Bonsoir à tous!

Merci à mes reviewer pour vos gentils commentaires, ça me fait toujours super plaisir. J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant.

Courage, le printemps arrive bientôt, et j'espère que cela boostera mon écriture un peu mollasse ces derniers temps...


Chapitre XII : Le matin d'après

Ce lien qui nous unissait, qui m'empêchait de le laisser partir et de poursuivre ma vie, ne m'avait jamais été aussi visible que à cet instant alors que je me perdais dans ses bras et ses promesses éternelles.

Je m'étais lancé à corps perdu dans une histoire où je me savais en danger, où je risquais d'être brisé.
Pourtant, il m'était impossible de regretter ne fusse qu'un instant, alors que je vivais les plus beaux moments de ma vie.

J'avais pris ma décision.
Et elle était irrévocable.

Quand à l'avenir, les yeux doux d'Axel me murmuraient de ne pas y penser.
Alors je fermai mon esprit, et oubliai.
Pour quelques heures seulement.


La nuit fut courte mais réparatrice, terminant de soigner les blessures des cœurs meurtris endormis au milieu des draps froissés.

Roxas se réveilla le premier, et ne fut pas long avant de chercher le corps de son amour du bout des doigts, déjà en manque de sa chaleur.
Un soupir de satisfaction s'échappa de ses lèvres alors qu'il touchait le corps chaud et doux allongé à ses côtés, encore plongé dans un sommeil profond.

Il ouvrit ses yeux embués sur le visage paisible d'Axel qui dormait à plat ventre. Ses longs cheveux rouges encadraient un visage qu'il aurait qualifié de presque innocent, si seulement son épuisement n'était pas le résultat de leur nuit mouvementée…

Roxas glissa plus près de lui en se mordant la lèvre inférieure, incapable de résister à l'envie d'assister à son réveil. Ses doigts glissèrent doucement sur le visage endormi en écartant les mèches rebelles. Ses douces caresses firent frissonner son compagnon, mais ne furent pas suffisante pour le réveiller.

Le blond réduisit encore un peu plus l'espace qui les séparait pour finalement se retrouver contre son torse dénudé. D'un air taquin, il baigna le visage d'Axel de son souffle chaud, et celui-ci ne tarda pas à papillonner des yeux, avant d'être assailli par des lèvres tendres et aimantes.

Lorsque Roxas consentit enfin à le laisser respirer, Axel ne put que sourire de ravissement, tout en serrant son amant contre lui.

-« Je suis mort, c'est ça ? Je ne pensais pas que j'irais au paradis, c'est une belle surprise. » Le taquina-t-il, avant de rouler sur le dos, emportant le jeune homme avec lui, serré contre son torse.

-« Idiot… » Ronchonna Roxas, avant de l'embrasser de plus belle.

Passer du temps auprès de lui confortait inconsciemment son choix. L'aura d'Axel lui faisait oublier la toile de fond dérangeante de leur relation. Sa présence arrivait à apaiser ses craintes et à voir l'avenir sous un jour meilleur.

-« Alors… » lui murmura Axel doucement, d'une voix encore emplie de sommeil. « Est-ce que tu comptes venir ce soir ? Ne te sens pas obligé surtout… »

Un sourire fautif se dessina sur ses lèvres, alors qu'il caressait la joue de son amour.

Roxas blottit sa tête contre le torse du roux, et fixa sa respiration sur les battements de son cœur.

-« Ce soir… »

Il dut réfléchir un moment avant de se rappeler de la date. Le jour fatidique était finalement arrivé.

-« Je viendrais. » Souffla-t-il sans relever la tête.

Axel caressa les fines mèches rebelles dorées du jeune homme, le remerciant silencieusement. Ses mains glissèrent jusqu'à son dos, le caressant du bout des doigts. Le jeune homme soupira d'aise, ne pouvant empêcher un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.

Il était bien, à l'abri dans les bras d'Axel, sous le duvet accueillant de son lit, et la réalité lui semblait à des kilomètres, presque inexistante.

Ils restèrent ainsi quelques longues minutes encore, profitant de cette sensation à mi-chemin entre le conscient et l'inconscient qui précédait le réveil total.

Axel s'étira de tout son long, rejoignant en premier le monde réel.

-« Je vais aller me préparer pour aller chercher le petit déjeuner. » Se justifia t-il à un Roxas boudeur.

Evidemment, il aurait préféré que son compagnon reste pour lui tenir compagnie… Mais la pensée du petit déjeuner alléchant qui l'attendait lui permit de relativiser son départ.

Délicatement, Axel roula sur le côté pour laisser descendre Roxas, afin de s'extraire du lit avant de rejoindre la salle de bains.

La main blanche du jeune homme le suivit jusqu'à ce qu'il soit hors de portée, et le relais fut pris par ses yeux bleus, ne ratant pas une miette du spectacle jusqu'à ce qu'il soit hors de vue.

Le froid ne tarda pas à envahir le lit à présent à moitié vide. Le jeune homme se roula en boule et rejoignit son coussin, essayant de garder emprisonnée le plus de chaleur possible.

Ses yeux parcouraient la chambre, ses murs dénudés ainsi que ses rideaux clairs qui laissaient filtrer la lumière du jour. Les meubles de la pièce étaient assez modernes, de la penderie au lit de bois clair, assorti de deux tables de nuit disposées de chaque côté de celui-ci.

Une petite lampe de chevet reposait sur celle d'Axel, à côté de laquelle gisait un livre. La curiosité eut raison de Roxas alors qu'il se redressa pour le saisir, en dépit du froid ambiant de la chambre.

La couverture était usée, signe d'une lecture fréquente. L'ouvrage était un court recueil d'Histoire sur l'humanité, d'un auteur assez connu mais peu apprécié. Roxas le feuilleta un instant avant de le reposer à sa place, satisfait d'en apprendre un peu plus sur les goûts d'Axel.

Mais cela ne fit qu'accroître sa curiosité, et sa soif d'en savoir plus sur cet homme qui obsédait son esprit.

Il hésita un instant avant d'ouvrir le petit tiroir de la table de nuit, y découvrant une lampe de poche, des piles, un vieux réveil cassé, des mouchoirs, ainsi qu'une vieille photo abîmée d'Axel encore à l'école, dans son uniforme.

Roxas sourit, essayant d'estimer son âge. Le roux posait fièrement à côté d'une jeune femme aux longs cheveux bruns, ainsi que d'un jeune homme blond à la coiffure punk.

« Environ quinze ans, je dirais… »

Il reposa sagement la photo et sa main effleura une solide boîte cachée sur les côtés du tiroir, qu'il n'avait pas vue.

Précautionneusement, il la retira de son abri. La boîte était massive, recouverte de velours bleu foncé et d'un fin cordage doré sur son pourtour.
D'une main, il souleva le couvercle, avant de sentir son cœur se serrer dans sa poitrine.

Sur un petit coussin de satin se trouvaient deux alliances dorées entourées d'un ruban blanc.

La main tremblante, Roxas saisit une des alliances et la regarda avec attention. A l'intérieur des anneaux était gravée une fine inscription.

« Axel et Ruby »

La date du mariage était quand à elle encore imprécise, bien que Roxas sache avec pertinence qu'elle était arrêtée pour dans un peu moins d'un mois.

Une boule se forma dans sa gorge, l'empêchant de respirer librement pendants quelques secondes.

Il avait failli oublier.
Axel avait presque réussi.

Il replaça l'alliance dans la boite et remit celle-ci à sa place rapidement, craignant que son compagnon ne s'aperçoive qu'il avait fouillé dans ses affaires.

C'était la réalité qu'il allait devoir affronter, et pas plus tard que le soir même. Axel le préservait par ses caresses et ses mots réconfortants, mais ça ne ferait que rendre le choc plus dur.

Tout allait se dérouler devant ses yeux, et il resterait impuissant.
C'était son choix.

Il s'imagina un bref instant leur vie, sa vie.
Et il se demanda s'il pourrait assumer devoir le partager.

Son cœur battait à la chamade, son souffle était court.
Il se concentra sur le son de la douche afin de réguler sa respiration.

Sans réfléchir, il retira la couette à la volée et fonça dans la salle de bains.

La pièce était emplie de vapeur d'eau, baignant dans une chaleur humide agréable et rassurante. Il pouvait apercevoir le corps d'Axel dans la douche par la vitre mate de celle-ci.
Silencieusement, il ferma la porte derrière lui, essayant de se faire le plus discret possible.

Entouré de vapeur blanche translucide, il entra dans la douche, et ne s'arrêta ni sur le caractère déplacé de sa démarche, ni sur le visage surpris d'Axel. Ses bras entourèrent le corps humide et chaud du roux alors qu'il le rejoignait sous le jet d'eau en embrassant son torse.

Le moment de surprise passé, Axel l'accueillit près de lui, profitant des sensations agréables que produisaient le liquide brûlant et la peau de Roxas contre lui.
Le jeune blond se hissa sur la pointe des pieds pour embrasser son cou, mordiller son oreille, alors que les mains de son amant se faisaient déjà plus aventureuses.

Il chuchota au creux de son oreille d'une manière distraite et incontrôlée entre deux soupirs.

- « Je te ferais tout oublier des femmes, Axel. J'espère que tu es prêt. »

Le concerné étouffa un petit rire dans la chevelure blonde.

Ce n'était même pas une question à poser.


-« Quatre pains au chocolat. S'il vous plaît. »

L'odeur du pain frais parfumait agréablement la petite boulangerie de village, faisant gargouiller le ventre d'Axel, impatient de dévorer les pâtisseries en compagnie de celui qui l'attendait dans son appartement.

La boulangère lui tendit sa commande d'une main fébrile, intimidée par le sourire éblouissant de son client. Le roux était encore plus beau que d'ordinaire, le bonheur semblait lui réussir.

Axel ignora courtoisement son embarras, et paya son achat avant de ranger son portefeuille dans la poche arrière de son jean, saluant la jeune femme. Il eut à peine le temps de se retourner qu'il tomba nez à nez avec un visage qui ne lui était pas inconnu.

Une jeune femme à la silhouette fine et élancée venait de franchir la porte de l'établissement. Elle replaça distraitement une mèche blonde derrière son oreille tout en fermant la porte, et remarqua soudain la présence du roux.

-« Naminé… ? »

Surprise, elle ne songea même pas à le saluer, restant sur le pas de la porte à fixer cet homme qu'elle avait aperçu tant de fois, sans jamais avoir vraiment l'occasion de lui parler.

-« Oh… Axel… ? »

Le dénommé sourit, amusé par l'étonnement que leur rencontre provoquait chez la jeune femme. Il repensa également à leur dernière discussion, et devina l'anxiété qui n'avait pas tout à fait disparu de son doux visage.

-« Je venais chercher le petit déjeuner. » Lui répondit-il amicalement en lui montrant le paquet fraîchement acheté. « Ne vous inquiétez plus, Roxas est chez moi et il va bien. »

Naminé observa incrédule les commissions de son vis-à-vis, avant de sursauter. Elle ne pouvait que deviner ce qu'il s'était réellement passé entre ces deux-là, mais le sourire sur le visage d'Axel semblait tellement sincère qu'elle ne pouvait empêcher une vague de soulagement de la submerger.

Malgré tout, un petit pincement au cœur subsistait au fond de sa poitrine. Elle ne connaissait rien de cet homme, et ne pouvait se risquer à lui faire totalement confiance. Pourtant, elle devait observer de loin la direction que prenait la vie de Roxas, et elle semblait se diriger inexorablement vers lui.

Elle ferma les yeux et inspira profondément, pour finalement réussir à afficher un sourire lumineux sur son doux visage. Axel pensa mentalement qu'elle avait eu du mal à trouver celui-là, il devait être caché très profondément pour qu'elle doive se concentrer autant, alors que sourire était une réaction quasi innée chez elle…

-« Très bien. »

Elle rouvrit les yeux, et son sourire trop éclatant se fana quelque peu.

Quelque chose de bizarre se passait entre eux, à ce moment précis. Sans qu'elle n'ait besoin d'en dire plus, Axel comprit qu'elle savait quelque chose, mais étonnamment, cela ne l'inquiéta pas. Et il se rendit compte de ce que Roxas voulait dire quand il parlait d'elle avec autant de passion et d'admiration.

-« Nous nous voyons ce soir, j'espère ? »

-« Bien sûr. Je suis impatiente de voir le résultat de votre travail et celui de Roxas. »

C'était il y avait à peine une semaine, lorsque le blond avait garé sa Citroën sur le parking du château, et qu'il avait pénétré sur son territoire. Quand ils avaient commencé à échanger des regards et des sourires, et que sans effort, ils s'étaient compris.

C'était si près, et pourtant cela paraissait déjà si lointain.

-« Veuillez m'excuser mais je dois y aller. »

Axel remua son sac rempli d'un air taquin, arrachant un petit rire de la jeune femme. Sa voix était claire et résonnait agréablement dans la petite boulangerie déserte. Il était simplement impossible de ne pas l'aimer, et d'avoir envie d'être aimé d'elle en retour.

D'un geste gracieux, il lui embrassa la main courtoisement avant de s'éclipser.

Le soleil était déjà haut dans le ciel, et il était sûr d'entendre le ventre de Roxas gargouiller jusqu'ici.


C'était une journée parfaite qui commençait.

Le soleil rayonnait, la table du petit déjeuner était remplie de mets appétissants, et l'air était envahi par l'odeur douce du café frais.

Axel sirotait tranquillement son café en discutant avec son ange blond, évoquant distraitement sa rencontre du matin. Béat, Roxas laissa échouer son petit pain dans sa tasse de café, éclaboussant copieusement la belle nappe blanche, et contrariant son hôte qui s'empressa de déposer une serviette en papier sur le coin mouillé du tissu.

-« Fais attention quand même… »

-« Tu as vu qui ? »

-« Ta copine, Naminé. »

-« Et tu lui as dit quoi ? »

-« Qu'elle ne devait plus s'inquiéter parce que tu étais chez moi. »

Roxas se pinça l'arrête du nez, essayant de se concentrer en dépit du roux qui ne semblait pas se formaliser le moins du monde de ce qu'il lui semblait être un détail anodin dans sa journée.
Evidemment, il ne manquait plus que ça. Après tout ses efforts pour garder le maximum de discrétion sur lui et Axel, voilà qu'il allait devoir fournir des explications à Naminé… Comme si les choses n'étaient pas assez compliquées pour le moment.

Roxas se leva, abandonnant son repas, et se dirigea vers la salle de bains pour arranger sa tenue.
Il portait sa chemise de la veille, froissée pour diverses raisons qui ne leur étaient pas inconnues…

Alors que le blond essayait en vain d'ajuster son col et paraître convenable, des bras accueillants l'encerclèrent, rendant la manœuvre plus difficile. Des cheveux rouges soyeux vinrent lui chatouiller la joue, alors qu'une bouche joueuse venait taquiner son cou.

-« Tu pars déjà ? » lui susurra Axel du bout des lèvres contre le cartilage de son oreille.

Sa voix était basse, chaude, et irrésistible. Les joues de Roxas s'empourprèrent malgré lui alors qu'il fermait le dernier bouton de sa chemise.

- « Je dois aller travailler. » Lui répondit-il, sur un ton bien plus hésitant que ce qu'il n'aurait voulu.

- « Tu veux la voir, c'est ça ? » Continua le roux, décidé à retenir Roxas auprès de lui le plus longtemps possible.

- « Evidemment ! »

Le jeune homme se retourna, outré.
Axel ne s'en rendait peut être pas compte, mais il venait sans aucun doute de commettre une belle gaffe.

-« Je ne voulais juste pas qu'elle s'inquiète… » se justifia le roux, attristé de la réaction du jeune homme. « Je ne vois pas où est le mal, et je penserais que tu aurais toi aussi l'esprit plus tranquille de cette façon… »

Abandonnant le peigne sur le coin de l'évier, Roxas pivota dans les bras de son amant pour se retrouver face à lui. Evidement, Axel ne cherchait pas à mal faire…

Le blond se pelotonna contre son torse, s'excusant silencieusement pour la froideur de son attitude.

-« Je ne veux pas qu'elle soit au courant. » Soupira-t-il finalement, la tête enfouie dans la chaleur de son amour.

Axel hésita à relever cette réflexion. Naminé lui avait donné une étrange impression, comme si, en dépit de tous les efforts mis en œuvre par Roxas, on ne pouvait absolument rien lui cacher. Il se mordit les lèvres à cette pensée, lui aussi inquiet à l'idée que la jeune femme n'en sache finalement qu'un peu trop sur leur situation…

Mais comment aurait-elle pu être au courant ?
Après tout, lui et Ruby ne se conduisaient pas encore comme un couple au grand jour. Axel avait toujours mis un point d'honneur à ce que l'annonce officielle soit faite avant quelque étalage public.

Néanmoins, il ne pouvait nier que sa future femme se faisait de plus en plus insistante ces derniers temps, sans doute agacée par la distance qu'Axel avait petit à petit, et presque inconsciemment, mis entre eux, ainsi qu'à l'approche de l'annonce fatidique. Il n'était donc pas impossible qu'elle ait commis une erreur qui aurait pu permettre à Naminé d'être au courant, par exemple.

Il caressa le dos de Roxas, toujours pelotonné contre lui, en choisissant de garder le silence. Si Naminé était au courant, elle lui avait malgré tout accordé sa confiance, et n'avait montré aucun signe d'hostilité envers lui. Il supposa donc qu'elle en parlerait avec son ami en temps voulu.

- « De toute façon, elle le sera ce soir. » lui murmura-t-il, se souvenant soudain de l'invitation pour la soirée qu'il avait donné, et dont il lui avait rappelé l'existence le matin même. « Elle m'a confirmé sa venue. »

Il sentit la prise du blond sur son tee-shirt se serrer, et il se maudit intérieurement de rajouter du stress supplémentaire à Roxas, qui en subissait déjà assez.

-« Ne t'inquiète pas… Tout va bien se passer… »

Roxas sentait les grandes mains de son compagnon masser son dos, mais rien ne pouvait le décrisper.

Qu'est-ce que Naminé allait penser de lui quand elle découvrirait qu'il avait détourné Axel de sa future femme ? Qu'il n'était qu'un de ces salopards qui détruisaient les couples des autres ?
Et qu'allait-elle penser d'Axel, qui en dépit d'avoir le jeune blond allait quand même se marier ?

Son cœur s'accéléra en pensant à toutes les conséquences que son choix allait avoir, et auxquelles il n'avait pas encore pensé.
Toutes ces pensées lui donnaient la chair de poule, et il hésita un instant à laisser tomber encore une journée de travail supplémentaire et rester blotti dans les bras d'Axel.

Il sentit le corps chaud qui le soutenait se dérober, et marqua sa désapprobation d'un grognement sourd, qui fut bien vite couvert par une paire de lèvres douces au goût amer de café.

-« Je vais aller faire les derniers préparatifs à la salle… Tu devrais aller travailler, sinon ton patron ne va pas être content… » Soupira finalement Axel, tout en abandonnant les deux petits bijoux de corail.

Malheureusement, il allait devoir prendre son courage à deux mains, et affronter une nouvelle journée… La force lui manquait cruellement, et la peur que son amie ne lise toute la vérité dans son regard l'inquiétait déjà.

- « Tu sais, » murmura-t-il à l'oreille de son compagnon, « Je me demande parfois si elle n'a pas une espèce de pouvoir, ou un truc du genre… Naminé, on dirait toujours qu'elle n'est jamais étonnée de rien, comme si elle savait déjà tout sans que je ne lui aie parlé. C'est comme si elle lisait dans mon esprit. »

Le rire cristallin d'Axel résonna dans la salle de bains. Mon Dieu, que ce rire lui avait manqué.

« Je sais, Roxas, je sais… »