Chapitre 9 : Mémorable invasion

\*******/

« On est bientôt arrivé ? »

Une veine apparut sur la tempe du jeune Sôji Okita tout en même temps qu'il posa sa main sur son katana. Le remarquant, Kondo s'empressa d'arrêter son geste et de lui faire signe de se calmer, même s'il comprenait l'irritation de son jeune disciple. A l'allée comme au retour, Hijikata n'avait de cesse de répéter cette même phrase, titillant ainsi les nerfs du capitaine de la première division, et ne se rendant même pas compte à quel point il pouvait être insupportable de voyager avec lui. Fort heureusement, cela faisait des jours qu'ils avaient quitté Edo, et les voilà enfin de retour au sein de la capitale nipponne, non loin de leur quartier général :

« Mais, c'est moi ou ça sent les poubelles, fit remarquer Okita.

- L'hygiène dans ce quartier semble déplorable, poursuivit Hijikata.

- Attendez, vous entendez ce bruit, dit Kondo.

- On dirait la belle détonation des katana qui s'entrechoquement. Ah, ce que j'aime ces tintements.

- Sôji, ce n'est pas le moment de se la jouer poète. On dirait que ça vient du quartier général. Il y aurait eu une attaque durant notre absence ? C'est une chance que nous revenions à temps, nous avons bien fait de ne pas nous attarder à Edo.

- Moi j'entends plus des bruits de nausées, de corps qui tombent à terre, de cris de douleur, d'os qui craquent, de jurons… Ne comptez pas sur moi pour vous suivre, déclara alors le brun.

- De toute façon, vous ne savez même plus manier votre katana Hijikata-san. Vous serez plus une charge qu'autre chose. Restez donc ici, vous serez sans doute plus utile en faisant le guet.

- Faire le gay ? Mais quand je l'ai fait à Edo, croyant que j'avais une relation avec Kondo-san, j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée entre toi et ce Tamejirô qui se disait être mon frère.

- C'est bien ce que je vous disais Kondo-san, il n'y a pas que la mémoire qui a flanché chez Hijikata-san, tout le cerveau est touché, il ne sert plus à rien. On pourrait peut-être l'embaucher pour nous débarrasser des poubelles, mais là encore j'ai des doutes.

- Sôji, que tu es dur avec Toshi. »

L'homme aux yeux violets s'étonnait toujours de la patience dont pouvait faire preuve Kondo face à ce jeune homme impudent. Toujours souriant quand il ne passait pas en mode suicidaire, il expliqua calmement au brun ce qu'il devait faire, à savoir ne pas bouger, ne pas s'approcher du champ de bataille, et venir les avertir s'il sentait que quelque chose de grave était sur le point d'arriver. Hochant la tête pour lui montrer sa compréhension, les deux hommes Kondo et Okita dégainèrent leur arme et s'élancèrent dans l'enceinte du temple en poussant des cris de guerre que le brun jugea stupide. A quoi cela servait-il de faire part ainsi de leur présence ? Ces deux-là n'étaient, pour ainsi dire, pas très futés.

Des coups de feu furent tirés non loin. Pris de panique, Hijikata poussa un léger cri de stupeur tout en même temps qu'il se protégea la tête de ses mains. Pourquoi ne profiterait-il pas de la situation et du fait qu'ils l'aient laissé seul pour fuir ? N'était-ce pas la meilleure solution ? Même s'il n'avait nulle part où aller, rester avec eux le conduirait forcément à une aller direct vers l'autre monde. Décidé de prendre les jambes à son cou, le brun interrompit sa résolution quand il entendit une voix grave qui le fit davantage frissonner d'angoisse :

« Te voilà donc, maudit humain, je t'attendais. »

La personne qui avait dit cela semblait s'adresser à lui. Regardant tout autour, il aperçut effectivement, au coin d'un arbre, un homme aux cheveux blonds le fixer avec une intensité telle qu'elle redoubla la crainte d'Hijikata. Reculant du plus qu'il pouvait, son dos alla se plaquer contre un arbre. Au diable pourquoi cet homme le regardait de la sorte, cela ne lui disait rien de bon.

\*******/

Kondo et Okita se faufilèrent de façon peu discrète dans la bâtisse, leur katana bien en main et en hurlant comme des fauves, puis ils s'arrêtèrent au beau milieu de la cours afin de faire part de leur présence :

« Je suis Isami Kondo, capitaine du Shinsengumi.

- Et Sôji Okita, capitaine de la première division.

- Vous êtes ici sur le territoire du Shinsengumi. Rendez-vous ou c'est de votre vie que vous paierez votre… euh.

- Kondo-san, réalisa aussi Sôji, il n'y a personne.

- Mais pourtant, on a bien entendu des cris.

- Mais de l'autre côté du temple. Nous devrions y aller, nos amis sont peut-être en train d'agoniser, nous ne pouvons les laisser.

- Tout fait d'accord. Allons-y Sôji. Mais quand même, je suis déçu que ma magnifique entrée n'ait servi à rien.

- Moi je vous ai trouvé formidable Kondo-san, je suis content d'avoir été le seul à y avoir assister. »

L'homme au kimono jaune et hakama brun gratifia son élève d'un ébouriffement de cheveux avant de s'avancer vers l'arrière du quartier général. En route, ils s'arrêtèrent à côté d'une pièce, une chambre pour être plus exact, et ce qu'ils y virent à l'intérieur leur firent tomber la mâchoire au sol :

« Mais, ne serait-ce pas…

- Chizuru-chan, en train de piétiner Kyûju Amagiri. Je ne la savais pas si forte Chizuru-chan.

- Mais non, elle ne me piétine pas, riposta l'oni à la force titanesque qui était effectivement allongé sur le sol avec Chizuru sur son dos, elle me fait un massage. Comme elle est petite et légère, ça me fait un bien fou.

- Mais… Yukimura-kun, c'est un ennemi !

- Oh ça va, c'est n'est qu'une pauvre larve incapable de faire trois pas sans grogner de douleur. La fille de médecin que je suis ne peut pas rester de marbre face à une personne en souffrance. »

Chizuru avait dit ça en portant une sorte de jarre à sa bouche, et cette fois les mâchoires de Kondo et Okita allèrent même creuser le sol, ne croyant pas la scène qui était en train de se dérouler sous leurs yeux. D'ailleurs à bien y regarder, il n'y avait pas que la scène de Chizuru grossière et buvant du saké au goulot, mais en plus le quartier général du Shinsengumi n'était qu'un amas de détritus. Mais qu'est-ce que qui avait bien pu se passer durant leur absence ? Et d'ailleurs où se trouvaient tous les autres ? Et Saito, comment le consciencieux capitaine de la troisième division avait-il pu laisser cette enfant boire ?

Le capitaine allait poser davantage de questions à la petite protégée de la milice quand soudainement, cette dernière quitta le dos de l'oni aux cheveux rouge pour venir se suspendre au cou du capitaine :

« Kondo-san, si vous et Okita-san êtes là, ça veut donc dire qu'Hijikata-san aussi.

- Euh… Oui, répondit en hésitant Kondo gêné par les gestes un peu familiers de la jeune fille, le faisant rougir aussi parce que cela faisait bien un moment qu'il n'avait plus tenu de si près une jeune fille.

- Hijikata-san est toujours aussi minable qu'à son départ, maugréa Sôji qui tira brusquement sur le kimono de la jeune fille pour la faire s'éloigner de son précieux maître. Ça suffisait bien assez avec Hijikata !

- Mais ça ne fait rien, avec moi, il redeviendra un vrai homme, dit Chizuru non sans une pointe de malice dans sa voix qui laissait fort à deviner le fond de sa pensée.

- STOP, stop, stop, réagit Kondo choqué par les paroles de la pure Chizuru. »

Okita voulut trancher la jeune fille de perturber ainsi le fragile état psychologique de son maître, Kondo l'en empêcha une fois de plus. De son côté, Amagiri réclamait le retour de la femelle oni sur son dos, pensant que lui aussi devrait se trouver une petite femme.

\******/

Yamazaki se frottait les mains de contentement. Enfin, il y avait un revers à la situation. La roue tournait pour son plus grand bonheur. Il avait bien vu l'arrivée de leurs ennemis, mais il n'avait rien dit, préférant trahir cette bande de scélérats plutôt que de vivre éternellement face à la crainte constante que son secret ne soit dévoilé. Maintenant, il devait fuir, rester au Shinsengumi n'avait plus d'intérêt pour lui puisque le vice-capitaine Hijikata, celui-là même qu'il lui avait demandé s'il voulait bien se joindre à leur groupe, n'était plus et que le groupe en question n'était plus qu'une bande de gosse bavant sur le sol, incapables de se relever à cause des excès d'alcool. Mais avant de s'en aller, il n'avait pas le cœur à laisser ce pauvre Saito seul et ligoté, et puis pas question non plus qu'il parte sans sa peluche restée dans sa chambre. Hum, mais que faire en premier ? Saito ou la peluche ? Non désireux de se faire surprendre avec une peluche dans les bras, il choisit plutôt de libérer le jeune samourai en premier.

En entendant des pas se diriger vers la pièce dans laquelle il était enfermé, puis une ombre derrière le shôji, Saito craignit une nouvelle séances de chatouilles qu'il avait de plus en plus de mal à supporter. Fort heureusement pour lui, il ne s'agissait que de l'espion du Shinsengumi qui venait enfin lui ôter ses liens. Après tant de jour attaché, les membres du jeune capitaine étaient complètement engourdis, et il eut bien du mal à se mettre sur ses jambes. Voyant que Yamazaki s'en allait déjà, il l'arrêta avant qu'il ne repasse la porte :

« Yamazaki-kun, ce n'est que maintenant que tu arrives ! Sais-tu quelle agonie j'ai vécue pendant près d'un mois ?

- Pardon mais… J'ai eu comme un empêchement.

- Et qu'est-ce qui t'a retenu pendant un mois entier ?

- Et bien… hésitait à répondre Yamazaki, n'osant avouer qu'il avait préféré garder son secret de nounours intact plutôt que de venir en aide à autrui. J'ai eu la gastro. »

Saito ne crut qu'a moitié à son histoire de diarrhée, mais il n'avait plus le temps pour ça. Il se devait de récupérer ses armes qui avaient dû être cachées quelque part, puis de corriger tous ces malfrats, Chizuru comprit. Saito n'avait guerre besoin d'interprète pour comprendre qu'à chaque fois qu'on venait lui rendre visite, les hommes et la jeune fille se trouvaient déjà bien éméchés à l'alcool. Et puis, a entendre les cris de fête, il s'imaginait très bien dans quel état devait se trouver le quartier général, mais avant toute chose… :

« Je vais pisser, annonçant de but en blanc Saito avec une vulgarité qui surprit le shinobi. Ces oives ne m'emmènent aux latrines qu'une seule fois par jour, c'est vraiment horrible de retenir ses sphincters, surtout quand on te chatouille, je vais leur faire payer moi. Et toi Yamazaki-kun, tu me suis !

- Euh non, recula légèrement le ninja aux yeux violets, effrayé par le ton utilisé par Saito de même que par l'aura meurtrière qui se dégageait de lui. Tout ce que je veux moi, c'est me barrer d'ici.

- Mais si, suis-moi, à deux on n'est plus forts. »

Au final, le shinobi pensa qu'il aurait mieux fait de penser à sa peluche avant Saito, ou même de ne pas penser à Saito du tout. Sa bonté le perdra.

\********/

Et pendant ce temps, dans l'enceinte même du quartier général se déroulait une scène spectaculaire de combat. Sanosuke, sa lance bien en main, fonça sur son adversaire Shiranui et sa lamentable chute au sol fit qu'il esquiva avec habileté, ou plutôt avec maladresse, la balle qui lui était destinée. Le tireur ne bougeait guerre, chacun de ses mouvements réveillant ses douleurs dorsales, et eux n'arrivaient pas à faire trois pas sans se vautrer par terre. Leur commande motrice complètement noyée dans l'alcool faisait qu'ils avaient bien du mal à se tenir debout. On aurait pu croire que de ce fait, ils se retrouvaient à égalité avec leur adversaire infirme, mais Shiranui avait l'avantage de posséder une arme qui lui permettait juste de bouger le bras et d'atteindre sa cible à distance. Les capitaines de secondes et dixièmes divisions s'avouèrent qu'ils ne faisaient pas le poids et qu'ils risquaient de perdre cette bataille, d'autant plus qu'ils étaient les derniers hommes valides de la milice. Heisuke aurait pu participer, mais à force d'alcool et de déception, il était depuis peu passé en mode "dépressif", chouinant sans arrêt dans son coin et se fichant pas mal à présent de se faire flinguer, trancher ou bien démolir par l'un des trois oni. Quant à Itô, qui certes était un beau parleur mais également un bon bretteur, même s'il n'en avait pas l'air, il était parti en course afin de se réapprovisionner en sake. Il ne restait donc vraiment que Shinpachi et Sanosuke pour assurer la défense du quartier général :

« Shinpachi, dit le lancier à son ami, il faut changer de tactique, nos armes ne peuvent rien contre lui.

- Dis plutôt que nos armes n'arrivent pas à arriver jusqu'à lui. La faute à qui hein ?

- S'il utilise des projectiles, autant faire la même chose, proposa le rouquin. Ses mouvements semblent limités, on devrait l'avoir facilement.

- Encore faudrait-il savoir viser convenablement. En plus j'en vois deux là des Shiranui, je sais même pas sur lequel il faut tirer. Et puis d'abord avec quoi ?

- Hum, cette table là, dit Sanosuke en désignant une table de bureau qui se situait dans la pièce derrière eux.

- Tu n'aurais pas pu choisir encore plus imposant ! demanda avec ironie le capitaine de la seconde division qui ne se sentait pas de soulever une table pour la jeter en plus.

- Justement, comme c'est plus grand, on aura plus de chance de ne pas rater notre cible. »

Et c'est donc bien difficilement que les deux hommes s'emparèrent de la table en bois plutôt lourde mais bien pratique car elle leur servit aussi de bouclier contre les balles de leur adversaire. Leur premier lancer s'avéra tout aussi pitoyable qu'incoordonné, puisque la dite table alla s'écraser tout juste à quelques centimètres de leur pieds :

« Non, pas comme ça Shinpachi. Même si nous sommes complètement bourrés, on se doit quand même de combattre avec toute notre âme. Allons puiser la force en nous, lançons cette table.

- Ouais, t'as raison Sano. »

Et c'est pris de cette énergie nouvelle que les deux hommes lancèrent de nouveau la table en l'air, bien haut cette fois… trop haut et trop loin aussi puisque le mobilier passa par-dessus l'enclot pour aller s'écraser lourdement dans la rue, provoquant un grand bruit. Complètement pantois devant leur exploit, Shinpachi finit enfin par dire :

« Ouah, je ne pensais pas qu'il restait autant de force en moi. Si ça se trouve, je suis invincible. »

De son côté, Shiranui s'explosa de rire, se cambrant tellement son ventre lui faisait mal, puis il sentit une nouvelle vertèbre craquer. Serrant les dents pour ne pas crier, il transforma sa douleur en une haine à l'égard de Kazama et de son foutu sang qui avait décoré le sol des locaux du clan Satsuma et dont ils avaient mis bien une semaine à enlever, la substance ayant entre-temps coagulé, la rendant encore plus difficile à nettoyer :

« J'ai besoin d'un massage, dit Shiranui en serrant les dents.

- Et moi j'ai besoin d'une cuvette, annonça Sanosuke. J'ai trop forcé, je sens que je vais vomir.

- Et si on s'arrêtait là pour aujourd'hui, proposa Shinpachi.

- Je suis pour, répondirent en cœur les deux hommes. »

On leur pardonne parce qu'ils avaient vraiment combattu jusqu'à leur limite, bien basse certes, mais vaillamment et jusqu'au bout. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que leur combat avait marqué une étape décisive pour l'avenir du Shinsengumi. Mais ça, ils étaient bien loin, mais vraiment loin de le prévoir. D'ailleurs qui l'aurait cru ?

\********/

L'homme blond avança d'un pas puis son visage se crispa en une mimique de douleur tout en même temps qu'il se tint son dos, ce qui radoucit Hijikata qui osa demander :

« Euh… Est-ce que tout va bien monsieur le métis ?

- Monsieur le métis ! Comment oses-tu me traiter ainsi ? s'indigna l'oni aux yeux rouges.

- Et bien, j'ai peut-être perdu la mémoire, mais je ne pense pas qu'il soit courant d'avoir les cheveux de cette couleur au Japon ¹.

- Enfoiré, je vais te détruire, toi et le Shinsengumi dont tu es si fier.

- Détruire le Shinsengumi ? Détruire le Shinsengumi… répéta l'homme aux yeux violets.

-Allez, dégaine, railla Kazama. »

Depuis qu'il souffrait d'amnésie, Hijikata avait parfois des flash de souvenirs en réaction à certains mots comme "samourai". Il avait certes déjà entendu le nom de Shinsengumi, qu'il avait d'ailleurs confondu avec Shit sans gouine, mais cela n'avait en rien détonné dans sa petite tête d'amnésique. Mais cette fois, tout semblait se remettre en marche. « Détruire le Shinsengumi » qu'il ne cessait de répéter tout en avançant vers son adversaire, tout en mettant sa main sur son katana, arme qu'il n'osait jusque là plus toucher. Kazama sourit tout en disant au vice-capitaine :

« Tu te décides enfin, approche.

- Le Shinsengumi, ne touchez pas au Shinsengumi ! »

La hargne avec laquelle il venait de prononcer ces quelques mots, cette conviction dans la voix… Pas de doute, le vrai Hijikata état en train de revenir, et ce fut la menace envers le Shinsengumi, envers cette milice qu'il avait eu tant de mal à mettre sur pied avec Kondo, cette idée qui n'était plus un rêve pour eux mais bien une réalité. Le vrai Toshizô Hijikata ne laisserait jamais son rempart à son statut de samourai qu'il désirait tant voler en fumée ².

Avec le pouce, il commença à dégainer son katana, s'approchant encore de son adversaire, le fixant avec des yeux pleins de détermination, bien différents de la peur constante qu'il ne faisait que dégager ces derniers jours. Mais alors qu'il allait sortir son arme du fourreau…

BAOUM

Une espèce de masse lourde en bois et sortie de nulle part atterrit tout droit sur la poire du brun à présent complètement écrasé dessous. Kazama resta figé de consternation, persuadé que cet objet tombé du ciel ne pouvait avoir été envoyé que par les Dieux. Lui étaient-Ils venus en aide, le sachant incapable de combattre du fait de son mal de dos ? C'était bien la première fois qu'il pleuvait des objets !

La poussière se dissipant, il put enfin analyser la nature de l'objet qui s'avérait être… une table. L'oni aux yeux rouges grogna tout en rengainant son arme :

« Pff, je n'avais pas besoin de leur aide, je pouvais très bien m'en occuper tout seul. Mais soit, puisque les Dieux sont aussi de mon côté, c'est qu'ils ont certainement compris la grandeur de l'oni que je suis. Allez, j'ai pu combattre mon ennemi de toujours, il est temps de repartir… Mais on n'était pas venu faire autre chose ici ? Bah, ça ne devait être important, de toute façon j'ai trop mal au dos, il faut que rentre chez moi pour m'allonger. »

Flemmant de vouloir aller chercher ses compagnons, Kazama siffla un bon coup pour rappeler ses acolytes, laissant là ce pauvre Hijikata toujours enseveli sous la lourde table en bois tombée du ciel. Alors que lui revenait enfin la mémoire, le voilà qu'il se prenait un nouveau coup à la tête.

\*******/

¹ Ne vous fiez pas forcément aux mangas et à ces personnages qui ont les cheveux de toutes les couleurs. Les japonais sont en général bruns, ou du moins ont une couleur de cheveux foncée. Plus maintenant que le Japon est ouvert à l'étranger, mais autrefois avoir des cheveux clairs signifiait que l'on était un étranger, et c'était mal vu, le Japon étant très peu ouvert sur l'étranger.

² Beaucoup le savent sans doute déjà, Hijikata et Kondo sont des fils de paysan, donc légalement ils n'auraient jamais pu devenir des samourai. Ils ont pu le devenir grâce aux Roshi-gumi (ancien nom du Shinsengumi) qui demandait à ce que des rônins viennent défendre la capitale, et ils se moquait bien de l'origine sociale de ces rônin. Kondo et Hijikata avaient alors sauté sur l'occasion pour réaliser leur rêve. On peut dire qu'ils y sont arrivés.

Note de l'auteur : Merci d'avoir lu

Mes chapitres sont de plus en plus longs, il est temps de terminer cette fanfic. Cette fois c'est officiel, le prochain chapitre sera le dernier. Ca devait être la fic du printemps, elle s'est transformée en fic de printemps-été. Bah, ce n'est pas grave, j'avais prévu six chapitres, il y en aura dix au final. J'ai toujours du mal à clarifier correctement la longueur de mes fic, surtout que des idées me viennent en cours de rédaction.