Joyeux AkuRoku Day à tous! Pour ma part, je n'ai rien fait de spécial, j'ai juste travaillé sur HdP. Je ne sais écrire d'autre que cette fics pour le moment, je suis trop concentrée! lol

Aussi, je n'arrête pas d'écouter The Fray, j'adore leur chansons. Et on pourrais presque dire que toute cette fics à été écrite avec ce groupe en arrière plan... Et vous, vous écoutez de la musique en écrivant? Et si oui, vous écoutez quoi?

Allez je vous laisse tranquillement lire ce petit chapitre. Il vous faudra un peu de patience pour le suivant car le mois de Septembre risque d'être chargé au vu des sorties de jeux. Et une Nayru qui joue est une Nayru qui n'écrit pas...

Petite remarque aussi: Boire au conduire, il faut choisir. Ne faites pas comme Axel dans ce chapitre (merci Duncan de me faire remarquer que je suis une femme dangereuse. Mais je tiens à mes lecteurs moi! J'ai juste pas fait exprès:( )


Chapitre V : Chacun chez soi.

Les lumières de la ville s'allumaient une à une, au fur et à mesure que la nuit tombait, leur éclat ricochant sur les murs blancs de l'appartement d'Axel.

Le propriétaire sortit de la salle de bains, enveloppé d'un simple peignoir, et ferma les volets avant d'allumer la lampe principale de la pièce.

« Alors comme ça, il aime les homme, hein. »

Après tous ses efforts pour rester de marbre devant Roxas, Axel pouvait finalement se laisser aller à ses pensées. Enfin, pas pour longtemps, car il devait se préparer en vue de la soirée qui l'attendait, et qui lui pesait déjà par avance.
La journée avait été dure, et ses pauvres muscles ne demandaient qu'à se détendre.

« Je me demande quand même pourquoi il m'a raconté tout ça »

Pour une raison inconnue, Roxas lui avait plu dès le premier regard, dans cette salle de réunion à la Shinra.
Il avait tout de suite senti qu'ils pourraient s'entendre, et, pourquoi pas, devenir amis ?

La solitude commençait à peser sur les épaules du jeune homme. Il avait la chance de pouvoir exercer le métier qu'il aimait, presque sans aucune contrainte, mais la contrepartie à payer était lourde. Il avait besoin de quelque chose d'autre, d'une personne qui pourrait l'aider à supporter tout ça.

Et Roxas correspondait à ses attentes.

Il était gentil, vif d'esprit - bien qu'un peu maladroit – honnête et droit dans son travail. Etonnamment, Axel n'en avait pas attendu autant de lui, il ne pensait pas qu'ils s'entendraient si bien, qu'ils riraient de concert de cette façon et que la préparation de cette salle serait aussi… amusante.

Il avait l'habitude de travailler seul, ou en compagnie d'hommes de métier. Mais jamais son boulot ne lui avait autant plu qu'en ce jour.

Le jeune homme était certes le coup de main dont Axel avait besoin, mais Roxas avait fait plus que ça.
Il lui avait accordé sa confiance en lui parlant de choses très personnelles, et il n'avait pas l'air de regretter son choix.

Axel boutonna sa chemise et ajusta sa cravate autour de son col.

De toute la journée, il n'avait pas pu s'empêcher d'épier ses réactions, de le tester par moment, pour savoir ce que Roxas attendait vraiment de lui. Il n'était sûrement pas venu pour le salaire ou le travail. Axel en était sûr.
Il était venu parce qu'il lui avait demandé.

Il claqua la langue d'indignation à cette pensée.

Comment était il sensé réagir à ça ? Combien de temps pourrait-il faire semblant de rien en face de lui ?

« Il ne mérite pas ça. »

La vie n'avait pas dû être très clémente avec lui, et leur rencontre avait l'air de lui apporter à lui aussi beaucoup d'espérances.

Axel saisit un peigne et tenta de dompter ses cheveux, avant de se résoudre à les attacher en une queue de cheval.

Elle aimait beaucoup quand il se coiffait de cette façon.

L'horloge sonna vingt heures en même temps que le jeune indépendant saisit les clefs de sa voiture et sa veste.

Si seulement il était capable d'avancer le temps, il souhaiterait être déjà le lendemain matin.

« J'ai envie de le revoir. »



Le rendez-vous de ce soir était prévu dans le cadre luxueux d'un grand restaurant italien.

Axel fit la grimace en garant sa voiture sur le vaste parking du bâtiment.
Il n'aimait pas le luxe, pas plus que toutes les manières dont les riches faisaient étalage. Pourtant, c'était un univers auquel il allait devoir s'habituer, et bien plus vite que ce qu'il ne voulait.

Le serveur lui indiqua qu'il était attendu et le guida jusqu'à une table dans un coin reculé du restaurant, où une jeune femme l'attendait, accompagnée d'un verre de champagne.

Son sourire lui indiqua sa satisfaction de le voir arriver à l'heure, chose qui devenait de plus en plus rare.

En sa présence, Axel changeait du tout au tout, et revêtit une fois de plus « son masque » comme Roxas l'avait finement suggéré l'après-midi même.

Comme chaque soir, il la salua en lui baisant la main, avant de se placer en face d'elle, et de se servir un verre de champagne.

- « Alors Axel, comment cela se passe-t-il au vieux château de ton cousin… » Elle sembla réfléchir un instant, avant de se remémorer son prénom « … Reno ? »

- « Ca se passe bien Ruby, nous avons vraiment bien travaillé aujourd'hui, Roxas et moi. »

Ruby.

La jolie poupée à la peau de porcelaine était issue d'une très riche famille, et avait permis à Axel et Tifa d'avoir les fonds nécessaires à la création de leur propre entreprise. En contrepartie, Ruby avait gagné le droit de diriger presque tout ce qui se rapportait à cette société.
Elle étudiait avec attention les contrats retenus par Tifa, et rien n'était possible sans son accord, mais laissait néanmoins carte blanche à Axel concernant toute l'organisation des soirées, auxquelles elle ne participait presque jamais.

Autant les talents des deux autres membres conjugués rendaient leur travail impeccable, autant Ruby n'était utile que par son porte-monnaie.
Mais cela la rendait également indispensable, et elle en était bien consciente, n'hésitant pas à jouer de son influence sur tous les points.

- « Roxas… Tu as tellement insisté pour que nous l'engagions… J'aurais nettement préféré faire appel à un décorateur professionnel, tu n'aurais pas dû passer ton weekend à retaper cette vieille baraque. »

Axel se retint de taper du poing sur la table. Il devait se contenir avec elle, il n'avait pas le choix.

- « Ce château est parfait, Ruby, et tu sais combien j'aime ce que je fais. Je te prierais de me laisser faire mon travail, d'autant que je n'entrave pas le tien. »

- « Bien sûr, Axel, passe donc ton weekend dans la poussière, si cela te plait… »

Elle soupira tout en dégageant ses longs cheveux argentés derrière son épaule et joua de ses longs ongles sur le pied de son verre de champagne.

- « Parlons plutôt de ton nouveau petit protégé, si tu veux bien. »

- « Que souhaites-tu savoir ? Son travail est impeccable et il est très consciencieux. Je n'ai absolument rien à redire sur lui, et j'irais même jusqu'à affirmer que je ferais encore appel à lui dans le futur, si l'occasion se représente. »

L'assurance avec laquelle Axel parlait de lui ne laissa pas Ruby de marbre, et cela eut plutôt l'effet d'attiser sa curiosité.

- « Qu'a-t-il donc de si spécial pour que tu t'intéresse tellement à lui ? Ce n'est pourtant qu'un petit assistant de rien du tout… »

- « Il est doué et il a de l'avenir dans ce métier », répliqua Axel, avant de faire appel au serveur pour qu'il prenne leur commande.

Ruby le regarda d'un air méfiant.

Elle avait plusieurs fois pris la peine d'observer le jeune homme en plein travail, lors de leurs visites, et n'avait pas manqué de remarquer l'intérêt tout particulier qu'il portait, semblait-il, à Axel. Intérêt qui semblait être réciproque.
Et elle ne voyait pas cela d'un très bon œil.

Leurs commandes passées, Ruby déplaça son verre et glissa sa main à travers la table pour la poser sur celle d'Axel.

- « Tu sais… Cette soirée à l'air de tellement te tenir à cœur que j'ai pensé à quelque chose qui devrait te plaire… »

Elle entremêla ses doigts aux siens, et caressa le dessus de sa main avec son pouce, dans un geste qui se voulait tendre.
Axel lui rendit sa caresse, essayant de se décrisper malgré le malaise qui le saisissait.

- « Quoi donc, Ruby ? »

Son sourire s'étira, tandis que l'attention d'Axel se reporta sur leurs mains jointes.

- « Nous devrions profiter de cette petite fête pour annoncer la grande nouvelle, ne crois-tu pas ? »

A ces mots, leurs regards se rencontrèrent, et les yeux de l'aristocrate se plongèrent dans les émeraudes de son vis-à-vis.

- « … Nos fiançailles, mon chéri… »


A peine avait-il fermé la porte de son appartement que Roxas s'affala à plat-ventre dans le divan, sans prendre la peine de retirer ses chaussures ou de répondre aux miaulements d'Aya.

Il prit le temps de respirer deux ou trois fois à pleins poumons pour évacuer le stress de la journée.
C'était trop d'un coup.
Il ne pensait que c'était humainement possible de passer par toutes ces émotions en une journée.

Son téléphone portable se mit à jouer avec insistance la musique qui signalait un appel de Naminé. Roxas l'extirpa tant bien que mal de la poche arrière de son jean avant de se recoucher sur le ventre en décrochant.

- « Salut Nami. »

- « Roxas ! Alors comment s'est passé le rendez-vous avec le bel Axel ? »

- « Ce n'était pas un rendez-vous, c'était un boulot. »

- « Oui, bon… rendez-vous professionnel, si tu veux… ça n'en reste pas moins un rendez-vous. »

Entendre le son de sa voix, après avoir passé une journée entière en compagnie du roux, lui fit une drôle d'impression, surtout suite à toutes les discussions qu'ils avaient eues. C'était la première fois qu'il s'autorisait à parler d'elle en dehors de sa présence, et eut un peu l'impression de l'avoir trahie sur le coup, ce qui le mit assez mal à l'aise.

Il roula sur le dos et passa une main derrière sa tête pour être plus à l'aise, tandis que la petite chatte vint s'installer sur son ventre pour y piquer un petit somme.

- « C'était génial… Tu n'imagine même pas comment il est différent en dehors du travail, c'est vraiment dingue. Tu dirais une autre personne… »

Il prit le temps de lui parler de sa journée et Naminé n'avait de cesse de lui poser de nouvelles questions.

Il évita subtilement les détails, ne mentionnant que brièvement leurs discussions, et l'évolution de leur relation naissante.

Ce n'est que plus tard, lorsque la communication fut terminée, qu'il se rendit compte du peu d'informations qu'il lui avait donné.
Comme s'il voulait garder tous les souvenirs de cette journée pour lui seul, et ne les partager avec personne.

Il n'avait jamais rien caché à Naminé.
Jamais.

Pourtant il avait la conviction que moins il lui parlerait d'Axel, mieux ça vaudrait.

Autant Naminé voulait le bonheur de Roxas, et, de ce fait, souhaitait plus que tout qu'il se trouve quelqu'un avec qui être bien, autant il savait très bien ce qu'elle ressentait encore pour lui, malgré le temps qui s'était écoulé et les relations qu'ils avaient eu chacun de leurs côtés depuis.
C'était quelque chose qui mettait du temps à cicatriser, et Roxas respectait ça, tout comme Naminé ne lui parlait presque jamais de Zexion, car elle comprenait très bien les sentiments de jalousie que Roxas développait envers quiconque s'approchait d'elle.

C'était une sorte d'accord mutuel silencieux.


Naminé raccrocha son téléphone, ravie d'avoir entendu Roxas parler de sa journée avec autant d'enthousiasme. Tout ce qu'elle pouvait encore espérer était que quelque chose de bien lui arrive avec Axel.

Parfois, elle se demandait si elle avait bien fait de le pousser de cette façon, car si jamais la situation était aussi désespérée qu'il ne l'imaginait, il n'y aurait personne pour le ramasser.

« Moi, je serais là. Mais ce n'est pas de moi dont il a besoin. »

Quand elle repensait à lui de cette façon, son cœur se serrait.
Cinq longues années étaient déjà passées depuis que Roxas l'avait quittée. Était-il seulement possible de guérir encore après tant d'années sans cicatrisation ?

Tout allait bien pourtant, elle l'avait même présenté à ses parents. Roxas souriait toujours quand il était à ses côtés, et elle était heureuse.

Mais un jour, tout bascula.

Malgré les mots gentils de Roxas, et de tous ses efforts pour lui faire garder le sourire, quelque chose au fond d'elle était meurtrie, et n'arrivait pas à se soigner.
Mais elle voulait le soutenir, lui montrer qu'elle était de tout cœur avec lui, et qu'elle comprenait.

Alors elle sourit.
Elle fit semblant.

Mais au fond d'elle, elle souffrait toujours.

Elle s'était remis en question tellement de fois qu'elle avait fini par ne plus compter.
Il souhaitait qu'elle reste son amie, et elle l'était restée.

Une main se posa sur son épaule, la sortant de force de ses rêveries.

- « Tu es toute pâle Naminé, ça ne va pas ? », s'inquiéta une voix chaude et rassurante.

Et puis, Zexion était arrivé.

- « Ca va, je suis juste un peu fatiguée. »

Avec le temps, les choses iraient mieux, car, à ses côtés, elle oubliait parfois, et recommençait à aimer, même s'il lui fallait du temps.

Zexion s'assit près d'elle et la prit avec tendresse dans ses bras, geste auquel Naminé ne résista pas.

Elle se blottit confortablement contre lui et ferma les yeux, alors qu'il caressait doucement sa chevelure dorée, laissant quelques mèches lui filer entre les doigts.

-« Zexion… », Murmura-t-elle contre son torse, les yeux légèrement ouverts. « Je voudrais tellement que tu reste toujours avec moi… »

Le dénommé tourna la tête de façon à cacher à Naminé son embarras.
Jamais personne ne lui avait fait une telle déclaration.
Après quelques secondes de silence, Naminé chercha son regard, inquiète de ne pas avoir de réponse.

Etait-ce un refus ?

Remarquant sa soudaine panique, Zexion la saisit vivement par les épaules, prêt à éclaircir une situation qu'il ne voulait pas confuse.

- « Ecoute-moi, Naminé. Arrête de dire des bêtises pareilles, je ne partirais nulle part. »

Malgré le fait qu'ils ne se connaissaient que depuis un temps relativement court, il ne pouvait nier l'évidence.
Quand elle était là, il respirait mieux. Elle l'aidait à s'ouvrir aux autres, et les soirées où elle n'était pas là paraissaient ternes et moroses.

- « Je suis sûr de moi quand je te parle de mes sentiments. Ne crois pas que tu es une amie pour moi… Tu es bien plus que ça. »

C'était la première fois qu'il ouvrait son cœur à quelqu'un à ce point, qu'il perdait ses moyens dans de si magnifiques yeux bleus.

- « Je t'aime, Naminé. »


Le pénible dîner avec Ruby était enfin terminé, et Axel regagna sa voiture garée un peu plus loin, seul. Il contempla un instant le ciel avant de monter dans sa Fox rutilante.

« Les étoiles sont magnifiques en été. »

Il soupira.
Ruby n'en avait que faire des étoiles.

Elle avait toujours eu ce qu'elle voulait, quand elle voulait, et sans aucun doute, Axel faisait partie de ces choses.

Il n'y avait toujours eu que son travail dans sa vie, et sa sœur évidement.
Dès lors, épouser Ruby n'avait jamais été un réel problème.

L'entreprise continuerait de subsister, et Xion n'aurait jamais aucun problème d'argent.

Mais depuis ce jour, il commençait à se demander si c'était vraiment ce qu'il voulait, la vie dont il rêvait.
Etait-ce la soudaine proximité du futur mariage qui le mettait dans cet état ?
Il paraît que les hommes ont peur de s'engager.
Ca devait être ça.

Il soupira et prit le volant de sa voiture, avant de mettre le son du poste de radio au maximum, pour chasser les idées toxiques de sa tête.

Ses mains tapotaient le volant au son de la musique entraînante, qui le remit de bonne humeur.
Et il se mit à penser au dimanche qui l'attendait.

Il était impatient de pouvoir en apprendre plus sur Roxas, de rire de nouveau avec lui. C'était un peu comme passer un week-end entier avec une connaissance.
Ou mieux, avec un ami.

Ses idées noires semblaient s'évaporer avec les kilomètres qui l'éloignaient du restaurant, le laissant joyeux à la perspective de passer une autre bonne journée au manoir.

-« Cher auditeurs, n'oubliez pas de sortir la tête par votre fenêtre demain soir ! Car vous aurez peut être la chance d'apercevoir un phénomène rare qui ne se produit qu'une fois tous les dix ans ! »

- « En effet, Jean-Pierre ! Rappelons à tous les gens qui nous écoutent en ce moment, que demain, une pluie d'étoiles filantes ornera notre beau ciel d'été ! C'est le moment idéal pour faire une sortie en famille sous les étoiles ! »

L'annonce faite à la radio attira l'attention d'Axel.
Il aimait ça, observer le ciel, pique-niquer sous la lune, partir en camping.

Il sourit ironiquement à la pensée d'emmener Ruby avec lui dans ce genre d'activités.
Non, définitivement non.

Une autre personne s'imposait plutôt dans son esprit en ce moment.

Après plusieurs minutes de route, il arriva finalement chez lui. Une charmante petite maison jumelée dans un quartier reconnu pour être assez calme.
Axel ne gagnait certes pas des sommes faramineuses avec sa société, mais il pouvait néanmoins mener une vie confortable, et remboursait chaque mois son emprunt hypothécaire comme tout le monde. Cette maison était donc à lui, à moins que de sérieux ennuis de lui tombent sur la figure soudainement.

L'intérieur de l'habitation était tout ce qu'il y avait de plus classique. Un salon assez spacieux combiné à une salle à manger, le tout séparé de la cuisine par un grand plan de travail. L'étage comportait une chambre aménagée, un bureau et un débarras, et Axel avait même la chance de posséder un petit jardin.

Cette maison était son havre de paix. Il avait pris soin de la décorer à son goût, mettant en avant les choses qu'il appréciait particulièrement, ainsi que les objets qui avaient une valeur certaine à son cœur.

C'est ainsi que se trouvaient exposées dans son salon deux peintures qu'il avait lui-même réalisées alors qu'il était encore à l'école, son professeur ne manquant pas de remarquer qu'il avait un don pour les croquis et esquisses.

Il y avait également une photo de lui et Xion enfants posée sur la cheminée, à côté d'une où il posait avec Tifa, datant de l'époque où ils avaient commencé à travailler ensemble.

Axel jeta son manteau sur le canapé et laissa ses chaussures dans l'entrée, avant de s'écrouler sur le fauteuil en saisissant rapidement le cadre photo.

C'était il y avait déjà trois ans, et il s'en souvenait comme si c'était hier à peine.

Tifa et lui avaient décidé de devenir associés, et de former cette boite d'événementiels.
Axel avait le talent manuel, et la passion du métier, et elle avait la maîtrise intellectuelle et la connaissance du monde des affaires.

La société se portait bien, mais n'obtenait que des petits contrats, telles des fêtes de village ou bien d'écoles.
Pour attraper les gros poissons, il leur manquait quelque chose d'essentiel : des fonds.
Et c'est à ce moment que Ruby était arrivée.

Elle avait repéré le potentiel de leur association, et leur proposa tout de suite un marché, qui plut aux deux parties. C'est ainsi qu'elle devint l'actionnaire majoritaire de la petite entreprise, qui se développa bien vite, jusqu'à devenir une des sociétés les plus en vogue du moment.

Ils n'avaient plus aucun mal à obtenir les contrats les plus importants, tels que l'organisation de soirées mondaines et d'œuvres de charités connues, et obtinrent une notoriété plus que méritée.
Et, avec l'imminent accord qu'ils allaient conclure avec la Shinra, cette célébrité ne ferait que s'accroître.

« A-t-on vraiment fait le bon choix ? »

Ruby avait l'art et la manière d'obtenir ce qu'elle voulait, quand elle voulait, et c'était là un précieux atout.
Malgré le manque de sentiments qu'Axel avait pour elle, il ne s'était jamais senti contraint d'accepter sa demande en mariage.
Elle était plutôt jolie, intelligente, et ils se côtoyaient souvent.
Axel était, lui, plutôt beau garçon, populaire, et plaisait beaucoup à la jeune femme.

L'un comme l'autre y trouvaient finalement leur compte, et l'accord fut passé.

Le mariage était prévu dans un mois.

« Je me demande pourquoi je continue encore de payer cette maison… »

Seulement, depuis quelques temps, Axel réagissait moins vite aux caprices de Ruby, à ses demandes incessantes de rendez-vous, à ses techniques de charme qui avaient au moins le don d'attirer le regard d'Axel, même si il ne lui accordait pas ses faveurs.

Il commençait à douter de ses choix, et son ancienne complicité avec Tifa s'en ressentait fortement.

Cela faisait longtemps à présent qu'ils n'avaient plus eu une vraie discussion.

Las de ressasser les vieilles histoires, Axel reposa le cadre sur la cheminée et se dirigea vers la salle de bains.

Il devait être en forme pour le lendemain. Après tout, il allait sûrement devoir veiller tard, avec cette pluie d'étoiles filantes…