Shosei kangosuru.

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, shonen-ai, policier.

Couple : Surprise =P

Disclaimers : A part madame Yohame, Aingeal, Tsunemichi, tous les personnages appartiennent à messieurs Ohba et Obata.


Chapitre 12 : Retrouvailles mouvementées.

Mello ouvrit doucement la porte de la chambre de Matt. Ce dernier dormait paisiblement dans son lit. Le blond s'approcha du corps endormi. Il remarqua une petite boule blanche près de lui et se sentit légèrement envieux.

-Matt ? Appela doucement le blond à l'oreille de son meilleur ami.

- Chut, je dors. Grogna le roux en s'enfouissant sous les couvertures.

Un sourire mesquin passa sur les lèvres de l'aîné des trois génies. Il grimpa sur le dos de Matt, ce dernier dormant toujours sur le ventre. Il s'efforça quand même de ne pas mettre tout son poids sur le dos de son meilleur ami.

-Qu'est-ce que tu fais ? Demanda la petite voix endormie de Near.

Mello lui fit signe de se taire. Matt attrapa, difficilement, la main du blond et il réussit à le renversé sur le lit. Il le serra fort contre lui avant de le mettre entre lui et le blanc et de rabattre les couvertures sur eux.

Le blond se tourna sous les couvertures pour prendre Near dans ses bras.

-Ah ça y est tu me boudes ? Questionna Matt passant son bras autour des deux corps et appuya sa tête sur l'épaule de Mello.

Near vola un baiser au roux avant d'embrasser le nez du blond.

-J'ai pris une décision. Dit le blond à voix base.

- Oh mon dieu, Mello tu parles anglais ? S'extasia le roux.

- Oui. Ca va faire deux ans que je n'ai plus dit un mot d'anglais, que je n'ai presque plus parlé. Je voulais…je veux aller rejoindre L.

- Pardon ?

- Ils ont dit à la télévision que Kira avait été attrapé. Mais qu'il était mort, ce matin il y avait de nouveau mort… il n'en a pas fini avec cette affaire. J'ai beaucoup réfléchit à sa proposition. Ou plutôt au manque que je ressens avec son absence… je veux être près de lui… je l'aime. Je veux lui dire, je veux qu'il me serre dans ses bras comme tu le fais si bien.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? Questionna Matt en jouant avec une mèche blonde, tout comme Near était occupé depuis un moment.

- Je vais l'appeler et lui demander s'il veut toujours de moi ! Si la réponse est oui, je pars au japon ! Expliqua le plus âgé.

- Je comprends, mais fait attention quand même, hein ? Promets-le moi !

- Je ferais attention. S'il accepte, j'aimerais récupérer mes armes et que vous m'aidiez à faire ma valise pour que je parte au plus vite.

- Mello, ne pars pas trop longtemps, il y a « l'examen ». Il a lieu dans un mois et demi.

- Je tâcherais d'être là. Et sinon, ce n'est pas bien grave. Répondit le blond.

La porte s'ouvrit à la volée.

-Vous êtes encore là tout les trois ? Questionna une voix de femme avant que la couverture ne vole. Qu'est-ce que vous faites encore ?

- On fait des cochonneries ! Répondit le roux, sachant que la femme détestait que les orphelins puissent avoir de pareille relation ensemble.

- A trois ?

- C'est plus marrant. Répondit Near, entrant dans le jeu de son petit ami.

- Habillé ?

- Pas besoin d'être franchement dévêtu. Rétorqua le blond à son tour.

- Vous êtes insupportable ! Allez ! Sortez de là et venez déjeuner.

Elle partit furibonde et les trois jeunes garçons rigolèrent.

L était penché sur l'affaire Kira lorsqu'il reçut un coup de fil, selon Watari, en provenance d'Angleterre. Surpris, le détective décrocha le téléphone sous les regards des gens présents. Les deux Yagami, Mogi et Matsuda.

D'ailleurs, il sentait le regard de ce dernier sur lui. Mais tout ce stoppa, il ne réalisa plus qui était là, plus ce qui se passait juste parce qu'il avait entendu son nom dans ce combinet.

-Ca va faire onze mois. Lui dit une voix.

- Tu parles anglais. S'estomaqua le brun.

- Matt m'a dit ça aussi. Je me suis décidé. Je ne peux pas oublier, mais je ne t'en ai jamais voulu, si ce n'est que je n'ai pas put rester près de toi.

- Je comprends, encore une fois, je m'excuse de toutes mes erreurs. Il faut que l'on m'ouvre les yeux de temps en temps.

- Moi, je veux bien te les garder ouverts. Je voulais savoir si…

Mello se tut. L pouvait entendre sa respiration calme. Il le devinait serrant le combinet entre ses doigts, plus beau qu'il y a onze mois. C'était la période où on grandissait, où on devenait adulte et il se doutait que c'était la période aussi où Mello devenait de plus en plus beau.

Il avait essayé de l'oublier, mais son cœur battait fort, criait qu'il l'aimait, maintenant qu'il l'entendait.

-Si ? Encouragea le brun.

- Tu veux toujours de moi ?

- Pardon ?

- Auprès de toi… maintenant, où que tu sois ! Si tu veux bien de moi.

- Bien sûr que je le veux.

- Me voilà rassuré.

- Règle tout avec Watari. Je suppose que tu arrives demain ?

- Oui. J'ai hâte.

- Je vais raccrocher.

- Oui, merci encore !

- Je t'en prie. Répondit le brun avant de raccrocher.

Il tourna le regard vers Matsuda puis retourna au travail.

Il devait être huit heures du matin et Watari discutait avec Mello. Il l'accompagnait jusqu'à l'hôtel où il allait pouvoir séjourner, L ne voulant pas que le petit blond risque sa vie. Ainsi le vieil homme faisait réellement la connaissance du fameux Mello dont on lui avait tant parlé. Il le trouvait agréable, mais sans doute était-il parce qu'il n'avait vu que son bon côté.

Lorsqu'ils arrivèrent devant l'hôtel, L était là. Il était sortit du QG, prétextant de devoir aller régler une petite affaire sous le nom du troisième plus grand détective et que pour ce fait, il avait besoin de retrouver son autre ordinateur avec certains dossiers.

Watari les laissa ensemble, se doutant que son protégé voulait passer un peu de temps, seul avec le petit blond. Dès que le vieil homme fut éloigné le détective embrassant chastement, gêné, l'orphelin. Mello le remarqua immédiatement, il haussa un sourcil.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

- L'affaire sur laquelle je travaille est assez corsée… je pense que je vais bientôt mourir. Ma mort prouvera mes dires et j'espère que toi et Near, ensemble, pourrez reprendre mon travail.

-Pardon ? Mourir… non, tu ne peux pas. Qui penses-tu que… Hoqueta le blond en serrant ses mains sur le pull de L.

- Raito Yagami. Mais je me trompe peut-être.

- Vous ne vous trompez jamais ! Protesta le blond.

- Rien n'est dit. Je veux que tu fasses attention à toi.

- Oui, je vous le promets mais… ne faites rien de bête, s'il vous plait.

L hocha la tête. Il regarda le blond qui le fixait d'une certaine façon terrifié.

- Durant ces onze mois, nous étions ensemble ? Demanda le détective qui avait à présent un gros doute sur cette question.

- On a cessé d'être ensemble ? Questionna le blond, désemparé.

- Merde. Souffla L.

- Quoi ?

- Il y a que… ça fait huit mois que j'ai des relations sexuelles avec le policier Matsuda. Laissa tomber l'adulte, sans tact.

Mello se décomposa immédiatement.

-Vous ne pouviez pas me le dire avant que je vienne ici ? Il vous est passé quoi par la tête ? Siffla le blond.

- Je pensais que toi tu ne voulais plus de moi ! Je pensais que c'était fini entre nous.

- Vous attendiez quoi ? Que je vous donne mon corps comme si il ne s'était rien passé il y a deux ans. Je suis venu pour vous… je ne suis même pas sûr de vouloir rester ! Siffla Mello avant de s'en aller en courant.

L regarda le petit partir, triste. Dire qu'il avait cru qu'entre eux c'était définitivement fini. Il ne pouvait pas laisser faire ça. Il voulait rester auprès de lui, ne fus que les quelques jours qu'il lui restait à vivre.

Il alla acheter des bouquets de rose, rouge, rose, blanche et noir. Il acheta des boîtes de chocolat de tout type et alla demander la clé de la chambre de Mello. Il avait pris aussi les valises que le blond avait laissé tomber pour s'enfuir.

Après avoir donné un peu d'argent à la groom, elle lui confia la clé après que L se fut assuré qu'elle ferait savoir à Mello qu'il pourrait monter et ouvrir la chambre sans problème. L effeuilla les diverses types de roses et laissa tomber les pétales et les fleurs par-ci par-là. Il posa les chocolats sur l'oreiller et jugea la pièce du regard.

Il se dit que finalement, il pouvait bien partir. Il se tourna vers la porte pour partir lorsqu'elle s'ouvrit. Mello, au téléphone, se tendit. Il regarda la pièce et déglutit difficilement. Un léger sourire passa sur ses lèvres.

-Euh…tu peux me faire cette recherche, je…L est là ! Souffla le blond dans le combinet.

Il le posa sur la petite commode, il prit une rose et la sentit.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

- Je sais que je vais bientôt mourir…

- Donc quoi ? Je dois vous pardonner tout ?

- Non, je n'espère pas ça de toi, enfin pas comme ça. Je te reconquerrais s'il le faut. Tu m'importes plus que tout ! Assura L en passant sa main sur la joue du blond.

- Et vous avez combien de temps pour me reconquérir ? Questionna un peu durement l'adolescent.

- Je ne sais pas, cinq, six jours peut-être. Répondit le brun.

- Vous le savez comment ?

- Je le sens…tout comme j'ai senti que je ne pouvais vivre ma vie sans toi ! Souffla tendrement le détective.

- C'est pour ça que vous m'avez trompé ?

- Je ne t'ai pas… enfin, si. Mais je pensais que toi et moi c'était fini. Tu voulais que je parte, Matt sous-entendais que…

-Near vous a pourtant bien dit ce que je voulais non ? Cria Mello.

L ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais le blond, dans un accès de colère, ne le laissa pas faire.

-Je voulais réfléchir ! Si ça avait été fini je vous l'aurais dit de toute façon ! Vous ne me connaissez pas !

- C'est vrai. Mais je t'aime.

- Ca ne suffira pas à pardonner ce que vous avez fait !

- Mello…

- Mais non !

Le blond serra sa main sur la rose, s'ouvrant un peu la main sur les épines.

-Tu as vraiment le chic pour te blesser. Remarqua L en lui ouvrant la main.

- Je sais, il y a du désinfectant dans mon sac, à côté de l'ordi. Expliqua l'adolescent.

Le brun le lâcha pour aller chercher ledit désinfectant. Mello s'assit dans les pétales de fleur. L se mit à côté de lui et il le soigna avec tendresse avant de l'embrasser.

-Tu veux que je te laisse ?

- Vous devez travailler…

- Je veux rester près de toi.

- Vous fuyez le travail. Précisa le blond.

- Tes yeux m'émerveillent.

- Vous ne pouvez pas rester. Souffla Mello sentant qu'il avait plus qu'envie de se jeter dans ses bras.

- Tu es encore plus beau que l'année passée, comment fais-tu ? Demanda L en effleurant ses lèvres des siennes.

-Ce n'est qu'une coquille.

- Ne dis pas ça, tu es aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur.

- Trouver un enfant beau…on va vraiment vous prendre pour un pédophile. Souligna, presque cruellement, l'adolescent.

- Ca, c'est une coquille, je sais bien que tu n'es pas si cruel que ça.

- Ce n'est pas bien loin de la vérité.

- Où est le mal à avoir un caractère bien trempé ? Questionna L en posant sa bouche contre la peau douce du cou de son vis-à-vis. Surtout quand il s'agit de se protéger.

- Ca ne marche pas toujours. Souligna le blond en se laissant tomber sur le lit, écrasant les fleurs qui dégagèrent une douce odeur.

Mello pris la main de son aîné et la tira un peu pour faire signe au brun de se rapprocher de lui. L ne se fit pas prier et se position à quatre pattes au-dessus de lui. Il l'embrassa tendrement et se réjouit que le blond réponde à son tour.

-Je t'aime. Souffla L entre deux baisers.

Comme toujours, le blond ne répondit pas à ces trois mots. Il frissonna légèrement lorsque l'adulte fit passer ses mains le long de son cou pour aller les laisser admirer les nouvelles courbes des épaules de celui qu'il aimait. Il fit glisser sa bouche pour suivre le tracé de ses mains.

L remonta ses lèvres pour l'embrasser tendrement et il lui retira doucement sa veste en jeans. La respiration de Mello s'accéléra un peu sous le coup de la frayeur.

-Ca va ? S'inquiéta le brun.

- Oui. Assura Mello en hochant la tête.

Il prit une initiative en l'embrassant de nouveau. Si L allait un peu plus loin, il n'était pas sûr de bien le prendre. Il essayait de se raisonner, il y a deux ans, malgré son jeune âge, il était prêt à le laisser faire. Mais il y avait eut Daren, dont ses douleurs dans son dos, à l'intérieur de ses cuisses et sur son ventre essentiellement lui rappelait de temps en temps la douleur qu'il avait eue.

Et il ne pouvait pas oublier aussi aisément ses aventures, bien qu'il ait cru qu'ils étaient séparés. Il devait bien se l'avouer, il lui cherchait des excuses. Mais tout ses gestes étaient partis d'un bon sens, mis à part Matt, tout les orphelins, s'il osait avouer à d'autre son amour, penserait comme lui, il le savait.

-L ! Hoqueta le blond en sentant la main du brun sur son ventre.

Il lui attrapa la main, la repoussa et s'extirpa difficilement de leur position pour s'asseoir, mal à l'aise, face à lui.

-Je ne peux pas ! Je ne suis pas capable de te donner mon corps !

- Je peux comprendre, et je désire ton cœur plus que ton corps. Je serais attendre que tu sois prêt ! Assura le détective en caressant sa joue.

- Et… tu devrais vraiment retourner travailler. Moi-même, j'ai quelque petites choses à faire… Se justifia Mello.

- Je ne te fais pas peur ?

- Quoi ? Loin de là ! C'est juste que…

Le blond regarda la pièce, ça lui tira un léger sourire et il embrassa L.

-Je ne suis pas sûr de t'avoir pardonné entièrement.

- Tu m'as pardonné un peu au moins.

- Il y a eut quiproquo… disons surtout que je dois me remettre de mon choc. Essayer de me faire à l'idée que peut-être bien, nous étions en break ou quelque chose du genre.

- Mello, on ne se reverra sans doute jamais.

- Peut-être…

- Je m'arrangerais pour que tu puisses retourner en Angleterre après ma mort.

Le blond lui prit une de ses mains et la serra dans les siennes.

-Merci d'être revenu, je t'aurais au moins vu avant de mourir.

- Si tu vois ma sœur, tu lui diras bonjour de ma part ? Questionna l'adolescent, d'un air innocent.

- Je ne crois pas que j'irais au paradis, d'ailleurs, le paradis c'est de rester auprès de toi.

Le blond rougit légèrement, L l'embrassa doucement avant de récupérer ses mains et de se diriger vers la porte.

-L, je…Commença le jeune garçon.

- Oui ?

- Non, rien.

- Je t'aime. Lui dit le brun avant de lui jeter les clés et de sortir.

Mello dévisagea les clés et attrapa une rose noire avec laquelle il joua un instant. Il se souvint alors que son téléphone marchait, ça allait coûter beaucoup d'argent à la Wammy's House qui réglait leur appel. Il se dépêcha de prendre l'objet et rougit violemment en entendant, de l'autre bout de l'appareil des gémissements, qu'il devinait être en provenance de Near.

Il coupa l'appel un peu chamboulé en réalisant à quoi Matt avait dut occuper son temps en se rendant compte qu'il n'était plus à l'appareil. Il lui enverrait un mail. Mello tourna la tête vers la porte et un léger sourire passa sur ses lèvres.

Si L avait su lire dans son regard, celui de maintenant comme celui d'avant, il aurait put y voir une étincelle qui semblait dire « Ca n'arrivera pas, ne t'inquiète pas ».