Oui je sais… j'avais dit avant la fin de l'année 2010. Damned, j'ai deux mois de retard. J'ai honte ! Mais pour ma défense, sachez que j'ai attrapé tout ce qui trainé en fin d'année. Du coup j'ai passé le passage de 2010 à 2011 au fond de mon lit avec une angine/bronchite/otite, et deux semaines plus tars j'ai enchainé avec une grippe intestinale. Bref, ce début d'année n'a pas été de tout repos. J'ai eu aussi mille projets (non ok pas tant lol) à mener pour l'école, bref j'ai été beaucoup plus occupée que je ne le pensais.
Actuellement, j'ai commencé mon stage de fin de formation dans une maison d'édition, ce qui ne veut pas dire que j'aurai plus de temps parce pas de devoirs. J'ai encore deux gros projets à terminer et après je passerai à mon mémoire de stage (oui on ne nous laisse jamais tranquille). Cependant, je peux vous promettre (et c'est une vraie promesse) que le dernier chapitre sera en ligne avant le mois de juin ! Histoire de dire que j'ai mis moins d'un an à pondre six pauvres malheureux chapitres lol.
Je tiens enfin à tous vous remercier pour vos reviews, je crois bien n'avoir oublié personne et j'y répondu le plus vite possible. Je remercie aussi les personnes qui m'ont envoyé des mps pour me demander si j'allais bien. C'était très attentionné, et ça m'a beaucoup touché.
Je remercie aussi ma béta, car sans elle ce ne serait pas aussi bien corrigé. Et elle a toujours plein d'idées.
Allez je vous laisse à la lecture :)
Juste avant que vous ne commenciez, je vous suggère de lire ce chapitre en écoutant le dernier album de Katy Perry, Teenage Dream. Je l'ai écouté en boucle en l'écrivant.
Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient. Ils sont la propriété exclusive de S. Meyer. Je ne fais que lui emprunter ses personnages sans but lucratif.
Chapitre 5 : Amende honorable
Normalement, elle arrivait toujours vers cette date-là, c'est pour cela que, depuis quelques jours, je scrutais attentivement le chemin qui menait à la plage. Je soufflai, dépité, et me retournai sur le dos, barrant mon visage d'un bras.
- Elle ne viendra pas, s'éleva la voix hautaine de ma sœur.
Je retirai mon bras et clignai des yeux en la découvrant penchée au-dessus de moi, me cachant de la lumière du soleil. Les mains sur les hanches, elle me toisait méchamment. Cet air féroce et cette voix hautaine, c'est ce qu'elle me réservait lorsque nous parlions de Bella, depuis que cette dernière et moi nous étions disputés.
- Elle ne viendra pas et c'est à cause de toi, Don Juan de pacotille ! reprit-elle.
Agacé par les plaintes de ma sœur, je me levai et jetai ma serviette sur mon épaule, amorçant le geste de rentrer. Cela faisait un an qu'Alice m'assenait sans cesse ses jérémiades. Elle m'en voulait d'avoir divisé notre groupe d'amis entre Bella et moi.
J'étais en train de pousser le petit portillon qui séparait notre jardin de la plage quand j'entendis Alice arrivait derrière moi. Je soupirai de lassitude, prêt une fois de plus à supporter ses lamentations à mon égard.
- Edward, ça ne peut plus durer ! S'écria-t-elle dans mon dos.
- Il ne tient qu'à toi d'arrêter de te plaindre alors, répondis-je en lui faisant face.
Elle grogna de mécontentement.
- Je ne parle pas de ça, sombre idiot !
Elle se pinça l'arête du nez, et je compris qu'elle était à bout.
- On ne peut pas continuer comme ça ! Edward, j'en peux plus ! J'en peux plus de me séparer en deux pour vous ! Je suis fatiguée et… Sa voix mourut dans un sanglot.
Alice s'agenouilla au sol et fourra son visage entre ses mains en reniflant. Je me mis à genoux et la secouai par les épaules.
- Allons, Alice… bredouillai-je ne sachant quoi trop dire.
- Non Edward, non. Il faut que cela cesse. Je ne me partagerai pas en deux plus longtemps. Je n'en peux plus d'entendre vos jérémiades l'un sur l'autre. J'en ai marre de faire semblant de te détester quand je suis avec Bella, et de t'entendre la traiter de la pire des façons. C'est ma meilleure amie, et tu es mon frère… et… et je vous aime tous les deux…
J'écartai ses mains de son visage et essuyai les larmes sur ses joues.
- Alice, je ne savais pas que ça te faisait du mal comme ça. Tu aurais dû m'en parler…
- Et qu'est-ce que tu aurais fait ? Tu serais allé lui parler, lui présenter tes excuses pour la manière impardonnable avec laquelle tu l'as laissé tomber ? s'écria-t-elle.
- Eh bien… oui.
Elle releva la tête vers moi et me scruta pendant plusieurs secondes en silence, jaugeant si ma réponse était vraiment sérieuse.
- Tu serais prêt à aller t'excuser maintenant ? demanda-t-elle.
- Euh, eh bien oui, pourquoi pas. Mais je ne sais pas où elle est.
Alice essuya ses yeux et me fit un splendide sourire.
- Alors ça, ce n'est vraiment pas un problème ! s'exclama-t-elle d'un air réjoui.
oOo
C'est comme ça que je me retrouvai la semaine suivante sur le campus universitaire d'Harvard. Alice m'avait donné l'adresse de Bella et avait pris pour moi un billet d'avion pour Cambridge avec ma carte bancaire…
Plan en main, je trouvai très vite les bâtiments qui réunissaient les dortoirs sur le campus. Je me dirigeai vers celui qui portait l'initial C. Je vérifiai que le nom Swan se trouvait bien dans la liste des noms de l'interphone, puis j'enfonçai le bouton d'appel situé en face de son nom. J'attendis quelques secondes avant que la voix de Bella ne grésille à travers l'interphone.
- Oui ? fit-elle d'un ton mélodieux.
Je décidai de ne pas y aller par quatre chemins et m'annonçai directement.
- Bella, c'est Edward.
Silence de mort… Enfin, si l'on omettait les grésillements de l'appareil.
- Qu'est-ce que tu fais ici ? s'énerva-t-elle finalement.
- Je voudrais qu'on discute, toi et moi.
- Je n'ai rien à te dire, cracha-t-elle.
Je patientai quelques secondes, mais rien ne se passa. J'appuyai alors de nouveau sur le bouton d'appel. L'interphone crépita aussitôt.
- Va-t'en ! me cria la voix désincarnée de Bella.
- Non s'il te plaît, ouvre-moi, on doit parler !
- Hors de question, espèce de salaud !
Le grésillement se tut une fois de plus.
Je m'adossai à la porte. Je savais que Bella ne m'accueillerait pas à bras ouverts et la bouche en coeur, mais je ne m'attendais pas non plus à me faire insulter via un interphone. Mais je n'avais pas fait tout ce chemin, dépensé toute cette énergie pour me faire claquer la porte au nez, ou plutôt me faire raccrocher au nez.
J'attendis cinq minutes et enfonçai le bouton de l'interphone.
- Oui ? demanda la voix de Bella légèrement agacée.
- C'est moi.
- Qui ça, moi ? répondit-elle, et je sentis le cynisme percer.
Je soupirai, agacé.
- C'est Edward, ouvre s'il te plaît.
- Encore toi ! Laisse-moi tranquille, nous n'avons plus rien à faire ensemble et...
- Bella tu me manques vraiment, la coupai-je.
J'entendis sa respiration se hachait à travers le bourdonnement de l'appareil.
- Laisse-moi tranquille, répéta-t-elle.
Une fois de plus, l'interphone se coupa. Merde.
J'allais finalement rebrousser chemin quand une étudiante déverrouilla la porte pour entrer. Je me glissai aussitôt derrière elle. Elle se retourna et je lui lançai un sourire avenant et charmeur. Ses joues rougirent et je tentai alors ma chance.
- Par le plus grand des hasards, vous ne sauriez pas où se trouve la chambre d'Isabella Swan ?
Elle mit quelques secondes à me répondre, surprise que je lui adresse la parole.
- En fait, c'est ma voisine de palier, finit-elle par dire.
Elle m'invita donc à la suivre.
Si je n'avais pas été dans cette situation, j'aurai ri de la tête de Bella lorsqu'elle m'ouvrit. Elle n'avait pas changé d'un pouce, ou peut-être que si : elle était désormais une vraie jeune femme. Elle avait perdu la rondeur de ses joues, ce qui affinait un peu plus son visage et le rendait plus attirant que jamais. Ses grands yeux de biche aux longs cils, couleur chocolat, n'avaient pas changé mais paraissaient plus adultes, plus sûrs d'eux. L'instant de surprise passé, une ride se forma entre ses deux yeux, et sur sa bouche se dessina une moue déplaisante. Elle allait refermer la porte mais elle buta sur mon pied que j'avais glissé deux secondes auparavant dans l'entrebaillement.
- Edward, si tu ne t'en vas pas j'appelle le service de sécurité de la résidence, gronda-t-elle.
- Bella, je veux juste de parler. Ecoute au moins ce que j'ai à te dire, plaidai-je.
- Rien ne t'empêche de le faire ici.
Je jetai un œil de côté pour découvrir que quelques portes s'étaient ouvertes, et que des têtes d'étudiants étaient penchées dans ma direction.
- Je ne suis pas sûr que discuter au milieu d'un couloir encombré de colocataires curieux soit vraiment judicieux. Laisse-moi entrer.
Elle parut réfléchir quelques secondes et consentit finalement à m'ouvrir la porte entièrement. La perspective de faire étalage de sa vie privée en public ne l'avait certainement pas attirée plus que ça. Elle avait toujours eu un problème avec l'attention que les gens pouvaient lui porter.
Sa chambre d'étudiante était joliment décorée. Je soupçonnais ma sœur d'y être pour quelque chose. Elle avait une grande fenêtre en saillie où courait dessous une banquette de coussins. Un bureau recouvert de dossiers et de feuilles volantes était sur la gauche et un petit lit une place défait sur la droite. A gauche en entrant il y avait une porte qui devait mener à la salle de bain, et à droite un placard.
Une fois cette brève inspection faite, j'osai porter mon regard sur Bella. Cette dernière était venue s'asseoir sur son lit, les jambes croisées. Elle ne portait qu'un large tee-shirt, et sans doute juste un shorty en-dessous, puisqu'elle s'évertuait à le tirer sur ses hanches. Alors que mon regard montait le long de son tee-shirt et que je l'inspectai un peu mieux, je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il me disait quelque chose.
Voyant mon regard insistant, Bella haussa les épaules.
- Désolée je n'avais plus de fringues propres. Et oui, c'est un tee-shirt à toi, mais si tu veux je peux te le rendre, dit-elle tout en se relevant et en soulevant les bords dudit tee-shirt.
Je reculai d'un pas, déstabilisé, et je me cachai les yeux d'une main.
- C'est bon Bella, euh tu peux le garder… bredouillai-je pitoyablement.
J'osai entrouvrir mes yeux et vis qu'elle m'observait avec malice.
- Le grand Edward Cullen est gêné de me voir nue ? Tu l'étais beaucoup moins quand tu t'es mis en tête de me dépuceler ! ironisa-t-elle.
Elle commençait fort… Comment pouvais-je lui demander des excuses si à chacune de mes phrases elle se braquait et m'envoyait sur les roses.
- Justement c'est de ça dont je voulais te parler.
- Oui, et ?
Elle avait les bras croisés sur sa poitrine, attendant que je parle. Mais je ne savais pas quoi dire. Ou plutôt je ne savais pas par où commencer. Comment lui expliquer que je n'avais été qu'un idiot ? Que tout ce qu'elle m'avait offert – sa pudeur, son sourire, son cœur et sa virginité, toutes ses premières fois – m'avait fait peur. Elle avait confiance en moi, et je pense qu'à l'époque elle me voyait comme le petit ami qui serait le seul et l'unique. Mais moi je me trouvais trop jeune pour avoir une relation si sérieuse. Je n'avais pas voulu lui faire de mal. J'avais juste eu peur d'être emprisonné, étouffé par tout l'amour qu'elle me portait. Rencontrer Tanya, une fille très entreprenante et à qui la concurrence d'une petite amie ne faisait pas peur, au contraire, avait été libérateur. Je m'en voulais et en même temps j'en voulais à Bella de me m'avoir mis sur un piédestal. Je n'étais pas parfait, loin de là, j'étais même un crétin de première. Malheureusement, elle n'avait pas compris que le silence que j'entretenais avec elle avait été pour moi une rupture en bonne et due forme. Oui, je sais, j'étais bête et crétin. Un vrai garçon en somme. Je n'avais jamais voulu être un de ces p'tit cons qui trompent leur copine mais la tentation avait été plus forte. Braver l'interdit avait été si jouissif que j'avais oublié qui était Bella. J'avais oublié la jeune fille innocente qui avait confiance en moi. Je l'avais oubliée pour me perdre dans les bras de la sulfureuse et désirable Tanya. Une fille qui était déjà une femme, qui avait plus d'expérience que Bella et qui m'avait initié à quelques-unes de mes premières fois.
Et puis l'été suivant, Bella était réapparue, malheureuse comme les pierres, et j'avais compris mon erreur. J'avais voulu parler avec elle, rectifier le tir mais le mal était fait. Tout ce que nous avions réussi à faire avait été de nous jeter des horreurs au visage. J'avais été si jaloux de la voir avec Jacob que j'avais voulu l'avoir pour moi tout seul sur-le-champ. Sauf que ça avait mal tourné. Très mal tourné. Tout ce que j'avais gagné c'était la gifle la plus cuisante de toute ma vie et un trou béant à la place du cœur. J'avais tout fait pour oublier la douleur et je m'étais plongé dans la vie étudiante à fond, changeant de fille comme de chemise. Sauf qu'Alice, elle, était toujours amie avec Bella et qu'elle ne pouvait s'empêcher d'en parler même si j'avais vu qu'elle faisait tous les efforts du monde pour se retenir. Si j'avais su avant qu'Alice souffrait autant, j'aurais sans doute été plus tôt voir Bella. En attendant ce jour, j'avais quand même préparé dans ma tête un petit discours. J'avais de grandes chances de la croiser, notamment à Summerbeach où je pensais qu'elle viendrait comme tous les étés précédents. J'avais compté là-dessus pour me réconcilier avec elle, et peut-être reprendre là ou nous nous étions arrêtés au mieux, ou au pire redevenir amis.
Et là, c'était le moment de ressortir ce joli petit discours à la con, mais aucun mot ne voulait sortir. Pire, je ne me souvenais de rien. Je soufflai un grand coup.
- Je suis désolée Bella. J'ai joué au con avec toi… Mais sache que je ne le voulais pas…
- Que tu ne le voulais pas quoi ? me baiser ou me tromper ? demanda-t-elle, acerbe.
- Bella, je ne suis pas venu chercher la bagarre avec toi. J'aimerais tellement que notre dispute cesse. Tu es importante pour moi, et j'avoue que tout de toi me manque.
Elle allait dire quelque chose mais je la fis taire d'un geste de la main.
- Oui je sais, je t'ai trompée. Si tu savais comme je regrette d'avoir fait ça et surtout de m'être comporté de cette façon. Mais, Bella, j'avais peur. On était jeune et tu avais l'air si sûre de toi. Ca m'a effrayé, je ne voulais pas m'engager si tôt… Je sais que ce n'est pas une excuse. Je voudrais juste que tu saches que si je le pouvais je reviendrais en arrière pour gérer ça autrement…
Bella s'était rassise pendant mon petit discours. La bouche légèrement entrouverte, elle respirait de manière saccadée. Et ses grands yeux incrédules me fixaient sans rancune.
- Comment… elle s'arrêta, se racla la gorge puis reprit, comment tu aurais géré ça alors ? me demanda-elle tout doucement.
Prudemment, je vins m'asseoir à côté d'elle et plongeai mon regard dans le sien.
- Déjà, je crois que je n'aurais pas commencé à te draguer.
Bella sursauta.
- Tu étais jeune, sans doute trop jeune pour ce que j'avais réellement envie de faire. Tu ne t'en es peut-être pas rendu compte, mais je t'ai quand même amené à ce que tu me donnes ta virginité. Je n'en suis pas très fier crois-moi… Je pense que tous les deux, ça a été trop rapide et qu'on était trop jeune. J'aurais préféré te rencontrer maintenant, parce que les conséquences n'auraient pas été les mêmes. Nous sommes adultes, enfin presque, ajoutai-je quand je la vis hausser un sourcil, et j'aurais sans doute envisagé beaucoup plus de choses pour nous qu'il y a trois ans.
Lorsque je relevai le visage vers Bella, je vis qu'elle avait les larmes aux yeux.
- Tu… tu aurais préféré ne pas me connaître alors ? bégaya-t-elle, des sanglots dans la voix.
- Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Si je pouvais revenir en arrière je me contenterais d'être ton ami. Et puis peut-être que plus tard nous aurions pu avoir une relation. Mais j'aurais évité d'être ton premier copain. C'est tellement important pour une fille, et j'ai tout gâché pour toi. Je suis tellement désolé, j'aimerais pouvoir…
- Mais tu n'as rien compris ! cria Bella. Je ne voulais pas d'autre premier copain que toi. Grace à toi, ma première fois a été merveilleuse. Et si tu crois que je ne t'avais pas vu venir tu te mets le doigt dans l'œil. Je n'étais pas si idiote que j'en avais l'air. J'avais très bien compris que j'allais finir dans ton lit. Et tu veux savoir quoi Edward ? J'avais hâte ! Parce que tu étais le garçon parfait pour ça à mes yeux ! Que tu aies tout gâché l'été suivant n'a rien à voir avec ça. Rien ne pourra entacher le moment que tu m'as fait vivre. J'aurais juste souhaité que toi tu me dises que tu ne voulais plus qu'on soit ensemble. J'aurais compris, tu étais étudiant et je n'étais qu'une petite lycéenne écervelée. J'aurais eu mal mais moins qu'avec ce que tu m'as fait subir…
Elle s'arrêta, essoufflée.
- Mais finalement, reprit-elle, je ne voudrais revenir en arrière pour rien au monde.
Elle s'arrêta de nouveau, m'observa pendant de longues secondes comme si elle me jaugeait puis reprit avec hésitation :
- Et sache que si tu es venu avec l'intention de récupérer mon amitié et ma confiance, tu les as déjà acquis. Je n'attendais pas grand-chose de ta part pour te pardonner. Je voulais juste que tu fasses le premier pas.
Abasourdi par ces dernières paroles, je la regardai plus attentivement et vis ce que je n'avais pas encore remarqué jusque là : Bella avait grandi, mûri et était devenue bien plus adulte que moi-même.
- Tu ne m'as quand même pas facilité la chose pour ce premier pas, bougonnai-je finalement.
- Je te rappelle que tu m'as quand même trompée, je n'allais pas non plus t'accueillir à bras ouverts et la bouche en cœur. Je voulais voir si tu tenais tant que ça à ce qu'on se réconcilie.
Nous nous observâmes un moment en silence.
- Tu as changé Bella… murmurai-je troublé.
- Pas toi, s'esclaffa-t-elle en m'envoyant un coussin à la figure.
- Rectification, criai-je, tu n'as pas du tout changé, tu es toujours aussi chieuse que ma sœur !
Elle éclata de rire et mon rire se joignit au sien. C'était libérateur. Il était tellement agréable de pouvoir rire si librement avec Bella, comme avant.
- Alors, amis ? proposai-je une fois notre fou rire calmé.
- Amis, répondit-elle en serrant la main que je lui avais tendue.
Ce simple contact m'électrocuta. Comme avant. Je la lâchai soudainement, et au regard qu'elle me lança, je compris qu'elle avait ressenti la même sensation. Je me levai sans crier gare.
- Bon ben, euh je devrais peut-être y aller. Alice m'a dit que tu avais un boulot à la bibliothèque du campus et je ne voudrais pas te déranger plus, bredouillai-je.
- Euh, oui, oui c'est vrai je commence bientôt, dit-elle en regardant sa montre, troublée.
Elle se leva à son tour, et en trois pas nous fûmes devant sa porte.
- Hum et bien… euh… à la prochaine. Tu passeras nous voir à Summerbeach peut-être.
Je ne savais plus comment nous sortir de l'embarras dans lequel nous étions plongés pour une simple poignée de main.
- Euh oui, sans doute, répondit-elle vaguement.
Je ne sais plus qui de nous deux fit le premier pas, mais soudain nous étions dans les bras l'un de l'autre, ma bouche dévorant la sienne, ses mains tiraillant agréablement mes cheveux, mes mains serrant la courbe délicieuse de ses hanches. Elle me plaqua contre la porte de sa chambre et j'en profitai pour passer mes mains sous son tee-shirt, qui était en fait le mien, et cette simple idée m'excita encore plus. Elle gémit faiblement contre mes lèvres et je glissai ma langue à l'intérieur de sa bouche. Lorsque nos deux langues se rencontrèrent et se caressèrent, je ressentis la tension habituelle dans mon bas-ventre. Et comme si cela ne suffisait pas, Bella vint frotter lascivement son corps contre le mien. Une de mes mains remonta sous son tee-shirt et vint caresser la courbe d'un de ses seins. Elle gémit de plus belle, j'empaumai alors plus fermement son sein gauche, passant mon pouce sur le bout. Elle enfonça sa tête dans le creux de mon cou en respirant bruyamment. Et avant que je ne m'y attende, je sentis ses lèvres puis ses dents aspirer la peau fine de l'endroit. Un son un peu rauque sortit de ma gorge. Je serrai plus fort ma main sur son sein. L'autre main se glissa dans son shorty et serra une de ses fesses. Ses lèvres revinrent alors vers les miennes et notre baiser reprit là où elle l'avait interrompu. En même temps que l'une de ses mains passait sous mon pantalon et mon boxer, une des miennes dérivait vers son entrejambe.
Et comme cela avait commencé soudainement, tout se termina subitement. Nous nous retrouvâmes à trois mètres l'un de l'autre, le regard fou et empli de désir, les cheveux en bataille et les vêtements débraillés.
Bella se passa la main dans les cheveux, gênée. Je ne me sentais pas mieux.
Elle se racla la gorge.
- Hum, alors amis hein ? Rien de plus.
- Amis, rien de plus, répétai-je,essayant de croire à ce que je disais plutôt que de la convaincre elle.
Nous nous regardions médusés.
- Je sens que cela va être compliqué… mais j'accepte le pari, fit Bella l'air joueur.
Elle vint m'ouvrir la porte de sa chambre et je fis un pas dehors. Elle me rattrapa par le devant de ma veste, m'attira à elle et m'embrassa à la commissure des lèvres plus longtemps que ne le feraient de simples amis.
Elle me repoussa, m'envoyant un petit sourire aguicheur, et claqua la porte.
Je restai là sans bouger encore quelques secondes, déboussolé. Puis tout en secouant la tête, je quittai la résidence. L'avenir allait être intéressant, car je sentais que Bella et moi ne pourrions jamais être de simples amis…
Voilà, voilà ! J'espère que ça vous a plu.
Ma béta m'a dit qu'elle avait beaucoup aimé ma Bella murie, et vous qu'en pensez-vous ?
N'hésitez pas à me laisser un petit message, j'y répondrai avec plaisir !
Suite et fin au prochain chapitre.
Bises
Shiriliz
