à l'avenir. Vous voulez voir le corps ?
- Bien sûr.
- Votre amie peut rester ici.
- En fait, elle m'accompagne. Annonça L.
- D'accord. Suivez-moi alors.
L'homme enfila une veste et les invitas à le suivre. Il expliqua à L que la jeune femme était encore à la morgue. La famille n'avait pas encore l'occasion de pouvoir préparer l'enterrement étant donné qu'ils enquêtaient sur la mort. Il ne les gardait que deux ou trois semaines généralement.
Arrivé à la morgue, le gris ouvrit le frigo funéraire contenant le corps de Lydia. Mello se sentit mal à l'aise en voyant le corps. C'était bien différant du corps d'Aingeal. Ici, la femme était livide. Elle semblait morte depuis bien plus longtemps qu'Aingeal lorsqu'il l'avait revu.
Ca devait être l'effet de la chambre froide. Le gris enfila des gants et il bougea les longs cheveux noirs pour montrer une coupure au niveau de la gorge de Lydia. Mello portait sa main à sa bouche, une nausée violente lui remontant dans la gorge.
-Elle a été violée ? Questionna le brun.
- Comme les neuf autres victimes. Et comme elles, elle a été décapitée. Comme vous pouvez voir, ce sont des coups irréguliers. On pensait donc à une hachette ou une hache. La mort de mademoiselle Smith remonte aux environs de quinze heures trente vendredi. Informa le policier.
- Les meurtres, ils sont tous faits à l'école ? S'assura le brun.
Il tourna la tête vers Mello en le sentant s'appuyer sur lui.
-Tous.
- Vous voulez bien répondre à une question ?
- Oui.
- Généralement, quand on lieu les meurtres ? Questionna L.
- Souvent le mercredi et vendredi. Cinq ont eut lieu un mercredi et quatre un vendredi, et enfin un, un lundi.
- Les heures ?
- Entre quinze et seize heures. Souvent dans le gymnase.
- Le gymnase n'est jamais utilisé le mercredi et le vendredi après-midi, depuis plusieurs années. Réalisa le blond.
- N'importe qui peut demander à une fille de le suivre. Les étudiantes écoutent généralement les adultes. Dit le brun en se mordillant le pouce.
- On entendait pas les filles criées ? Questionna Mello en jetant un regard vers le frigo funéraire.
- On a retrouvé la première avec du scotch sur la bouche. On suppose donc qu'il utilise le même moyen pour les autres.
- Dites-moi…Lydia était censé avoir un couteau sur elle, non ? Questionna l'adolescent en se mordant la lèvre inférieure.
- Elle n'en avait pas sur elle.
- Pas dans les environs ?
- Non.
- Elle ne devait pas l'avoir sur elle aujourd'hui. Conclut Mello en portant ses doigts à sa bouche.
- Tu sais quelque chose, mademoiselle ? Questionna le policier.
- Selon sa sœur, elle avait toujours un couteau sur elle pour se défendre si on venait à s'en prendre à elle. Expliqua le blond.
- Je vois.
- Sur ce, nous allons vous laisser ! Annonça le brun avant de sortir avec le blond.
Ils rentrèrent à la maison, sans un mot. Mais sitôt la porte fut-elle fermée que L se tourna vers son cadet.
-Qu'est-ce que tu avais ? Tu semblais très stressé.
- Ce n'est rien. J'ai été un peu choqué de voir un corps comme ça, ça m'a rappelé Aingeal. Expliqua le blond. A propos de la chose dont vous deviez me parler ?
- Mon collègue, Spall veux venir ce week-end. Je lui ai dis oui, en me disant que je pourrais peut-être lui soutirer des informations. Pour ça, il faudrait que tu ne sois pas là. Je me disais donc que tu pourrais aller à la Wammy's de vendredi soir à lundi matin. Je demanderais à quelqu'un de venir te chercher et te ramener ce qui te permettrait donc de revoir Matt et Near.
-Oh ? Bien sûr. J'avais envie de les revoir un peu. Matt m'appelle de plus en plus souvent.
- Normal, tu t'es fait des amis !
- Matt, c'est mon meilleur ami au monde. Avec Near c'est plus compliqué, on est un peu en rivalité, étant donné qu'on a des points égaux au total. Le métier de détective commence à me plaire, sans doute parce qu'à la base ça me rapprochait de vous.
-Mello-kun kawaii desu. (1)
- Arigato.(2) Répondit le blond sans réel changement de visage.
-Souris-moi ! Quémanda le brun en le souleva du sol pour le poser sur la petite commode.
Il passa ses doigts sur sa joue et l'embrassa avec amour après avoir vu un léger sourire. Mello répondit au baiser, passa un bras autour de la nuque blanche et sa main dans les cheveux noirs. L était heureux d'une telle liberté dans les mouvements du blond, lui qui était toujours si tendu.
L glissa sa main libre autour de son dos, le serrant ainsi contre lui. Il y allait avec douceur, le laissant le repousser à chaque seconde.
-L ? Demanda le blond doucement, les yeux fermés.
- Je ne veux pas te faire de mal ! Dès que tu veux que j'arrête, je le ferais. Lui souffla le brun en caressant sa joue.
Mello hocha la tête et pressa ses lèvres contre celle de son aîné. Celui-ci l'embrassa à nouveau, s'enchantant de la réponse que lui offrait son cadet.
L joua avec les mèches blondes avant de faire glisser sa main plus bas. Apprécia la douceur de sa joue à nouveau, effleurant son cou délicat en y chassant les mèches. Il admira la courbe de son épaule et la ligne quasi parfaite de son flanc. Il épousa le contour de la hanche et glissa un doigt sous la jupe noire sans parcourir la cuisse.
Le blond serra son bras autour du cou du détective. Sa respiration devenant haletante. Leurs lèvres se séparèrent, Mello appuya sa tête sur l'épaule de son aîné.
-Vous pouvez continuer ! Murmura le blond.
- Je ne veux pas te brusquer. Souffla le brun.
Il voulu faire glisser ses doigts en chemin inverse lorsqu'il tilta qu'il touchait quelque chose de froid.
-Qu'est-ce qu'il y a sous ta jupe ? Questionna le détective, plus que surpris.
- Ca ne se demande pas ! Rétorqua Mello en soulevant la fabrique légèrement, dévoilant la lame noire d'une dague dragon, sur la cuisse gauche et la grosse d'un smith and wesson sur la cuisse droite.
Les deux armes étaient toutes deux maintenues parce qui semblait être un élastique blanc. L dévisagea le blond avec un air étrange.
-Comment as-tu trouvé ça ?
- Matt. Je préfère prendre mes précautions. Expliqua l'adolescent.
- Tu es épatant…surprenant…talentueux…Souffla-t-il.
Ce fut au tour du plus jeune de dévisager le jeune homme. Il savait qu'il pouvait s'attendre à une suite qui ne tarderait.
-Ai shiteru. (3)
Mello le regarda surpris. Il n'aurait jamais espéré ça. Il n'était même pas sûr de mérité quelconque forme d'amour. Il serra son bras autour du cou du brun un peu plus fort avant de l'embrasser doucement.
Il sépara leurs lèvres quelques secondes après, mais il se voyait dans l'impossibilité de répondre à cette phrase. Bien sûr il était on ne plus heureux que L l'aime, mais il n'était pas sûr de ses propres sentiments. Se disant que c'était à cause de sa jeunesse.
Il secoua la tête et repoussa doucement L pour mettre pied à terre. Il fit un sourire gêné au brun avant de déclarer :
-Je vais aller me changer !
C'était le seul moyen qu'il avait réellement trouvé pour se dérober. Il s'en alla rapidement vers l'étage. L fixa l'escalier en se demandant ce qu'il avait bien put faire de travers. Il n'aurait peut-être pas dut dévoiler ses sentiments. Il aurait dut rester l'être asocial qu'il était quand Mello n'était pas là.
(1)Tu es mignon.
(2)Merci.
(3)Je t'aime.
