C'est décidé, je ne ferai plus JAMAIS de promesses quant à la date de publication d'un prochain chapitre ! Bon de toute façon étant donné que c'est le dernier chapitre qui clôture cette mini-fic, je ne prends pas trop de risques.

J'ai honte de me rendre compte qu'il m'aura fallu un peu plus d'un an pour pondre six malheureux chapitres… Mais je suis contente d'y être arrivée quand même.

Pour expliquer cet énorme retard pour ce chapitre, j'ai eu pas mal de choses à faire ces derniers mois : stage, rédaction de mémoire, soutenance (ratée d'ailleurs, mais ça ne m'a pas empêché de décrocher une mention), diplôme de Licence pro validé haut la main, recherche de boulot, signature de contrat pour un CDI… Bref beaucoup de choses abattues en quatre mois ce qui m'a laissé peu de temps pour l'écriture…

Bon et comment j'arrive à trouver du temps maintenant que je travaille ? Disons que mon boulot a des périodes de rush et de calme… Du coup quand c'est calme je n'ai pas grand chose à faire, c'est une chance pour vous.

Une dernière chose, j'ai mis beaucoup de temps à choisir les morceaux de musique pour accompagner le texte, donc vraiment allez les écouter en même temps.

Et aussi, je vous conseille de regarder une vidéo pour vous donner une idée de ce que j'ai écrit : http : / www. Youtube . com / watch?v=4-94JhLEiN0 (n'oubliez pas d'enlever les espaces).

C'est vraiment quelque chose qui m'a inspiré même si comme vous le lirez, c'est un peu moins brouillon…

Ah oui et je n'ai pas pu répondre à toutes les reviews, j'en suis vraiment désolée ! Apparement quand on attend trop longtemps on ne peut plus y répondre sniff… ça m'apprendra XD

Donc je vous remercie toute pour votre soutien et j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant, ou du moins fera remonter dans votre estime ce pauvre Edward !

Je vous laisse à la lecture !

Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient. Ils sont la propriété exclusive de S. Meyer. Je ne fais que les lui emprunter sans but lucratif.


Chapitre 6 : Happy Marriage !

- Non, non, non et non ! Ça ne va pas du tout ! Je vous ai dit que je voulais que vous placiez mon voile de cette façon et pas d'une autre !

Alice frappa le sol du pied, comme une gamine de douze ans en pleine crise. Et on n'était pas loin de la vérité. Sauf qu'Alice avait vingt ans et était sur le point de se marier. Ce dernier détail était peut-être moins sûr, surtout si elle continuait à martyriser la pauvre coiffeuse qui s'occupait d'elle. Cette dernière avait maintenant les larmes aux yeux et reniflait comme une malheureuse en se tordant les doigts. J'avoue que j'aurais été dans le même état si j'avais dû me prendre les réprimandes d'une Alice survoltée par le stress d'un mariage imminent.

Avant qu'Alice n'en vienne aux mains avec la coiffeuse, ce qui aurait terminé en drame avec notre lutin au poste de police - adieu le mariage ! - Rosalie prit les choses en main. Elle fit sortir la coiffeuse, précisant qu'on se débrouillerait sans elle je lui fis les gros yeux. Je n'avais certainement pas envie d'affronter l'animal hautement dangereux qu'était devenu Alice à ce moment-là. Quand Rosalie eut mis la malheureuse à la porte, elle reporta son attention sur Alice, dont le regard furibond aurait pu me faire courir et remporter le marathon de New York haut la main s'il m'avait été destiné.

Par des paroles apaisantes et rationnelles, Rosalie finit par réussir à calmer le monstrueux lutin. Elle fixa le voile dans sa coiffure comme le désirait Alice, puis nous l'aidâmes à enfiler sa robe de mariée. À partir de là, tout se passa bien. Alice retrouva le sourire et jacassa comme si elle n'avait pas failli commettre un meurtre. Ok, j'exagérai peut-être. N'empêche, elle avait été véritablement flippante.

Quand Carlisle vint frapper à la porte et demander si sa fille était prête pour qu'il la ramène chez eux pour la cérémonie, cette dernière bondit de son siège. Apparemment, elle était plus que prête. C'est Alice qui avait décidé de se préparer dans un institut de beauté. La cérémonie de mariage et la réception avaient lieu dans leur maison de vacances au bord de la mer.

Caser la future mariée dans la voiture fut un véritable parcours du combattant. Mais au bout de dix minutes à batailler ferme, Alice, sa robe et son voile étaient installés. Je claquai vivement la portière de peur de la voir se faire éjecter de la voiture.

La sortir de l'habitacle fut aussi ardu, si ce n'est pire. Finalement, Alice s'en sortit indemne et nous pûmes rejoindre le salon.

Nous y retrouvâmes les garçons. Et je ne pus m'empêcher de rougir en découvrant Edward dans son costume de garçon d'honneur, une rose blanche fixée à la boutonnière. Emmet n'était pas mal non plus et Rosalie se précipita sur lui pour l'embrasser à pleine bouche. Détournant le regard du jeune couple, j'aperçus Angela, Jessica, Ben et Mike. Je me dirigeais vers eux quand quelqu'un m'attrapa par le coude et m'attira plus loin.

- Tu es merveilleusement belle, souffla la voix chaude d'Edward.

Un long frisson me parcourut toute entière. Cette année avait été… bizarre. Nous nous étions cherchés à tour de rôle. Chaque sortie en groupe était un défi à relever pour résister à la tentation.

D'un côté je voulais succomber, mais je n'avais pas envie de retomber dans les travers du passé. Même si Edward m'affirmait qu'il avait changé et mûri. J'avais besoin de plus de temps pour lui faire confiance et entamer de nouveau une relation amoureuse.

Edward caressa mon bras nu d'un doigt avant de nouveau se pencher à mon oreille.

- Tu vas éclipser la mariée, tu es au courant ? chuchota-t-il.

Je me tournai vers lui et l'observai de la tête aux pieds, tout fringuant dans son costume trois pièces gris anthracite. Je l'attirai à moi par sa cravate, frôlai sa joue de la mienne et arrêtai mes lèves à seulement quelques millimètres de son oreille.

- Tu n'es pas mal non plus, toi aussi… murmurai-je d'une voix de gorge.

Il eut aussitôt la réaction que j'attendais en inspirant profondément pour reprendre son calme, et sans doute éviter de me plaquer contre le mur le plus proche.

- Allez, s'éleva la voix tonitruante d'Emmet, tout le monde en place !

Je m'écartai vivement d'Edward qui me dévorait du regard, lui fit un clin d'œil et me dirigeai comme si de rien n'était vers les autres demoiselles d'honneur.

Alice avait voulu faire quelque chose de très spécial. Ça avait étonné tout le monde, elle qui était si attachée aux traditions du mariage.

Quand tout le monde fut en place, il y eut un long silence bruissant de murmures.

Something That I Want – Grace Potter

Soundtrack from Tangled (Princesse Raiponce)

Quelques secondes plus tard, une musique rythmée, qui n'avait rien à voir avec les notes d'une quelconque marche nuptiale, éclata dans l'église. Un sourire étira mes lèvres en me rappelant la tête qu'avait fait Edward quand Alice nous avait exposé son idée « merveilleuse ».

She's a girl with the best intentions (C'est une fille pleine de bonnes intentions)

Micro en main, je chantai la première phrase avant de le tendre à ma voisine, Rosalie, et ainsi de suite. Nous avancions d'un pas rythmé et étudié vers l'autel en dansant avec un des garçons d'honneur lorsque nous étions libérées du micro. Une fois chacun arrivé devant l'autel, Jessica transmit le micro à Grace Potter en personne, qui entama le refrain avec entrain.

She said, "I want something that I want (Elle dit, « Je veux quelque chose que je veux vraiment »)

Jasper fit son apparition à l'autre bout de l'allée et s'avança en effectuant des pas de danse qu'il avait appris pour l'occasion. La tête des invités valait vraiment le coup d'œil. Ébahis, ils observaient le spectacle que nous leur offrions, avant de sourire et de marquer le rythme d'une petite secousse de la tête. Jasper arriva à notre niveau tout en finissant quelques mouvements complètement ridicules mais qui eurent le don de nous faire rire et de nous déstresser. Un grand sourire aux lèvres, il se tourna vers l'autre bout de l'allée où on pouvait distinguer les silhouettes d'Alice et son père.

And I need everything I see (Et j'ai besoin de tout ce que je vois)

Lorsque Grace Potter commença le second couplet, je rejoignis mon cavalier – je vous le donne en mille : Edward – comme les autres demoiselles d'honneur et nous dansâmes en couple quelques passes de rock'n'roll, ce qui fit rire beaucoup de monde. Edward me serra contre lui puis me fit tourner, lâcha une de mes mains, ce qui me propulsa en arrière. Puis il me tira par le bras qu'il tenait toujours, et enroula son propre bras autour de mon corps en me ramenant à lui et en me basculant en arrière.

Someone comes along and shows you a brand new way (Quelqu'un est venu et m'a montré une nouvelle voie)

Au second refrain, Alice fit son apparition au bras de son père et ils avancèrent tout deux d'un pas guilleret. Carlisle fit tourner sa fille gracieusement et finit par donner sa main à Jasper. Ils entamèrent à leur tour une danse effrénée où se mêlaient pas de danse classique, de danse de salon et des passes de rock.

It's so easy to make believe, (C'est si facile de faire croire)

it seems you're livin' in a dream (Il me semble que nous vivons dans un rêve)

Don't you see that what you need (Ne vois-tu pas que ce dont tu as besoin)

is standing in front of you ?(Et juste devant toi ?)

Quand le morceau prit fin, les invités se levèrent et applaudirent à tout rompre notre prestation.

Le reste de la cérémonie se déroula ensuite de manière beaucoup plus traditionnelle. Les deux amoureux échangèrent leurs vœux, Jasper passa l'anneau au doigt d'Alice, puis elle renouvela le même geste pour Jasper. Enfin, ce dernier put embrasser sa femme sous les applaudissements de la foule.

Pendant tout ce temps, Edward ne m'avait pas lâchée du regard et je sentais mes barrières céder une à une. Le moment était peut-être venu de lui faire à nouveau confiance.

Lors du repas, Edward fit un discours accueilli par de nombreux éclats de rire.

- Et j'espère pouvoir un jour trouver le bonheur que vous partagez aujourd'hui, conclut-il avec sérieux en me regardant droit dans les yeux.

Je sentis mes joues rougir et je détournai le visage, gênée. Je savais ce qu'il attendait de moi : juste un geste ou un mot. Et même si je savais que je serai heureuse avec lui, j'hésitais toujours après ce qu'il m'avait fait. Je fus tirée de mes pensées par Angela qui me tendait le micro pour mon propre discours en tant que témoin. Tremblante, je me levai et découvris la marée de visage tournée dans ma direction. Je lançai un regard féroce à Alice. Un sourire éclatant étira ses lèvres en réponse. Sale petit lutin de pacotille !

- Bien, apparemment c'est mon tour. Je dois vous avouer que quand j'ai appris que mon cousin Jasper avait demandé en mariage une de mes meilleures amies, j'ai été enchantée et impatiente d'organiser un événement aussi heureux. Enfin ça, c'était avant que je me rende compte de la tâche qui m'attendait.

Il y eut quelques rires discrets dans l'assemblée.

Je me tournai vers Alice, assise à quelques places de moi.

- Alice, ma chérie, je suis désolée de dire ça mais il faut que le monde le sache. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop.

Je sortis un carnet de mon petit sac à main et tournai quelques pages.

- Ah voilà, m'exclamai-je. J'ai fait une liste détaillée pour que vous compreniez bien le calvaire que j'ai dû endurer en tant que demoiselle d'honneur. Nous avons donc dû nous rendre dans une centaine de boutiques de robes de mariées à travers le pays. Alice a essayé les modèles de toutes les collections, ce qui explique le nombre élevé de boutiques, puisqu'elle ne pouvait essayer plus de cinq modèles par magasin. Nous avons écumé une vingtaine de salons de coiffure avant qu'elle ne trouve la coiffure parfaite Nous sommes allées chez 32 imprimeurs pour les faire-parts, essayé 25 traiteurs différents pour le repas de ce soir. Nous avons épuisé 8 wedding planners qui ont finalement laissé tomber, fait abandonné 12 pasteurs à cause des demandes extravagantes de notre mariée, notamment en matière de marche nuptiale. Il y a eu 168 crises de nerf, la dernière datant d'il y a deux heures quand Alice a failli tuer sa coiffeuse et se retrouver au poste de police 203 crises de larmes, 159 prises de têtes pour faire réaliser à Alice que, non, faire venir U2 à son mariage ce ne serait pas possible, ainsi que d'autres projets irréalisables…

Les gens riaient à gorge déployée à l'énoncé de ma liste plus qu'improbable. Alice avait changé d'expression, son sourire laissant place à une moue boudeuse.

- Mais au final, repris-je, quand je vois à quel point nos deux tourtereaux sont heureux, je me dis que c'est peu de sacrifices pour leur bonheur. Bon par contre, Dieu soit loué cela ne se fait qu'une fois !

De nouveau, des éclats de rire. Je levai mon verre vers les jeunes mariés.

- Alice, Jasper, je vous souhaite tout le bonheur du monde. Vous comptez tous les deux énormément à mes yeux, et vous avez toujours été là pour moi, alors merci du fond du cœur. Vive les mariés !

Et l'assemblée reprit mes derniers mots.

Alice avait les larmes aux yeux. Elle me rejoignit à petits pas précipités et jeta ses bras autour de mon cou.

- Merci Bella, merci, me chuchota-t-elle.

- Hey, ne pleure pas, tu vas gâcher ton maquillage, ris-je.

Elle rit à son tour et rejoignit mon cousin qui l'embrassa tendrement. En me rasseyant, je ne pus m'empêcher de porter mon regard vers Edward. Il m'observait, un doux sourire aux lèvres. Je lui répondis timidement avant de retourner à mon assiette.

A la fin du repas, Alice et Jasper ouvrirent le bal, puis quelques couples les rejoignirent. Alice s'était décidé pour un groupe de musique semi-pro qui reprenait les standards les plus connus, mais surtout ses préférés. Grace Potter s'était déjà éclipsée. Nous avions fait des pieds et des mains pour qu'elle puisse passer juste pendant la cérémonie. Heureusement, l'aide des parents d'Alice avait été précieuse puisqu'ils connaissaient l'agent artistique de la chanteuse.

Au bout de quelques morceaux, Jasper monta sur scène, vite rejoint par Emmet et Edward. Ce dernier s'installa au piano, libéré par un des musiciens, et les premières notes de U-Trun (Lily) d'Aaron s'élevèrent, bientôt suivies par la voix des trois garçons.

J'observai Lily du coin de l'œil. Elle se tenait seule au milieu de la piste de danse, ses mains cachaient sa bouche et des larmes brillaient dans ses yeux. Je m'approchai d'elle et la pris par l'épaule pour la serrer contre moi.

- C'est toi, n'est-ce pas ? me demanda-t-elle, la gorge nouée.

Je hochai simplement la tête. Quand les garçons étaient venus me voir pour demander si Alice avait une chanson qui lui tenait particulièrement à cœur, je n'avais pas hésité à leur donner ce titre. C'était une chanson qu'elle avait souvent écoutée pendant la période où Jasper ne voulait pas sortir avec elle à cause de sa jeunesse. Désormais, elle l'écoutait dans les moments de blues. Car même si elle paraissait toujours joyeuse et pétillante de vie, je savais que sous cette jolie carapace se trouvait une fille fragile et très émotionnelle.

J'avais donné ce titre aux garçons car je voulais qu'à partir de maintenant cette chanson devienne un souvenir heureux. Une chanson qu'elle pourrait écouter en pleurant mais seulement de joie. Une chanson qui lui ferait penser à ses deux frères adorés et à son mari attentionné. Une chanson qui la rendrait heureuse, tout simplement.

Alice se pelotonna contre moi, et nous nous mimes à danser tout doucement en nous balançant d'un pied sur l'autre, joue contre joue, le visage tourné vers la scène où se tenaient les trois hommes de sa vie. Leurs regards étaient rivés sur nous, hésitants au début puis fiers de leur petite intervention. Ils chantèrent avec plus de force encore et Alice éclata de rire à mes côtés.

Quand le morceau prit fin, Alice se jeta dans les bras de ses frères puis dans ceux de son mari et elle l'embrassa à pleine bouche. Elle monta ensuite sur scène pour elle aussi interpréter quelques morceaux avec le groupe. Quand on arriva enfin à la faire descendre de scène, ce fut Edward qui y monta. Il parlementa quelques minutes avec les musiciens, puis l'un deux lui passa sa guitare. Edward s'approcha du micro et se tint silencieusement devant quelques secondes, le temps que tout le monde remarque sa présence.

- Je voudrais dédier ce morceau à une personne qui m'est très chère. Et non Lily ce n'est pas pour toi cette fois, dit-il en riant.

Strawberry Swing - Coldplay

Il reprit son sérieux et un des musiciens frappa dans ses mains pour marquer un rythme. La guitare d'Edward s'anima sous ses doigts. Ses yeux parcoururent la foule, croisèrent les miens et s'y fixèrent presque douloureusement. Je me sentis frémir. C'était une chanson de mon groupe préféré, Strawberry Swing de Coldplay. Statufiée sur ma chaise, je n'osai plus faire un mouvement. Un sourire timide étira les lèvres d'Edward et sa main qui tremblait sur les cordes se fit un peu plus vigoureuse. Puis, il s'approcha du micro et sa voix merveilleuse s'éleva des enceintes.

They were sitting, they were sitting (Ils étaient assis, ils étaient assis)

In the strawberry swing (sur la balançoire couleur fraise)

And every moment was so precious (Et chaque moment était si précieux)

Je baissai le regard sur mes mains crispées. Cette chanson était pour moi… pour moi seule. Et elle voulait dire tellement de choses…

They were sitting, they were talking (Ils étaient assis, et ils parlaient)

In the strawberry swing (sur la balançoire couleur fraise)

And everybody was for fighting (Et tout le monde voulait la guerre)

Wouldn't wanna waste a thing (sans rien gâcher)

Je sentis des larmes affleurer sous mes paupières et passai mes mains sur mon visage pour les faire disparaître. Sa voix résonnait délicieusement à mes oreilles alors que des souvenirs de nous deux me revenaient en mémoire. Comment avais-je pu oublier de tels moments ? Comment tout cet amour avait-il pu se transformer en haine ?

It's such, it's such a perfect day (C'était un tel, c'était un tel jour parfait)

It's such a perfect day (C'était un tel jour parfait)

I remember we were walking (Je me souviens que nous marchions)

Up to strawberry swing (vers la balançoire couleur fraise)

Des souvenirs de nos promenades au bord de la mer se manifestèrent. Nos baisers fougueux et passionnés. Nos échanges de points de vue. Et plus récemment nos multiples disputes, nos éclats de rage qui s'étaient petit à petit transformés en éclats de rire. Nos ressentiments qui s'étaient apaisés pour laisser place à des sentiments adoucis. Nos vies qui avaient pris des chemins différents, mais qui pourtant se croisaient encore et toujours au détour d'une soirée, d'une promenade, d'une visite.

Cette année avait été pleine d'émotions retenues, de sentiments inavoués, de désirs bridés. Nous avions joué à un petit jeu dangereux auquel il était sans doute largement temps de mettre fin. Et Edward me disait avec ces paroles combien il était désolé de ce qui avait pu se passer, combien il voulait passer à autre chose, cesser notre jeu du chat et de la souris.

Il s'était déjà excusé de nombreuses fois, mais ce soir… ce soir ses excuses me touchaient plus que jamais. Je réalisai alors qu'Edward et moi ne pourrions jamais être seulement amis. Le courant passait entre nous à chaque fois que nous nous retrouvions. Ces non-dits et cette frustration allaient nous consumer si nous ne faisions rien… si je ne faisais rien. Car Edward m'avait prouvé pendant toute cette longue année combien il était prêt à être plus qu'un ami, à me donner et m'offrir plus que son amitié. A être celui que je voulais. Celui qui écouterait mes peines et mes joies. Qui essuierait mes larmes et rirait avec moi. Celui qui m'aimerait tout simplement, d'un amour inconditionnel et passionné.

Now the sky could be blue (Maintenant le ciel peut être bleu)

I don't mind (Je m'en fiche)

Without you, it's a waste of time (Sans toi, c'est une perte de temps)

Could be blue, I don't mind (Il pourrait être bleu, je m'en fiche)

Without you, it's a waste of time (Sans toi, c'est une perte de temps)

Je relevai la tête et plantai mes yeux dans ceux d'Edward, et un sourire naquît sur mes lèvres.

Soudain, comme si le poids du monde venait de quitter ses épaules, Edward laissa retomber sa tête en arrière, un grand sourire aux lèvres. Quand il releva la tête, ses yeux pétillaient d'une joie que je n'avais pas vue depuis longtemps.

Quand le morceau prit fin, il se débarrassa de la guitare sous les applaudissements de la foule et dévala les trois marches de la scène pour se précipiter à grandes enjambées dans ma direction. Au moment où il m'atteignit, le groupe enchaînait avec Sex on Fire de Kings of Leon. Il se saisit de ma main et m'entraina à l'abri des regards.

Ses deux mains prirent mon visage en coupe. Son visage à quelques centimètres du mien, ses yeux me demandaient mon accord. Je hochai légèrement la tête, et la seconde d'après sa bouche s'écrasait sur la mienne. Un gémissement nous échappa à tous deux, et il se recula alors que nous riions silencieusement.

Il caressa mon visage avec une sorte de dévotion, et je me sentie presque coupable de ne pas avoir cédé avant. Il replongea vers mes lèvres, mes mains partirent à la découverte de sa nuque, s'accrochant à quelques mèches de cheveux. Sa langue passa sur mes lèvres et je les ouvris avec impatience. Enfin ! Enfin, je retrouvais la douce saveur de sa langue. Il me plaqua contre le mur pendant qu'une de mes mains tirait frénétiquement sur sa chemise afin de la sortir de son pantalon. Mes doigts vagabondèrent sur son abdomen, retrouvant avec plaisir sa peau douce et chaude.

Une de ses mains glissa le long de mon flanc, passa sur ma cuisse, trouva l'ourlet de ma robe, puis remonta dessous, caressant la peau nue de ma cuisse. Il agrippa fermement mon genou et remonta ma jambe contre sa hanche, se calant et s'écrasant un peu plus contre moi.

A bout de souffle, il recula son visage et j'observai ses lèvres rouges et gonflées de nos baisers, son regard sérieux fixé sur moi.

- Tu m'as tellement manqué, murmura-t-il douloureusement.

Je le serrai contre moi.

- Toi aussi tu m'as manqué… Ne refais plus jamais ça, ajoutai-je doucement.

- Je te le promets Isabella, dit-il en reprenant mon visage en coupe. Je t'aime, je t'aime plus que je n'aimerai jamais.

- Moi aussi je t'aime. Sans doute trop pour ma propre santé mentale.

Il embrassa mes lèvres, mes joues, mes yeux, mon front, puis fourra son visage dans mon cou, mordillant la peau sensible et fine. Un gémissement sourd m'échappa, qu'Edward interrompit en plaquant ses lèvres sur les miennes.

Une de ses mains se posa sur ma poitrine et massa doucement un de mes seins. Ne pouvant plus me retenir, j'ondulai contre lui, espérant obtenir une friction bienfaisante. Dans la minute qui suivit, Edward s'écarta soudainement de moi. Ses yeux noirs de désir parlèrent pour lui lorsqu'il me tira vers les escaliers pour se diriger vers sa chambre…

Une longue nuit nous attendait et un des meilleurs étés que j'avais passé s'annonçait…


J'espère que ce dernier chapitre vous a plu.

Merci de laisser un petit commentaire !

A la prochaine ! (car oui j'ai d'autres projets en tête, notamment une autre mini-fic, encore plus courte que celle-ci, peut-être même un OS seulement… bref je vais laisser ça germer tranquillement).

Bon weekend !