Deuxième chapitre très tardif je sais. Surtout si on prend en compte que la fin du concours se termine à la fin de la semaine… hahem.

J'ai eu quelques problèmes personnels qui m'ont empêchés d'écrire. Bref je suis méga à la bourre, mais je vous promets de terminer cette fic en 6 chapitres.

Pour vous rassurer, sachez déjà que le troisième chapitre part en correction demain. Avec un peu de chance, si ma merveilleuse béta travaille à fond, je pourrai le publier demain soir.

Je ne sais plus à qui j'ai répondu ou non pour les reviews, honte à moi, je sais. De ce fait, je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé un commentaire d'encouragement.

J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes !

Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient. Ils sont la propriété exclusive de S. Meyer. Je ne fais que lui emprunter ses personnages sans but lucratif.


Chapitre 2 : A fleur de peau

Quand je vis arriver la petite Bella le deuxième été, je fus subjugué par les changements que Mère Nature avait prodigués chez elle. Bella nous avait quittés l'été dernier, menue et gringalette, avec les joues encore rebondies de l'enfance. Rien à voir avec la créature qui me claqua la bise en me serrant dans ses bras. La petite créature innocente et craintive que j'avais apprivoisée l'été dernier s'était transformée en une magnifique panthère sauvage et attirante. Elle avait pris plusieurs centimètres et de jolies courbes avaient remplacé son corps anguleux et osseux de préadolescente. Il lui restait certes encore quelques rondeurs de l'enfance, mais indéniablement Bella était en train de devenir une femme. Et une très belle femme.

Une violente tape sur l'épaule me sortit de mes pensées.

- Ferme la bouche, tu baves Ed, se moqua Emmet.

Heureusement pour moi, Bella était assez loin pour ne pas avoir entendu le commentaire d'Emmet. Elle était en train de se baisser pour faire la bise à Alice, qui s'empressa de passer ses bras autour de son cou gracile Et je ne pus éviter à mon regard de descendre le long de son dos pour admirer ses fesses enserrées dans un mini-short qui mettait en valeur la longueur et le galbe de ses jambes.

Je secouai la tête pour me remettre les idées en place et croisai les yeux de Rosalie, qui me regardait d'un air ahuri. Je me grattai l'arrière de la tête, gêné d'avoir été pris en flagrant délit de matage, et surtout sur sa propre cousine.

Mais, comme attiré par un aimant, mon regard ne put s'empêcher de se reporter sur Bella. Elle était en train de retirer son short tout en papotant avec Alice et Rosalie. Jasper dit quelque chose et elle éclata de rire, rejetant la tête en arrière, ses cheveux mi-longs flottant dans son dos avec souplesse. Lorsqu'elle enleva son débardeur, je constatai qu'elle n'avait plus rien de la fille androgyne de l'année précédente. Le haut de son maillot de bain soutenait une jolie poitrine arrondie, bien proportionnée par rapport à son corps.

Je ne pus pas me retenir d'imaginer mes mains se poser sur ses seins, les enveloppant complètement dans mes paumes. Aussitôt, je sentis la tension habituelle qui m'envahissait quand le sang affluait vers mon sexe. Direction la mer avant que quiconque ne puisse voir dans quel état Bella m'avait mis.

L'eau me rafraîchit aussitôt les idées. Et j'avais honte d'avoir eu de telles pensées envers la fille pure et innocente que j'avais rencontrée l'été dernier. Je l'avais considérée comme une deuxième petite sœur, et j'envisageais toujours de me comporter comme tel… Enfin, ça c'était avant d'avoir vu la jeune femme qu'elle était en train de devenir…

Agacé par moi-même, je plongeai la tête sous l'eau.

Quand je revins vers les autres, plus serein qu'auparavant, Jacob et ses amis indiens avaient rejoint notre petit groupe. Je remarquai aussitôt avec quelle insistance Jacob observait Bella. La bile me remonta dans la gorge. Avais-je l'air aussi con que lui ? Autant aux abois que ce cabot ?

Merde, que m'arrivait-il ? Jacob était un ami de longue date avec qui Emmet et moi avions fait les quatre cents coups. Et j'en voulus alors à Bella de déclencher de tels sentiments étranges en moi.

oOo

Je me rendis vite compte qu'essayer de faire semblant de la considérer comme une seconde petite sœur était beaucoup plus difficile que je ne le pensais. Pas facile de faire abstraction de ses formes féminines. Et puis concrètement, ce n'était pas ma sœur.

Définitivement pas, pensai-je en observant cette dernière se servir un verre de jus d'orange dans notre cuisine.

Cela faisait deux semaines que Bella était arrivée et la seule solution probante que j'avais trouvée était de l'éviter le plus possible. Ce qui évidemment n'était pas passé très inaperçu.

Alice s'installa à table et me regarda droit dans les yeux.

- Y a un problème avec Bella ?

Plus directe, tu meurs. Je fis mine de m'intéresser à un petit bout de peau près de mon ongle.

- Non, pas du tout.

Elle émit un soupir bruyant et je fis l'erreur fatale de lever les yeux vers elle. Je fus aussitôt pris dans un faisceau vert, telle une biche happée dans les phares d'une voiture. Impossible de me libérer de son emprise. Elle fronça durement les sourcils. Pas moins d'une minute après l'engagement de ce combat silencieux, je craquai.

- C'est juste que…

Je tripotai la gaufre dans mon assiette. J'hésitais à formuler ma phrase. Je ne pensais pas qu'un « ta copine Bella est trop bonne » serait apprécié.

Je me raclai la gorge mal à l'aise.

- Bella est peut-être… euh, un peu trop euh… unpeutropféminine…

Ma phrase se termina dans un murmure à peine audible.

Alice bondit de sa chaise et se précipita sur moi. Je m'attendais à recevoir une gifle phénoménale, mais à la place elle me serra dans ses bras. Puis elle se redressa et sautilla comme une folle autour de la table en battant des mains.

- Mais c'est super ! S'exclama-t-elle. Mon frère adoré et ma meilleure amie !

- Attends Alice, ça va pas non ?

- Ben quoi, tu vas sortir avec elle !

Je sursautai à cette affirmation.

- Mais ça va pas dans ta tête ! C'est une gamine !

- Elle a mon âge ! s'écria ma diabolique sœur.

- C'est ce que je disais ! rétorquai-je.

Un air outré glissa sur son visage et elle posa ses petits points sur ses hanches.

- T'es vraiment trop naze !

Et elle fila sans demander son reste en me lançant une œillade meurtrière.

Et merde, telle que je la connaissais, elle allait tout faire pour me caser avec Bella. Quand Alice avait une idée en tête, il était impossible de l'en faire démordre. Un vrai pitbull, quand elle mordait elle ne lâchait pas sa proie jusqu'à ce qu'elle en arrache le bras. C'était une image bien sûr.

oOo

J'eus la confirmation deux jours plus tard lorsqu'elle décida d'organiser un concours par équipe de deux. Comme de par hasard, je fus mis en duo avec Bella ! Et bizarrement Rosalie se retrouva avec Emmet, qu'elle s'empressa d'aller embrasser à pleine bouche, et Alice avec Jasper. Angela, Lauren, Jessica, Ben, Mike et Eric participèrent également. Jacob arbitrait, mais son air grognon en disant long sur son humeur et sur ce qu'il pensait de l'idée « génialissime » d'Alice. Le « couple » gagnant avait droit à une soirée au restaurant offert par les autres participants. N'en déplaise à Alice, je ne comptais pas gagner même si mon sens de la compétition allait du coup être mis à rude épreuve. Il faudrait que je me retienne.

La première épreuve consista en une course à trois jambes. Le principe était d'attacher sa jambe avec celle de son partenaire et de se déplacer ainsi par la suite. Il fallait donc coordonner nos mouvements pour ne pas tomber. Autant dire qu'avec la maladresse de Bella nous n'avions aucune chance de remporter cette course. Je fus encore plus rassuré quand je m'aperçus que le simple fait d'attacher nos jambes ensemble était déjà une véritable épreuve en soi.

Accroupis au sol, je m'attelais à nouer la cheville de Bella et la mienne ensemble tandis qu'elle s'appuyait sur mon épaule. Lorsque je me relevai, je lui mis un coup dans le menton qui la fit vaciller, et je la retins alors par la taille. Je me répandis en excuses, troublé par notre soudaine proximité. Ok, l'intérêt de cette course n'était peut-être pas de gagner… J'en saisis un peu plus la portée lorsque la jambe de Bella vint frotter la mienne, déclenchant une série de frissons. Ca allait être un peu plus dur que prévu, mais rien de bien méchant. J'étais encore sûr de moi.

À peine le départ fut-il donné que tous les autres duos nous dépassèrent. Et je n'avais pas fait trois pas avec Bella que cette dernière s'effondrait par terre, m'entraînant dans sa chute. Je me retrouvai allongé de tout mon long sur le corps de Bella… Et dieu sait que ce n'était en effet plus une enfant. Alice était diabolique ! Je me relevai prestement et aidai Bella à en faire de même. Elle épousseta le sable de ses cheveux et je ne pus m'empêcher d'admirer l'arc de ses sourcils froncés dans la concentration de sa tâche. Quelques chutes plus tard, des éclats de rire pour elle et une trique d'enfer pour moi, nous arrivâmes bons derniers sur la ligne d'arrivée.

- Je suis vraiment désolée Edward ! Tu n'as vraiment pas eu de chance de tomber avec moi.

La chance devait s'appeler Alice au moment du tirage au sort des duos. Obnubilé par le sang qui affluait vers mon bas-ventre, je ne pus émettre qu'un grognement peu aimable. Bella se mordilla la lèvre inférieure et je ne pus en supporter davantage.

- Faut que j'aille aux toilettes ! m'exclamai-je.

Dix minutes plus tard, je ressortis du bloc des douches et des sanitaires plus serein. Tout le monde m'attendait pour la prochaine épreuve. Pendant les explications d'Alice, Bella s'approcha de moi.

- Ca va ? murmura-t-elle.

- Oui, lui souris-je.

- Je suis encore désolée pour tout à l'heure, tu avais l'air en colère.

- Franchement ce n'est rien et puis je n'étais pas en colère, j'avais autre chose en tête.

- Ok.

Et avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit, elle passa ses bras autour de mon cou et embrassa tendrement ma joue. Pas comme l'aurait fait une fille intéressée, plutôt comme une petite sœur, sans arrière-pensées. Malgré ça, des papillons s'envolèrent dans mon estomac. Je m'obligeai à imaginer mon hideuse professeur de mathématiques en petite tenue. Effet assuré !

La deuxième épreuve était aussi une course. Les garçons devaient porter leur partenaire sur le dos. Lorsque le coup de sifflet fut donné, je ne pus décemment pas faire semblant de courir lentement. Je ne voulais pas décevoir Bella, que je sentais trépigner de joie sur mon dos. Je me maintins derrière le couple que formaient Emmet et Rosalie, qui menaient la course. Ca me permettait de finir deuxième pour contenter Bella mais de ne pas remporter la partie pour mon plus grand plaisir. Alice n'avait qu'à bien se tenir !

J'en étais là de mes tribulations lorsque ce à quoi je ne m'attendais pas du tout arriva : Emmet trébucha dans le sable et lui et Rose s'effondrèrent juste devant la ligne d'arrivée. Je n'eus pas le temps de ralentir et franchis cette dernière en plein élan. J'avais envie de hurler intérieurement alors que Bella dans mon dos, elle, hurlait aussi mais de joie.

Les autres duos arrivèrent à leur tour et Alice me lança un regard bien senti. Saleté de petite sœur !

A mon grand damne, la troisième épreuve se passa trop bien pour nous. Il s'agissait de faire combattre les filles entre elles, hissées sur nos épaules et bataillant dans l'eau. J'en vins à soupçonner Alice d'avoir soudoyé quelques-unes des filles. Notamment Rosalie qui était normalement une vraie furie à ce genre de jeu. Elle combattit mollement et s'inclina rapidement. J'étais furieux.

Quand le concours prit fin, Alice se chargea d'annoncer les résultats.

- Et les grands gagnants du concours de l'été sont… Bella et Edward ! s'exclama-t-elle.

Bella me sauta dans les bras et embrassa ma joue avec effusion. Je reçus des tapes dans le dos et on me passa des mains dans les cheveux. J'entendis même un « t'as intérêt à assurer » qui provenait sans aucun doute possible d'Emmet.

J'avais envie de hurler. Mais qu'est-ce qu'ils croyaient tous que j'allais faire ? C'était une gamine nom de dieu, la cousine de Rose et Jasper ! Une chouette fille innocente qui me considérait comme un ami sans arrière-pensée. Je n'allais pas céder aux désirs de mon corps sous prétexte de me faire plaisir. Surtout que je ne recherchais pas de relations durables. Je voulais m'amuser, mais pas au détriment de quelqu'un comme Bella, alors que ça crevait les yeux qu'elle n'y connaissait rien aux jeux de l'amour et du sexe.

- Il faut qu'on organise votre dîner au restaurant ! s'excitait Alice de son côté, entourée des filles qui piaillaient à qui mieux mieux.

Je devais absolument ralentir tout ça, autrement ça allait mal se finir.

- Ca va Alice, on n'est pas pressés !

Ce n'était pas moi qui venais de dire ça, mais Bella que toute cette effervescence rendait mal à l'aise. C'est vrai qu'elle n'aimait pas être le centre d'attention.

- On verra pour l'organisation un peu plus tard, s'adoucit Bella en voyant la mine dépitée d'Alice.

Cette dernière reprit vite contenance, et désireuse d'accéder aux moindres souhaits de son amie, partit sur un tout autre sujet de discussion.

oOo

Grâce à Bella, le répit de quelques jours auquel je m'attendais s'allongea en semaines. Apparemment, elle non plus n'était pas désireuse de partager une soirée en tête-à-tête avec moi, même si nos raisons ne devaient certainement pas être les mêmes !

J'observais ainsi de loin la jolie Bella évoluer parmi nos amis. Elle passait beaucoup de temps avec Jacob qui la faisait rire à tout bout de champ. Dans les premiers temps, les voir ensemble m'était intolérable, j'avais envie de sauter à la gorge de Jacob. Inconsciemment, mon esprit avait fait de Bella mienne, répondant ainsi au désir qu'elle éveillait dans mon corps. Puis au bout de quelque temps, ce sentiment que je devinais être de la jalousie, mais que je ne m'avouais pas complètement, s'estompa pour laisser place à de la rancœur envers la jeune fille. Certes, je me tenais éloigné d'elle, mais cette dernière ne m'approchait plus non plus. Et je ne savais pas pourquoi, ce qui était le pire.

J'en étais là de mes questionnements et de mes humeurs quand Alice vint apporter la réponse.

- Elle croit que tu la détestes, débita-t-elle un jour, alors que nous étions allongés sur nos serviettes de plage.

J'observais depuis un moment Jacob et Bella qui se chamaillaient dans l'eau, en compagnie d'autres ados de la réserve.

- Quoi ! m'exclamai-je en tournant la tête vers elle.

- Bella croit que tu la détestes, répéta-t-elle.

- Qu'est-ce qui a bien pu lui faire croire ça ?

Alice leva un sourcil dubitatif.

- Tu es sérieux ou t'es vraiment débile ?

- Alice, grognai-je de mauvaise humeur.

- Bon bon, d'accord, capitula-t-elle. C'est parce que dès qu'elle apparaît dans les parages, tu t'empresses de t'enfuir à toutes jambes. Et le jour du concours, tu étais tellement distant avec elle qu'elle en a même pleuré le soir chez elle. C'est Rosalie qui me l'a dit, ajouta-t-elle en voyant mon air perplexe.

- C'est si voyant que ça que j'essaie de prendre mes distances avec elle ?

- T'es débile ou tu le fais exprès ? s'exclama Alice.

Je me grattai l'arrière de la tête, gêné de me faire gronder par ma sœur cadette.

- Va falloir que tu remédies à ça rapidement, c'est moi qui te le dis.

Son air menaçant qui me faisait hurler de rire habituellement n'eut pas cet effet cette fois-ci… Je déglutis bruyamment.

oOo

Le lendemain matin, je proposai une balade à Bella qu'elle accepta avec réticence.

Cela faisait plusieurs minutes que nous marchions en silence. Je n'arrivais pas à engager la parole.

- Bella…

- Edward…

Nous avions parlé en même temps. Lorsque je croisai son regard, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire et elle rit avec moi. Nous dûmes nous asseoir sur un banc pour reprendre notre respiration. Dans un soupir commun nous nous calmâmes. Le silence reprit ses droits, mais cette fois il n'était plus tendu comme tout à l'heure. Je retrouvais les moments agréables que j'avais partagés avec Bella l'été dernier.

- Je suis désolé si tu as cru que je te faisais la tête, m'excusai-je soudain. J'avais la tête ailleurs et ça n'avait rien à voir avec toi.

Je savais qu'il était moche de mentir, mais ce n'était pas en mal. Et je voulais que le malaise qui s'était installé entre nous cesse maintenant.

- Tu me manques, ajoutai-je devant son silence.

- Toi aussi tu m'as manqué. Espèce de crétin, ajouta-t-elle dans un petit rire.

Elle vint poser sa tête sur mon épaule, et laissa échapper un soupir d'aise. Mon corps se raidit légèrement, mais je réussis me détendre rapidement. Notre relation amicale était pour l'instant trop importante pour que je cède aux plaisirs de la chair.

- Que dirais-tu de dîner ensemble, badinai-je.

Elle éclata de rire.

- Hummm, laissons encore un peu Alice s'impatienter. J'aime bien lui casser les pieds de temps en temps.

J'éclatai de rire à mon tour et ébouriffai les cheveux de Bella. Elle n'avait pas changé, juste un peu plus volontaire et sûre d'elle.

oOo

La patience d'Alice atteignit des limites insoupçonnées jusque-là. Mais comme tout à a une fin, elle finit par nous asticoter tant et si bien que nous cédâmes. Notre dîner fut programmé la dernière semaine de nos vacances. Oui, nous avions vraiment réussi à repousser ce dîner très loin.

Évidemment le dîner se passa parfaitement bien de mon point de vue. De celui d'Alice, ce fut une véritable catastrophe. Ni Bella, ni moi, ne nous étions laissés habiller par Sa Majesté. Elle avait piqué une crise, mais ça n'avait pas entamé notre résistance. La voir en rogne était la chose la plus jouissive qu'il m'ait été donnée de voir. Et tout ça, grâce à Bella. Le choix du restaurant nous revenant, nous avions opté pour la pizzeria du quartier, qui n'avait rien de la salle romantique qu'avait imaginée Alice.

Et même lorsque le genou nu de Bella frôlait le mien sous la table et déclenchait une nuée de frissons, mon sourire restait accroché à mes lèvres et je pensais à ma prof de mathématiques, fidèle au poste.

Elle partit deux jours avant nous, et les au revoir furent aussi émouvants que l'an dernier. Je la serrai contre moi et ses courbes épousèrent parfaitement mon corps. Je ne pus m'empêcher de respirer l'odeur de ses cheveux qui sentaient le freesia. Lorsqu'elle s'écarta de moi, elle parut légèrement troublée pendant quelques secondes, et ses joues avaient pris une délicate teinte de rose. Je caressai sa joue du bout des doigts et lui décochai un grand sourire avant de la repousser doucement. Ce n'était pas le moment de céder…

Mais peut-être que l'été prochain… qui sait ? pensai-je en voyant la voiture s'éloigner et la main de Bella s'agiter par la fenêtre. Oui, sans doute. L'été prochain.


J'espère que la lecture vous a plu ! Et je vous dis à très bientôt pour le troisième chapitre. Je vous laisse un avant-goût avec le titre : Chaleur torride.

Et n'oubliez pas de laisser une review. Même un seul mot, ça fait plaisir et ça ne vous prend que quelques secondes :)

Merci à vous !

Bises

Shiriliz