Shosei kangosuru.

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, shonen-ai, policier.

Couple : Surprise =P

Disclaimers : A part madame Yohame, Aingeal, Tsunemichi, tous les personnages appartiennent à messieurs Ohba et Obata.


Chapitre 13 : Changement de plan.

L regardait le death note. Selon ses estimations, il ne devait guère lui laissé que quelques jours à vivre. Il savait ce qui serait le déclencheur de sa mort, d'une façon ou d'une autre, Kira aurait raison de lui quand il testerait la règle des treize jours. Il avait envie de la repousser encore et encore de manière à pouvoir rester avec Mello qu'il avait enfin retrouver, mais ses devoirs de détectives passaient avant tout.

Après une toute dernière hésitation, il demanda à Watari de bien vouloir s'occuper de ça. Le vieil homme accepta, ils sélectionnèrent ensemble les deux criminels pour leur test et il laissa celui qu'il avait longtemps considéré comme son père s'occuper des directives.

Il était d'ailleurs loin de se douter qu'en ce moment même Raito était en train de se demander ce qu'il se passait dans la tête de Remu. Elle ne faisait rien pour tuer L. N'avait-elle donc pas compris qu'ils seraient immédiatement pointé du doigt par le détective et qu'en conséquent il finira en prison avec Misa avant d'aller sur l'échafaud.

Il ne pouvait imaginer que Remu ne cherche plus à protéger Misa, il ne comprenait pas sa façon de faire. Il se torturait l'esprit, se demandant pourquoi ça ne marchait pas comme il voulait, il avait pourtant tout prévu, qu'est-ce qui lui prenait !

Alors que Raito était dans ses pensées par rapport à ses idées morbides et L dans les siennes par rapport à celui qu'il pouvait définir comme l'homme de sa vie, Yagami Soichiro rentra dans le QG.

-Raito, ta sœur aimerait que nous venions dîner ce soir. Elle se serrait trouver un petit ami et elle aimerait nous le présenter.

- Je suppose que ça peut se faire si L me libère, qu'en penses-tu L ? Questionna Raito.

Le brun retomba sur terre et, ayant entendu la conversation, hocha la tête.

-Il est plaisant de pouvoir se divertir, surtout durant une enquête. Assura le brun.

Il se souvint d'une fille qu'il avait rencontrée en Allemagne. Cette dernière respirait la santé et le plaisir même si elle était très stricte, mais il y avait une chose qu'elle ne supportait pas, faire enquête sans au moins une personne qu'elle connaissait et aimait et pire, faire enquête seule.

Elle était persuadé que la seule façon de mener une enquête à bien c'était de prendre le maximum de plaisir quand on ne travaillait pas sur l'enquête.

Il pouvait comprendre cette règle, mais elle ne pouvait pas s'appliquer à lui. Les rares fois où il avait suivit son conseil il avait eut l'impression de ne pas avancer beaucoup. Mais peut-être était-ce aussi parce qu'il était avec Mello qui le captivait entièrement étant donné qu'il essayait de le connaître.

Il savait pertinemment que si, en ce moment, il avait Mello sous les yeux, Kira pourrait bien faire des milliers de mort, il n'en aurait que faire, préférant se noyer dans l'océan qu'était ses yeux. Rien que pour lui, il avait perdu deux heures il y a trois, quatre jours.

Le temps passa, il parla un peu avec ses associés et bientôt Watari s'excusa, devant aller réserver des billets d'avion pour sa petite fille, bien que L sache qu'il s'agissait de Mello, L lui avait déjà parlé de ses doutes.

Les Yagami rentrèrent chez eux pour aller voir le fameux petit copain de Sayu et Mogi partit bientôt. L tourna la tête vers Matsuda qui lui sourit avant de venir s'asseoir à côté de lui, sur l'autre chaise.

-Ca devenait de plus en plus rare que nous soyons seul. Dit le policier.

- En effet. Mais ne te fait pas d'idée, ce qu'il s'est passé pendant huit mois ne se produira plus jamais.

- Pourquoi ? S'étonna Matsuda.

Pourtant pas homosexuel, quand, sous le coup de l'envie L lui avait proposé d'avoir des relations sexuelles, pour essayer, il n'avait pas dit non. Il avait même apprécié l'expérience et accepter de la réitéré bien qu'hétéro, ou peut-être bi finalement. Mais il avait honte d'avouer que ce genre de relation lui plaisait.

Le faire avec L semblait simple. Une question, une affirmation, et ils finissaient dans le même lit pour quelques minutes de plaisir partagé. Mais maintenant, Matsuda se trouvait désemparé et sans partenaire.

-Je me suis trompé sur toute la ligne, c'est tout !

- Vous avez trompé votre petit ami ? Toucha le policier.

- Ce ne sont pas vos affaires !

- Je comprends parfaitement, il était en voyage, il n'était pas là donc vous lui avez été infidèle.

- Je n'ai jamais imaginé lui être infidèle, je ne voyais pas la chose comme ça. J'ai cru que nous étions séparés, lui pas ! Se justifia L.

Il ne l'aurait pas dit en temps normal, mais il avait besoin de se le dire à voix haute et de s'entendre dire que c'était une excuse valable, sinon comment est-ce qu'il pourrait vraiment regarder Mello en face.

-C'est à votre petit ami de juger, je crois. Sur ce, L, merci et…à demain ! Sourit Tota avant de sortir du QG laissant le brun seul avec ses idées noires.

Mello attrapa ses roses, qu'il avait mis dans un vase qu'il avait acheté. Il recoupa les tiges, les remis dans l'eau et en garda une. Il alla ensuite s'installer devant l'ordinateur et voyant Matt connecté, une grande première depuis trois jours, il avait eut les informations qu'il avait eut besoin, il avait fait appel à lui, voilà deux jours mais ils ne s'étaient plus vraiment parler normalement.

Et le blond savait bien que d'ici quelques minutes il devrait partir. Mais il alla quand même se connecter et activa la conversation vidéo qu'il mit en plein écran, il joua avec sa rose jusqu'à ce que l'image de Matt se fasse voir. En arrière plan, Mello pouvait voir très clairement Near jouer avec ses playmobils après avoir créer une construction énorme.

-Alors, ça y est ? Questionna Mello en caressant les pétales de la rose.

- Pardon ?

- Vous n'avez pas attendu bien longtemps. Enchaîna le blond. Vous auriez du attendre.

- Sacré culot de la part de celui qui m'a dit à douze ans qu'il voulait s'offrir à L. Rappela Matt taquin avant de se pincer les lèvres.

- Ne prend pas cet air là, c'est bon, je vais bien, on peut parler de cette journée sans problème. Mais c'est vrai que j'avais pris beaucoup de décision et maintenant je regrette…

- Seulement parce que tu n'étais pas consentant.

Mello secoua la tête.

-Pas vraiment. Je regretterais aussi, de ne pas être prêt. Mais vous l'étiez peut-être après tout.

- Ca s'est fait comme ça ! Ce n'était pas volontaire, on a laissé faire et voilà…je pense que c'était juste le bon moment.

- Sans doute…Je dois y aller. Je suis invité quelque part.

- Au faite… Dit rapidement Matt.

- Hum ?

- Ca à marcher ?

- Je crois. Elle m'a dit qu'elle ferait ça, mais l'a-t-elle fait. Aller, on se revoit le plus tôt possible.

- Et soit là pour l'examen, j'aurais besoin de toi pour tricher ! N'oublie pas que c'était toi le pro, je veux te récupérer comme avant ! Sourit Matt.

- Yosh, daisuki Matt, daisuki Near.(1)

- Daisuki Mello ! Lui répondirent la voix de Matt et Near mêlée.

Le blond ferma l'ordinateur et alla se changer vite fait avant de se rendre au point de rendez-vous qu'on lui avait prévu. Il fixa son téléphone avec l'envie d'appeler L, histoire de savoir s'il était toujours en vie.

Il allait composer le numéro de L lorsqu'il remarqua quelqu'un devant lui. Elle était plus petite que lui. La peau pâle, les yeux brun clair tirant sur le noisette et des cheveux presque noir.

-Bonjour.

- Bonjour ! Répondit le blond en rangeant son téléphone.

- Je suis contente que tu aies put te déplacer. J'ai hâte que tu rencontres ma famille.

- J'ai hâte aussi. Ils ne vont pas mal le prendre que tu me présentes à eux alors qu'on n'est ensemble que pour un jour ?

- Va savoir, au pire, j'espère que tu cours vite !

- Oui, de ce côté-là ça va ! Rigola Mello.

La brune sourit et l'invita à le suivre. Ils marchèrent jusqu'à la maison en discutant gaiement. Arriver, la jeune fille lui ouvrit la maison et entra après l'avoir forcé à entrer.

-Je suis rentré ! Cria Sayu.

- Bon retour ! Répondit la voix de sa mère.

- Désolé de dérangé ! Dit le blond lorsque la femme arriva.

- Américain ?

- Irlandais ! Mais j'ai passé mes huit premières années au japon. Expliqua aimablement Mello.

- Vous pourrez nous raconter ça dans le salon, je vous ai sorti des chaussons.

- Merci, c'est vraiment très gentil ! Souffla l'adolescent, touché.

Sayu enfila ses chaussons et attendit que son « petit ami » aie fait de même pour l'entraîner dans le salon où attendaient Raito et Soichiro. Lorsque le blond les vit il se figea surpris. Premièrement, il n'avait pas pensé celui que L soupçonnait d'être Kira si jeune et deuxièmement, le père de Sayu, comment ne pouvait-il pas le reconnaître ? Sept ans plus tôt, c'était lui qui avait mis Etsuko Yohame au fer et lui qui lui avait sauvé la vie.

Il s'inclina un peu, une fois ses esprits repris, pour dire bonjour aux hommes de la maison.

-Bonjour. Dit-il, auquel deux échos lui répondirent.

- Depuis combien de temps sortez-vous avec ma fille ? Questionna Monsieur Yagami.

- Soichiro ! Réprimanda gentiment sa femme.

- Ca va faire un jour, mais prenez-le comme-ci je vous présentais un ami ! Ajouta rapidement Sayu.

-Tu aurais dut nous le présenter bien plus tôt. Releva Raito, protecteur.

- En faite, il vient d'arriver dans mon école…

- Expliquez-nous ça s'il-vous-plaît ! Exigea Soichiro, inquiet pour sa fille.

- Et bien, je suis d'origine irlandaise, j'ai passé huit ans au japon, mais j'ai du aller en Angleterre sept ans. Mon père n'a plus voulu de moi, il m'a envoyé chez mon oncle et je suis revenu, mais je ne crois pas que je resterais longtemps. Mon oncle me recherche et me ramèneras sans doute de force en Angleterre.

- Et vous êtes ? Votre prénom, âge, tout. Demanda monsieur Yagami.

- Mickael Find. Je vais avoir quinze ans d'ici un mois, je suis plutôt bon élève.

- Et modeste ! Intervint Sayu. On a déjà fait trois contrôles il a eut cent pour cent à tous.

- Essayerai-tu de remplacer ton grand-frère par un petit ami ? Plaisanta Raito.

Sayu rigola et Mello se permit une question.

-Vous êtes bon élève vous aussi ?

- Oui.

- Nii-san aussi est trop modeste ! Assura la petite brune.

-Vous avez dit Mickael, c'est ça ?

- Oui, madame.

- Un nom d'ange… c'est étrange, je vous imagine avec des ailes d'anges dans le dos. Sourit Madame Yagami.

Mello se figea une fraction de seconde, effaré, il l'a fixa.

-Pardon ?

- Un ange, des ailes d'anges, non ? Questionna-t-elle.

Le blond se tut. Il eut psychologiquement l'impression que son dos lui brûlait. Par flash, il revoyait ce qui c'était produit il y avait environ deux ans. Il se mordit la lèvre à sang sans même s'en rendre compte. Ses pensées allant de ce moment à sa rencontre avec L où il lui avait affirmé qu'il était loin d'être un ange et ce n'était jamais aussi vrai que maintenant.

Il était un démon qui endossait une jolie apparence pour se cacher. Il avait toujours usé de ses charmes avec mesquinerie jusqu'il y a deux ans. Il avait peut-être son éducation trop ancrée en lui. Il s'efforçait d'être gentil, mais en vain.

-Ca ne va pas ? S'inquiéta Sayu en secouant sa main devant les yeux du blond.

- Hein ? Ah si, désolé, j'étais perdu dans mes pensées ! S'excusa Mello.

Raito avait insisté pour raccompagner Mello, ce dernier avait accepté parce qu'il n'avait eut d'autre choix. Ils marchaient dans la rue, le blond portait ses gants, il avait sa dague sous son pantalon. Un coup de dague bien placé, il s'en allait, il nettoyait la dague et ni vu ni connu.

Dès qu'il serait rentré en Angleterre il n'en entendrait plus parler. Il avait assez bien monté les choses pour qu'on ne le suspecte pas d'avoir fui. Et avec le soutien de L, s'il était toujours en vie, il ne serait pas incarcéré, mais ce n'était pas le moment.

Le blond se stoppa soudainement en voyant une vitrine, il s'approcha pour la regarder, faiblement éclairé par les réverbères. Il y avait un mannequin présenté avec un magnifique kimono argenté et, selon l'écriteau, en soie. Ornementé de plusieurs parures comme diverses broches ou peigne de perle ou pierre précieuse piquées dans la chevelure noire du mannequin.

Enfin, il portait des éventails magnifiques. Il était également gris/argenté avec divers motifs de fleur, des roses semblaient-il. Ça lui rappelait la « surprise » de L, il sentit l'envie de voir le brun. Il se rappelait aussi sa sœur, elle devait avoir des tuniques dans le genre.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Tu voudrais offrir ça à ma sœur ? Questionna le châtain en s'approchant de lui.

- Non, je n'ai pas l'argent puis… Sayu-chan n'est pas du genre à porter des Kimonos, elle serait bien trop gênée de recevoir un tel cadeau.

- Combien ?

- Le tout coûte presqu'un million de yens cent. (2)

- Oh en effet, c'est assez cher. Viens, je te raccompagne. Dit Raito en lui prenant l'épaule.

Il l'emmena jusqu'à l'hôtel. Le châtain s'arrêta devant l'hôtel et se tourna vers le petit.

-C'est quand même triste que tu habites dans un hôtel. Tu devrais pouvoir être hébergé par un ami ou l'autre, non ?

- Ma seule et unique amie, au Japon, est Sayu-chan et il semblerait qu'il n'y a presque que votre mère et Sayu-chan seule à la maison, je ne me permettrais donc pas cela. Et puis, ma vie n'est pas aussi détestable que ça. J'ai deux amis merveilleux qui sont toujours là pour moi.

- Et niveau amour ?

- J'aime Sayu-chan, qui est la fille la plus fantastique au monde ! Assura le blond.

Mais il aurait bien modifié sa phrase pour qu'elle concorde à L, et il ne lui aurait pas dit devant lui bien sûr.

-Merci de m'avoir raccompagné, je vais rentrer, j'espère que l'on se reverra.

- Moi aussi, au pire, demande à Sayu qu'elle nous organise une autre soirée !

- D'accord. Répondit Mello avant de s'incliner et de rentrer dans l'hôtel.

Il salua les grooms, vérifia que Raito ne l'avait pas suivit et il grimpa en vitesse jusqu'à sa chambre. Il se figea à quelques pas de celle-ci en remarquant quelqu'un appuyé contre le mur.

Comme ladite personne fixait le mur d'en face, Mello s'approcha lentement et sans bruit, pour voir combien de temps il lui faudrait pour le remarquer. Il surgit devant lui et lui lança.

-N'importe qui pourrait vous tuer sans problème vous savez !

- C'est de ta faute, je pensais à toi, alors je me suis perdu dans mes pensées.

- Rien de pervers j'espère ! Répondit le blond avec un léger sourire.

- On ne peut plus penser à ce qu'on veut ? Questionner le brun.

- Bof ça dépend si ça implique que vous allez me sauter dessus. Assura Mello en sortant ses clés et en ouvrant la porte.

L passa ses bras autour de sa taille et pencha la tête pour l'embrasser. Le blond le laissa faire. Après tout, étant au Japon, c'était tout à fait acceptable pour le commun des japonais qu'un adulte et un enfant, de plus de treize ans, soient ensemble.

Cela dit, il ne se permit pas de répondre au baiser, voulant ennuyer un peu le détective. Ce dernier le relâcha après un dernier baiser pour laisser rentrer son cadet.

-En fait, dès que je te vois, j'aurais bien envie de te sauter dessus.

- Vous êtes un pervers et je pourrais vous fermer la porte au nez. Sourit l'adolescent avant d'aller sortir son ordi en laissant la porte grande ouverte.

L prit cela comme une invitation et il rentra, fermant la porte derrière lui. Il s'assit à côté du blond, le regardant se connecter sur MSN puis chercher l'adresse de Matt ou de Near.

-Où étais-tu au fait ?

- Il faut que je fasse quelque chose, sinon… je ne serais pas quoi faire après. J'ai supporté énormément de chose, mais si j'échoue, je crois que je ne m'en remettrais pas. Expliqua tout Mello.

- De quoi s'agit-il ?

- C'est une surprise…en quelque sorte. Vous restez longtemps ?

- Non. Je vais bientôt y aller. Mais tu n'as pas vraiment répondu à ma première question.

- Il me semble que je vous ai dit que vous pouviez penser ce que vous vouliez.

- Je ne parlais pas de ça ! Lui dit le brun amusé en l'attrapant et le renversant sur le lit.

Il regarda ses yeux bleus pétillé de bonheur, il passa sa main sur sa joue et se pencha pour l'embrasser. Juste avant d'effleurer ses lèvres il s'arrêta. Ils se fixèrent dans les yeux, sans un mot. L cherchait à y lire quoi que ce soit. Il ne savait définitivement rien y voir.

En un coup d'œil Matt, lui, aurait sut son plan. Mello semblait s'amuser de voir L trouver une barrière à mettre face au brun. Surtout pour ça.

-Tu me l'aurais dit avant.

- Je sais, ça à un peu changé !

- Je te jure que je n'aime que toi et que je ne coucherais plus jamais avec quelqu'un d'autre que toi !

- Même si je ne m'offrais jamais à vous ? Demanda le blond.

- Même !

- Même si je venais à mourir ? Questionna encore une fois Mello, le ton on ne peut plus sérieux.

- Je pense que ça serait bien difficile.

- Pourquoi ? Eut peur de comprendre l'adolescent.

- On a été séparé deux ans, ça à été horrible, je ne pensais qu'à une chose, te retrouver. Souffla L en caressant sa peau avec tendresse, approchant ses lèvres de celle du blond.

- Vous vous tueriez pour moi ?

- Je serais capable de n'importe quoi pour toi. Murmura le détective avant de l'embrasser amoureusement.

Mello y répondit et passa une de ses mains dans ses cheveux. De sa main libre, maladroitement, il retira sa veste. Il voulait se sentir plus à l'aise, mais il avait l'impression que c'était promettre à L une suite dont il n'était pas sûr de la possibilité.

Il voulait s'offrir à lui d'une certaine manière, mais la partie de peur était beaucoup plus forte. Il attendait de L qu'il arrive à lui faire passer cette peur oppressante.

Cela dit, le brun, préféra s'arrêter là. Il ne voulait rien faire avec Mello tant qu'il n'était pas sûr de son amour, il voulait savoir une bonne fois pour toute si c'était partagé entre eux.

-Je t'aime.

Mello sourit, ses yeux s'illuminèrent.

-Et toi ? Demanda le brun, n'ayant pas de réponse orale.

- Peut-être que je ne suis pas capable de te le dire. Mais il n'y a pas besoin de parler pour s'en rendre compte ! Dit le blond, tranchant.

- J'espère t'entendre me dire « je t'aime » un jour.

- J'espère le dire un jour. Répondit Mello en détournant les yeux.

- Je veux t'offrir quelque chose, n'importe quoi ! Demande-moi ce que tu veux et je te le trouverais, te l'achèterais ou que sais-je.

- Pourquoi ?

- Parce que je veux t'offrir quelque chose !

- Tu m'as offert un nounours que j'adore, je ne l'ai pas pris avec moi par peur de l'abîmer. Tu m'as offert l'espoir, l'amour, le plaisir, le bonheur, deux amis géniaux, un logement, un endroit où pleurer, une personne à qui je peux envoyer mes peurs…

- J'insiste Mello. Je veux te prouver mon amour à chaque seconde !

- Je ne peux rien te demander, quand tu es prêt de moi, j'ai tout ce que je veux.

- N'ait pas peur, dis-moi ce que tu aimerais.

- D'accord, mais je ne t'en voudrais pas si tu ne me l'offres pas. J'ai vu un kimono dans une boutique pas loin. J'en ai envie, le kimono, les éventails et tout les accessoires qui vont avec. Mais je ne l'aurais jamais. Une boutique deux rues plus loin, le kimono est dans les tons gris.

- Tu l'auras.

- La somme est exorbitante.

- Tu l'auras ! Assura L avant de l'embrasser. Je suis désolé, mais je dois retourner travailler. Souffla le brun en caressant sa joue.

- Revenez me voir. Quémanda le blond.

- A une condition !

Mello l'interrogea du regard et il sentit les doigts de L continuer de lui caresser la joue.

-Tutoie-moi encore. (3)

- Ah ? D'accord…

- A la prochaine, Mello, si j'en ai l'occasion. Souffla le brun avant de l'embrasser et de se lever pour sortir.

Le blond ne se releva que lorsqu'il fut partit. Il soupira doucement et se rendit dans la salle de bain. Il se déshabilla et regarda son dos. Son air devenu plus triste en observant sa peau.

Trois jours avaient passé, L avait tout prévu pour pouvoir sortir. Il devait pouvoir se déplacer. Il tourna la tête en entendant quelqu'un rentrer. C'était les deux Yagami qui revenaient d'une quatrième soirée que Sayu avait organisé.

-C'est bien que vous preniez du temps pour vous amusez, c'est important durant cette période de nos vies. Releva L.

-Tant mieux que vous ne soyez pas contre, je culpabilisais un peu ! Dit Soichiro.

- Ne vous inquiétez pas, moi-même je prends un peu de temps pour moi en ce moment.

- Au faite, ne vous avais-je pas promis de vous montrer ma famille ? Questionna le père Yagami. J'ai fait cette photo aujourd'hui, avec le chéri de ma fille. Je viens de la tirer, je vous en prie ! Dit-il en tendant une feuille en papier.

L l'attrapa et se figea l'espace d'une seconde en voyant ledit « chéri ». Il le reconnaîtrait entre mille, il occupait ses pensées à chaque instant chaque seconde, il ne vivait plus que pour lui.

Raito saisit son air et plissa les yeux.

-Comment s'appelle-t-il ? Questionna L.

- Mickael… mais j'ai oublié comment.

- Ce n'est pas grave. Assura le brun avant de s'efforcer de sourire et de rendre la feuille à Yagami-san.

L et Soichiro discutèrent un peu tandis que Raito pensait à trouver le lien qu'il aurait put avoir entre « Mickael » et L. Il demanda pour rentrer et ainsi, se rendit sur son ordi pour faire ses recherches. Demain, il irait le chercher au pied levé et trouverait un moyen pour le questionner. Il savait déjà ce qu'il ne refuserait pas.

Il avait confié quelque chose il y avait quelques heures seulement. L, lui, dut attendre que tous fussent partis pour pouvoir aller retrouver Mello.

-Et comment tu t'y prends ? Questionna Matt.

- J'y ai pas réfléchi ! Geignit le blond en laissant tomber sa tête sur son cousin.

Il avait poussé l'ordinateur au bout du grand lit double, contre le mur. Car oui, cet énorme lit ne laissait réellement de place que pour une personne. Il avait entendu il y a deux jours une groom dire « Ils ne sont pas réservés à ça ! », faisant allusion à certaines chambres comme la sienne et à ce que certains couple pourraient désirés y faire.

-Mais, pourquoi tu ne le fais pas à l'accident ? Questionna Near, assit sur les genoux de Matt.

Mello redressa la tête et fixa l'écran où le blanc lui souriait pâlement. Il tendit son doigt en direction de celui qui le battait et il lança d'un ton voulu méchant, pour plaisanter.

-Répète Sheepy !

- Ou sinon quoi ? Questionna-t-il en tirant la langue.

- Ou je t'enfonce la tête dans de l'eau gelée dès que je suis rentré !

- Mais Matt ne te laissera pas faire !

- Mais si, c'est un de ses fantasmes de te voir mouiller comme ça ! Il m'aiderait même à te jeter entièrement dans la flotte ! Assura le blond d'un air détaché.

Il ne put qu'éclater de rire en voyant le blanc tirer une tête on ne peut plus étonner et crier un mélange de « quoi » et « mais » en même temps.

-Je rigolais. Assura Mello. Mais comme il a pas protesté, c'est peut-être vrai ! Soupesa-t-il.

- Dans le doute, je vais répéter : je disais que tu devrais t'arranger pour le faire de tel sorte que ça paraisse pour un accident. Je ne sais pas… huuuu…

-Simule une dispute et pousse-le violemment pour qu'il se tape la tête contre les marches d'un trottoir. Enfin, t'es un génie, tu trouveras bien. Sourit Matt en jouant avec les mèches blanches.

Mello hocha la tête. Il entendit qu'on frappait à la porte. Il s'excusa auprès de ses amis et alla ouvrir. Il trouva L de l'autre côté. Il sourit, tout content de le voir. Il remarqua de suite qu'il portait une grosse boîte, allongée et peu épaisse. Elle était emballée, il n'arrivait pas à croire qu'il ait fait ça.

-On peut parler ? Demanda L.

- Bien sûr.

Mello se poussa de la porte, le brun rentra, posa son colis sur le lit, salua les garçons d'un signe de main puis se tourna vers celui qu'il aimait, occupé à fermer la porte. Quand ce dernier se tourna, il put voir le détective un regard à la fois dur et triste.

-Tu sors avec Sayu Yagami ?

- Pas vraiment… on est ami, elle a accepté de jouer le jeu.

- Pourquoi ? Demanda L en l'attrapant par les épaules.

- Tu ne te demandes pas comment ça se fait que tu es toujours en vie ? Tu avais prédis ta mort et elle aurait eut lieu si je ne m'en étais pas mêlé. Trancha Mello.

- Comment ? Questionna le brun.

- En faite, c'est parce que votre système de sécurité est vraiment bidon ! Expliqua Matt d'un ton blasé.

- Oh frime pas toi ! Lança Mello amusé.

- Ou quoi ? Je finis dans la flotte avec Near ? Je vais pas dire non ! Assura-t-il avec un clin d'œil.

- Vous avez craqué le système de défense pourquoi ? Demanda L, d'un ton qui n'acceptait qu'une réponse.

Flash Back, POV Mello

Je ne pouvais me résoudre à l'idée de te perdre, alors le soir même, après avoir régler mes frais d'amissions à l'école, pour pouvoir trouver Sayu Yagami, je me suis rendu jusqu'au QG. J'ai demandé à Matt de me désactivé les systèmes pour que j'arrive à rentrer. Il lui a fallut une bonne heure, en passant par l'ordinateur de Watari pour réussir.

Je suis entré doucement, il n'y avait personne. J'étais surpris, j'avoue, je m'attendais à t'avoir sur mon dos. Sur le coup, je me suis demandé où tu étais, avant d'essayer de me rappeler ce pourquoi j'étais ici. Je ne te cache pas que j'ai eut peur que tu ne sois occupé à me tromper par exemple. Après tout, je ne me sortais pas cette idée de la tête et ça m'énervais grandement.

Bref, j'ai parlé à voix basse au cas où toi ou quelqu'un d'autre m'entendrais et se déciderais de venir voir qui était l'auteur de la voix. Il fallait que je sois « seul ». Plus tôt dans la soirée, Matt m'avait sortit le rapport sur Kira et je savais donc qu'il y avait un dieu de la mort : Remu. Je n'y ai pas cru, je me suis dit que c'était une blague de la part de Matt, mais il m'a envoyé ledit dossier et j'ai du me résoudre à y croire.

-Remu ? Shinigami Remu ? Questionnais-je.

Je ne m'attendais pas à une réponse quelconque ayant lu le dossier, mais j'avoue que j'espérais ne pas parler seul comme un con. Ca aurait été la meilleure.

-Si vous êtes là, j'avais quelque chose à vous demander, je sais bien que je suis un humain insignifiant mais…c'est à propos de L.

Je ne sais pas ce qui l'a exactement décidé mais j'ai sentit quelque chose dans ma main, comme du papier puis je l'ai vu apparaître. J'ai sentit sa main sur ma bouche, comme-ci elle voulait m'empêcher de crier et c'est sans doute vrai que si je n'avais pas sentit sa peau froide sur moi, je l'aurais fait.

-Ne crie pas ou tu vas alerter les autres ! Je ne sais pas comment tu t'es infiltré ici, ils disent que c'est impossible.

Je lui souriais quand elle relâchait ma bouche. Elle me regarda comme-ci je venais d'un autre monde.

-J'ai plus d'un atout dans mon sac.

- Que veux-tu à propos de L ?

- Le tuer peut-être ? Lançais-je pour voir ses réactions.

- Je ne penses pas que tu en es capable.

- Je suis sans doute la personne la plus apte pour le faire. Mais en réalité, c'est sa vie que je veux préserver. J'ai beaucoup réfléchi et je me suis dit que si vous existiez vraiment ça serait vous qui causerais sa mort.

- Ca dépendra de ce qu'il fera.

- Il n'y a vraiment pas d'autre moyen ? Je ne sais pas, n'importe quoi !

- Pourquoi est-ce que je ferais ça ? Demanda-t-elle.

Enfin je crois que c'est elle. Je ne lui répondais pas, baisant la tête, l'air sans doute triste, puisqu'il ne me lâche presque plus depuis un moment.

-Je comprends…

- Pardon ? M'étranglais-je.

- Je comprends ce que c'est, puisque c'est pour cette même raison que je serais capable de tuer L.

- Vous cherchez à protéger quelqu'un.

- Exactement. Répondit-elle.

- Il n'y aurait vraiment aucun moyen que nous préservions tout deux les personnes qui nous sont chères ?

- J'en vois bien un…mais je ne te promets rien.

- Merci d'essayer au moins. Souris-je.

En venant là, je n'avais rien espérer. Mais tant qu'à faire, je me dirigeais vers les grands ordinateurs.

-Tu ne dois pas être très doué pour espionner. Me dit-elle en me regardant faire.

Je ne l'écoutais pas immédiatement, parcourant des yeux les nombreux dossiers laissé en plan. Je les bougeais à peine, cherchant quelque chose.

-Qu'est-ce que tu cherches comme ça ? Soupira-t-elle.

- Le « fameux » Death Note.

- Pourquoi ? Je ne pense pas qu'il l'aurait laissé là en plan.

- Je pense comme vous.

Je me tournais vers elle et la gratifiais d'un sourire plus pâle, me sentant de moins en moins à l'aise de sa présence, de son regard assez perçant.

-Je compte tuer Raito Yagami, si L ne se trompe pas, ça sera la fin de ses ennuies !

- Vous les humains, vous êtes vraiment répugnant.

- Je sais. Répondis-je en sentant l'intérieur de mes cuisses, mon ventre, mon poignet et mon dos me cuire. J'ai côtoyé l'horreur humaine plus que de raison. Je ne vois pas où est le mal de sauver la personne que l'on aime quitte à se salir les mains, vous êtes prête à faire la même chose.

- Tu n'as pas tord.

Je tendais l'oreille, entendant du bruit. J'offris un pâle sourire à la shinigami.

-Je dois filer, merci d'avance ! Lui dis-je avant de sortir en vitesse.

J'appelais ensuite Matt pour qu'il remette le système de sécurité en place et je rentrais à l'hôtel.

Le lendemain, j'allais en cours et me rapprochait de Sayu Yagami, dans le but d'un jour, le plus tôt possible, rencontré son frère et de pouvoir mettre fin à sa vie. J'ignorais encore comment, mais ce n'était pas grave. Il me fallait être proche de lui et choisir la mort adéquate ensuite.

Fin Flash Back POV Mello.

-Je crois que c'est tout en définitive ! Conclut Mello.

La douleur subite sur sa joue se fit sentir en même temps qu'un bruit de claque retentissait dans toute la pièce, au point où Matt et Near purent l'entendre parfaitement.

-Mais c'est pas vrai ! Je vais le tuer ! S'écria le roux tandis que le blond lançait un regard noir à L.

-La prochaine fois, je te laisserais crever !

L se mit à son hauteur et planta ses yeux dans les siens, l'adolescent eut subitement envie de baisser la tête, le brun le présentant, passant son doigt sous son menton pour lui tenir sa tête droite.

-Je ne veux pas que tu fasses ça pour moi ! Je ne veux pas que tu te souilles pour moi. Expliqua-t-il calmement.

- Me « souiller » mais je le suis jusqu'à la moelle, de par mon éducation, de par ma façon de penser et de par ce qu'on m'a fait ! Siffla Mello.

- Tu terminerais donc de te faire du mal rien que pour que je reste en vie ?

- Bien sûr que oui ! Qu'est-ce que c'est un mort sur sa conscience ? Au moins tu serais en vie ! Si tu venais à mourir, comment je survivrais ? Cria l'adolescent en serrant les poings.

- Comme-ci tu avais vraiment besoin de moi, tu as Matt et Near ! Je ne te suis pas si utile que ça !

- Tu te trompes… ma vie c'est toi, depuis le jour où tu m'as tiré de cet enfer, tu m'as offert une seconde chance, une nouvelle vie. Depuis, je ne vis que parce que j'espère que tu seras là.

- Mello…

- Tu es ma seule raison de vivre ! C'est parce que j'espérais que tu reviendrais que j'ai surmonté ça et quand tu ne t'es pas décidé, je me suis dit que je viendrais jusqu'à toi. Si tu ne voulais plus de moi…

- Ce n'est pas de l'amour. Trancha L.

- Bien sûr que si ! Ce que je ressens pour toi, c'est de l'amour ! Quand tu es là, il n'y a que toi, je ne vois plus et n'entend plus les autres. Quel mal y a-t-il à aimer jusqu'à en mourir ?

- C'est bien ça le problème… je ne veux pas que tu te fasses ça. Je ne veux pas te voir succomber, c'est mon côté égoïste, je ne veux pas te voir mourir.

- Ne t'inquiète pas pour ça, je ne suis pas débile, juste doué pour me blesser. Je ne compte pas mourir de si tôt.

- Tu es vraiment buté… je te fais confiance, mais je ne te laisserais pas tuer Yagami-kun.

- Comment comptes-tu faire ça ? Questionna le blond.

- Je te prends les clés et je t'enferme à clé ! Dit le brun, confiant.

- Alors je sortirais par la fenêtre, si tu la boucle, pas grave, je fracasserais la vitre et je te laisserais payer, je sortirais par la fenêtre et je risquerais beaucoup plus de mourir ! Informa l'adolescent.

- Mello ! Haussa la voix le détective.

- Quoi ? Tant qu'il ne sera pas mort, tu risqueras beaucoup plus ta vie. Et si tu me dénonce à la police tu ne pourras plus me voir car je serais… je sais pas en centre de redressement ou en prison. Et y paraît qu'il se passe que des trucs cool là-bas, qui sait jusqu'à quel point je pourrais devenir pourri ! Expliqua l'irlandais d'un ton posé.

-Tu es un démon ! Soupira L. Je ne sais pas ce que je vais faire de toi.

- Laisse-moi faire.

- Si la police te capture ?

- Je l'aurais mérité. Répondit le blond en hochant la tête.

- Et si tu ne dors plus ?

- C'est déjà le cas. Dit Mello en désignant ses cernes.

- A cause de…

- Oui. Coupa l'adolescent.

L soupira, capitulant. Il attrapa le gros paquet qu'il avait posés sur le lit et le tendit à celui qu'il aimait tendrement.


(1)Bien, je t'adore Matt, je t'adore Near.

(2) Un peu prêt dix milles euros.

(3) La phrase est assez illogique puisqu'en anglais et en japonais, les deux langues qu'ils parlent ensembles le long de la fic, ne comprends qu'un seul même pronom pour le tu et le vous(enfin en japonais il dirait L-san en début de phrase à chaque fois). Disons que c'est sous entend-tu « Ose me parler de façon moins cérémonieuse »