Comme promis hier, voici le troisième chapitre grâce à ma super béta Elodie qui corrige plus vite que son ombre !
Je vous remercie pour vos reviews qui me font toujours très plaisir.
Je ne m'attarde pas et je vous laisse à votre lecture !
Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient. Ils sont la propriété exclusive de S. Meyer. Je ne fais que lui emprunter ses personnages sans but lucratif.
Chapitre 3 : Chaleur torride
Et voilà ! J'étais de nouveau sur cette plage : j'attendais ce moment avec impatience depuis l'été dernier. Comme d'habitude, j'étais arrivée peu après Rosalie et Jasper dans notre maison de vacances. Trop pressée pour les attendre, j'avais laissé ma valise grande ouverte sur mon lit, n'en sortant que le nécessaire pour la plage : maillot de bain et serviette de plage. A peine revêtue de mon maillot, je m'étais précipitée sur mon vélo et avais pédalé comme une dératée jusqu'à Summerland Beach. Notre plage.
Avec impatience, je passai l' antivol entre les roues de ma bicyclette, et enclenchai le cadenas dans un clac sonore. Je me pressai ensuite de dévaler le sentier qui menait à la plage, et l'océan se découvrit devant moi. Miroitant et majestueux, comme chaque été. Un soupir de bien être m'échappa. Au loin, je distinguai mon groupe d'amis. Les uns batifolaient dans l'eau, les autres étaient étendus paresseusement sur leur serviette. Tout cela m'avait manqué.
Je n'avais pas fait trois pas sur la plage qu'un cri haut perché s'éleva parmi mes amis. Une petite chose brune bondit de sa serviette et se précipita vers moi. Alice, bien sûr. Je la reçus violemment contre moi alors qu'elle crochetait ses bras à ma nuque et passait ses jambes autour de ma taille. Petite et souple, elle n'avait pas changé.
- Hum Alice, je suis ravie moi aussi de te revoir, mais si tu pouvais me lâcher, dis-je au bout d'un moment alors qu'elle n'avait pas bougé d'un pouce.
- Qu'est-ce que tu m'as manqué ! s'exclama-t-elle.
- Oui c'est sûr, ce n'est pas comme si tu ne m'envoyais pas trois mails par jour depuis l'été dernier, raillai-je un peu agacée.
Elle se laissa glisser au sol et me fit sa moue de petit chat malheureux. Vous savez, comme celle que fait le Chat Botté dans Shrek. Oui, celle-la même. Impossible de résister à ça. Je la serrai à mon tour dans mes bras.
- Tu m'as manqué toi aussi.
Nous rejoignîmes ensuite le reste du groupe. Les embrassades furent joyeuses et bruyantes. Je piquai un fard lorsque Edward me serra fort contre lui en m'embrassant tendrement sur les deux joues. Si les années précédentes je n'avais pas été réceptive à son charme et à sa beauté, c'en était fini aujourd'hui. Et le fait que ses lèvres s'attardèrent un peu plus longuement que les autres, me troubla d'autant plus. Je me retirai de son étreinte sans oser croiser son regard.
Nous avions changé. Rosalie et Emmet étaient toujours ensemble. Et Jasper et Alice avaient fini par succomber l'un à l'autre. Tout comme Angela et Ben, et Jessica et Mike. Autant dire que je me sentais plus que mal à l'aise de me retrouver coincée entre tant de couples. De ce fait, je partageais le plus souvent mon temps avec Edward, puisque j'avais compris depuis longtemps que Lauren ne me portait pas dans son cœur. Et Eric était un peu trop collant à mon goût.
Je remarquai vite qu'Edward avait des attentions toutes particulières à mon égard. Il s'assurait constamment que j'allais bien, m'apportait tout ce dont j'avais besoin etc. J'aurais pu prendre cela en toute innocence si à chaque fois il ne m'avait pas lancé des regards lourds de sens. Il y avait un an encore, je n'aurais rien vu. Mais cette année, j'avais reçu pas mal de demandes de sorties de la part des garçons de mon lycée. Alice et Rosalie m'avaient conseillée sur le comportement à adopter. Elles étaient sans tabou et au début cela m'avait vraiment gênée. Et puis au fil du temps, j'avais trouvé cela agréable de pouvoir discuter de tout et de rien sans qu'aucune ne s'offusque.
Du coup, j'interprétais beaucoup plus facilement le comportement des garçons. Indéniablement, Edward essayait de me séduire. Et je n'étais pas indifférente. Il avait toujours exercé sur moi une sorte de fascination. Fascination qui s'amplifiait maintenant que je m'apercevais que je l'intéressais sérieusement.
C'est pour cette raison que je décidai de répondre à ses avances déguisées. Lorsqu'il me frôlait, je le frôlais. Lorsqu'il m'embrassait un peu trop longuement sur la joue, je l'embrassais un peu trop longuement sur la sienne. Lorsqu'il me faisait du pied sous la table, j'effleurai sa cheville de mes orteils. Et ainsi de suite.
Ce petit jeu dura quelques jours avant qu'il n'entame une véritable cour. Si on peut appeler ça comme ça de nos jours. Nous nous promenions tous les deux au bord de la mer, il m'invitait au restaurant, ou nous allions voir un film au cinéma…
Et puis un soir, alors que nous nous étions tous retrouvés au bord d'un feu de camp sur la plage, il m'embrassa. Nous étions en train de longer la mer qui venait lécher le sable encore chaud. Devant nous, notre groupe d'amis marchait d'un bon pas. Nous traînassions à l'arrière.
Edward s'arrêta soudainement et observa le soleil qui était en train de se coucher dans la mer. Je me stoppai à ses côtés, contemplant le spectacle, émue par sa beauté. Il tourna la tête vers moi et me décocha un sourire doux et charmeur à la fois. Je n'avais encore jamais rencontré de garçon qui puisse faire les deux dans un même sourire. Il m'attira contre lui par la hanche, replaça une de mes mèches derrière mon oreille et m'observa dans les yeux un long moment.
Happée par son regard émeraude, je ne détournai pas la tête. Je savais ce qui allait arriver et j'en avais envie. Terriblement envie. Cela faisait plusieurs semaines que je m'imaginais comment Edward allait m'embrasser. J'avais pensé à tous les scénarii possibles, et celui-là était en tête de liste. C'était certainement la façon la plus romantique de commencer une relation.
Alors quand il se pencha incertain vers mes lèvres, je ne me fis pas prier pour lui sourire doucement, lui avouant muettement que j'étais d'accord. Un sourire vint aussitôt étirer ses propres lèvres. Il approcha un peu plus son visage, resserrant en même temps son bras autour de ma taille. Pendant quelques secondes, il resta immobile. Je savourai son haleine chaude et sucrée par les chamallows que nous avions avalés. L'autre main qu'il avait glissée dans ma nuque la caressa tendrement, provoquant une série de frissons incontrôlables.
Enfin, il franchit les derniers millimètres qui séparaient nos lèvres. Le baiser fut hésitant au début. Ses lèvres étaient douces et chaudes et je pressai plus fortement les miennes contre les siennes, désireuse d'en avoir plus. Il comprit le message car aussitôt je sentis sa langue frôler mes lèvres, m'invitant à les entrouvrir. Invitation que je m'empressai de satisfaire. Quand sa langue vint effleurer la mienne, une chaleur bienfaisante inonda mon corps. Je n'avais pas embrassé beaucoup de garçons, mais Edward était sans conteste le plus doué. Sa langue câlinait, cajolait, caressait la mienne, tantôt avec vigueur tantôt avec délicatesse. Sa main serra plus fortement ma nuque et son bras pressa fermement ma taille contre lui.
Quand nous nous écartâmes, nous étions haletants et un grand sourire étirait nos lèvres. Edward m'enlaça tendrement et fourra son visage dans ma chevelure qu'il huma avec délectation.
- Si tu savais depuis combien de temps j'en avais envie, murmura-t-il dans mes cheveux.
Je retins ma respiration, surprise.
- Ah bon ? soufflai-je.
Il me serra plus fortement dans ses bras.
- Quand tu es arrivée l'été précédent, tu étais divinement attirante, chuchota-t-il.
Mes joues rougirent aussitôt. Je ne m'étais même aperçue que je l'intéressais à l'époque.
- Ne rougis pas ma Bella, murmura-t-il.
Il me connaissait très bien. Trop peut-être.
Il se recula pour observer mon visage, ses mains remontant vers ce dernier pour le tenir en coupe.
- Qu'est-ce que tu es belle, et tu ne t'en rends même pas compte, soupira-t-il.
Je détournai la tête, gênée de ses compliments. Mais sa main gauche ramena mon visage en face du sien et il attrapa mes lèvres avec fermeté. Ce baiser-là était totalement différent. Il n'était plus aussi tendre que le premier mais incontestablement plus passionné. Quand ma langue alla timidement caresser la sienne, un sourd gémissement s'échappa de sa gorge et une drôle de sensation naquit au creux de mon ventre. Décidément non, ça n'avait rien avoir avec les autres garçons que j'avais connus. Edward éveillait en moi des sensations jusqu'alors totalement inconnues ou à peine effleurées.
A ce baiser, en succédèrent d'autres, tous plus agréables que le précédent. Et c'est main dans la main qu'il me raccompagna à l'abri de vélos. J'eus droit encore à un doux baiser, chaste et exquis.
oOo
Les semaines s'écoulèrent, parsemées de nos baisers, parfois fougueux, parfois tendres et parfois passionnés.
Je sentais bien par moments qu'Edward en voulait plus. Véritablement plus. Comme plus, dans le sens, se retrouver nus dans un lit. Rien que de nous imaginer dans une telle situation me mettait le feu aux joues. Mais cela me rendait aussi toute chose… J'y avais déjà pensé, mais c'était bien le premier garçon avec qui j'avais peut-être envie d'aller plus loin que de simples baisers ou de légers attouchements. Toutefois, j'étais terrifiée par mon inexpérience en la matière. J'étais au courant qu'Edward avait depuis longtemps atteint la quatrième base* avec plusieurs filles. Et j'essayais donc de le contenir le plus souvent possible, faisant mine de m'intéresser à autre chose lorsque nos baisers devenaient trop intenses.
Un soir, cependant, il réussit à m'entraîner dans sa chambre « pour me la montrer ». Je trouvai ça légèrement louche, mais c'est vrai que je n'avais jamais vu sa chambre. Je fus d'ailleurs impressionnée. Pour quelqu'un qui ne vivait là que quelques mois par an, elle était très personnalisée et bien aménagée. Il avait une bibliothèque et une collection de CD impressionnantes. Il m'avoua que ce qu'il avait à Santa Barbara n'était qu'une infime partie de ce qu'il possédait au total chez lui à Seattle. Il y avait un synthé sur un tréteau, une guitare sèche dans un coin de la pièce et une guitare électrique posée sur son support. Il ne m'avait jamais parlé de ses dons de musiciens. Pour m'impressionner, il me joua le morceau Trouble de Coldplay. Et même si je savais que ce n'était que pour mieux m'amadouer, je fus subjuguée. Il avait beaucoup de talent. Puis, il m'interpréta un morceau à la guitare sèche qui finit de me conquérir.
Adossée à sa porte, j'observais son profil concentré et penché sur sa guitare. Ses doigts pinçaient les cordes sans aucune hésitation. Il leva soudain la tête dans ma direction, et un sourire éblouissant étira ses lèvres. Il continua de jouer tout en me regardant avec intensité. J'éprouvai alors une drôle de sensation au creux de l'estomac, comme seul lui pouvait me le faire ressentir.
Soudain il se leva, abandonnant sa guitare sur le lit. Il s'avança à grands pas vers moi et pris avec fermeté mon visage entre ses mains.
Lorsque ses lèvres touchèrent les miennes, j'y décelai une urgence et une passion qu'il n'avait jamais eues auparavant. Avant même que je ne m'en aperçoive, Edward avait glissé sa langue entre mes lèvres et caressait la mienne. Sa main gauche vint se plaquer sur ma nuque pour approfondir le baiser. Un gémissement s'échappa alors de ma gorge et Edward ramena mes hanches contre les siennes, les pressant de sa main droite. Une chaleur inconnue se diffusa dans mon bas-ventre au moment où je sentis clairement son érection frotter mon short. Sa main droite remonta sous mon tee-shirt et lorsque ses doigts touchèrent ma peau, je sentis un long frisson me parcourir toute entière. Ma peau crépitait littéralement sous son toucher.
Nos bouches se séparèrent et je haletai pour reprendre une respiration normale. Edward effleura mon nez du sien et la main dans ma nuque se déplaça sur ma joue, caressant mes rougeurs.
- Tu es si jolie quand tu rougis, souffla-t-il.
Il déposa des baisers le long de ma mâchoire, avant d'enfouir son visage dans mon cou et de suçoter la peau fine et sensible de cet endroit. Un autre frisson me prit et descendit le long de mes bras, puis le long de mes jambes, laissant derrière lui une traînée de chair de poule. Un gémissement s'échappa de nouveau de mes lèvres. Incontrôlable. Je le sentis sourire dans mon cou. Sa main droite reprit alors son exploration. Après avoir caressé la peau de mon ventre, faisant tressauter mes muscles abdominaux, elle remonta plus haut et s'empara de mon sein gauche à travers le tissu de mon soutien-gorge. Ses doigts allèrent directement pincer mon mamelon déjà durci, et un hoquet de surprise mêlé de plaisir sortit de ma bouche. Je me tortillai, essayant d'échapper à l'emprise d'Edward.
- Hey, tu n'aimes pas ce que je te fais ? Demanda Edward, en relevant la tête pour me regarder droit dans les yeux.
- Si, non, enfin oui ! Mais... mais c'est la première fois et...
Il posa un doigt sur mes lèvres pour me faire taire.
- Juste, laisse-toi aller, chuchota-t-il.
Et avant que je ne proteste, ses lèvres étaient de nouveau sur les miennes, quémandant le passage de sa langue. J'entrouvris les miennes et sa langue vint masser la mienne, l'entraînant dans un ballet de sensations. Sa main gauche descendit le long de mon corps, effleurant ma poitrine, ce qui m'envoya une décharge d'électricité. Sa main finit sa course sur une de mes fesses, me plaquant un peu plus contre lui. Sans m'en apercevoir, mon corps commença à onduler contre le sien, cherchant une friction bienfaisante, et Edward émit un grognement rauque. Sa main droite retrouva sa place sous mon tee-shirt. Il la glissa dans mon dos et dégrafa mon soutien-gorge sans aucune difficulté, avant de revenir sur le devant et de toucher du bout des doigts ma poitrine. Le sang battait dans mes tempes, mais aussi plus bas, au niveau de mon intimité. C'est comme si un deuxième coeur était apparu dans mon bas-ventre. L'idée était saugrenue mais c'était vraiment l'impression que j'avais.
Avant que je ne m'en aperçoive, Edward, m'avait retiré mon tee-shirt et fait glisser mon soutien-gorge le long de mes bras. Il laissa ses mains flatter mon corps avec douceur.
Subitement, il me poussa en arrière et je tombai sur son lit. Tremblante de peur mais aussi d'anticipation, je m'allongeai sur celui-ci. Edward vint aussitôt me surplomber. Il posa chastement ses lèvres sur les miennes, se recula et me sourit. Il embrassa ensuite ma clavicule et laissa un chemin de baisers jusqu'à ma poitrine. Je retins ma respiration quand je sentis sa langue sur l'extrémité de mon sein droit, tandis qu'il caressait le gauche de ses doigts. Il mordilla doucement le bout, et encore une fois je ne pus m'empêcher de gémir. Il continua à cajoler ma poitrine quelques minutes, puis sa bouche reprit sa descente infernale. Il s'arrêta sur mon nombril et le titilla quelques instants.
Ses doigts triturèrent le bouton de mon short en jean un moment avant qu'il ne se décide à le déboutonner. Il releva le visage vers moi, plongeant son regard émeraude dans le mien comme pour me demander la permission d'aller plus loin. Beaucoup plus loin. Malgré la peur que j'éprouvais, j'avais confiance en Edward, et je savais que c'était lui que je voulais et personne d'autre. Le plaisir prit alors le dessus et je hochai la tête, lui donnant mon accord muet. Et il fit glisser mon short le long de mes jambes. Quand il eut fini, il resta de longues secondes immobile à m'observer. Ses yeux balayaient mon corps avec envie. Il passa ses mains sur mes cuisses en remontant vers mon dernier sous-vêtement. Tout en continuant à me fixer droit dans les yeux, il fit passer son doigt sur le tissu de ma culotte. Un sourire étira ses lèvres en constatant l'humidité de cette dernière. Un gémissement franchit mes lèvres quand il appuya doucement sur mon intimité. Il frotta ses doigts légèrement sur un rythme régulier, et sans que je ne m'en aperçoive, mes hanches commencèrent à onduler en même temps. Il se pencha sur moi et m'embrassa à pleine bouche, tout en continuant à me caresser. Je haletais et gémissais sans pouvoir m'arrêter, envahie par des sensations qui m'étaient complètement inconnues. Quand ses doigts glissèrent sous l'élastique de ma culotte, imprimant des mouvements circulaires sur mon intimité, un long gémissement sorti de ma gorge. Mes hanches ondulèrent encore plus fortement pour aller à la rencontre de sa main et chercher plus de friction et de plaisir.
Edward s'était légèrement écarté et je sentais son regard sur moi alors que j'avais les yeux fermés. Je me mordillais les lèvres sous l'intensité du plaisir, et soudain une décharge m'atteignit quand je le sentis introduire ses doigts en moi, tout en continuant de son pouce à caresser mon intimité. Mes yeux s'ouvrirent sous le choc et je tombai directement dans son regard émeraude obscurci. Il avait un air concentré, mais un sourire fendit son visage quand il me vit l'observer à mon tour. Il commença alors à faire aller et venir ses doigts en moi. Si j'avais cru qu'avant ça il n'y avait pas meilleure sensation, j'avais eu tort. Les sensations que j'éprouvais étaient maintenant décuplées et je ne pus empêcher mes hanches d'ondoyer contre sa main. Ma respiration était haletante et entrecoupée de mes gémissements et de mes soupirs. Je fermai de nouveau les yeux pour me concentrer sur ce plaisir qui gagnait mon corps tout en entier. Au moment où je pensais que mon corps ne pourrait plus contenir ce plaisir immense, il n'y eut soudain plus rien et j'ouvris les yeux sous le choc. Je vis Edward retirait à la va-vite son tee-shirt et se débarrassait de son jean et de son boxer. Le rouge me monta aux joues à la vue de son sexe dressé. Sans aucune pudeur, il se dirigea vers la table de chevet et en sortit un préservatif qu'il déroula dessus. Il revint vers moi en s'allongeant sur mon corps. Son sexe chaud et pressé contre ma cuisse me faisait trembler d'anticipation. Il me fit un sourire confiant avant de doucement glisser en moi.
Je sentis aussitôt une résistance qu'il poussa doucement d'abord, avant de donner une poussée plus forte. Une vive douleur se diffusa en moi et je me crispai automatiquement. Deux larmes roulèrent sur mes joues, qu'Edward essuya. Il me chuchota une litanie de mots réconfortants tout en déposant de petits baisers sur mon visage. Il resta encore quelques minutes sans bouger en moi. Quand mes muscles se détendirent, il commença de très lents va-et-vient. Un long gémissement s'échappa de sa gorge à ce moment-là.
L'observer dans son plaisir était la chose la plus magnifique qu'il m'ait été donnée de voir. Les yeux fermés, Edward se mordait la lèvre inférieure. Son souffle était haletant. Le plus incroyable était encore les purs gémissements de jouissance qui franchissait sa bouche. Le fait de l'entendre gémir était la chose la plus érotique qui soit et je sentis alors le plaisir revenir et me submerger petit à petit.
Mes mains s'accrochèrent à ses épaules et je pliai les genoux, posant mes pieds à plat sur le matelas. La position donna un meilleur angle à Edward et il s'enfonça plus loin en moi. Le plaisir grimpa alors rapidement et je ne pus empêcher mes hanches de venir se plaquer contre les siennes quand il revenait me pénétrer. Il ouvrit les yeux et un sourire étira ses lèvres quand il me regarda.
Il alternait entre deux rythmes, chacun me procurant des sensations différentes mais exquises. Lent, soutenu, de nouveau lent, puis de nouveau soutenu... J'étais en train d'en perdre la tête quand ses mouvements devinrent encore plus vifs. Une de ses mains se glissa entre nos deux corps. Ses doigts se posèrent sur mon intimité et y imprimèrent le même mouvement circulaire que plus tôt. Aussitôt, une boule de plaisir m'irradia par vague, inondant mon corps d'un plaisir indescriptible. Ce que je devinai être mon premier orgasme me fit émettre un très long et fort gémissement. Edward à son tour poussa un grognement rauque.
Après une ou deux poussées de plus, il s'affala sur moi, essoufflé. Nos respirations haletantes se faisaient écho. Edward se releva et se retira de moi. Ce fut alors une drôle de sensation que de ne plus le sentir en moi. Il revint vite près de moi et me tira contre lui. Se soulevant sur un coude, il m'observa un instant. Sa main se posa sur ma gorge.
- Tu es toute rouge ici, chuchota-t-il.
Il fit glisser sa main vers mes cuisses.
- Et tes jambes tremblent.
- Oh !
Je ne m'étais aperçue de rien, mais maintenant qu'il en faisait la remarque, je vis les muscles intérieurs de mes cuisses tressauter sans que je ne puisse rien faire.
- Pardon, murmurai-je confuse.
Il émit un petit rire.
- Je trouve ça mignon, moi.
Il se pencha sur moi et m'embrassa doucement.
- Tu as aimé ? Demanda-t-il.
Je n'eus pas besoin de répondre, mes joues le firent pour moi. Il sourit de plus belle.
- Et... et toi ? marmonnai-je peu sûre.
- Tu as été parfaite, ma Bella, souffla-t-il tendrement.
Il reposa sa tête sur l'oreiller et rabattit le drap sur nos corps dénudés. Il ouvrit son bras et je glissai ma tête dans le creux de son épaule. Une de ses mains vint caresser mes hanches, provoquant une série de frissons agréablement apaisants. Et c'est ainsi que le sommeil nous prit.
oOo
Pendant le reste de l'été, Edward m'attira régulièrement dans sa chambre, me faisant découvrir les plaisirs de la chair dans toutes ses formes ou presque. Mon côté timoré avait vite disparu, cédant la place à une Bella que je ne connaissais pas : sensuelle et aguicheuse. Edward m'avait fait dévoiler une autre facette de ma personnalité que je ne soupçonnais même pas. Et à l'évidence, il en était aussi ravi que moi.
Quand le moment de se quitter arriva, je sentis mon cœur se déchirer. Il me garda longtemps dans ses bras, chuchotant des mots doux à mon oreille, caressant mes cheveux, tentant de m'apaiser. Je lui fis mille promesses qu'il accepta d'un hochement de tête. Et c'est le cœur lourd que je quittai Santa Barbara cet été-la…
* Aux Etats-Unis, pour parler de rapports amoureux, les gens ont recours au base-ball. Si mes souvenirs sont exacts ça donne à peu près ça :
- première base : échange de baisers
- deuxième base : attouchements avec les vêtements ou pelotage des seins si on veut
- troisième base : préliminaires sans vêtement avec orgasme à la clé
- quatrième base ou home run : pénétration et donc faire l'amour
Alors vous avez trouvé ça comment ? C'était ce que vous attendiez ?
Je tiens à préciser que c'est le tout premier lemon que j'écris, ce n'est pas facile ! Dites-moi ce que vous en pensez car c'est très important pour moi !
Merci de m'avoir lu !
Et n'oubliez qu'une review fait toujours plaisir. Un petit clique sur le bouton vert et un petit mot, ça ne prend que quelques secondes !
Bises
Shiriliz
