Merci à Trash-champi et neverland25 pour leurs reviews ^^ qui font toujours plaisir
Mating Season Chapitre 5
Le petit Lapin au chaperon rouge
« Es-tu sur de vouloir faire ça ? » demanda Derek, les bras chargés de sacs.
« Oui, pourquoi pas ? Je veux dire… Ce n'est pas encore la pleine lune donc il n'y a aucune raison pour que l'Alpha soit de sortie, pas vrai ? A moins qu'il ait les crocs et soit à court de cerfs…Est-ce que tu manges des cerfs quand tu es transformé ? » Demanda Stiles, qui portait quelques sacs et une grande nappe rouge.
« Tu es sur de vouloir parler de ça ? Genre, maintenant ? Vraiment ? »
« Et bien… Oui. Pourquoi, je ne devrais pas ? »
« Ok… Alors additionne juste 2 + 2 et tu auras ta réponse. » Dit Derek, en se désignant puis en désignant les bois.
Ils s'étaient aventurés très loin dans la forêt de la propriété des Hale. Pour leur troisième rendez-vous, ils avaient prévu un pique-nique à côté du lac, sous le ciel étoilé. Il se devait d'être plus romantique que les autres… étant donné ce qui arriverait après. La seule pensée de ce qu'ils allaient faire suffit pour amener un grand sourire sur ses lèvres. Il s'était préparé pour cette nuit…Oh que oui… Il avait mis à contribution tous ses contacts à travers le monde pour s'informer des différentes techniques existantes. Il était vierge, pas stupide… et il voulait impressionner Derek.
Puis, pensant à ce que Derek venait de dire, Stiles en tira la conclusion suivante :
« C'était votre terrain de chasse. C'est pour cela que ta famille a une si grande propriété… Ainsi, les nuits de pleine lune, quand vous vous transformiez, même sans le vouloir, c'était une zone sûre pour courir et chasser. » Stiles s'arrêta même de marcher, prit un air sérieux, puis continua « De cette façon, personne n'était en danger, à moins qu'il y ait un intrus auquel cas, c'était de sa faute. Vous ne blessiez personne et vous n'étiez pas blessés non plus. Donc, ta famille n'était la source d'aucun danger pour les gens de la ville. Vous étiez vraiment des loups garous pacifiques… »
« Oui. Il y a juste une chose à rectifier dans ce que tu as dit. »
« Quoi ? »
« C'EST toujours la propriété de ma famille. C'est MON terrain de chasse désormais. »
Stiles pensa à dire un truc sérieux ou même respectueux, mais alors leur rendez-vous prendrait un drôle de départ. Donc…
« Hum… Je me demande… Que vas-tu chasser cette nuit, Monsieur Hale ? » Dit Stiles avec un air coquin.
« Hum… Je ne sais pas… Peut-être… » Et Derek vint plus près de Stiles, leurs visages séparés par quelques centimètres « J'ai avec moi, un lapin vraiment bavard et beaucoup trop curieux pour son bien. Qu'en penses-tu ? »
Les genoux de Stiles en tremblèrent. Sa bouche était sèche. Il était à court de mots. Son esprit uniquement concentré sur ses lèvres parfaites en face de lui et sur la meilleure façon de les prendre.
« Apparemment, il existe une autre façon de te faire taire… » Ce fut au tour de Derek d'avoir un air coquin « à part frapper nos têtes ensemble. »
Puis il continua de se diriger vers le lac, rigolant joyeusement et laissant derrière lui, un Stiles surpris.
« Hey ! Attends un peu, c'est pas juste. » Dit Stiles, courant pour le rattraper « Tu ne peux pas utiliser tes trucs de loup garou sexy pour me séduire puis me laisser en plan, allez. »
Stiles se sentit perdu tellement ils avaient marché pour finalement arrivé au lac. Ce n'était pas un si grand lac, n'importe qui pourrait en faire le tour… ce qui leur prendrait une paire d'heure. L'étendue d'eau était alimentée par trois ruisseaux parcourus par un faible courant. Il y avait beaucoup de rochers, c'était donc facile de trouver une place pour s'asseoir. Ils choisirent un rocher plat faisant parti d'un ensemble de pierres plus imposantes. Ainsi, ils étaient protégés du vent et avaient un dossier pour leurs dos.
« Cet endroit est superbe. Je ne savais même pas qu'il y avait un lac sur la propriété alors que je viens ici depuis, genre, une éternité. »
« Tu jouais les intrus sur ma propriété ? »
« AH ! Naaaan… Peut-être… Oui, c'est vrai. Désolé. »
« Ne t'en fais pas, tu peux… » Derek rougit légèrement « … peux… venir quand tu veux. Tu sais, après tout, je viens souvent chez toi. Genre, pas pour te voir ou autre mais jouer les intrus, tu comprends. Non pas que je ne veuille pas te voir, c'est just-… »
« Ok, ok. J'ai compris, laisses moi t'arrêter avant que tu ne t'autodétruises. Pourquoi ne pas s'asseoir ? »
Derek acquiesça, encore un peu rouge, et commença à sortir le contenu des sacs sur la nappe déposée sur un des rochers. Tous en l'aidant, Stiles dit :
« Tu sais… Soit tu passes trop de temps avec moi, et mes troubles de l'attention ont déteints sur toi, soit ma présence est tellement troublante que même le puissant Derek Hale bégaie en me parlant. Quel que soit la raison, J'AIME le résultat. »
Derek en rit et ils s'assirent. C'était un simple pique-nique, rien de très chic, à part les petites chandelles qui les éclairaient. Stiles pensait qu'il avait eu bien raison d'amener le costume de lapin avec lui… Auparavant, il n'était pas sûr que ça conviendrait, mais maintenant –après avoir vu l'endroit et entendu la blague sur les lapins bavards- il l'était. Derek allait en être fou, il espérait juste que la vieille maison d'invité où Derek vivait était assez proche… Les rochers n'avaient pas l'air très confortable pour leurs … activités.
Après un certain temps, ils avaient mangé une grande partie de la nourriture et s'étaient assis à côté du feu que Derek avait allumé près des rochers. Derek était adossé à un gros rocher et Stiles était assis entre ses jambes, son dos contre son torse. Ses bras enlaçaient le jeune homme pendant qu'ils regardaient le feu. La nuit n'était pas froide, fraiche tout au plus, mais près de l'eau les températures était toujours un peu plus basses. Il était tellement bien que Derek souriait même si Stiles ne pouvait le voir. Cependant il y avait une chose qui le rendait nerveux…
"Stiles?"
« Oui ? »
« Es-tu sur de vouloir le faire aujourd'hui ? Je veux dire … nous avons encore quelques jours devant nous. Je peux attendre. Je ne veux pas que tu te précipites dans quelque chose que tu ne veux pas. » Dit Derek, laissant de côté la partie 'je ne veux pas t'effrayer, au point de te faire fuir loin de moi, à cause de ça.'
« Oui, Derek. Plus de rendez-vous, il est grand temps que nous nous en occupions. En plus, il ne reste que deux jours… » Stiles sentit son cœur se serrer, il avait pris tout cela pour acquis. Tout cela… les rendez-vous, le Monsieur Lapin, les câlins… qu'allait-il se passer ensuite ? Il n'avait jamais demandé, se contentant d'extrapoler d'après ses attentes, sans penser à celles de l'autre homme. « Hum…Derek ? »
« Oui ? »
« Une fois que ce sera fini… tu sais, une fois que nous l'aurons fait et tout… Que se passera-t-il ? »
« Et bien… Tu seras un peu endolori mais j'espère beaucoup plus heureux. »
« Non… je veux dire, après que la saison soit fini. Que se passera-t-il. Tu sais, pour nous deux ? Y aura-t-il encore un 'nous' ? »
« Veut tu qu'il y ait un 'nous' ? »
« Je… je le veux. Je le veux vraiment. »
« Bien. Moi aussi. » Dit Derek, tirant le tête de Stiles en arrière pour l'embrasser. « Je veux vraiment que toi et moi formions un 'nous'. »
Stiles était rouge vif, comme le feu. 'C'est ça'. Pensa-t-il, 'c'est le moment que j'attendais'.
« Hum… Derek ? Tu m'accorderais une faveur ? »
« Bien sûr, laquelle ? »
« Va la bas » pointant l'autre côté du rocher plat « et tourne moi le dos, ok ? »
« Quoi ? Pourquoi, que prévois-tu de faire ? »
« Contente-toi de le faire. »
« Bien, bien. J'y vais » dit Derek, se levant et marchant, les mains levées en signe de reddition.
Stiles passa à l'action et commença à enlever ses vêtements. Quand il essaya d'enlever son pantalon, il trébucha et tomba sur les fesses.
« Tout va bien là derrière ? »
« Oui, parfaitement. Pas de problème. » Répondit Stiles, sautant hors de son pantalon et continuant selon son plan.
Il eut du mal avec la queue de lapin, mais réussit finalement à la fixer puis il dit :
« Maintenant, tu peux regarder. »
Derek se retourna et laissa échapper un halètement de surprise ravie. Il se sentait comme si la terre s'était ouverte et l'avait englouti entièrement. Debout face à Stiles, mais pas simplement Stiles… Monsieur Lapin Stiles.
C'était une vision paradisiaque. Il ne sentait plus le feu, ni les odeurs provenant de la forêt, absolument rien, rien ne pouvait se comparer à Stiles. Son jeune corps en face de lui pratiquement nu, excepté le boxer blanc et la queue de lapin (car il était sûr qu'il y en avait une). Ce torse fin, solide et parfait. Cette peau claire doucement embrassé par le clair de lune. Le nœud papillon blanc noué autour de ce superbe cou. Ces lèvres serrées d'embarras ajoutés à ce regard marron brillant furent presque trop durs à supporter. Et ces oreilles de lapin. Ces oreilles de lapin, d'un blanc si pur qui correspondait si bien au corps de Stiles, qu'elles semblaient avoir toujours été là. Il était l'image même de l'innocence.
C'est ce que ressentait Derek, si on oubliait les tétons qui durcissent et l'afflux de sang plus au sud. Et Derek pouvait sentir, d'où il se tenait, il pouvait sentir tout le corps de son amant. Son self contrôle prenait la tangente, non qu'il s'en préoccupait encore. Stiles avait prouvé qu'il pouvait très bien gérer la partie loup de Derek… et il n'y avait plus rien dans l'esprit de Derek à part Stiles… toutes les choses qu'il allait faire à Monsieur Lapin. Tout cela était pour lui… chaque cm² lui appartenait. Il dit alors, avec un regard bleu flamboyant :
« Quand j'en aurais fini avec t-… »
Il fut interrompu à mi phrase. Quelque chose de grand venait de sauter sur lui du haut des rochers. Il sentit l'air quitter son corps, ses jambes se briser en même temps que ses cotes et sa tête heurta le rocher brutalement. Derek perdit connaissance.
L'Alpha avait bondi sur Derek, utilisant la hauteur du rocher pour augmenter l'impact. Derek s'était évanoui sous le poids de l'imposant loup garou et les dommages causés à son corps. Stiles resta immobile comme une statue. Il ne savait quoi faire, puis, vision d'horreur, l'Alpha ouvrit sa gueule et la dirigea vers la gorge de Derek. Il DEVAIT faire quelque chose. N'importe quoi.
« HEY ! Ne le tue pas ! » Supplia Stiles, pensant aussitôt 'oh oui, comme si ça allait faire une différence… il va tuer Derek en premier puis me tuer'.
Comme il venait d'arriver, l'Alpha n'avait pas vu la tenue de Stiles. Mais maintenant que c'était fait, ses yeux ne pouvaient quitter le corps de l'humain. Ses yeux déjà rouges, brillèrent d'une envie violente. Il décida d'éliminer la concurrence avant de se tourner vers… des choses plus plaisantes. Stiles réalisa cela, et toutes ses peurs disparurent. Ses idées étaient claires et, pour une fois dans sa vie, son esprit ne partait pas dans tous les sens. Il était concentré.
« Hey maintenant, laisse le. Qui a besoin d'un bébé braillard, faiblard, mauviette sans intérêt quand il peut avoir l'Alpha ? » Dit Stiles, faisait glisser ses mains sur son torse et plus bas… entrant presque dans son boxer. Cela eut le résultat attendu, il eut la complète attention de l'Alpha. Maintenant il fallait le faire bouger de Derek.
« Je sais, Pourquoi ne pas jouer à un jeu ? » continua Stiles, avec sa voix la plus sexy. « Que dit tu de ça, je cours dans les bois et tu viens me chercher ? Hein ? Veux-tu avoir tout cela ? Mieux encore… » Il décida de mettre le paquet, ce n'était pas le moment de penser à sa fierté ou d'être naïf sur l'effet que produisait son corps… Il prit la nappe rouge, faisant tout valser, et la noua comme une cape. « Pourquoi ne viendrais-tu pas chercher le lapin au petit chaperon rouge ? Il est si seul et a besoin de la présence d'un loup fort et viril. »
Il vit les yeux rouges de l'Alpha suivre le moindre de ses mouvements.
« Faisons donc comme cela… NON, non, ne perds pas ton temps en le tuant. A moins que tu penses qu'il est plus important que moi ? » dit-il en faisant la moue et prenant un air triste.
Le loup garou s'arrêta à nouveau, hochant la tête.
« Ok… maintenant, compte jusqu'à 10 puis viens me chercher. Et ne tue pas ça, d'accord ? » Dit-il avec dégout, enfin il espérait que ça passerait pour du dégout « Tu es seulement à moi cette nuit. »
Stiles envoya ensuite un clin d'œil à l'Alpha et commença à courir, maudissant le moment où il avait retiré ses chaussures. 'Ok, ok. Ce n'est pas le moment de penser à ça… j'ai besoin d'un plan, un plan… pense Stiles pense, OH je sais. Le vieux chêne déraciné, au-dessus du gouffre ! Il est pourri, il ne tiendra pas sous son poids… il pourrait ne pas tenir sous le mien non plus, mais ça vaut le coup de tenter. Oh merde, il avait trébuché sur une racine et était tombé tête la première. Ses pieds et jambes étaient déjà égratignés à cause de la course dans les bois, marchant sur les brindilles et les pierres sans aucune protection. Maintenant, il avait aussi une belle entaille sur son bras gauche. 'Super ! maintenant il peut me sentir encore mieux qu'avant. J'espère que Derek va bien.' Il se releva et recommença à courir.
Après quelques minutes de course, et environ deux nouvelles chutes, il vit le vieux chêne à quelques pas de lui. En faisant attention, il grimpa dessus et commença à marcher vers l'autre côté. Pensant tout le temps ' Ne te casse pas sous moi, ne te casse pas sous moi, ne te casse pas sous moi…'. Quand il fut presque à la fin de l'immense tronc, l'arbre tombé grinça. Stiles sentait le bois glissant et pourri qui commençait à céder et il se retourna. Marchant doucement sur le chêne, l'Alpha venait vers lui.
« Oh, seigneur. Tu m'as trouvé, maintenant… peux-tu m'attraper ? » dit-il sautant de l'arbre, se retournant puis envoyant un baiser. L'arbre ne put supporter le changement de poids, le baiser donna l'envie à l'Alpha d'essayer d'atteindre l'autre côté le plus vite possible, il fit donc le truc le plus évident pour un loup… il sauta, quand ses pattes touchèrent l'écorce pourrie, il glissa et tomba dans le gouffre. L'arbre pourri se brisa en gros morceaux qui le suivirent. Le bruit fut énorme. Stiles, ne voulant pas faire la même erreur que la bimbo crétine et première à mourir dans les films d'horreur, se tint à son personnage.
« Alphie ? Est-ce que ça va ? Es-tu blessé ? Je suis désolé, je n'aurais pas dû t'envoyer un baiser de cette façon… Alphie ? » Tout en souhaitant 'soit mort, p***** de bâtard, soit mort'.
Malheureusement, il entendit l'Alpha grogner puis une voix qui dit clairement « ça va ».
« Oh, je suis TROP soulagé ! » en pensant très fort 'MEEEEEEEEEEERDE'. « Ok, je continue de courir alors ? Viens me trouver ! »
Stiles courut à nouveau, il était dans les ennuis jusqu'au cou. Il y avait tellement d'endroit 'dangereux' qu'il pourrait utiliser comme piège dans la propriété des Hale. Il ne se souvenait plus de l'emplacement exact de la majorité de ces endroits, ils ne figuraient pas sur sa liste de promenade quotidienne. En plus, de tous ceux qu'il aurait pu utiliser comme piège, la plupart aurait fini par le tuer lui aussi.
Il courut sans but pendant un moment, et ça ne pouvait continuer sinon l'Alpha allait le rattraper… et il ne le voulait vraiment pas. Il fut extrêmement choqué de trouver un couple d'ado en train de se peloter dans une clairière.
« Que faites-vous ici ? Le loup arrive, courez ! »
Les deux le regardèrent en haussant les sourcils et étaient sur le point de dire quelque chose quand Stiles hurla :
« FOUTEZ LE CAMP DE MES BOIS OU J'APELE LA POLICE ! »
Les ados, ne voulant découvrir le côté sombre de la folie du petit chaperon rouge/Monsieur Lapin, tinrent compte du conseil et déguerpirent aussi vite qu'ils le purent. Stiles était fatigué, son corps avait plus d'entailles qu'il ne pouvait en compter. Il était recouvert de saletés. Il lui manquait une moitié d'oreilles de lapin. Sa cheville droite était surement foulée et il s'était cassé quelques ongles de pied. S'il s'arrêtait trop longtemps, son corps refuserait de continuer. Donc il recommença à courir puis il se frappa : 'la falaise ! celle où l'ivrogne est tombé il y a 2 ans ! je peux l'emmener là. Les arbres que papa a planté, pour éviter de nouvelles chutes, sont encore frêles. Ils ne retiendront pas son poids s'il me saute dessus. Bien sûr si il ne saute pas, je devrais essayer de le jeter dans le vide… et ça pourrait me tuer.'
Il courut pour monter la côte, la falaise n'était pas très loin. C'est alors qu'il entendit la respiration du loup garou. Il était derrière lui, pas très loin. Cela mit Stiles au pied du mur. Il était blessé et n'avait nulle part où aller à part aller plus haut. 'Bien, c'est ma dernière chance. Plus d'autre chance après celle-là. Dieu, j'espère que mourir ne fait pas trop mal…' Il rejoint la partie de la falaise où les jeunes arbres étaient plantés. Son père avait bien choisi, ces arbres avaient poussés vite. Maintenant, ils faisaient au moins le double de la taille de Stiles mais leurs troncs n'étaient pas très épais. Il se demanda s'il devait choisir le plus faible ou celui qui était le plus proche du vide. Connaissant sa chance, il choisit celui qui était le plus près du vide. Pile à temps, quand il se tourna, le loup garou apparut a quelques mètres en face de lui.
'Maintenant ou jamais, voyons voir ce qu'il va faire.' Pensa Stiles puis il dit avec le ton surpris d'un mauvais acteur de série B « Oh, Monsieur Alpha, quels grands yeux vous avez ! ».
Le loup garou continua d'avancer sans répondre. 'Saute, salopard de fils de pute ! SAUTE'. Mais comme il l'avait imaginé, le loup ne bondit pas. Il reprit sa forme humaine. Il faisait sombre, mais même avec plus de lumière, Stiles n'aurait pas reconnu le visage de l'Alpha. C'était un homme grand et fort qui marchait vers lui. Sa façon de bouger reflétait sa dangerosité, en plus de son énorme érection. Ce qu'il voulait était clair… en premier, le viol… puis le meurtre.
Le loup était juste en face de Stiles. Il attrapa le jeune homme violemment puis l'embrassa de force. Vu la façon dont l'Alpha le tenait, le baiser n'était ni doux, ni sexy. En fait, la seule chose qui le différenciait d'une morsure était qu'il n'y avait pas de sang… pas encore. Stiles était reconnaissant à son entrainement de Lacrosse, qui allait lui être utile maintenant. Utilisant toutes ses forces, pour ne pas hurler de douleur, il s'arrangea pour faire un tour complet pour que ce soit l'Alpha, et non plus lui, qui avait le dos au vide. Il fit quelques pas en se collant encore plus au corps de l'autre, tout en donnant une impression de désir et d'envie pour l'Alpha. En fait, il se rapprochait pour mieux le jeter du haut de la falaise… l'inconvénient principal était que l'Alpha allait surement l'entrainer avec lui.
A présent, le loup riait malicieusement.
« Alors, ma petite chienne aime être traité durement, hein ? »
« Tu n'as pas idée…Veut tu m'enlever ma cape ? Ou préfères tu-… »
Il fut interrompu par les mains du loup essayant brutalement de défaire le nœud. Il ne lui faudrait que quelques secondes pour s'accrocher à nouveau à la peau de Stiles. Donc, profitant de ces quelques secondes, Stiles se rapprocha de l'oreille de l'autre, mit son pied droit derrière sa cheville, et dit :
« Profites bien du vol. »
Et il le poussa avec toute la force qu'il lui restait. Le loup garou perdit son équilibre et s'agrippa à ce qu'il avait sous la main, c'est-à-dire la cape rouge encore nouée autour du cou de Stiles, qui fut alors tiré en avant. D'un mouvement rapide, il dénoua le nœud restant… et le loup tomba de la falaise. Ainsi que lui. Stiles essaya de d'accrocher ses deux mains à un arbre. 'Oh mon Dieu, je glisse… Oh mon Dieu ! NOOOOOON ! Je ne veux pas mourir ici ! Ni ici ni maintenant !' Malgré ses paroles courageuses, Stiles n'avait plus assez de force dans ses bras pour le hisser… juste assez pour se tenir à l'arbre.
Après quelques minutes, à chercher désespérément un moyen de se hisser, il vit une main près de lui et il entendit alors la voix qu'il voulait entendre plus que tout au monde :
« Donne-moi ta main Lapin, je vais te remonter. » dit Derek.
« Non, si je te donne ma main, je vais tomber ! »
« Donne ta main, je suis un loup garou, tu te souviens ? Je suis plus rapide… donc donne-moi ta main. Aie confiance en moi, mon amour, donnes-moi ta main. Maintenant ! »
Stiles fit confiance à Derek, sans raison, comme il l'avait toujours fait… ainsi dans un saut, il attrapa la main de Derek avec les deux siennes. S'il avait été un humain normal, ils seraient tous deux tombés. Mais Derek n'était pas un humain normal, donc il hissa Stiles en sécurité. Ils restèrent ainsi, au sol, serrés l'un contre l'autre.
« J'ai eu tellement peur… tellement peur de t'avoir perdu. Peur de ne plus jamais entendre ton bavardage, tes questions gênantes… que je n'aurais plus la chance de t'entendre prononcer mon nom à nouveau. De ne plus pouvoir te sentir, te toucher ou te voir… » La voix de Derek était pleine de tristesse « Je ne peux pas te perdre Lapin. Je ne peux pas, je ne peux simplement pas. Je ne peux PAS perdre encore une personne que j'aime… j'en mourrais. Donc s'il te plait, je t'en prie, promet moi que tu ne mourras pas avant moi. Je t'en prie, promets-le. »
« Je te le promet… »
« Je suis tombé amoureux de toi… tellement amoureux, Stiles. »
« Je t'aime aussi, Derek. »
« Hum…Derek ? »
« Oui ? »
« Je sais que tu viens juste de me dire que tu m'aimes et tout ça, ces trucs mielleux me font chaud au cœur… et en ce moment, je suis très heureux, vraiment, je le suis… Hum, je suis aussi blessé et je n'ai pas de super pouvoirs de loup garou pour me guérir. »
« MERDE ! Désolé. » Dit Derek, se levant d'un bond « Peut tu te lever ? »
« En fait, je suis tellement endolori que je ne pense pas pouvoir bouger. MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS ? » Derek avait soulevé Stiles pendant qu'il parlait et le portait maintenant vers la maison des invités de la propriété Hale.
« De quoi ça a l'air ? Je te porte jusqu'à la maison, enfin, ma maison. Je-… »
« Et tu dois VRAIMENT me porter comme ça ? Je veux dire, je sais que tu es mon homme et tout… mais être porté comme une femme des cavernes, sur ton épaule, c'est un peu trop pour ma fierté d'homme, enfin tu vois. »
Ce à quoi Derek répondit par un grognement.
« Vraiment ? Un grognement, vraiment ? Et ensuite, vas-tu me frapper à la tête avec une buche et m'enfermer à la cave ? »
« Non… j'appréciait juste ce que tu as dit. »
« Qu'est-ce que j'ai dit ? »
« Que je suis ton homme… ce qui veut dire que je peux faire cela » et Derek donna une paire de légères petites fessée sur le cul de Stiles.
« AH, … bien, donc ça ne te déranges pas si je te fais ça ? » dit-il en glissant ses mains dans le jean de Derek, serrant doucement ses fesses.
« Hey hey hey… Attends d'être à la maison ou je ne vais plus pouvoir marcher. »
« Pourquoi devrais-je ? »
« Quoi ? »
« Et bien… j'ai cette magnifique vue et tu ne veux pas que j'en profite ? Tu te souviens que toute relation est à double sens et -… »
« Eh patate, ma patate… L'important c'est que je suis à toi et que tu es à moi. » D'un mouvement rapide, il changea la position de Stiles et le prit dans ses bras, regardant droit dans ses yeux « Compris ? Tu es à moi, seulement à moi ! »
« Un peu possessif, non ? »
« Tu n'as pas idée. »
« Tu ne vas pas me pisser dessus, n'est-ce pas ? »
« Non…Je vais te faire d'autres choses. Des choses vraiment meilleures… »
« Hum… Je peux vivre avec cette idée. »
« Ils arrivèrent à la maison de Derek. La maison d'amis n'était pas aussi grande que l'ancien, maintenant brulé, manoir des Hale. Elle était plus simple, plus petite… Bizarrement, ou peut être par chance, Kate ne l'avait pas brulée lorsqu'elle avait tué la famille de Derek.
« Hum…Tu sais à quoi ça ressemble ? »
« A quoi ? » demanda Derek en se demandant comment passer la porte sans blesser Stiles.
« C'est comme si nous étions jeune marié… »
Derek s'arrêta et pensa à la situation… Il portait son amour dans ses bras comme un jeune marié…
« Ca te déranges ? »
« Non, carrément pas… J'allais dire qu'un jour j'aimerais te porter comme ça, mais , tu sais, tu es plus grand, plus fort et… »
« Nous pourrons essayer un autre jour. Qu'en dis-tu ? Maintenant, entrons. »
Derek entra dans la maison et se dirigea de suite vers sa chambre. Sa chambre… cela fit se déchainer son imagination à propos de toutes choses sexy et sauvage que Derek pourrait lui faire. Derek le déposa sur son lit, ce qui ne l'aida pas du tout, 'OH MON DIEU, c'est le lit de Derek ! Je suis dans son liiiiiiiiiiiiit !', pas plus que leurs visages si proche l'un de l'autre.
« Toi alors, tu ne peux pas attendre ? » laissa échapper Stiles.
« Hein ? De quoi parles-tu ? Je vais chercher le kit de premiers secours, reste ici et ne bouge pas. » Dit le loup garou avant de quitter la pièce.
'Ca… c'est ce qu'on peut appeler une douche froide.' Pensa Stiles puis il observa la chambre pour se distraire de la douleur. Le lit était bien, un peu trop dur pour lui mais rien qui puisse vraiment le déranger. Les murs étaient blanc et bleu clair. La chambre était peu meublée mais contenait des tonnes de livres un peu partout… Un simple tableau était accroché entre les grandes fenêtres. 'Ha… Dans la tanière d'un loup garou, tu t'attends à trouver des chaines au plafond, à moins que ce soit les vampires, je me demande si les vampires me trouveraient attirant, mais même la peinture était banale. Et elle avait l'air d'une peinture d'enfant… De toute façon, qu'est-ce que ça représentait ?' Stiles laissa la peinture et s'intéressa à la cheminée, elle n'était pas électrique, c'était une vrai cheminée… Sur son manteau, il y avait une grande photo représentant un groupe de personne. Cela le fit haleter Stiles. 'C'est sa famille. Ce sont… Ils sont…'. La photo n'était pas une de ses 'photos de famille', elle était naturelle. Là, dans le coin gauche, se tenait Derek enlacé par sa mère. L'enfant avait un grand sourire, et paraissait libre et heureux…Stiles ne pouvait s'imaginer à quel point la vie aurait été différentes si les gens présents sur la photo n'étaient pas morts. Une jeune fille, Stiles supposa que c'était Laura, était sur les épaules d'un homme de forte carrure, qui était surement le père de Derek. Il y avait même un chien, un grand labrador. Il ou elle regardait Laura en remuant la queue.
Stiles remarqua alors une petite photo, à côté de la grande photo familiale. Une photo de lui. Prise lors de leurs premier rendez-vous, cela le fit rougir. Il se souvenait de ce moment même s'il n'avait pas vu que Derek avait pris une photo. Il regarda son visage, ses yeux perdus dans ses pensées, un petit sourire sur ses lèvres, sa tête légèrement penché sur la droite, sa main dans ses cheveux…C'était une belle photo, si vous ne saviez pas ce qui se passait vraiment à ce moment… Elle avait été prise alors qu'il se grattait contre le 'pied de la table'.
« Est-ce que tu l'aimes ? »
Stiles sursauta et cria de douleur, Derek le regardait depuis le début.
« Ah, vraiment désolé. Ne bouge pas, j'ai apporté des médicaments. Désolé de t'avoir espionné comme ça, mais tu étais tellement-… »
« Qu'importe, qu'as-tu pris ? »
« Ca, bois le. Ce sont des remèdes de loup garou, ça t'aidera à guérir et éviter l'infection. »
« Tu te souviens que je ne suis pas un loup garou, pas vrai ? Ça va marcher quand même ? »
« Oui, c'est pourquoi je t'en donne moins d'une demi cuillère à café. Ça va te faire dormir une paire d'heure au moins. »
Stiles leva un peu la tête et but le liquide marron.
« Argh, ça à un gout de… enfin ça à un gout horrible. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? »
« Ne t'en occupe pas, détends toi maintenant. Laisse-moi m'occuper du reste. »
« Quoi ? » Stiles commençait déjà à s'assoupir « Qu'E Wāh toua… » Et il s'endormit.
Derek regarda Stiles dans son lit, tout sale et égratigné de sa course contre l'Alpha. Puis il regarda la photo de son amant, sur la cheminée, près de celle de sa famille, se souvenant de sa nervosité et du contact de Stiles contre sa jambe pour le calmer. Puis il regarda le livre présent sur sa table de nuit, et s'empressa de le cacher… Le titre en était 'Comment avoir des chiots avec compagnon de même sexe et non lycanthrope.'
Fin chapitre 5.
Voilà, il ne reste plus que la séquelle.
A bientôt
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