Et voici le chapitre que vous attendez tous: la première journée d'Axel et Roxas :)
J'espère que vos examens ce sont bien passé pour ceux qui sont encore à l'école, et je vous souhaite d'hors et déjà de bonnes vacances. Pour les autres qui bossent (comme moi lol), courage, notre tour viendra (vers 65 ans, l'âge de la retraite)
Bonne lecture et n'oubliez pas de laisser un pti mot! J'ai l'impression que ma fics est un peu boudée... A cause des examens ou bien à cause du résumé pourri? (j'espère juste que c'est pas à cause de l'histoire parce que c'est un peu tard pour changer le scénario étant donné que je suis entrain d'écrire le 11ème chapitre)
Sur ce, je vous laisse! A bientot
Chapitre III : Premier Jour : Le masque
La musique libérée par le poste de radio de la vieille Citroën Saxo s'écoulait par la fenêtre entrouverte, pendant que la voiture avalait courageusement les kilomètres. Le soleil, au travers du pare-brise avait obligé Roxas à mettre ses lunettes de soleil, donnant à ce court voyage un petit goût de vacances d'été.
Il chantonna gaiement lorsque sa chanson préférée passa sur la bande FM, se relaxant comme il pouvait.
Pour éviter qu'il ne se perde, Axel lui avait fait un plan qui était censé le mener à bon port.
Le dessin était étonnamment détaillé et facile à suivre, malgré qu'il fut griffonné à la va-vite sur le bord de son bureau, à l'aide d'un simple crayon.
Des traits sûrs, précis, tranchants.
Après une bonne demi-heure de route, Roxas aperçut le petit chemin de terre, qui coupait un vaste bois, situé le long de la nationale, comme indiqué sur le schéma. Il s'y engagea, et ne fut pas surpris de trouver sa route barrée par une grande grille métallique, qui protégeait le domaine.
Les indications d'Axel ne l'avaient certes pas mentionnée, mais cette grille était logiquement à sa place, sans quoi le beau bois serait constamment souillé par les gens irrespectueux.
Le jeune homme arrêta donc sa voiture devant l'obstacle et, découvrant que la grille était ouverte, soupira d'aise de ne pas devoir laisser son véhicule sur le bord de la grand-route.
Il tourna la grande clenche métallique avant d'avancer sa voiture, et prit soin de la refermer derrière lui.
Quelques mètres en voitures furent encore nécessaires avant qu'il ne distingue la grande demeure cachée parmi les arbres.
Roxas se gara sur l'immense parking vide, et sortit de sa voiture, sans arriver à décoller ses yeux du spectacle qui s'étalait devant lui.
Axel avait appelé cela une villa.
Roxas aurait plutôt dit un château.
La demeure magistrale enfouie au milieu des bois semblait hors du temps.
Du lierre courait sur les épais murs de pierre blanche, laissant se fondre ce lieu unique dans la nature environnante, sans pour autant perdre de son charme.
L'escalier de marbre qui conduisait à la porte d'entrée semblait néanmoins avoir vécu, au vu des nombreuses fissures qui sévissaient à divers endroits, mais étonnement, cela ne faisait que rajouter à la beauté de ce lieu féerique.
Roxas s'approcha lentement de la demeure, retirant ses lunettes de soleil pour mieux observer les lieux.
La demeure appartenait-elle à Axel ?
Etait il si… riche que ça ?
Le nœud dans son estomac refit son apparition. Si tel était le cas, cela ne ferait sans aucun doute qu'agrandir le fossé qui existait déjà entre eux.
Non pas que Roxas espérait quelque chose mais… En fait si, quelque part, il espérait qu'il se passerait quelque chose ce weekend, même si c'était infime, ridiculement insignifiant, il s'en serait contenté.
L'espace d'un instant, il regretta d'avoir accepté l'offre, craignant que cela ne le brise d'avantage, prétendant qu'il aurait été mieux pour lui de se bercer de douces illusions un peu plus longtemps, avant de devoir affronter en face ce qu'il redoutait le plus : un rejet total de la part du roux.
Il secoua sa tête énergiquement afin de chasser toutes ces pensées négatives de sa tête. Rien n'était encore joué, et d'après Naminé, il avait toutes ses chances.
Naminé et sa foutue « positive attitude ».
Des pneus crissèrent violement sur le parking, indiquant l'arrivée remarquée d'un autre visiteur.
Une petite voiture citadine, une Volkswagen Fox rouge criarde, se gara juste à côté de la voiture de Roxas, malgré le parking complètement vide.
Roxas ne put retenir son étonnement face au véhicule. Axel possédait une entreprise, un… château, et il roulait en Fox ?!
Le dénommé sortit de sa voiture pour partir à sa rencontre.
Sa tenue apposait un contraste fulgurant à ce dont Roxas était habitué au travail.
Il portait un simple jean usé par endroits, assorti d'un débardeur noir qui ne laissait aucune forme de son torse au hasard.
Les yeux bleus détaillèrent minutieusement la démarche assurée du roux alors qu'il s'approchait de lui, retirant lentement ses lunettes d'une main, passant l'autre dans ses cheveux flamboyants.
La rigueur du costume n'était certes plus là, pas plus que la Mercedes noire et l'escorte de charme dont Axel ne se séparait jamais, mais l'effet, lui, était toujours le même.
Il dégageait un charisme incroyable, en irradiait sans avoir à se forcer.
Roxas se demandait s'il en était seulement conscient, ou bien si, au contraire, il avait perfectionné sa technique au fil des années.
Une chose était sûre à ses yeux : même vêtu d'un sac-poubelle, Axel serait beau. Et c'était tout simplement… déprimant.
- « Désolé, je suis un peu en retard »
Axel lui tendit la main, assortit d'un superbe sourire qui aurait fait fondre n'importe quel glacier.
Les battements du cœur de Roxas accélèrent à une vitesse fulgurante, à la simple pensée que ce sourire chaleureux était pour lui seul.
Le roux se tenait devant lui, sur les marches de l'escalier de marbre, attendant quelques secondes une main dans la sienne, qui tardait à arriver.
Prenant cela pour de l'indécision, il n'hésita pas un moment à la saisir de lui-même, et à lui offrir une poignée de main vigoureuse, souriant de plus belle.
- « Je suis content que tu sois venu. Je pensais vraiment ne pas te trouver ici. Je suis désolé d'avoir été si insistant hier, je ne t'ai pas vraiment laissé le choix. Tifa dit toujours que je suis effrayant une fois que je me transforme en « professionnel », comme elle l'appelle. »
Il grattait l'arrière de sa nuque de façon embarrassée à l'aide de sa main libre, abandonnant un instant l'image de l'homme sûr de lui à laquelle Roxas était habitué.
Tout dans sa façon d'être semblait tellement différent. Il était détendu, sympathique et souriant, avenant et… timide ?
Où était donc passé l'Axel de la veille, qui choisissait ses mots avec minutie, qui utilisait les meilleures techniques de persuasion ? Celui qui usait de son statut et qui charmait les employées d'un regard ?
Roxas déglutit en pensant à quel point l'image qu'il était conscient d'avoir d'Axel était si peu avantageuse, et pourtant c'était de cette image-là qu'il était tombé amoureux dès le premier regard.
Et maintenant, ce même homme se tenait devant lui, abandonnant derrière lui toutes ses convenances, et ces manières dont il usait au travail.
Ce n'était plus Monsieur Axel.
Juste Axel, sans autre fioriture.
La pression sur sa main se relâcha, laissant retomber son bras le long de son flanc, toujours perdu dans le sourire gêné que lui adressât le roux.
Jusqu'à ce qu'Axel relève ses yeux, rencontrant ceux déboussolés de Roxas.
- « Ce… Ce n'est rien. Je suis content d'être là. »
- « C'est parfait alors. Je vais te faire visiter les lieux. »
Sa main plongea dans la poche arrière de son jean pour en sortir une grosse clef dorée, avant de se diriger vers la porte à double battant, dépassant de ce fait Roxas, qui se trouvait toujours sur la première marche d'escalier.
Les cheveux d'Axel flottaient derrière lui tandis qu'il montait les marches, la clef dans une main, sa jumelle dans la poche de son pantalon.
Roxas prit une profonde inspiration pour se donner du courage et suivit les traces du roux.
En homme courtois, Axel ouvrit l'épaisse porte en bois, et pria son invité de rentrer en premier, lui tenant galamment la porte.
L'immensité des salles intérieures n'avait à envier à l'aspect extérieur de la demeure.
Roxas ne pouvait qu'observer, les yeux grands ouverts, alors que son hôte lui offrait de faire le tour du propriétaire.
Le rez-de-chaussée était composé de plusieurs salles : une principale, équipée d'un bar, et deux secondaires.
L'intérieur semblait propre, mais était quasiment vide de toute décoration, à l'exception de quelques tables et canapés.
Roxas eut du mal à retenir la question qui lui brûlait les lèvres depuis son arrivée.
- « Cette maison est… immense. Elle vous appartient ? »
Il sursauta lorsque le roux arriva à ses côtés en un clin d'œil, agitant un doigt furieux devant son nez.
- « Il me semblait pourtant que j'avais bien été clair. Nous sommes ici en dehors de toute relation professionnelle, n'est-ce pas ? »
Le blond acquiesça, un peu pris au dépourvu par la réaction de son hôte.
Apparemment satisfait de sa réponse, le roux se redressa et posa ses poings sur ses hanches.
- « Bien. Il est donc hors de question que l'on se vouvoie », continua-t-il, illuminant à nouveau la pièce de son sourire. « Essayons de passer un bon moment ensemble, je suis sûr que l'on peut rendre ce travail agréable. Pas vrai, Roxas ? »
Et c'était un sourire plus que contagieux, car il se propagea rapidement aux lèvres du blond. Surtout quand il fut sujet de passer un bon moment.
- « Okay… Je ne pensais pas que vous… tu étais si… familier avec les gens hors de ton travail. Je ne voulais pas te vexer. »
- « Ca ira. Mais gare à toi si tu m'appelles encore Monsieur, Roxy. » Il poqua son torse de manière joueuse, avant de rejoindre la pièce principale d'un pas empressé, faisant signe à son compagnon de le suivre.
« Roxy » ?
Il avait sérieusement dit « Roxy » ?
Le weekend promettait de ne pas être si pénible finalement… Et Axel avait l'air d'être une personne chaleureuse, ce qui plaisait énormément à Roxas, qui posa sa main à l'endroit touché par Axel quelques secondes plus tôt, rougissant à ce contact.
- « Roxy ! Dépêche-toi, on a que deux jours ! »
- « Ou… oui j'arrive ! »
Axel sembla étudier un instant la pièce, avant de se rappeler la question que Roxas avait formulé un instant plus tôt, et qui avait eu du mal à retenir son attention.
- « Désolé… Il me semble que j'ai oublié de te répondre dans mon empressement… Mais je suis vraiment impatient de me mettre au travail », tenta-il de se justifier, tout en continuant à observer la pièce.
Le blond était sur le point de lui répliquer que ce n'était pas important, mais quelque chose le retint. Une petite pensée dans le coin de sa tête le poussait à insister, car c'était justement d'une importance capitale.
Une telle résidence pouvait-elle vraiment rentrer dans les fonds d'un jeune indépendant d'à peine vingt-cinq ans, qui roulait en Fox ?
La main puissante d'Axel s'appuya sur son épaule, le tirant de ses pensées.
- « Pour répondre à ta question, non, cette maison ne m'appartient pas. Elle est à mon cousin, et il est assez gentil pour me la prêter à certaines occasions. »
- « La fameuse fête, par exemple. »
- « Exactement. D'habitude, ce sont plutôt des mariages et des réceptions qui sont organisées ici, mais ça fera très bien l'affaire. »
La main sur son épaule se dégagea et suivit son propriétaire qui se dirigeait vers les escaliers du premier étage.
- « Tu viens voir la suite ? » Il lança un clin d'œil à Roxas avant d'entamer la montée des escaliers.
La maison n'appartenait donc pas à Axel, c'était déjà quelque chose qui soulageait beaucoup Roxas. Il était impatient de pouvoir en apprendre un peu plus sur le roux, savoir qui il était vraiment, derrière ce masque qu'il semblait présenter à chaque visite à la Shinra.
L'étage était principalement composé de chambres, et, ô joie, les lits étaient déjà faits et les pièces sentaient bon le produit de nettoyage, laissant deviner que quelqu'un était passé par ici avant eux.
Axel se chargea de répondre aux multiples questions que le blond se posait, avant qu'il n'eut le temps d'énoncer ne serait-ce que l'une d'entre elles.
- « Ma sœur est venue hier avec quelques amis pour mettre un peu d'ordre ici… Elle était consciente que nous n'aurions pas le temps de tout faire, et en plus, elle avait besoin d'un peu d'argent de poche… Rassuré ? »
Au vu du travail que ces personnes avaient abattu, Roxas soupira d'aise.
Axel ouvrit les diverses fenêtres des chambres pour apporter un renouveau d'air dans chaque pièce. Il tenait vraiment à ce que tout soit parfait.
- « Ceci dit, pourquoi avoir préparé les chambres ? Certaines personnes sont invitées à rester ? »
La question semblait assez saugrenue mais méritait toutefois d'être posée. Il se demandait juste comment des gens pourraient dormir avec le vacarme que la musique allait produire au rez-de-chaussée.
Le son clair et cristallin du rire d'Axel fit s'accélérer à nouveau les battements de son petit cœur. S'il devait tenir un weekend dans ces conditions, il allait finir cardiaque.
- « Roxas… Tu ne m'avais pas l'air si innocent pourtant », fit-il, le sourire taquin, en se tournant pour lui faire face. « Que les invités veulent dormir ou faire autre chose ici, ça ne me regarde pas… »
- « O…oh… Oui évidemment », bégaya-t-il, les joues en feu.
Après ce rapide tour du propriétaire, Roxas fut bien vite mis au parfum par Axel, concernant les tâches qu'ils devaient accomplir en seulement deux jours.
- « Aujourd'hui, on va faire notre maximum pour que les trois salles du rez-de-chaussée soient propres. Le plus gros a été fait, il ne nous reste donc plus que à prendre quelques poussières. Ensuite, on va placer les tables et commencer un peu la déco. »
En temps normal, la situation aurait parue désespérée au vu de la quantité de travail que cela allait représenter, alors qu'ils n'étaient que deux. Mais l'enthousiasme et l'optimisme d'Axel ne tardèrent pas à venir le gagner lui aussi, et lui firent oublier toutes ses craintes.
Le temps passait trop vite en sa compagnie.
Tout semblait tellement naturel avec lui, comme s'il connaissait Roxas depuis des années.
Il parlait de tout et de rien, surtout de choses sans intérêts.
Il riait.
Beaucoup.
Et Roxas ne se lassait pas d'entendre ce son cristallin résonner derrière lui.
Il se sentait capable de faire les pires idioties, juste pour l'entendre encore une fois, et le retrouver plié en quatre, chiffon à la main, alors que le blond n'arrivait pas à faire fonctionner la bonbonne de nettoyant pour meuble, par exemple.
C'était agréable de le voir sans tous les artifices qu'il imposait aux autres, de pouvoir découvrir une à une les multiples facettes de sa personnalité haute en couleurs.
Peut être qu'il se trompait, que c'était justement devant lui que Axel portait un masque, pour essayer de le mettre à l'aise et de tirer profit de son travail par exemple.
Mais au fond, cela ne changeait rien.
Son rire resterait le même, et c'est tout ce qui comptait en cet instant.
- « Je peux te poser une question ? »
- « Encore ? Tu vas finir par m'épuiser avec tes questions, Roxy ! »
La matinée touchait à sa fin, et, déjà, Roxas se sentait beaucoup plus à l'aise qu'à son arrivée. Axel était quelqu'un de sociable et d'exubérant.
Il parlait trop, il souriait trop, il en faisait beaucoup trop…
Mais, dans tous les sujets qu'ils avaient abordés en une matinée à faire du dépoussiérage, un point n'était toujours pas clair dans l'esprit du blond : les deux aspects d'Axel.
Pourquoi tout ce cinéma ?
Il donnait clairement l'impression d'être un indépendant riche et intouchable, bien entouré, arrivant à chaque visite dans une luxueuse berline noire.
Et cela avait sans aucun doute dû être un gros atout pour obtenir les faveurs du président Rufus.
Roxas profita d'un petit trajet vers la voiture d'Axel pour introduire le sujet qui le titillait depuis son arrivée.
La Fox rouge semblait être parfaite pour aborder la discussion qu'il sentait délicate, tout en espérant ne pas briser le fragile début d'amitié qu'il semblait tisser avec Axel.
- « Je me demandais juste… Tu… tu as changé de voiture ? »
Au vu du regard interrogatif qu'il lui adressa, le rouge ne sembla pas tout de suite saisir la question. Avant qu'il n'éclate de rire à nouveau, obligé de s'appuyer sur le capot de la Fox pour ne pas s'écrouler sous l'effet de l'hilarité.
- « J'ai compris ! Tu parles de la voiture de Ruby ? Elle est trop bonne, celle-là ! Genre, je pourrais me payer une voiture pareille ! »
Roxas resta interdit, ne sachant pas trop comment réagir. Axel ne tarda pas à remarquer son air sérieux, et se força pour reprendre un peu de contenance.
- « Désolé… Je ne voulais pas me moquer. C'est juste que, rien qu'à l'idée que la voiture de Ruby soit la mienne, ça me fait mourir de rire. »
Il donna une tape amicale sur l'épaule du blond et fit le tour de sa voiture pour ouvrir le coffre.
- « Non, c'est à moi de m'excuser, je ne voulais pas te vexer… »
- « Pas de soucis, je pense qu'il y a juste un petit malentendu entre nous. Je suis juste un jeune freelance, et de ce fait, j'ai les poches un peu vides en ce moment. » Il marqua une pause, le temps d'ouvrir le coffre et d'y retirer une grosse manne contenant ce qui semblait être des draps. « C'est pour ça que cette soirée est très importante pour moi. Si j'avais dû l'annuler, j'aurais été condamné à manger des pâtes jusqu'à la fin du mois, je pense. »
Il tendit une malle à Roxas qui la prit sans broncher, pendant qu'il fouilla plus en profondeur à la recherche d'une boîte à outils.
- « Mais… et le contrat avec Rufus ? Et Ruby et Tifa ? Comment as-tu fait… ? »
La crinière rouge disparut au fond du coffre avant de ressortir une grosse boîte métallique, avec un sourire satisfait.
- « Tout est dans le style ! », fit-il en prenant fièrement la pose. « Et ces deux charmantes demoiselles sont mes associés. C'est grâce à elles que l'entreprise existe. »
Roxas grinça des dents l'évocation flatteuse des deux femmes. Hétéro, voilà au moins un point qu'il ne fallait pas éclaircir. Il aurait bien coupé court au sujet, mais Axel semblait vouloir lui donner plus de précisions qu'il n'en demandait.
- « Tifa s'occupe de tout ce qui est management. Elle prend les rendez-vous, et prépare les dossiers. Ruby est l'actionnaire principale, ce qui explique pourquoi c'est elle qui conduit la Mercedes, et c'est donc elle qui décide dans quels projets on investit, et quel public on vise. »
- « Et toi là-dedans ? », risqua Roxas, en lançant un discret coup d'œil vers Axel.
- « Et bien moi, je m'occupe de préparer les salles, tiens ! »
Devançant de quelques pas son compagnon, il entendit juste le bruit d'un poids qui s'écrasait par terre, avant de se retourner et de trouver Roxas plié en quatre, obligé de se tenir le ventre à deux mains, la malle à ses pieds.
Il n'y croyait pas.
C'était juste impossible que lui et Axel fassent exactement le même travail.
A une échelle différente, certes, mais au fond, c'était quelque chose de similaire, non ?
Axel déposa à son tour son fardeau et tapa sur le dos de Roxas, essayant de le faire revenir à lui.
-« Hey, hey, pas la peine de te mettre dans des états pareils, Rox', reste avec moi ! »
Les larmes lui venaient aux yeux sous l'effet du fou rire.
Il remarqua à peine qu'il s'appuyait à l'instant sur le torse d'Axel, en essayant d'inhaler un peu d'air.
- « Désolé, c'est juste que… Je n'imaginais pas… Désolé Axel, je n'arrive pas à m'en empêcher ! »
Il releva la tête et sentit son nez frôler celui d'Axel, qui s'était accroupi pour voir s'il allait bien. Surpris par leur proximité, il sursauta et tomba à la renverse sur le sol.
- « Tsss, quel maladroit », soupira Axel avant de lui tendre une main pour l'aider à se relever, que le blond saisit sans hésitation.
- « Désolé de t'avoir posé toutes ces questions. Je t'assure que Rufus n'en saura rien. »
- « Bah. » Axel agita sa main dans l'air, signe de son indifférence. « Quand bien même il l'apprendrait, cela n'a jamais vraiment été mon intention de donner une fausse impression sur moi. C'est juste des choses qui arrivent comme ça, je pense… En fait, je trouve ça plutôt bien d'avoir pu en parler avec toi », continua-t-il, tout en reprenant sa lourde boîte et en se dirigeant vers l'escalier.
Roxas reprit lui aussi sa charge et trottina rapidement derrière le roux en essayant de rattraper ses grandes enjambées, avant que celui-ci ne se tourne vers lui, un sourire lumineux collé aux lèvres.
- « Maintenant que la situation est claire, on pourrait peut être essayer de devenir amis, qu'est-ce que tu en dis ? »
