J'ai menti. Le début de ce chapitre ne renoue pas complètement avec l'épisode. Mais bon… la fin revient coller à la série. C'est la faute des menottes, je vous jure!
Ce chapitre est également un peu plus long, mais que voulez-vous? Ils avaient effectivement du temps à rattraper.
Quoi qu'il en soit, bonne lecture et merci pout les commentaires passés, présents et futurs!
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Il faisait nuit quand le Tardis se rematérialisa et que le Docteur reparut dans le jardin d'Amy. Il lui semblait qu'il manquait quelque chose d'important, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. C'était peut-être seulement Rose. Il retint un rire de dérision. Il était préférable de ne pas recommencer à jouer les idiots. Dès qu'il trouverait un moyen pour la faire repartir dans l'autre dimension, avec l'autre Tardis, l'autre vie et l'autre Docteur… il reviendrait au point de départ. Elle lui manquerait, il trouverait quelqu'un d'autre - peut-être Amy justement - pour partager ses aventures et l'écouter babiller à s'en rendre aphone, puis un autre, puis un autre… Et il finirait bien par se régénérer et… qui sait?
Il renifla les environs. Oui, 24 juin. La bonne journée. D'accord, il avait manqué l'heure, mais ça avait probablement laissé juste le temps à Rose, Amy et Rory de faire un peu mieux connaissance autour d'une tasse de thé.
La maison était silencieuse. Curieux. Il aurait pensé que Rose l'aurait attendu de pied ferme pour être parti sans elle. Il pouvait bien s'avouer qu'il s'était sentit coupable quand les moteurs avaient démarré et qu'il s'était rendu compte qu'il l'avait laissé sur place. Mais bon… Il n'avait fait qu'un tout petit tour de rien du tout jusqu'à la lune (en se souvenant de la fois où il avait plu et où les Judoons avaient failli faire griller la moitié de la planète à cause de leur bêtise) et était revenu dare-dare. Rose ne dirait rien de bien méchant. Il s'attendait à des commentaires de la part d'Amélia Pond toutefois. Amy. C'était Amy maintenant.
Il fit quelques pas, se décida à monter l'escalier. Il trouva l'espalier bloqué par une silhouette en robe de chambre - encore - qui ne fit ni une ni deux et le plaqua contre le mur, le temps d'ouvrir une des portes de l'étage, de le pousser à l'intérieur, de le faire tomber sur le lit et de saisir son poignet. Il entendit le petit cliquètement des menottes et haussa un sourcil incrédule devant une Rose qui, les poings sur les hanches, le fixait d'un air furieux.
« Hello Rose. »
« Rose, j'ai cru entendre du bruit… » commença Amy en surgissant dans la chambre.
En voyant le Docteur menotté au lit, la rouquine soupira de satisfaction : « Enfin! Eh bien, c'est pas trop tôt. »
« Tu peux nous laisser? » demanda froidement Rose en ne quittant pas le Docteur des yeux. « Nous avons à discuter. »
« J'imagine. » dit doucement Amy en refermant la porte. « Au cas où tu aurais besoin des clés, je voulais juste de rappeler que je ne les ai toujours pas retrouvées. »
« Parfait. » dit Rose.
« Attendez une minute, toutes les deux. Pourquoi est-ce que j'ai encore droit à ce type d'accueil? » demanda-t-il en pointant les menottes.
Amy et Rose échangèrent un regard.
« Quoi? » fit-il encore
« Bonne nuit, Amy. » dit Rose du même ton glacial.
Mais il était évident que sa colère n'était pas dirigée contre elle, plutôt contre lui, comprit le Docteur.
« Euh… Rose? Je suis allergique aux menottes. »
« Tant mieux. » fit la jeune femme en hochant sèchement la tête.
Ils s'observèrent et Rose finit par soupirer et relâcha un peu la tension : « Ce n'est pas complètement de ta faute, mais je ne trouve pas d'autre responsable. Je pourrais accuser le Tardis, mais c'est toi le pilote, alors… »
« Mais qu'est-ce qui se passe à la fin? »
« Il se passe deux ans, Docteur. Deux ans! »
« Nooonnnnn. »
« Deux. Ans. » insista-t-elle.
L'expression d'horreur sur le visage du Seigneur du temps fit oublier à Rose sa colère. Il était là, se répéta-t-elle. Il était là, il était revenu à temps. Elle inspira, essayant d'évacuer toute la peur et le doute qu'elle avait ressentis durant des mois. Il était là. Tout irait bien. Elle s'allongea et se blottit contre lui, mais il resta aussi raide qu'une planche. Elle appuya sa tête contre son épaule et l'enlaça. Est-ce qu'elle versa une larme ou deux? Peut-être. Après un temps, il l'enlaça - d'un seul bras - et embrassa son front.
« Tu m'as manqué. » dit-elle.
« Je suis désolé. Tellement désolé. »
« Je sais. »
« Je ne suis parti que deux minutes, juré! »
« Je sais. »
« J'ai vérifié la journée! »
« Je sais. »
« Et…. »
« Oh, tais-toi et embrasse-moi. »
« Pardon? »
Il fut pris par surprise quand elle posa ses lèvres sur les siennes, mais il se détendit rapidement. Quand elle enleva sa robe de chambre et se glissa sous les couvertures avec lui, il osa lui suggérer de retirer les menottes.
« Tu peux les enlever toi-même? » demanda-t-elle.
« Euh… pas vraiment. Je n'ai pas de nouveau tournevis et… »
« Parfait. » fit-elle simplement en l'embrassant à nouveau.
Et il fut à nouveau pris par surprise… et ce ne fut pas la dernière fois cette nuit-là.
Quand Amy descendit à la cuisine le lendemain matin, elle trouva Rose qui remplissait trois assiettes avec des œufs brouillés, des toasts et des rondelles de bananes.
« Alors…? » demanda-t-elle en prenant un morceau de banane. « Il n'est pas parti, hein? »
« Vive les menottes. » dit Rose avec un petit sourire.
« Quoi? Tu l'as gardé attaché toute la nuit? »
« Oh noooon. Toute la nuit ET ce matin aussi. »
« Il est ENCORE attaché? Il ne va pas aimer ça. »
« Il ne s'en est pas trop plaint jusqu'à maintenant. » dit Rose avec un clin d'œil.
Amy hocha la tête et ne pu empêcher ses joues de rosir. C'est vrai qu'ils avaient du temps à rattraper.
« Et vous avez trouvé le temps de discuter? »
Quelle question ridicule, songea aussitôt Amy.
« Discuter? De quoi? » demanda Rose avec perplexité.
Elle hésitait entre le thé, le café et un jus d'orange. Elle opta pour le thé et le jus d'orange. Il n'avait jamais vraiment eu besoin de caféine le matin.
Amy déposa sa tasse de café un peu brutalement sur la table, faisant comprendre à Rose de quoi il était question. Elle s'excusa et jura de lui en parler rapidement. Pendant le déjeuner, promit-elle. Amy hocha la tête. Déjà, elle songeait à ce qu'elle emporterait. Comment s'habillait-on pour voyager dans le temps et l'espace d'abord?
Rose monta le plateau, poussa la porte et sourit en voyant le Docteur hypnotisé par le costume trois pièces et le manteau suspendu sur le cintre.
« C'est brillant! Je crois que le costumier n'a pas entièrement brûlé, mais la section où je gardais des copies de mes costumes, lui, a pas mal souffert. Je vais être obligé d'aller en chercher d'autres. Mais le manteau, lui, je ne sais pas comment tu as fais pour le réparer aussi bien. »
« Il n'est pas réparé, il est neuf. » dit Rose en mettant le jus d'orange dans sa main libre.
« Neuf? Mais il est exactement pareil à celui que Janis Joplin m'avait offert! Comment as-tu fait? »
« J'ai eu le temps. » dit-elle légèrement en détournant le regard.
Le Docteur prit un air coupable : « Désolé. Euh… dis, tu vas me détacher un jour? »
« Je n'ai pas la clé. » lui rappela-t-elle en buvant calmement son thé.
« Oh. Il… Il y a… Le Tardis a probablement déjà préparé mon nouveau tournevis sonique. Tu pourrais… tu pourrais aller le chercher? Il doit être sur la console, à côté du brouilleur de…. »
« Oui, mais j'ai une faveur à te demander. »
« Et si je ne dis pas 'oui', tu ne laisses ici? » fit-il avec une expression à mi chemin entre l'inquiétude et le contentement.
Rose éclata de rire. Eh bien, il n'était pas déçu de sa nuit. C'était toujours ça. Elle le laissa avec les œufs brouillés, les toasts et les bananes - il n'y avait plus de confiture de fraises lui expliqua-t-elle - et emprunta la clé du Tardis.
L'intérieur était le même que la première fois où elle y avait mis les pieds. L'odeur de fumée s'était envolée. Puis elle remarqua que le siège avait l'air beaucoup plus confortable et que les vieux tuyaux et autres mécaniques complexes et inconnues qui tapissaient le plafond avaient l'air neufs et étaient bien rangés. Les traces de rouilles dans les coins de la console avaient disparu. Les post-it et tous les petits gadgets comme les vis, les trombones, les vieux crayons et les pinces à cheveux qui traînaient généralement entre les boutons et les manettes avaient disparu également. Par contre, l'embout bleue et argentée d'un tournevis sonique dépassait et il suffit à Rose de l'en retirer délicatement. Le Tardis bipa et les lumières flashèrent, comme pour dire bonjour. Rose sourit largement. Cette bonne vieille boîte bleue.
Elle revint quatre à quatre vers le Docteur et lui tendit le tournevis. Moins de cinq secondes plus tard, il se frottait le poignet et s'emparait des habits neufs. Rose les lui arracha et pointa la salle de bain : « Une douche avant tout, Seigneur du temps! » ordonna-t-elle, faussement sévère.
Dix minutes plus tard, il réclamait les vêtements en passant un bras dans l'embrasure de la porte. Rose lui mit le cintre entre les doigts, trouvant amusant qu'il veuille se montrer discret alors qu'elle avait déjà tout vu. Elle soupira et s'habilla à son tour. Elle épinglait ses cheveux quand il sortit de la salle de bain.
« Ils sont plus longs. » nota-t-il.
Elle se retourna. Il était redevenu lui-même et avait utilisé, assez généreusement d'ailleurs, le gel coiffant de l'armoire à pharmacie.
« Je m'étais dis que si tu me voyais et que tu t'en apercevais, tu reviendrais en arrière pour me chercher plus tôt. Si je ne t'avais pas vu, j'ai pensé que tu aurais pu tricher comme ça. » dit-elle en ajoutant une épingle à cheveux supplémentaire. « Ne dis pas que tu es désolé, je le sais déjà. Ce qui est fait est fait. »
Il revêtit le manteau marron, vérifia que les coutures tombaient bien. Il était impressionné par le détail. Tout était pareil. Sauf…
Deux chaussures de course beige atterrirent devant ses pieds. Il releva la tête vers Rose qui avait un sourire en coin.
« C'était l'accessoire le plus facile à trouver. Et ils sont de la bonne grandeur, c'est promis. »
Le Docteur sut aussitôt comment elle connaissait sa pointure. L'autre. L'autre portait aussi des Converses. Son humeur s'assombrit.
« Ne commence pas. » le prévint Rose. « Je sais à quoi tu penses et… je RESTE avec toi. C'est mieux comme ça. »
« Tu dois lui manquer. » dit-il d'une voix rauque.
« Et je ne te manquais pas à toi? » répliqua-t-elle douloureusement.
« Il a besoin de toi. »
« Non. » fit-elle en secouant la tête.
« Peu importe ce qu'il t'a dit, ne le crois pas. Il aura toujours besoin de toi. »
« Non, Docteur. C'est toi qui as le plus besoin de moi. Lui… il a quelque chose que tu ne pourras jamais avoir. »
Il était perplexe à l'idée que l'autre ait quelque chose de plus ou de mieux et terrifié à l'idée qu'elle ait raison, qu'elle puisse rester. Il avait encore plus peur de se laisser aller à espérer et d'être déçu. Tout ce qui la touchait le faisait souffrir de toute façon alors il préféra jouer les indifférents, sachant que Rose devinerait son jeu.
« Il ne peut pas avoir toutes mes futures vies. À part ça… »
« Il peut refaire le passé. » dit Rose.
« Non, il ne peut pas… Il… »
« Il n'y a jamais eu de Docteur ou de Tardis dans le monde de Pete, mais les choses sont suffisamment semblables pour lui permettre de revenir en arrière et d'arranger… ce qui n'a pas pu l'être la première fois. Il a brièvement revu Martha. Il a rencontré à nouveau Sarah Jane. Il a retrouvé le Brigadier. Il a sauvé les Dolorisques tout seul. Il a reconstruit le temple de Maranag et a empêché la tempête de cristal hallucinogène sur Nemora III. »
Rose s'approcha du Docteur et saisit ses mains : « Il peut refaire le monde. Il ne peut pas effacer ses souvenirs, mais il peut arranger tous les événements qui l'ont… qui vous ont blessés. Il a la possibilité de revenir en arrière, de changer les lignes du temps comme tu ne pourras jamais le faire. Il est heureux ainsi. Il guérit. Il est devenu meilleur et nous avons su tous les deux que je devais revenir vers toi. C'est toi qui a besoin de moi, bien plus que lui. Alors je suis là. »
Le Docteur ne réagissait toujours pas et Rose se dit qu'il regrettait peut-être cette fois encore de ne pas être l'autre.
« Comme nous venons tous les deux de cette dimension, il y a un lien, une sorte de réponse élastique des dimensions, pour nous ramener ici. Il lui a été facile de me faire voyager. Et comme son Tardis provient du tien, les boucliers ne pouvaient pas m'empêcher de m'y matérialiser. Il espérait que je reviendrais à temps. » ajouta-t-elle avec un frisson.
Il avait bien failli être trop tard, se souvint-elle.
« Rose Tyler. » dit-il simplement.
« Yep. » répondit-elle tout aussi simplement. « Je suis de retour. »
« Je suis content que tu sois là. »
Ils s'enlacèrent. Rose devina qu'il ne protesterait plus à son sujet. Pas sur ce point-là, du moins.
« Bon, ça y est, tu lui as demandé? » fit Amy.
Elle avait poussé la porte et vérifié rapidement qu'ils étaient habillés, tous les deux, avant de lever les yeux du sol.
« Euh… non. » confessa Rose.
« ROSE! »
« Demandé quoi? » fit le Docteur en fronçant les sourcils.
« Je peux aller dans le Tardis? »
Le Docteur pencha la tête, dévisagea Rose et Amy à tour de rôle. Puis il sourit, renifla et hocha la tête.
« Pourquoi pas? » répondit-il gaiment.
Il enfonça les mains dans ses poches et se dirigea vers le Tardis. Il réclama la clé à Rose avec un clin d'œil, poussa la porte, se recula d'un pas et s'inclina, laissant Amélia Pond - Amy, elle s'appelait Amy maintenant - faire ses premiers pas à l'intérieur du type 40.
« Tardis. TimeandRelativeDimensioninSpace. » énonça-t-il d'un ton magistral.
« Je sais. » fit Amy en avançant lentement. « C'est magnifique. »
« Oui, elle est magnifique. » acquiesça le Docteur avec ravissement.
Rose referma la porte et se saisit des doigts du Docteur. Elle observa avec amusement Amy découvrir la plus incroyable merveille de l'univers. Ils échangèrent un regard complice quand la jeune femme souffla, incrédule : « C'est vraiment plus grand à l'intérieur…. »
« Je lui ai déjà dit, pourtant. » souffla Rose avec un petit rire.
« Le Tardis fait de l'effet à tout le monde. » répliqua le Docteur avec satisfaction. « Tu lui as raconté quoi, à Amélia? »
« Presque rien. Je sais que tu préfères avoir l'honneur des primeures. »
Il sourit et jeta son manteau neuf avec la même désinvolture sur la même colonne. Rien n'avait changé. Il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule vers Rose qui le suivait. Rien n'avait changé et ELLE était revenue. Il faillit éclater de bonheur.
« Amélia Pond, j'espère que tu es prête à voir l'univers! En tout cas, une partie! »
« Attendez une seconde! On part tout de suite? »
« Et pourquoi pas? » fit-il avec étonnement en enclenchant le calculateur géocosmique. « Pourquoi perdre son temps à Leadworth quand il ne s'y passa jamais rien? »
« Et on sera revenu pour demain? » demanda Amy avec un regard vers Rose.
« Ceci est une machine à voyager dans le temps. Si je voulais, je pourrais te ramener il y a cinq minutes, mais on se rencontrerait dans le jardin et tu serais obligée de t'expliquer à toi-même pourquoi tu te croises et… nannnn, trop compliqué. Wibbly Wobbly Timey Wimey Stuff. Compliqué. » résuma-t-il avec un reniflement tout en abaissant la manette du transducteur spatiotemporel. « Mais oui, on reviendra pour demain. Je ferai tout particulièrement attention à atterrir demain. Qu'est-ce qu'il y a demain? »
« Des trucs. » répondit rapidement Amy.
« Oh. Des trucs. C'est bien, des trucs. J'adore les trucs. Mais j'adore des tas de choses. »
« Comme les bananes? » suggéra moqueusement Amy.
« Rhoooo, mais les bananes valent cette adoration! » lança-t-il en débloquant le frein.
Amy hésita entre un fou rire et une remarque plus sérieuse et finit par opter pour les deux : « Quand j'étais petite, je pensais que vous étiez un peu dingue. Je n'aurais jamais imaginé… »
« Oh, mais Amélia Pond, il faut savoir une chose très importante à mon sujet. Vraiment. Parce que tu es dans le Tardis et que l'univers lui-même ne s'attend probablement pas à tout ce qui va se produire et qu'il faut que tu saches absolument à quoi t'en tenir. Je me disais que Rose te l'aurait mentionné, mais je suppose que c'est ma responsabilité de te faire comprendre ce genre de réalité. »
La jeune fille hocha la tête avec sérieux.
« Amélia Pond, je suis définitivement un peu dingue. Et fier de l'être. »
Il abaissa la dernière manette et le Tardis pulsa, grinça et gémit pendant que le Docteur, Rose et Amy éclataient de rire.
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Pour ceux qui ne sont pas tout à fait familiers avec le travail de l'acteur David Tennant, « notre » Tenth, il a incarné Campbell Bain, un maniaco dépressif de 19 ans (il avait 23 ans à l'époque du tournage), interné dans un hôpital psychiatrique dont la devise était « We are loony and we are proud (Nous sommes dingues et nous en sommes fiers). Si vous avez la chance de voir Taking over the Asylum et de comprendre l'anglais, son accent écossais et son jeu d'acteur vous feront fondre complètement.
