Et c'est partie pour lel chapitre le plus long de ce threeshot!
J'espère qu'il vous plaîrat,
A samedi procchain pour la fin de cette courte histoire sur edoLucy/edoNatsu! XD
Chapitre 2 : Les allusions commencent
Le lendemain matin, au réveil
Lucy grimaça. Le soleil venait de lui dire bonjour un peu trop violement à son goût, déversant ses rayons sur son visage encore endormis, l'obligeant ainsi à papillonner des paupières pour éviter de sa brûler les yeux. Mais la jeune femme ne voulait pas se lever, mais alors vraiment pas. Elle se sentait bien, une agréable odeur lui chatouillait les narines, bien callée contre . . .
Contre quoi au juste ?
Quelque chose de chaud, d'enivrant, de doux et imposant. Dont d'une des extensions était passée au-dessus d'elle pour aller rejoindre sa main de l'autre côté. Ce qu'elle tenait d'ailleurs ressemblait étrangement à cette extension du bras, communément appelée main. Ce qui, après plusieurs minutes de réflexion intense dans son cerveau embrumé, lui fit comprendre que ce qui reposait sur son corps était donc un bras. Donc, par association d'idée, ce qui était à côté d'elle était un corps.
Elémentaire mon cher Gajeel.
Enigme numéro deux : Qui avait eu assez de culot pour aller dormir avec elle dans cette position plus que suggestive ? Son cerveau encore dans le pâté lui répondit simplement : « Aucune idée, mais il verra quant même sa vie se raccourcir ». Comme toute bonne jeune fille dure au réveil, elle acquiesça sans demander plus. La blonde ouvrit alors un œil prudent mais noir de colère vers la personne qui avez eu l'audace de profiter de son sommeil. Mais quand son regard tomba sur les familières mèches roses de Natsu, son cœur rata un battement. Dieu qu'il était beau ! Ses habituelles lunettes étaient posées négligemment sur son torse, permettant ainsi à ses mèches rebelles de se déposer sur son front, surplombant ainsi ses yeux clos.
Son cerveau subit le même traitement que son cœur et afficha hors service.
Plusieurs minutes durant, la jeune femme resta ainsi à détailler tous les détails de son visage qu'elle voyait pour la première fois d'aussi près, sans prendre en compte le petit passage secouriste que lui avait son ami à la fin de la batille des vers. Cette fois là, son visage avait été soucieux et paniqué, tandis que celui-là était serein et doux. Jamais elle n'avait put le voir ainsi.
Mais la magie cessa, le jeune homme, gêné lui aussi par la lumière du soleil enfouit son visage dans le cou de sa partenaire, passa une jambe entre ceux de la jeune femme et retira sa main de l'enceinte entremêlée de Lucy pour déposer son bras sur la poitrine de la blonde.
Remise en marche des fonctions neuronales et monté en flèche d'adrénaline.
Quelques minutes plus tard
- Ça fait mal, Lucy-san . . . gémit le pilote.
La dîtes jeune femme, les jambes croisées et la tête tournée sur le côté ne répondit pas. Natsu, les batteries à la main pour les ranger dans le coffre de la voiture, continua.
- Je suis vraiment désolé Lucy-san, mais je n'avais pas d'autres choix ! Tu allais te faire mal à force de gigoter dans tout les sens comme tu le faisais !
Aucune réponse une nouvelle fois. Têtue cette fille . . .
- Sincèrement, Lucy-san, je ne voulais rien te faire !
- Tu t'enfonces ! cria-t-elle.
- Aye !
- Je le sais bien . . .
- De ?
- Je sais bien que n'as pas cherché à me faire du mal, au contraire, chuchota la jeune femme les joues rouges, . . . m . . . merci . . .
- . . .
- C'est bon dit quelque chose !
- T'as fièvre est remonté Lucy-san ? demanda le pilote insouciant.
- . . . Tu vas crever ! Technique spécial numéro 35 ! La prise de la mangouste à une main !
- Ça fait mal ! LUCY-SAN !
Et après que Natsu soit remis de ces blessures, les deux anciens mages reprirent enfin leur route vers la cité royale, pour déposer l'œuf d'Exeeds.
Le pilote, soucieux, regarda Lucy qui grimaçait à chaque sursaut de sa voiture.
- Tu n'as pas trop mal ? demanda-t-il.
- Non, c'est bon.
- Quand nous arriverons, nous demanderons au roi de te faire soigner.
- J'ai dit que ça allait ! s'énerva-t-elle.
- Non, répliqua simplement son ami, tu es blessée et tu souffres. Je demanderai personnellement à ce que tu sois soignée à la cité et il n'y a pas à revenir dessus !
C'était rare, mais Natsu avait levé la voix. D'ordinaire, sa peur de Lucy prenait le pas sur toutes ses émotions et il faisait tout ce qu'elle lui demandait. Mais cette peur là avait était subjuguée par une peur qu'il avait bien trop ressentit ces derniers jours, la peur de la perdre.
- Natsu, entendit-il.
- Oui ?
- Tu vas morfler jusqu'à la cité.
- NON !
Mais Lucy restait Lucy.
Sans nouveaux accrochages, les deux compères atteignirent enfin la cité royale dans l'après-midi, au grand soulagement des deux amis qui pourraient enfin avoir une vraie nuit de sommeil dans un vrai lit, chez eux (Fairy Tail ayant élu domicile dans la capitale), après presque deux semaines de planques, sauvetages et nuits au clair de lune. Ils se firent accueillirent comme il se doit à la vue de l'œuf qu'ils apportèrent et Coco la messagère veilla personnellement à ce que le roi soit prévenu de leur visite. Lucy et Natsu attendirent donc tout les deux au milieu du hall, l'œuf dans les bras pour le jeune homme qui s'y accrochait comme une bouée de sauvetage. Et les minutes passèrent.
Puis d'autres.
Puis d'autres . . .
- Lucy-san ? demanda enfin un Natsu prudent.
En effet, Lucy n'était particulièrement connue pour sa grande patience.
- Quoi ? répondit-elle d'une aura noire.
- Il faudrait demander quelque chose pour ta blessure et. . . Aye !
Un regard plus noir que le charbon lui intima de se taire, ce qu'il fit sans hésiter.
- Pst ! entendirent-ils.
Les deux amis se regardèrent pour demander d'une voix muette si le bruit venait de l'autre, puis commencèrent à scruter les environs. La petite Coco leur faisait de petits gestes discrets afin de leur intimer d'approcher. Silencieusement, les deux anciens mages la rejoignirent et la jeune fille les embarqua dans le couloir.
- Mais qu'est-ce que . . . ! commença Lucy.
- Chut ! implora Coco, c'est pour le roi que je suis ici. Quand il a apprit que vous étiez ici, sa Majesté m'a prié de vous faire venir jusqu'à lui le plus discrètement possible.
- Pour quelles raisons ? demanda Natsu.
- Vous comprendrez, venez! ordonna-t-elle.
De bonne grâce, les deux membres de Fairy Tail la suivirent jusqu'au plus profond de château, passant même à côté de ce qu'il semblait être les ruines d'un ancien parc d'attraction qui laissèrent bouche bée les anciens mages. Enfin, après un dédale infini de couloirs et de tournants, ils débouchèrent sur un long couloir ouvert sur le ciel. Là, un homme était appuyé sur le mur assis par terre. Il tourna la tête vers les visiteurs et les héla avec un grand sourire :
- Hoy ! Lucy ! Natsu ! s'exclama Gerard.
Le roi d'Edoras, avachi au possible sur le sol les salua de grands gestes.
- Majesté ? crièrent d'une même voix les deux amis.
- Chut ! les implora lui aussi l'ancien mage d'Earthland, je suis pas sensé être là, alors s'il vous plaît !
- . . . Aye . . . répondirent-ils finalement.
D'un geste, Mistogan leur demanda de s'assoir à ses côtés pour admirer la magnifique vu que l'on pouvait observait d'ici. Edoras dans toute sa splendeur.
- Pourquoi êtes vous ici ? demanda la maîtresse des 48 techniques de tortures après un long et embarrassant silence.
- Pour me reposer ! répondit Gerard dans un soupir, reconstruire un royaume c'est du boulot et j'ai besoin d'un peu de calme. J'ai un poids énorme sur les épaules et je vais bientôt craquer si je ne fais rien pour ça . . .
- Je comprends . . . murmura le pilote, l'œuf entre ses jambes.
- Et pourquoi nous avoir fait venir, nous, ici ? demanda une nouvelle fois la jeune femme.
- Parce-que contrairement à tous ces nobles et monarques qui viennent ici que pour l'argent qu'ils pourraient toucher, vous je vous aime bien.
- Merci pour cette franchise Majesté ! dit le pilote.
- Gerard . . . reprit son aîné.
- Aye . . .
- Et pour vous remercier pour l'œuf, continua le roi, c'était une mission dangereuse, et je vous remercie de l'avoir effectuée, je suis si heureux que vous n'ayez rien !
- A propos de ça ! s'exclama alors le rosé.
- Natsu ! lui intima de se taire la blonde.
- Lucy est blessée et je voudrais qu'elle se fasse examiner le plus rapidement possible par un médecin, j'ai fait ce que j'ai put mais la nuit dernière elle a eut une montée de fièvre donc je voudrais qu'elle soit prise en charge le plus rapidement possible !
Surpris, le jeune roi regarda Lucy et s'avança pour observer le bras enrubanné que Lucy avait bien pris la peine de cacher au jeune roi. Quand il vit la blessure il retint une acclamation de surprise. En réalité, ils étaient plus amochés qu'il ne l'avait espéré.
- Coco ! héla-t-il.
- Oui Majesté ? cria presque la messagère en apparaissant à une allure folle auprès de son roi.
- Nous partons pour l'infirmerie, pourrais-tu faire l'éclaireuse pour nous s'il te plaît ?
- Oui Majesté ! répondit-elle en disparaissant.
- Rapide . . . souffla le pilote à côté de la blonde qui acquiesça silencieusement.
- Suivez-moi, déclara Gerard, l'infirmerie n'est pas très loin et je demanderai personnellement que Lucy soit examinée par un médecin compétent. Fairy Tail n'a toujours pas très bonne réputation au sein de ses murs.
- Comme le Royaume au sien des nôtre malgré nos explications, continua Natsu.
- Vous n'êtes vraiment pas obligé ! tenta la blonde, je vous assure c'est pas très grave !
- Excuse-moi, mais sur ce point je serais tenté d'accorder ma confiance à Natsu, commenta le roi avec un sourire en coin.
- Toi . . . ! commença la jeune femme à l'adresse du rosé qui alla directement aller chercher secours auprès du jeune bleuté chez qui il avait trouvé en moins de dix secondes un ami.
- C'est bon Lucy ! rigola Gerard, il ne fait ça que pour ton bien.
- Ça n'arrange rien au fait qu'une fois mon bras valide, je lui ferais subir mes 48 techniques à la suite !
- NON !
- Oui, mais ce sera grâce à lui que ton bras sera valide.
- Raison de plus pour lui prouver ma gratitude !
- Alors là je peux plus rien pour toi Natsu . . .
- NON ! Désolé Lucy-san ! Aider-moi Gerard-sama !
Plus tard, devant une porte blanche
Natsu était accroupi sur le sol de pierre, l'œuf toujours entre ses jambes, tandis que son aîné était adossé au mur. Tout deux attendaient le verdict du médecin sur l'état de la blonde qui inquiétait tant son ami. Le silence devenait pesant, un peu trop au goût du roi qui pour une fois ne se trouvait pas avec quelqu'un qui en voulait à sa place.
- Comment vous êtes vous rencontrés ? demanda-t-il soudainement.
- De ?
- Lucy et toi.
- Pourquoi cette question ? s'étonna le rosé.
- Comme ça . . . répondit Gerard, je sais à peu près pour ceux de Earthland parce-que je l'ai entendu de la bouche des membres de Fairy Tail, mais vous, j'en ai pas la moindre idée.
- Mais pourquoi ça vous intéresse ? questionna Natsu de plus en plus dubitatif.
- C'est juste comme ça, pour passer le temps ! Ca te dérange de parler de Lucy ?
- Non, mais plutôt de son passé . . .
- De quoi tu parles ?
- Si vous voulez comprendre notre rencontre, il faudrait aussi parler de son passé.
- Je vois pas le problème . . .
- La Lucy de l'autre monde avait quel genre de passé ? demanda alors brusquement le pilote.
- Elle ? Euh . . . Il me semble qu'elle vient d'une famille aisée qu'elle a fuit pour vivre sa vie et échapper à son père. Et accessoirement rejoindre Fairy Tail grâce à l'autre toi . . .
- Ben vous voyez, répliqua le timide, ça peut paraître similaire, mais c'est en réalité tout le contraire.
- Vas-y.
Natsu soupira.
- En lisant vos papiers vous le saurez bien assez vite alors . . . Lucy vient d'une famille extrêmement pauvre. Sa mère est morte quand elle était jeune et c'est son père qui s'est occupé d'elle jusqu'à ses dix ans environ. Quand Lucy a compris que son père avait du mal à joindre les deux bouts et qu'il faisait tout pour elle, Lucy s'est sentie très mal et à quitter sa maison pour vivre en tant que voleuse.
Gerard leva un œil surpris vers son ami.
- Lucy ? Une voleuse ?
- Ouais, confirma le jeune homme, une célèbre voleuse connue sous le nom de « Etoile du Soir » pour les autorités, personne n'a jamais réussi à l'attraper.
- Oh . . . je comprends maintenant pourquoi c'est Lucy qui s'occupe de ce genre de mission !
- Et oui . . . Elle a fait ça jusqu'à ce que je la rencontre.
- Comment ? demanda une nouvelle fois l'ancien mage d'Earthland.
- Je roulais dans le désert il y a environ trois-quatre ans.
Natsu roulait dans le désert de sable à vive allure. Sa dernière mission terminée, le pilote n'aspirait qu'à une chose : rentrer le plus rapidement possible à la guilde pour parler de ses aventures à son meilleur ami, Gray et astiquer son moyen de transport chéri. Lentement, une silhouette se dessina dans son champ de vision. Les rencontres dans ce genre d'endroit étaient souvent fâcheuses, ce qui dissuada grandement notre peureux national de s'arrêter prendre quelqu'un en stop. Le pilote passa alors à grande vitesse près de la fine silhouette, faisant voler la cape qui lui couvrait les épaules et le visage pour faire découvrir au jeune homme qui regardait dans le rétroviseur, un agréable visage encadré de mèches blonde, les yeux perdus dans le vide.
- Une fille . . . murmura Natsu à la vue de la jeune femme dans le rétroviseur.
Un dilemme s'imposa alors dans l'esprit du jeune homme. Sa peur lui disait de partir loin, très loin de ce désert, sans se retourner et de la laisser en plan, tandis que son éducation de gentleman lui conseillait fortement de venir en aide à une frêle jeune femme, sûrement perdue dans le désert. Mais c'est sa raison qui l'importa haut la main : laisser une personne seule dans le vide de sable équivalait à la laisser mourir et sa fierté de mage de Fairy Tail lui interdisait d'avoir un mort sur la conscience.
- Je le sais pourtant que le suis trop gentil ! Je le sais pourtant! grimaça le jeune homme après toutes ces cogitations, appuyant violemment sur le frein.
Le pilote revint alors en marche arrière auprès de la jeune femme et ouvrit sa vitre à sa hauteur.
- Oy ! lança-t-il, c'est pas très prudent de marcher toute seule dans le désert, surtout pour une jeune fille !
C'est le silence qui lui répondit, ainsi que les pas continuels de la dite jeune fille.
- Euh . . . s'empressa-t-il de rajouter, je sais que ce que je viens de dire peut être mal interpréter, alors . . . oublie ! j'ai aucune arrière pensée, je veux juste au-moins t'avancer jusqu'à la prochaine ville ! Je suis pas un pervers . . .
Natsu s'arrêta. La blonde avait enfin daigné lever son regard vers le sien, deux yeux chocolat, magnifiques fixaient maintenant le pilote. Ils étaient sévères et arrachèrent un petit dégluti discret de la part du jeune homme qui n'appréciait pas particulièrement ce genre vision, peureux qu'il était.
- Tu le ferais ? demanda sa voix, plus grave que ce que Natsu n'aurais cru.
- Bien sûr ! affirma-t-il, un peu plus assuré.
Après tout, il était dans sa voiture, que pourrait-il lui arriver ?
La jeune femme contourna alors le bolide pour passer du coté passager, se débarrasser de sa cape sable et s'installer confortablement sur le siège avant. Natsu retint un cri de surprise. Il avait l'habitude de regarder les filles avec la complicité de son meilleur ami, mais celle-là valait le coup d'œil : long cheveux blond, corps de déesse dont les atouts principaux étaient une taille de guêpe et (et surtout) une importante poitrine à rendre jalouses toutes les filles dans les magasines de Fried et que le Maître ne pouvait pas voir en peinture. Malgré les vêtements amples qu'elle portait, il était facile de discerner ses courbes avantageuses, ainsi qu'un collier à chaine longue orné d'une pierre qui semblait précieuse. Quand son regard passa sur la pierre au creux de ses « montagne », Natsu détourna vite le regard pour se concentrer à nouveau sur la route qu'il avait reprise après l'arrivée de la jeune femme.
- Ben . . . et bien . . . Je m'appelle Natsu, commença-t-il, et toi ?
- . . . Layla, répondit-elle d'un ton sec.
- Ok . . .
Et ben c'était pas gagné . . .
- Joli collier. Où-est-ce que tu l'as eu ?
- Il vient de ma mère.
- Tu faisais quoi seule dans le désert ?
- Tu as dit que tu n'étais pas un pervers.
- Euh . . . Ouais, et ?
- Alors arrête de poser des questions perverses.
. . . En quoi ses questions pouvaient-elles paraître perverses ?
- Bien . . .
Il était pas sorti d'affaire là . . .
- Euh . . . Sinon, tu voudrais que je t'emmène jusqu'où ?
- Shirotsume, répondit-elle après une hésitation presque imperceptible.
- Shirotsume ? T'as de la chance s'est sur ma route ! Il faut juste que je m'arrête à la prochaine ville pour faire le plein de carburant magique, ensuite je t'y déposerai.
- . . . Merci, souffla-t-elle.
- Euh . . . De rien, dit-il dans un souffle.
Il avait l'intime conviction qu'arracher un merci à la jeune femme était un exploit en soi, il ne savait pas pourquoi . . . Le jeune homme fut soudain sortit de ses pensées. Un rapide éclat de lumière dans son rétroviseur avait attiré son attention, puis un second et puis . . .
- On a de la visite, fit le garçon.
Après un coup d'œil dans son rétro, Natsu sentit la jeune femme se raidir. Fâcheuse rencontre . . . ?
Comme il s'y attendait, leur voiture fut bientôt encerclée par une bande de motards pas vraiment accueillant. Ceux-ci les toisaient d'un œil mauvais du haut de leurs petites motos, ce qui fit bien rire le pilote. Layla elle, avait ramené ses cheveux devant son visage et prenait appuie sur la fenêtre, il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'elle se cachait. Les caïds eux, continuaient leur inspection de l'intérieur et semblaient s'intéresser tout particulièrement à la jeune femme dont la respiration se fit de plus en plus rapide.
- Ils ne rechercheraient pas une blonde par hasard ? demanda alors Natsu.
Elle tourna son visage vers lui, Layla semblait réellement stressée, inquiète.
- Tu voudrais que je te sorte de là ?
Natsu vit ses yeux s'écarquiller tout doucement, une lueur s'incompréhension s'immisçait dorénavant à la place de la peur dans ses yeux chocolat. Le jeune homme lui, sourit d'un air réconfortant et commença lentement à mettre ses lunettes.
- Je en suis pas avec ses gens, commença-t-il, je n sais pas ce qu'ils te veulent et je ne veux pas le savoir.
Il vint placer tout aussi lentement sa main sur le boitier de vitesse tandis que les motards commençaient dehors à s'agiter au vu du comportement du pilote.
- Mais j'ai promis que je t'emmènerais à Shirotsume, continua-t-il, et je tiens toujours mes promesses.
La voiture démarra en trombe au milieu des motos dans un rugissement sonore et distança aisément les pauvres hommes qui n'eurent que leurs yeux pour pleurer. Layla s'accrochait de toutes ses forces à l'hanse au dessus de sa tête le regard fixé sur la route qui défilait à toute allure devant elle. Puis doucement, la voiture repris un rythme de croisière, après avoir assez distancé leur précédente rencontre. Natsu éclata de rire.
- Je voulais pas te faire peur ! déclara-t-il tout sourire.
- J'ai pas eu peur ! rétorqua la jeune femme d'un ton grave.
- Aye !
Mais c'est qu'elle ferait peur pas la blondinette !
- . . .Natsu ? demanda faiblement Layla après quelques minutes.
- Oui ?
- Merci . . .
Le mage ne répondit pas, se contenta d'un petit sourire. Elle n'était pas méchante, alors pourquoi l'aurait-il livré ? Surtout à ces hommes . . .
Le reste du trajet vers la ville portuaire où ils devaient s'arrêter se fit sans encombre et sans paroles. Cela n'importunait pas Natsu, loin de là. Il était habitué à rouler seul et le silence était son quotidien, mais le pilote aurait bien voulu tiré quelques mots de plus à la jeune femme qui se murait dans un mutisme profond à chaque demande. Enfin arrivés à la fameuse ville de Hargeon, connue pour être l'une des plus importantes villes de magie de tout Edoras, quand l'on savait où aller, cela va de soit. Avec le roi et toutes ses demandes et impôts magiques, il devenait de plus en plus dur de trouvait du carburant magique, ce qui avait la fâcheuse manie d'énerver Natsu, qui d'ordinaire était d'un naturel plutôt calme.
- Nous sommes arrivés, annonça-t-il à sa passagère en s'arrêtant devant un magasin.
Layla regarda l'enseigne dans un dire un mot.
- Je te laisse la voiture j'en ai pas pour longtemps, déclara-t-il avant de s'en aller vers la boutique.
La jeune femme remarqua soudain un brusque changement d'attitude du jeune homme. Elle le connaissait plutôt assuré, mais là, le pilote regardait autour de lui, comme si tout allait lui tomber sur la tête ou si toutes les personnes autour de lui voulaient sa peau. Se pourrait-il que le jeune homme soit en réalité un trouillard dans la vie de tous les jours ?
Mais ceci n'était vraiment pas son problème.
Rapidement, la jeune femme s'activa. Elle passa du côté conducteur et commença à examiner tout les recoins autour d'elle.
- C'est pas vrai . . . siffla-t-il, il n'a quant même pas embarqué les clés !
Mais après plusieurs secondes de recherches, la voleuse dût bien se rendre à l'évidence : Natsu avait bien pris le soin d'emmener avec lui les clés de son cher bolide à quatre roues. La jeune femme ne testa même pas le coup des fils sous le volant, si elle se loupait, c'était grillé quand il reviendrait. Passablement irritée, la blonde regagna le siège passager pour s'atteler à la découverte de la boîte à gants, merveilleuse invention des constructeurs automobiles dans laquelle se trouvait généralement, les documents à ne pas perdre et dans son cas, à voler. Malheureusement pour Layla, rien ne lui apparut, décidément, ce type n'était pas un pigeon ! A part un petit calepin que la blonde soupçonnait de ne contenir que des adresses. Malgré tout, la jeune femme l'ouvrit. Avec un peu de chance, elle trouverait peut-être sa prochaine cible? Mais après l'avoir ouvert, la blonde s'arrêta. Elle fixait d'une manière intense la première page du petit calepin et ne pouvait plus détourner le regard.
Alors comme ça, Natsu était . . . ?
Layla referma d'un coup sec le précieux petit ouvrage et le rangea immédiatement dans la boîte à gant qu'elle referma aussi sec. Elle ferma les poings et ne bougea plus de son siège. C'est dans cette position que Natsu la retrouva. Il s'occupa du carburant puis vint s'assoir à ses côtés dans la voiture. Avec un sourire timide, le jeune homme lui tendit un sandwich grossièrement emballé dans de l'aluminium.
- Tu dois avoir faim, dit-il simplement.
Aucun mot, mais c'est le ventre de la jeune femme qui répondit à sa place dans un grondement sonore. Mais pour autant, la blonde ne bougea pas.
- Aller, ça va pas t'empoisonner ! T'aurais pas peur dit moi !
- Pas le moins du monde, répliqua-t-elle d'un ton acerbe.
Elle s'empara alors, le rouge aux joues, du pauvre morceau de pain pour le dévorer littéralement sous l'œil moqueur de son chauffeur.
- Et puis . . . réussi-t-elle à placer entre deux bouchers, t'es mal placer pour parler de courage !
Le jeune pilote se raidit avec un tout autre sourire et se gratta lentement la tête.
- Ah t'as remarqué . . . rigola-t-il, ouais euh . . . Je suis pas très à l'aise quand il s'agit de sortir de ma voiture. Je dois l'avouer, je suis un grand froussard ! J'ai peur d'après tout ce qui m'entoure !
Le jeune homme rigola une nouvelle fois, gêné. Layla, elle, avait tout bonnement arrêté de manger pour regarder Natsu. Il avouait si facilement ses faiblesses . . . A ce stade, l'on ne pouvait pas se moquer, c'était un acte de courage en soi.
- Bon ben c'est pas tout ça mais on à une destination ! dit-il pour changer de sujet, direction : Shirotsume !
Il n'était pas tard et le pilote affirmait que les deux jeunes gens seraient à la ville un peu avant la nuit, déclaration fort appréciable quand on connaissait la distance qui séparait la ville et la jeune femme il y a encore quelques heures. Cette dernière d'ailleurs, ne dit plus un mot de tout le trajet, se contentant de hocher la tête quand son chauffeur lui déclarait quelque chose. Elle semblait au jeune homme, plongée dans ses pensées, ou plutôt dans ses tourments. Enfin, ils arrivèrent à la fameuse ville tant attendu de la blonde : Shriotsume. Quand il lui annonça qu'ils étaient arrivés, Layla daigna lever la tête pour pouvoir observer la ville si faiblement éclairée par la lumière du soir.
- T'as prévu un endroit pour dormir ? demanda soudainement son chauffeur, parce que sinon . . .
- Je m'en sortirai, le coupa-t-elle brusquement.
- Oh . . . Euh . . . Alors où veux-tu que je te dépose ?
- Dépose-moi ici, déclara la jeune femme.
- Là tout de suite là maintenant ?
- Dépose-moi ici et maintenant.
- Aye !
Oh que oui elle faisait peur la blondinette !
Quand elle fut sortit de la voiture, Natsu passa la tête hors de la portière, mais Layla ne leva toujours pas les yeux vers lui.
- Bon et bien je suppose que nous en reverrons plus, alors, j'espère que tout va bien ce passer pour toi, et tout et tout !
- Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.
Elle partit alors sans se retourner, sans une dernière parole. La jeune femme semblait vouloir le fuir, comme elle fuyait tout le monde.
Tard dans la nuit, riche bâtisse
Layla s'approchait silencieusement de la vielle maison. Son occupant ordinaire était un riche duc dans la fortune s'était bien au-delà de toutes les personnes qu'elle avait déjà détroussées. La jeune femme observa les fenêtres, elles étaient toutes hautes et aucune lumières ne les traversait, le duc ne se servait de cette maison qu'en tant que maison de vacances, donc personne ne viendrait l'importuner dans son larcin. A l'aide d'un fouet magique, la voleuse se hissa jusqu'au toit du manoir, de là, son accès aux fenêtres serait facilité, son vol aussi par la même occasion. En fin arrivée, elle s'attaqua à la vitre qui se dressait encore sur son chemin.
- Tu ne trouveras rien à l'intérieur, déclara une voix.
Layla si figea et se retourna brusquement à l'entente de cette voix qu'elle connaissait si bien. Natsu était assis et adossé au semblant de muraille qui entourait le toit et détaillait d'un air calme la blonde beaucoup plus nerveuse.
- Tu trouveras rien à l'intérieur, répéta-t-il.
- Pour . . . ?
- Pour ton vol.
- Mais je . . . !
- Mais oui et moi je suis un dragon sans peur.
La jeune femme n'osait plus dire un mot, alors il savait ?
- Comment tu as su ? dit-elle enfin.
- C'était pas très compliqué, annonça-t-il.
- Oui, mais . . . !
- En premier lieu tes vêtements.
- . . . ?
- Ils sont plutôt usés et ne sont pas à ta taille, ils sont amples mais court, tu n'as donc pas assez d'argent pour t'en racheter, ce qui suggère une vie pauvre, mais aussi potentiellement des larcins fréquents pour ta survie. Ça c'est ta façon de manger qui me le dit. Sans t'en rendre compte, tu as ramené tes jambes vers toi quand tu as commencé à manger, signe que tu te caches quand tu manges en présence de quelqu'un, surtout quand c'est son propriétaire.
- . . .
Très fort le rosé sur le coup . . .
- Enfin le plus flagrant : ton collier.
- . . . !
- Si tu me dis que c'est vraiment celui de ta mère, moi j'ai le mal des transports. Malheureusement pour toi, je connais déjà ce collier, il appartient à un riche homme d'affaire du nom de Zaelon qui a envoyé des affiches un peu partout à Edoras pour le retrouver, avec à la clé, une plutôt forte récompense.
Layla déglutit, en réalité, il l'avait grillé dès qu'elle était rentrée dans son véhicule.
- Mais ce n'est pas toi qui a volé le collier, en tout cas pas en premier lieu. C'est cette espèce de bande de motards à la noix qui s'est attaqué à nous, en fin à toi, qui leur ait volé le collier, je me trompe ? « Etoile du soir » c'est ça ?
La jeune femme ne répondit pas, plongé dans ses pensées le poing fermé.
- Pourquoi es-tu là ? demanda-t-elle enfin.
- Pour te prévenir.
- De quoi ?
- Qu'il n'y a rien à voler dans cette maison.
- De . . . !
- Le duc Evaro était trop honnête, pour aider un des ses amis. Il a vendu tous ses bien, que ce soit le personnel, le mobilier, les bijoux etc . . .Il n'y à plus rien d'intéressant, je le sais, j'y ai déjà fait le tour.
- Comment ?
- En passant par la porte, répondit-il comme une évidence.
En effet, un évidence pour une voleuse renommée . . .
- Mais je ne suis pas là que pour m'assurer de ta santé, ajouta le pilote, je suis aussi venu te poser une question.
La blonde releva document la tête pour fixer son regard dans le sien, attendant le verdict.
- Pourquoi à ce qu'à moi, tu ne m'as rien volé ?
Ses paroles laissèrent Layla désarmée. Pourquoi ? Pour toute réponse, elle murmura quelque chose.
- J'ai pas une super ouïe je te préviens !
- J'ai dit : Fairy Tail.
Natsu n'ouvrit plus la bouche. Alors c'était pour cela, parce qu'il faisait partie de cette guilde . . .
- Comment as-tu su ?
- Dans la boîte à gants j'ai trouvé un petit calepin, j'ai cru que c'était un groupement d'adresse mais je me suis trompée. C'était un album photo. Tu étais avec des gens, tu riais et derrière vous, on peut clairement voir le symbole de Fairy Tail sur le mur.
- Je vois, déclara-t-il, tu as du respect pour ma guilde ?
- J'en ai entendu parler, vous êtes une des rares guildes encore debout avec Blue Pegasus et Lamia Scale. L'une des rares guildes qui s'oppose encore au roi fou.
- C'est une guilde noire.
- Qu'importe ! Vous faites ce qu'il vous semble juste, j'ai toujours admiré Fairy Tail . . .
- Je vois . . . Il faut vraiment que je peigne le symbole de Fairy Tail sur la voiture, ça devient urgent . . . murmura le jeune homme pour lui-même, tu voudrais nous rejoindre ?
Ses paroles stoppèrent tous geste de la part de Layla. Il lui proposait de . . . !
- En tant que membre je peux m'assurer d'une place pour toi à nos côté.
- Mais je suis une voleuse ! rétorqua la jeune femme perdue, personne ne voudrait d'une . . . !
- Si tu savais toute les sortes de personne qui ont rejoint notre guilde depuis que le roi fou est au pouvoir, tu serais surprise ! Tu n'es pas la première et encore moins la dernière. Et puis ! Tu as déjà remplit une mission non ?
La future ex-voleuse le regarda, songeuse. Il lui désigna le collier à son cou quand elle comprit enfin.
- Tu as remplit haut la main la mission qui était de retrouver ce collier, il ne manque plus qu'à le ramener à son propriétaire.
Layla était dubitative, il lui proposait de l'emmener dans sa guilde, la guilde de ses rêves . . . Sans attendre de réponse de sa part, Natsu se leva et la rejoignit en quelques pas près de la fenêtre. Arrivé devant la jeune femme, il tendit la main.
- Je suis Natsu Fireball, le coursier le plus rapide d'Edoras et mage de la guilde de Fairy Tail. En tant que tel, je me ferai un plaisir de t'avancer une place dans ma guilde. Quel est ton nom ?
. . . Il avait vraiment tout deviné. Après un court moment d'hésitation, elle lui tendit une main tremblante.
- Lucy Ashley.
- Alors Lucy-san, bienvenue . . . à Fairy Tail.
Le roi d'Edoras observa son ami.
- Je vois, alors c'est entièrement grâce à toi que Lucy est parmi nous aujourd'hui.
- Pour vous avouer la vérité, je me suis toujours sentit responsable d'elle. C'est bizarre non ? C'est toujours elle qui m'aide depuis ce jour.
- J'en suis pas certain, déclara Gerard.
- Pourquoi ?
- Ces derniers jours, c'est plutôt toi qui t'es occupé d'elle. Sans toi, je ne donne pas cher de sa peau à l'heure qui l'est.
- Vous exagérez, Gerard-sama . . .
- Va s'avoir . . . répondit son nouvel ami.
Enfin, la porte s'ouvrit brusquement à côté du roi qui tourna la tête et Natsu qui se redressa, l'œuf dans les bras. Lucy apparut aussi vite que la porte s'était ouverte et fit volte face pour s'adresser aux pauvres infirmières.
- J'ai dit : hors de question ! criait-t-elle.
