Chapitre IV : Confiance.

La sœur d'Axel avait également pris soin de préparer des rideaux neufs pour mettre aux fenêtres des trois salles du rez-de-chaussée.
Il était évident que le roux était très soutenu par sa famille dans son entreprise- ou, du moins, par sa jeune sœur- compte tenu de l'aide qu'il lui était apporté, même si celui-ci ne cachait pas que cette aide était motivée par un petit salaire.

Malgré la proposition de Roxas pour accrocher les rideaux, il fut juste bon à les tenir pour les empêcher de traîner par terre, pendant qu'Axel se chargeait de cette mission, prétendant qu'il était trop petit et trop maladroit, et qu'il ne voulait pas avoir un accident sur la conscience.

Intérieurement, cela toucha beaucoup le blond que son « employeur d'un week-end » se préoccupe de lui, mais la vision qu'il avait durant cette tâche était bien trop perturbante pour qu'il ne puisse penser à autre chose.

Axel monta avec une grâce féline sur la petite échelle qu'ils avaient à disposition, poursuivi par le regard de Roxas qui suivait avec attention les moindres mouvements de son corps fin et musclé, surtout conscient que celui-ci ne le voyait pas, étant donné qu'il lui tournait le dos.
Et comme si cela n'était déjà pas suffisant pour le pauvre cœur du jeune homme, son tee-shirt se souleva légèrement lorsqu'il tendit les deux bras vers la tringle à rideau dans le but d'accrocher le tissu bordeaux, et fit découvrir juste assez de peau pour laisser apparaître sa fine chute de rein.
Il eut juste le temps d'apercevoir un tatouage courant le long de sa hanche, puis disparaissant en dessous de la ceinture, sous de multiples couches de tissus – enfin, il n'y en avait en théorie que deux, mais cela paraissait déjà bien trop dans l'esprit du blond.
Roxas plissa les yeux pour essayer d'en distinguer la forme, espérant secrètement que le roux se tende un peu plus afin de révéler quelques centimètres de peau supplémentaires nécessaires à son « analyse ».

Un cri de douleur détourna son attention.

Axel s'était rapidement rattrapé au bord de l'échelle, une main crispée sur sa hanche.

- « Axel ?! Il y a un souci ? Attends, je vais t'aider à descendre, essaye de ne pas trop faire d'efforts. »

Le jeune homme tendit sa main à son compagnon, et l'aida à rejoindre le sol en le soutenant par la taille.

- « Ca ira, dans quelques secondes la douleur sera passée. J'ai juste eu une crampe. » Il lui fit un clin d'œil qui se voulait rassurant. « J'aurais dû faire un échauffement avant de m'étirer comme ça.»

Un léger rire s'échappa de sa bouche, ce qui décrispa Roxas.

- « Je vais y aller, tiens le rideau », lui répondit le blond en lui tendant derechef le bout de tissu.

- « Non, non, je te dis que ça ira. Je vais… »

- « Tu vas tenir le rideau ou bien tu vas le mettre tout seul ! »

Axel ne sut pas trop comment réagir au premier abord. C'était la première fois qu'il voyait Roxas s'énerver, et celui-ci n'avait pas vraiment l'air de plaisanter.
Du haut de sa petite taille, son caractère semblait être bien trempé, et il n'était sûrement pas conseillé de le contredire en cet instant.

- « Bien chef. »

- « Roxas, pas chef. » Il roula des yeux en soupirant, avant d'ajouter, d'un sourire narquois « C'est bon, c'est retenu ? »

Axel sourit à son tour, amusé de voir à quel point ce petit blond pouvait cacher des surprises.

- « C'est bon Roxy, c'est r-e-t-e-n-u », siffla t-il, décidé à lui rendre la pareille.

Malgré son air confiant, le blond n'en menait pas large quand il se retrouva perché sur une des dernières marches de l'échelle. Sa petite taille était un désavantage évident dans ce genre de situation, et l'équilibre précaire de l'escabeau n'était pas pour le rassurer.
Sa main lâcha doucement le support afin de saisir le morceau de rideau que lui tendait Axel, essayant d'oublier dans quelle position il se trouvait.

Inquiet, le roux passa rapidement l'excédent de tissu au dessus de son épaule pour éviter qu'il ne traîne par terre, et se rapprocha de l'échelle pour venir en aide à Roxas. Celui-ci ne vit pas la manipulation du roux, bien trop occupé à essayer d'atteindre la tringle pour accomplir sa tâche, et ne la remarqua que quand il sentit une main froide se poser sur la taille, à mi-chemin sur sa chemise et sur la parcelle de peau découverte, comme Axel précédemment, suite à son étirement.

- « A…Axel ! Qu'est-ce que tu fais ? »

- « C'est évident, non ? Je te tiens pour éviter que tu ne tombes. Tu es aussi à l'aise en hauteur qu'un poisson ne le serait en dehors de son aquarium. »

Cela ne laissait aucun doute dans l'esprit du roux. Roxas avait le vertige.

- « C'est pas… C'est pas vrai ! »

- « Regarde à ce que tu fais au lieu de t'occuper de ma main. »

Le blond grogna un moment pour marquer son indignation. Se concentrer sur la pose des rideaux n'était déjà pas un travail facile pour lui, mais s'il fallait rajouter les attouchements d'Axel, ça allait devenir quelque chose d'impossible à réaliser.


J'ai l'impression qu'il ne se rend pas trop compte de ce qu'il fait.

Peut-être que c'est moi qui imagine les regards qu'il me lance parfois, quand il pense que je ne le vois pas.

Peut-être que c'est juste sa façon d'être, ce besoin de contact, le fait qu'il cherche tout le temps à me toucher.
Sa main sur mon épaule, ma joue, ma taille.
Peut-être que je ne suis pas le seul veinard qui a droit à ce superbe sourire.

Je dois arrêter de me faire des films.
Je n'ai pas assez de temps à passer avec lui pour ça.

Je n'ai que quelques jours.



- « C'est l'heure de manger ! »

Axel revint de sa voiture, les bras chargés d'un énorme panier en osier, accompagné d'un sac en plastique.

- « Xion vient de passer me les déposer. Elle a pensé que tu n'aurais pas pris à manger alors elle a prévu assez pour nous deux ! », Fit-il, le sourire radieux à la perspective de s'offrir un bon repas après tout le travail qu'il avait déjà effectué en une matinée.

- « Xion ? Tu veux dire ta sœur ? Elle vient de passer ? »

- « Oui, elle ne voulait pas déranger alors elle a déposé ça à côté de ma voiture. »

Son sourire s'effaça à cette pensée, suivi d'un claquement de langue indigné.

- « Oh… Dommage, j'aurais bien aimé la rencontrer… et la remercier par la même occasion. » Roxas se gratta la nuque, gêné de tant d'attention « Il ne fallait pas… »

- « Et le pire, c'est qu'elle avait raison… Je parie que tu n'as rien apporté pour dîner. »

Roxas était parti dans une telle précipitation le matin même qu'il avait complètement oublié son repas. Force était d'avouer que le roux avait, encore une fois, raison sur son compte.

- « J'aurais demandé à Naminé de m'apporter quelque chose… Elle n'habite pas très loin, ça n'aurait pas été impossible. »

- « Tsss…. »

Axel tira Roxas par la manche pour l'arracher à son travail et le guider au dehors

- « Allez, on a bien mérité une petite pause. En plus, il fait un temps superbe dehors, on va manger dans le jardin ? »

Enfermés toute la matinée dans la demeure, ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de profiter du temps estival dont le week-end bénéficiait.
Il accepta l'offre avec enthousiasme, impatient de se relaxer quelques minutes au soleil avant de reprendre le travail.

Après quelques minutes à flâner dans la vaste propriété, ils jetèrent leur dévolu sur une petite place à l'ombre en dessous d'un majestueux saule pleureur.
L'endroit était juste parfait.

- « Alors Roxas, j'ai répondu à toutes tes questions, je pense que ça serait équitable si tu répondais un peu aux miennes maintenant », fit Axel en arrachant attentivement un morceau de son sandwich au jambon, avant de le fourrer dans sa bouche.

C'était un peu prévisible.

Axel avait effectivement répondu sans sourciller à chacune de ses interrogations, et Roxas se maudit intérieurement, se rendant compte qu'ils n'avaient parlé que de leur situation professionnelle. Et il sentait le sujet arriver à des kilomètres à la ronde.

- « Tu es fort proche de cette Naminé, non ? Je sais que tu as été très clair, mais malgré tout… Vous travaillez ensemble, vous êtes tout le temps fourré ensemble, et franchement, n'importe qui croirait que vous êtes en couple », continua le roux en déchiquetant un nouveau morceau de pain.

Et voilà, c'était à prévoir.

- « Hum… C'est vrai qu'on est proches, Naminé est une amie très chère pour moi. »

Il comptait vraiment s'arrêter à cette phrase, ne pas en dire plus.
Alors pourquoi continua-t-il à parler ?
Le regard insistant d'Axel y était clairement pour quelque chose, mais ce n'était pas la seule raison. Il avait envie de le dire, d'en parler à quelqu'un, comme si cela pouvait alléger le poids de son fardeau.

- « A vrai dire, on est sortis ensemble à une période, mais cela remonte déjà à pas mal de temps… », Reprit-il.

- « Et ça n'a pas marché ? Vous avez l'air de bien vous entendre pourtant. »

Axel était vraisemblablement très intéressé par la discussion, et Roxas ne remarqua même pas où cela le conduisait. A parler de toutes ces choses qu'il gardait en lui depuis tellement longtemps maintenant.

- « Si, c'était parfait. On s'entendait bien, on ne se disputait jamais, et on passait beaucoup de temps ensemble, et c'est encore le cas d'ailleurs. Mais on n'aurait jamais pu former un vrai couple, elle aurait été malheureuse si elle était restée avec moi. Elle le sait, mais ne voudra jamais l'accepter. C'est moi qui ai rompu avec elle, sinon nous serions encore ensemble à l'heure qu'il est. »

Roxas déglutit.

Il se rapprochait beaucoup trop du sujet, et devait absolument détourner l'attention du roux sur autre chose avant qu'il ne lui demande pourquoi.

Pourquoi il l'avait quitté.

- « Je suis content qu'elle ait rencontré Zexion, c'est quelqu'un de bien. Il a l'air un peu coincé comme ça, mais je pense que c'est bien pour elle de se retrouver avec une personne posée et réfléchie. Elle a parfois un peu tendance à faire un peu n'importe quoi. »

Roxas sourit, certain de sa diversion.
Mais Axel, lui, ne prenait pas ça à la rigolade. Il servit un verre de limonade à son compagnon avant d'en prendre lui aussi une gorgée, tout en observant le vaste jardin.

Un lourd silence s'installa pendant quelques minutes, seulement interrompu par le bruit du vent et le chant des oiseaux.
Le roux déposa son gobelet à ses côtés et s'étendit sur son dos, profitant de la fraîcheur de l'herbe, avant de finalement briser le calme ambiant.

- « Elle te manque ? »

Son regard était posé sur le dos du blond, il lui brûlait la nuque.
Pourquoi lui demandait-il ce genre de truc ?

- « Elle est là. Elle sera toujours là. De toute façon c'est mieux ainsi, il faut juste que je m'y habitue. Elle n'a jamais été à moi, et ce n'est pas ce que je veux de toute façon. »

- « Et qu'est-ce que tu veux dans ce cas ? »

Toi.

Si seulement il avait pu se retourner, le regarder dans les yeux et tout lui dire. Il l'aurait sûrement fait s'il n'avait pas été sûr de se faire jeter au moindre geste déplacé.
Il ne pouvait pas faire ça, pas maintenant qu'ils commençaient seulement à se rapprocher.
Alors il ne se retourna pas, et continua à regarder droit devant lui, en dépit du regard d'Axel toujours posé dans son dos, attendant une réponse qui ne venait pas.

Je veux quelque chose qui me paraissait inaccessible et que je retrouve finalement bien trop proche de moi.
Je veux quelque chose que je ne dois pas souhaiter avoir.
Je veux quelque chose que je n'aurais jamais.

Inconscient du débat intérieur que son ami subissait, Axel continua sur sa lancée.

- « Tu sais, je suis sûr que tu dois lui manquer aussi, Roxas. Peut-être que tu n'as pas choisi la bonne solution… »

- « Si. »

Roxas prit une profonde inspiration, se sentant à nouveau en danger

- « Il y a une raison évidente pour laquelle je ne pourrais jamais l'aimer comme elle souhaite être aimée. »

S'appuyant sur ses avant-bras, Axel se redressa, interloqué par la tournure que prenait la discussion.

- « Une raison évidente… ? »

- « Oui. »

Roxas posa le reste de son sandwich à ses côtés, et se releva, en vue de retourner à son travail, certain que la fragile amitié qu'il commençait à construire avec le roux allait s'effondrer dans les secondes suivantes.

- « Je ne peux pas tomber amoureux d'une femme, pas même de Naminé. »

Il mit ses mains dans ses poches, pour cacher la nervosité qui les agitait de soubresauts incontrôlés

- « Parce que j'aime les hommes. »


Tout s'était déroulé trop vite.

Il se souvenait s'être éloigné du saule où était encore allongé Axel, de s'être enfui lâchement vers la demeure, avant d'être violement tiré en arrière par son poignet, et d'affronter le regard du roux.
Un regard… triste ?

- « Tu comptes aller où comme ça ?, demanda-t-il, anxieux. »

- « Ne t'inquiètes pas, je ne te laisserais pas tomber. J'ai promis de t'aider, et je compte le faire. Ta soirée n'est pas en danger. »

- « Je ne parle pas de ça. »

Il relâcha son poignet, sans rompre le lien avec le regard azur.

- « Pourquoi tu t'enfuis ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? » Axel soupira « Ecoute, je suis vraiment désolé de t'avoir posé toutes ces questions. Tu ne souhaitais peut-être pas en parler et je t'ai forcé la main. »

Il est stupide ou quoi ?

Il venait juste de lui avouer qu'il était homo, et Axel lui demandait ce qu'il avait dit de mal ? Il pensait que c'était de sa faute ?

- « Je ne suis pas sûr que tu aies vraiment tout compris », répondit le blond de façon ironique.

Au vu de sa réaction, Axel n'avait a priori pas vraiment percuté que Roxas avait des vues sur lui. Bonne chose ou mauvaise chose ?
Comptait-il juste ignorer ce qu'il avait entendu et continuer comme si de rien n'était ?

Un sourire narquois naquit sur les lèvres d'Axel.

- « J'ai tout à fait compris », répliqua-t-il, en croisant les bras.

Roxas l'imita, étonné d'une telle franchise.

- « Vraiment ? »

- « Vraiment. »

L'écho de son rire atteint une nouvelle fois l'oreille de Roxas. L'atmosphère lourde qui régnait un instant plutôt semblait s'être envolée.

Une main s'abattit avec fermeté sur son épaule.

- « Je pense que je peux gérer ça », répondit Axel avant de le devancer, prenant la direction du château.


C'était bizarre la façon dont les paroles de Roxas n'avaient pas l'air d'avoir affecté le roux. L'après-midi se passa, égal à la matinée, enjoué et ponctué des fou rires d'Axel, des gaffes de Roxas.
Mais il sentait toujours les mêmes regards dans son dos, la même sensation étrange qu'Axel cherchait sans arrêt à le toucher, posant sa main sur lui à la moindre occasion, ébouriffant ses cheveux à chaque bêtise.

Conscient qu'il l'avait bien trop questionné sur son travail et pas assez sur sa vie privée, Roxas repartit à l'attaque, prétextant à Axel qu'il avait encore droit à plusieurs questions bonus, étant donné ce qu'il lui avait forcé à révéler pendant leur déjeuner.

Ce à quoi Axel répondit, amusé, qu'il ne l'avait jamais forcé à dire quoique ce soit, mais qu'il était content de l'apprendre.

- « On ne sait jamais, je pourrais avoir besoin d'un avis féminin pour la décoration ! »

- « Je-ne-suis-pas-une-fille! »

Nouveau fou rire.
Nouvel ébouriffage de cheveux.

Il eut donc le droit d'en apprendre un peu plus sur sa famille, et sa sœur en particulier. Axel lui montra une photo d'eux assez récente, et Roxas ne put se retenir de constater tout haut qu'ils étaient tout à fait différents l'un de l'autre.

Autant Axel était exubérant, par son caractère mais également par ses cheveux flamboyants, ses yeux vert poison et ses tatouages faciaux, autant la jeune Xion semblait discrète, avec ses courts cheveux noir de jais qui encadraient joliment son fin visage, ses yeux bleu clair, et son attitude réservée, aux côtés de son grand frère qui lui enlaçait les épaules.

- « Vous êtes vraiment frère et sœur ? C'est dingue, vous ne vous ressemblez pas du tout. »

- « Disons que c'est un peu particulier… En vérité, c'est ma demi-sœur, mais cela n'a plus vraiment d'importance maintenant. »

Axel regarda avec affection la photo avant de la ranger dans son portefeuille : « Elle n'a plus que moi, et je n'ai plus qu'elle. On ne vit pas ensemble, mais on se soutient mutuellement. »

-« Elle vit seule ? », demanda Roxas, étonné du jeune âge que semblait avoir la demoiselle sur la photo.

- « Elle a souhaité prendre son indépendance dès ses dix-huit ans. Elle a trouvé un travail et est partie vivre avec une de ses amies. » Il soupira longuement. « D'après ses dires, elle ne voulait pas être une charge pour moi. »

Roxas ne revint pas sur le sujet des parents, apparemment partis à l'étranger, laissant leurs enfants derrière eux sans plus de cérémonie. Le fait était qu'ils en avaient bavé, et qu'encore aujourd'hui, Axel devait faire d'innombrables concessions pour le bien-être de sa sœur adorée.

Roxas de son côté avoua à Axel qu'il avait un frère jumeau, mais qu'ils ne s'étaient pas vus depuis plus de cinq ans.

- « On n'est pas pareil du tout, tu sais. D'ailleurs c'est le même problème avec tout le reste de la famille. On est différents. Je n'ai pas l'impression d'avoir un lien de parenté avec eux, c'est dingue non ? »

Roxas sourit, comme si tout cela ne le touchait plus, avec le temps

- « J'ai toujours eu une mentalité différente du reste de ma famille, c'est allé vraiment loin quand j'y pense maintenant. J'ai toujours voulu partir, mais je n'en ai jamais eu le courage. C'est quand j'ai rompu avec Naminé et que j'ai annoncé à toute ma famille pourquoi… J'ai fui le lendemain, comme un lâche. »

Il n'en revenait pas de raconter toute sa vie à un gars qu'il ne connaissait que depuis à peine une journée.
C'était comme une vieille connaissance avec qui l'on reprend contact des années après.
Il n'arrivait pas à expliquer pourquoi, mais il lui faisait confiance.

Un regard de biais vers Axel lui fit prendre conscience de la mine dépitée de celui-ci. Il lui donna un petit coup de coude pour le remuer.

- « Je ne regrette rien. Tout ça ne me manque pas du tout, pas la peine de tirer cette tête, je t'assure ! »

- « Ce n'est pas du tout pareil ! Moi, j'ai Xion, mais toi… »

- « Je ne suis pas seul ! J'ai Naminé qui m'a toujours soutenu ! Et puis je me suis trouvé un boulot pas trop mal, et un bel appartement. Je ne suis vraiment pas à plaindre. »

Axel soupira, et sourit avec amertume.
Roxas eut l'impression qu'il cachait quelque chose pour l'instant, mais ne lui posa pas de questions, concluant qu'il en avait déjà bien trop demandé sur une seule journée.


Ils finirent la journée confortablement assis dans un des vieux fauteuils, et firent le plan de l'arrangement des tables pour le lendemain.

Comme Roxas l'avait déjà observé plus tôt, sur le plan que le roux lui avait donné pour atteindre la demeure, Axel avait un coup de crayon rapide et précis, et schématisait à perfection ce qu'il avait en tête. Celui-ci lui expliqua qu'il avait eu une formation d'architecte d'intérieur, et que son travail lui plaisait plus que tout.

Axel parlait avec passion de son métier, savait transcrire ses idées sur papier et rendre les choses concrètes. Son enthousiasme était communicatif, et il prenait également compte des remarques pertinentes de Roxas concernant les éclairages, et l'espace nécessaire à la piste de danse.

Une fois qu'ils furent d'accord sur la disposition générale, ils se donnèrent rendez-vous le lendemain, même heure, même endroit.


Et voilà pour le chapitre 4!

J'avance à grand pas dans mon écriture et l'histoire se développe assez. Parfois je me demande si je vais dans la bonne direction et si tout cela vous plaira... Nous verrons bien! ^-^

Et oui, j'ai fait apparaitre Xion. Je pense qu'il est temps de lui faire une petite place après tout. Son personnage ne sera pas très dévelloppé étant donné que je ne la connais encore pas du tout. Elle risque d'être un peu Ooc dans les bref passages qu'elle fera....

Merci d'avoir lu!