"Le premier amour est éternel, le temps ne passe pas, c'est le principe amoureux."
Camille Laurens.
Merci à kalhan03, Solealuna et Sarah d'Émeraude ("sous peine de mort" ? Vraiment ? x) pour vos commentaires ! Toujours au rendez-vous, ça fait chaud au coeur !
Le titre de ce chapitre vient de celui d'une chanson de Gnarls Barkley que j'adore ! =) A écouter !
Chapitre 10 : Smiley faces.
Flash-back, cinq ans auparavant.
Un énième soupir lui échappa. Elle cru à un miracle lorsque le capitaine la prévint d'une affaire en cours près du centre ville. Beckett voulu prévenir Lanie mais Montgomery l'en dissuada, mettant cette question dans un coin de sa tête.
Arrivée sur les lieux du supposé crime, elle partit rejoindre ses deux autres partenaires qui se trouvaient devant la maison, en bas des escaliers. L'irlandais semblait faire la moue tandis que le latino lui annonçait que ça n'allait pas lui plaire. Fronçant les sourcils, elle s'approcha jusqu'à ce qu'on vienne à sa rencontre. Un homme, extrêmement séduisant à la mâchoire carrée vint lu présenter sa plaque.
FBI.
Et merde…
Bien que peu insensible au charme du nouveau venu, elle fit une mine contrariée, elle ne voulait pas du FBI sur son affaire.
- Je me présente, agent Sorenson, FBI.
- J'ai cru le deviné, rétorqua-t-elle.
Il l'ignora et l'emmena à l'intérieur.
- Je ne suis pas là pour une visite immobilière, agent Sorenson, souffla-t-elle.
Une femme ayant les yeux fuyants attira son attention, ses yeux rougis montraient qu'elle avait pleuré et ses cheveux collés semblaient ne pas avoir été lavé depuis un certain temps.
- C'est pour ça que vous êtes ici, lieutenant Beckett.
- Il n'y a pas de corps, se buta-t-elle.
- Il s'agit d'un enlèvement.
Perdant patience, elle détourna son regard de l'épave humaine qu'était la jeune femme pour le poser sur Sorenson.
- Je suis lieutenant à la criminelle, je ne m'occupe pas des enlèvements. Je répète, qu'est-ce que je fais ici ?
- Vous êtes là pour nous aidez, lieutenant Beckett.
Cette dernière haussa les sourcils, surprise qu'on fasse appelle à elle.
- J'ai entendu dire que vous étiez la meilleure, sourit-il chaleureusement.
Elle détourna les yeux et sourit doucement.
- Qui a été enlevé ?
- Tom, 13 ans.
Tom, 13 ans… Un gosse.
oOoOoOoOo
Beckett haussa la voix :
- Il va falloir m'expliquer plus clairement parce que je ne comprends toujours pas. Pourquoi avez-vous attendu plus D'UNE SEMAINE pour signaler la disparition de votre fils ?
Assise devant elle, le teint cadavérique et les cheveux toujours aussi sals, Ellen Evans se contorsionnait dans son petit fauteuil de salon. Le gobelet qu'elle tenait dans ses mains se retrouva fendu, la faisant sursauter et cligner des yeux, mal à l'aise.
- Vous ne savez pas comment son les ados, bordel ! Ils vont, ils viennent. Et puis, je vous l'ai déjà dit, Tom est très indépendant, il se débrouille tout seul, et…
- Mais il n'a que TREIZE ANS ! hurla Beckett.
Ellen sursauta de nouveau, tremblante. Elle essuya ses mains moites sur son jean troué.
Kate Beckett marqua une pause et plissa les yeux. La femme qu'elle interrogeait avait pratiquement le même âge que la flic. Mais elle semblait en faire beaucoup plus, son visage se montrait clairement creusé sous la lumière du plafonnier. Ravagé par la fatigue, elle avait tenté de camoufler des hématomes par du maquillage.
Depuis une heure que la jeune flic avait franchi la porte de cette maison, Ellen était passée par tous les stades : les larmes après avoir signaler la disparition de son fils, puis l'agressivité et la colère au fur et à mesure que l'interrogatoire se prolongeait et où elle ne pouvait expliquer pourquoi elle avait mis une semaine à donner l'alerte.
- Et son père, où est-il ?
Ellen haussa les épaules.
- Ca fait depuis longtemps que je n'ai plus de nouvelle… Je ne suis même pas sûre de son identité. A l'époque, je couchais à droite et à gauche sans prendre de précaution.
Brusquement, Beckett s'exaspéra. Elle connaissait ce genre de femme, se retrouvant du jour au lendemain avec cinq gosses ayant cinq pères différents. Elle regarda plus attentivement Ellen Evans : cette fébrilité, ce regard fuyant étaient les signes criants d'un manque de drogue. Mme Evans était accro au crack. Point barre.
- On peut y aller, Sorenson.
Elle se leva, sans un regard pour la jeune femme fébrile assise dans son fauteuil et ouvrit la porte sur un soleil éblouissant.
Il fait beau, peut être un signe.
oOoOoOoOo
Au milieu de la journée, après des recherches acharnées sans résultats, Beckett décida de se rendre dans la chambre de l'adolescent pour avoir un peu plus d'indice.
Arrivés devant la porte, Will et Kate se lancèrent un regard inquiet. Qu'allaient-ils trouver à l'intérieur ? Beckett tourna la poignée puis la poussa et…
La chambre était incroyablement bien rangée, une pièce toute à fait à part de cette maison. Il y avait un lit double, bien fait une étagère contenant plusieurs livres d'écrivains décédés comme William Shakespeare. Un bureau, simple, ou trainait les affaires de cours de Tom.
- Ce gosse est un extraterrestre, remarqua Sorenson.
- Oui, il a… Toujours été différents des autres. Toujours à aimer ce qui était à détester connaître ce qui était à oublier. J'ne sais pas de qui il tient ça.
Pas de toi en tout cas, pensa Beckett.
Inspectant la chambre de fond en comble, elle remarqua un cahier caché entre le matelas et les lattes. La couverture était décorée de papillon, de fleurs, de visages souriants comme le serait le journal intime d'une jeune fille. Intriguée, elle s'assit délicatement sur le lit et entreprit d'ouvrir la première page.
Comme dans un bouquin, le titre du journal s'appelait « smiley faces ». Elle tourna une nouvelle page et se retrouva face à une phrase :
Ferme les yeux et tu verras.
Malgré tout, elle sourit. Tournant une nouvelle page, elle se trouva en face d'une feuille blanche. Mais une écriture discrète et ronde dans un coin attira son attention.
Appartient à Hanna Grey, n'y toucher pas si vous tenez à la vie (oui, il peut mordre ce journal).
Un sourire trancha enfin ses lèvres. Parcourant le journal d'un regard brillant, elle découvrait des photos de « Hanna » lorsqu'elle était jeune souvent accompagnée d'un garçon, ayant probablement le même âge qu'elle. Une écriture plus maladroite était inscrite près de l'image. « Tommy » y était marqué, suivit d'un smiley souriant.
Au fil des pages et de son enfance, les smiley souriants se transformaient petit à petit par des cœurs d'abord discrets puis un peu plus voyant. Les regards remplis de malice se transformaient en regard débordant de tendresse. Puis, bientôt, Tommy se retrouvait seul à regarder l'objectif, Hanna le dévorait des yeux, un sourire merveilleux aux lèvres.
Le journal était remplit de Tommy par ci, Tommy par là. Puis, les cœurs se firent moins présents, les smiley moins souriants, leurs bouches se retrouvèrent à l'envers, enfin, des larmes vinrent noyer leurs yeux en forme de bâton.
Bientôt, Hannah se retrouva seule face à l'appareil, le regard fuyant, la bouche tristement alignée, les yeux vides, ses cheveux blonds semblaient moins lumineux. Elle écrivait alors qu'il était partit, la laissant seule face à ses tourments, aux sons qu'elle ne pouvait entendre, aux lettres qu'elle ne pouvait prononcer.
Soudainement, Beckett comprit, Hanna était sourde-muette.
Puis, les fleurs refirent surface petit à petit, montrant qu'elle n'avait pas perdu espoir de le revoir un jour. Un morceau de papier découpé se trouvait au milieu d'une page, entourée de note de musique, d'oiseau chantant, de violoncelle. Une petite phrase qui semblait dire beaucoup.
Ton rire de violoncelle me manque…
Tommy.
Etant sourde-muette, Hanna devait avoir un rire plus grave qu'une jeune fille « normale ». Beckett trouva pourtant cette simple phrase remplie de promesse. Une photo ornait la page suivante, Tom s'y trouvait, tenant entre ses mains un magnifique violoncelle. Elle comprit alors la signification de cette petite phrase.
La page suivante dévoila une autre douceur du même type.
Quand reviendras-tu milady ?
Le papier semblait avoir été plié et déplié des centaines de fois, l'encre avait légèrement bavé, rendant la chose encore plus belle. Des auréoles étaient tristement formées vers le surnom, grossissant le point d'interrogation.
La photo d'une moitié de cœur formé sur le sable apparut, suivit de près par son autre moitié, dessiné différemment, probablement l'œuvre de Tom. Les deux photos avaient été découpées pour en former qu'une seule.
Beckett était subjuguée par la tendresse qu'unissait ces deux adolescents, rêvant d'une histoire d'amour comme la leur. Si subjuguée qu'elle sursauta lorsque Will Sorenson s'assit près d'elle. Machinalement, elle mit le carnet dans la poche intérieure de sa veste, elle voulait se perdre encore un peu plus dans la beauté de cette histoire d'amour devenue impossible par la distance.
- Qui est Hanna Grey ?
Un sourire alors maternel apparut sur les lèvres gercées d'Ellen Evans.
- C'était sa meilleure amie, ils se connaissent depuis qu'ils sont tous petits.
- « C'était » ? questionna Beckett.
- Oui, les parents d'Hanna ont dû déménager à l'autre bout du pays, je n'en ai plus jamais entendu parler après ça.
- Vraiment ? Votre fils n'a jamais insisté pour garder le contact ?
- Bien sûr que si ! Il l'aime plus que tout cette gamine, il lui envoyait des centaines de lettres par ans, des milliers de petits mots mais il n'a jamais eu de retour. Je lui ai dis que ça ne servait rien, qu'il allait se détruire mais il est têtu.
- Vous connaissez ce carnet ? demanda Beckett en sortant le journal d'Hanna de sa poche.
Les yeux bleus vifs d'Ellen s'écarquillèrent. Elle prit brusquement le carnet dans ses mains, le feuilletant comme si sa vie se tenait dans le creux de ses mains.
- Mon Dieu, mais… C'est le journal d'Hanna ! s'écria-t-elle. Je me souviens qu'elle lui avait demandé de faire la couverture lorsqu'elle le commençait. Mon Tommy a un véritable don pour le dessin.
Elle tourna de nouveau quelques pages puis s'arrêta lorsque ses yeux tombèrent sur les promesses cachées.
- Tous les petits mots qu'il lui avait envoyé, souffla-t-elle.
Des larmes vinrent lui piquer les yeux.
- « Milady », lut-elle, c'était le surnom qu'il s'amusait à lui donner, elle répliquait en disant qu'elle n'était pas une lady.
Beckett reprit doucement le carnet des mains tremblantes d'Ellen, lui disant qu'elle le lui rendait bientôt. D'une voix douce, le jeune agent du FBI l'emmena sur le lit de son fils où elle put enfin se rendre compte que Tom n'était pas là.
oOoOoOoOo
Elle aurait aimé franchir la porte de cette maison et annoncer que Tom était rentré, qu'on l'avait retrouvé mais elle pouvait seulement se l'imaginer. Du coin de l'œil, Will l'observe silencieusement, la dévorant du regard. Elle sait bien qu'il a un faible pour elle et inversement.
- On va le retrouver, fit Sorenson comme pour se convaincre lui-même.
Elle s'obligea à hocher la tête, pour le rassurer qu'elle y croit aussi. Mais depuis quelques jours les preuves manques cruellement, la dernière « personne » à avoir aperçu Tom Evans était une caméra de surveillance filmant son entrée dans un taxi. Ils avaient retrouvés le chauffeur qui conduisait le véhicule qui avait affirmé avoir ramené Tom chez lui.
Il n'y avait plus rien, le néant.
Où es-tu Tom ? demanda Beckett intérieurement priant presque que le jeune garçon lui réponde.
As-tu voulu fuir ta mère ? Ou retrouver Hanna ?
Après mûre réflexion, Hanna restait la meilleure possibilité.
Peut-être les deux finalement…
Elle ferma quelques instants les yeux, oubliant le visage angélique de Tom et le sourire tendre d'Hanna. Elle savait qu'elle mettait un peu trop de sentiment dans cette affaire, qu'elle y ressortirait les ailes brûlées.
Cela faisait maintenant près d'une semaine que Will voyait Kate s'acharner pour ne rien récolter. Une semaine que les cernes sous ses yeux se faisaient de plus en plus noirs. Une semaine qu'ils s'étaient rencontrés et il sentait déjà ce besoin de la protéger d'elle-même. Il connaissait son histoire, il savait pourquoi elle faisait ça, pourquoi elle agissait de cette manière.
Il posa délicatement sa main sur son genou, lui faisait ouvrir les yeux de surprise.
- Kate, on est arrivé.
Le regard hagard, elle se demanda quelques instants où elle se trouvait. Puis tout lui revint au visage : l'enlèvement, Tom, Hanna, le manque de preuve, le néant puis la douleur.
Elle tourna un regard douloureux à l'agent du FBI et lui murmura, telle une supplique :
- Monte avec moi, je t'invite à boire un verre.
La barrière du vouvoiement vu rayer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Elle lui fit un sourire maladroit devant son air surprit. Finalement, il accepta.
oOoOoOoOo
Epuisée, Beckett lui demanda :
- Qu'est-ce que je te sers ?
- Vodka, je crois qu'on en a besoin.
Elle parut hésiter une fraction de seconde, pesant le pour et le contre, puis accepta, sortant la bouteille du placard. Prenant les petits verres appropriés, elle les rempli, mettant quelques gouttes à côté.
Beckett lui tendit un verre et ils trinquèrent. Elle but cul-sec et posa le récipient vide sur l'îlot central de sa cuisine.
- On va le retrouver, hein ? demanda la jeune femme en fixant la bouteille d'alcool.
- Beckett…
- Dis-moi qu'on va le retrouver.
Elle attrapa la vodka et s'en servit un verre qui finit comme le premier. Alors qu'elle réitérait son geste, une main ferme mais douce se referma sur son poignet.
- Je ne peux rien te promettre, il ne faut pas que tu t'imagine les pires et les meilleurs scénarios. Il faut que tu laisses le destin choisir.
De colère face à cette dernière phrase, elle serra son verre de toutes ses forces qui finit par exploser. Elle sentit les morceaux de verre briser s'enfoncer dans sa peau puis la piquer à cause de l'alcool. Le destin… Elle détestait le destin.
- Le destin ? fit-elle. Ce même destin qui m'a enlevé ma mère ? Celui qui a séparé Hanna et Tom ? Hein, Will, quel destin devra choisir ? Lequel ? hurla-t-elle en se rapprochant dangereusement de lui.
Il prit son visage en coupe puis l'embrassa, y mettant toute la douceur dont il était capable pour réussir à la calmer. Elle se figea, relâchant tous ses muscles imperceptiblement tendu. Lorsqu'elle se clama enfin, il décolla ses lèvres des siennes et observa sa réaction sans lâcher son visage.
- Le destin, c'est de la merde, se buta-t-elle.
Il sourit, la regardant, la dévorant puis la ré-embrassa. Les pas douloureux firent place aux pas maladroits qui prirent la direction de la chambre. Les vêtements voltigèrent au fur et à mesure de leur avancée.
Ils avaient besoin d'oublier dans les bras de l'autre, pour en ressortir plus fort.
Au petit matin, Kate Beckett aura retrouvé cette petite lueur dans ses yeux qui s'appelle : espoir.
oOoOoOoOo
Ils ne parlèrent plus de cette nuit là. Ils ne l'avaient pas oubliée mais préféraient remettre ça à plus tard. Ils devaient réfléchir à ce qui allait en suivre mais le petit Tommy restait numéro un dans les priorités.
Son café en main, Beckett s'installa à son bureau. Elle passa une main rapide dans ses cheveux courts et bu une gorgée de son breuvage favori. Un homme s'arrêta à son niveau, le nez dans des papiers.
- Lieutenant Beckett ? demanda ce dernier faisant relever les têtes de deux partenaires et de l'intéressée.
- Elle-même.
- Un paquet pour vous de… Tom Evans.
Alors qu'elle tendait les mains pour récupérer le colis, son geste se figea et son sang se glaça. L'homme lui demanda une signature en bas de page mais ses mains ne s'arrêtaient pas de trembler. Sorenson, qui avait tout vu, vint à sa rescousse et signa à sa place. Il posa une main dans le dos de la jeune femme et l'homme se sentit de trop.
Beckett jaugea le paquet sur son bureau puis soudainement elle eut peur. Peur que tout son espoir s'effondre, peur d'en vouloir à Will de l'avoir fait espérer inutilement. Peur de devoir annoncer à cette jeune femme, déjà bouffer par le crack et l'alcool que sa lueur de vie s'en est allée. Peur de devoir admettre que le destin avait choisit.
Elle ouvrit alors le colis, trancha dans un bruit insupportable le scotch qui retenait encore un tout petit peu sa douleur. Lorsqu'elle passa ses doigts dans l'ouverture, une odeur fétide envahit ses narines pour se disperser dans la pièce, arrêtant les autres flics en plein travail.
Le temps était suspendu, les souffles bloqués.
Elle tira un peu, faisant craquer le carton puis l'ouvrit. Ses yeux se figèrent d'horreur. Elle avait deviné, elle devinait trop souvent.
Elle eut envie d'hurler tant l'image la dégoûtait, lui broyait les tripes de douleur. Brusquement, elle se leva pour se diriger d'un pas rapide vers les toilettes où elle vida le contenu de son estomac. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux tant l'effort était douloureux.
Sorenson referma délicatement l'objet de toute cette agitation.
L'objet où se trouvait le cœur encore si petit de Tom Evans, 13 ans, un gosse.
oOoOoOoOo
Plus tard, après que Lanie est fait toutes les analyses, ils purent identifier le tueur. Ses empreintes recouvraient l'organe vital du petit Tommy.
James Roderick.
J'ai vu que j'avais fait une gourde dans le chapitre précédent ! J'ai mit que Tom avait 8 ans à la place de treize... Et je sais que dans l'épisode "Little Girl Lost" ("Où est Angela"), le garçon avait 6 ans lorsqu'il c'est fait enlevé... J'avais omis ce détail...
