Titre : Last to Know
Auteur : Prophessy
Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.
Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)
Le nom de ASSC est purement inventé. En revanche, le CBI existe bel et bien.
Les références géographiques sont exacts. Vous pouvez vous imaginer les lieux grâces à une recherche simple sur internet.
I gotta leave, I gotta go,
there's nothing here for me no more
Chapitre 2 : Oregon
« Pas à la peine de se presser » se tempéra Templeton Peck. Le général Hallinger avait laissé une semaine à l'agence pour se documenter sur la mission qui leur était proposée, après négociation d'Hannibal comme lui seul savait le faire. Ils avaient donc en leur possession le dossier complet sur les missiles radioactifs que protéger actuellement l'unité gouvernementale et le poste de police de Portland pourrait leur fournir tous les éléments de l'enquête qu'ils désiraient dès que lui, Futé, aurait volé la chemise qui contenait toutes les informations de l'affaire… Aussi il ralentit la cadence de ses pas. Des bruits de pas fort et rapide, ça attirait toujours l'attention.
Se jeter dans la gueule du loup avait toujours un côté excitant, alors marcher au milieu d'un poste de police, c'était l'extase pour le lieutenant. Il avançait d'un pas assuré, un sourire pour la secrétaire en rentrant, un autre pour une jeune femme avec un nez retroussée, des cheveux violets et des bas résilles assise derrière un bureau. Rien de bien sorcier jusque là. Le problème est plus loin, juste au moment il allait devoir présenter son faux badge en faisant face au mur recouvert de portrait des fugitifs. Portland – le Portland de l'Oregon- était une grande ville, bien différente du petit coin paumé dont il préférait oublier jusqu'au nom et qu'ils avaient quittés rapidement après s'y être fait volontairement arrêté. Ici, il y avait de forte chance pour qu'ils y soient estampillés hors-la-loi. Seulement, la plupart des dossiers n'étant pas encore numérisés, il fallait se rendre dans le poste en charge de l'enquête pour voir ce que contenait le dossier. Dommage pour lui, les bureaux du ASSC - Agence of Secret Stolen Case, comme indiqué le papier utilisé pour les rapports de l'unité militaire qui les avaient cherché dans tout le pays – se trouvait dans une métropole assez conséquente.
Futé s'approcha sereinement d'un comptoir derrière lequel disparaissait un petit homme, rondouillard d'être trop assis là avec un visage jovial. Le parfait pigeon. Il s'accouda sur le bureau, et avant de ne serait-ce le saluer chercha sa plaque dans sa poche comme s'il faisait cela depuis des années. Cela dit, il le faisait en quelques sorte depuis des années vu le nombre de fois om il avait interprété un rôle imaginé par son patron pour subtiliser tel ou tel objet. Est-ce que cela comptait vraiment ? Il n'en savait rien. Alors il sortit son insigne et la posa négligemment sur le bureau de l'homme :
« California Bureau of Investigation, j'aurai besoin de vérifier le dossier d'un vol commis il y a trois mois. Si je pouvais voir que le vol a les mêmes caractéristiques, ou mieux une preuve similaire, un ADN… Vous voyez, je pourrais prouver que c'pas seulement un gang de mexicanos, mais bien des vols organisés qui suivent une logique. Et j'aurai besoin de cela rapidement, enfin vous connaissez le topo j'imagine ! »
Un ton ferme, mais amical. Le secret de la réussite.
L'homme disparu un instant, et Futé en profité pour se pencher en direction du « Mur des condamnés » comme il l'appelait parfois. Car, une fois le crime assez violent pour être affiché sur ces murs ou ces grandes pancartes que l'on retrouve dans la majorité des lieux qui font appliqué la loi, vous n'êtes plus jamais tranquille. A moins de vous laisser pousser la barbe et de se teindre les cheveux en bleu. Mais jamais il ne sacrifierait ses cheveux pour une simple petite vie de cavale à travers l'Amérique. Voir le monde, après leur récent exploit et leur insolence envers la cour Martiale.
Lorsque le fonctionnaire réapparu avec une chemise couleur gris à la main, Futé rangea immédiatement son badge et repartit en le lui arrachant presque des mains. Il le salua et disparu rapidement. Pas la peine de s'attarder non plus.
Dès son retour dans le van de Barracuda qui servait pour l'instant de planque au reste du groupe, des mains empressées lui prirent le dossier. Il se laissa tomber dans un coin en regardant son patron le feuilleter pendant que Bosco démarra le véhicule.
« _ Y'a rien, grommela celui-ci. C'est juste un cambriolage ordinaire. Je vois pas ce qu'on vient faire là-dedans.
_ Alors, ça sera d'autant plus vite régler, dit Futé en levant les mains au ciel. Et ensuite : Miami. »
Hannibal n'avait pas l'air de cet avis. Il marmonnait en regardant des captures d'écran de la caméra de surveillance.
«_ C'dans combien de temps le rendez-vous ?
_ Le temps que j'arrive à faire asseoir cet imbécile, cria Barracuda en tirant Looping qui passait sa tête par la fenêtre tout en conduisant.
_ Dix minutes, dit Futé juste près en regardant sa montre.»
Soit juste le temps pour vérifier encore une fois ce qu'Hannibal pensait être vrai, mais qu'il s'était retenu de dire à ses coéquipiers. Il fixait calmement les photos qu'il avait sous les yeux, en se laissant ballotter par les secousses.
La terrasse du restaurant auquel ils avaient rendez-vous était bondée de monde, les serveurs habillés de noir et blanc avaient du mal à passer entre les tables avec leur plateau de plats luxueux. Elle donnait directement, après l'esplanade piétonne pavée, sur le fleuve Columbia et en cette belle journée de mars. Les bateaux blancs des touristes passaient régulièrement au loin, le soleil qui était doux dans la région les faisait briller. L'esplanade était relativement vide à cause de l'heure certainement, les gens devaient partit manger. Il ne restait pour l'instant que quelques badauds et cette mère en short court fluorescent qui faisait du roller avec son fils, passant et repassant sur la route.
A la table où ils étaient assis tous les quatre, un homme en lunette noir croisait les bras, serein au côté du général Hallinger. Cela faisait bien cinq minute qu'ils se regardaient tous en chien de faïence et personne n'osait bouger.
« _ Bien, finit par clamer l'homme au lunette noir. Alors, votre réponse ? Vous acceptez l'affaire ?
_ Dès que vous nous aurez dit votre nom.
_ O'hara, soupira l'homme. Clark O'hara. Ancien agent d'une agence de contre espionnage, on m'a mit à la tête de cette unité pour ma diplomatie et ma connaissance des pays arabes. »
Looping attrapa un des escargots, plat typiquement français que personne à part Hallinger n'avait encore touché, et le fit passer entre ses doigts avant de le lancer en l'air et de le rattraper au vol pour le grand plaisir des enfants assis à la table derrière.
« _ Est-ce que vous pouvez arrêter ? s'enquit O'hara.
_ Et vous, est-ce que vous pouvez répondre à nos questions ? coupa Hannibal. Parce qu'à moins que nous ayons manqué quelque chose, la police peut bien s'en occuper.
_ C'est assez compliqué, admit Hallinger avec réticence. »
Le Colonel alluma un cigare avec un petit sourire, ravi d'avoir touché un point sensible.
« Pour être honnête avec vous, c'est suite à une erreur que nous avons été volé. Pour faire une économie de budget, nous n'avions pas installé de serrure biométrique et cela a permit à l'intrus de s'introduire une fois qu'il avait prit connaissance des lieux. »
Finalement, Hannibal croisa les bras en soufflant sa fumée par le nez. Il le savait. Il savait également que l'unité pourrait être pénalisée pour avoir négligé la sécurité. Cependant une question lui brûlait les lèvres :
« _ Alors comment allait vous faire pour blanchir nos dossiers si vous ne voulez pas pénaliser votre unité ?
_ Ne doutez pas de l'influence nos relations, Monsieur Smith, intervint O'hara.
_ On n'en doute pas. C'est juste que l'affaire est déjà connu du FBI, s'énerva Bosco. Question discrétion, on comprend pourquoi vous avez besoin de nous
_ Nous allons entreprendre des recherches sur cette Heather Montgomery de notre côté. Pendant ce temps vous pourrez vous adonner à votre mission ou reprendre votre vie en fuyant encore. »
Ok. Là, c'est lui qui avait touché un point sensible. Hannibal le perçut sur le visage de ses camarades de galère qu'il avait en quelque sorte entraîné avec lui. Même s'ils avaient tous fait le choix de rester dès la première heure, c'était quelque chose qui resterait pour toujours sur sa conscience. Il détourna la tête pour la poser sur la silhouette d'un garçon qui se jeta dans les bras la mère en roller, il s'attarda sur les longs, très long cheveux bruns de la mère exactement de la même couleur que celle de son garçonnet. C'était amusant de les voir rire. Il revient avec difficulté sur les deux hommes assis en face de lui : ils semblaient attendre de sa part une réponse, tout comme son groupe. Une part de lui avait terriblement envie de les envoyer chier et de repartir. Mais n'était-il pas obligé de tout tenter pour retrouver l'honneur qu'avait perdu l'agence tout risque ? Il n'avait au final pas vraiment le choix.
«_ Et quand nous l'aurons trouvé, est-ce que nous devons vous amené cette jeune femme ou la livrer à la justice « légale ?
_ Vous n'avez pas à vous occupé de cette… »
Mais avant que le général ait eu le temps de finir sa phrase, Hannibal cala son Havano entre ses doigts et fit un signe à Looping qui tenait le dossier volé plus tôt pour qu'il le lu remette. Il en sortit des photos prises juste avant que grâce à un brouilleur de signal magnétique les caméras vidéo ne s'éteignent. Elles ne représentaient qu'une silhouette noir dans la nuit, dont on pouvait distinguait l'ombre de cheveux. Mais il posa son doigt sur une partie plus sombre de la photo et tout le monde se pencha pour la regarder :
« _ Ce sont des courbes de femme que l'on voit ici, je sais ce que je dit. Donc je pense que votre agent du Fbi est assez impliqué.
_ Mais comment…où est-ce…
_ Répondez, trancha-t-il. Nous acceptons uniquement si vous nous dite toute la vérité.
_ Eh bien, nous n'en savons pas plus, assura O'hara. C'est peut-être une ancienne employée, mais sans compter les militaires, il y en a une bonne cinquantaine pour l'entretien, le nettoyage, l'administration… »
Hannibal les salua et se leva avant de dire qu'ils auraient de ses nouvelles bientôt. Les trois autres se levèrent également juste après. Il passa la photo à Futé en s'installant de nouveau dans le van.
« _ Ca, c'est une chute de rein ou je m'y connais pas, reconnu Futé récoltant une tape dans le dos de Barracuda.
_ Pense un instant avec ta tête ! le corrigea son boss. »
Looping sauta à pied joint sur le marche pied avant de s'y engouffrer et de se pencher vers la banquette avant. Il était un poil inquiet sur ce qu'il allait faire maintenant, et puis surtout rien n'indiquait qu'il allait pouvoir piloter ne serait-ce qu'un avion télécommandé !
« Maintenant les p'tit gars, on va simplement s'éloigner de la ville. Il faut que je vérifie quelque chose. »
Ils firent route vers le centre du pays sur la simple idée d'Hannibal qui leur exposa brièvement son plan sur la route. Ils roulèrent en direction Pendleton, petite ville qui s'était développé le long de l'interstate 84. Ils s'arrêtèrent pour refaire le plein, Barracuda se plaignant qu'il abimait le moteur en roulant presque à vide. Sur l'air d'autoroute, il n'y avait qu'un magasin de souvenir indien sur une grande place bétonné et une pompe à essence rouillé. Le paysage était un avant gout des grandes plaines, mais affreusement vide et morne. Le vert à perte de vue avait le problème d'être lassant.
Barracus qui s'était sur la devanture du magasin tandis que Futé et Looping faisaient le plein, payant la moitié et volant l'autre, héla Hannibal qui vint s'asseoir à côté de lui. Devant eux, une voiture venait de remplacer leur camionnette à la pompe. C'était une petite Mercedes grise automatique à vitre semi-teinté, dont les occupants disparaissaient sous des chapeaux trop grands. Le sergent à l'iroquoise se pencha vers son chef pour lui souffler que les visages de ces deux hommes ne lui semblaient pas inconnu.
«_ Je suis presque sûr qu'ils étaient à la terrasse ! ajouta-t-il. Une table sur le côté.
_ Je sais. Mais il va falloir les laisser nous suivre encore jusqu'à Pendleton. Y'a que là-bas qu'on pourra savoir si ça en vaut la peine. Pour l'instant, jouons les idiots sympathiques, conclut le Colonel avant de leur faire un signe de la main. Comme ça, ils seront avertit.»
A l'intérieur, Futé distrayait gaiement un vendeur en lui demandant si le moteur de sa voiture supporterait une huile supposée miracle et nettoyant l'intérieur des turbines. Mais le vendeur avait plutôt l'air agacé et finit par l'envoyer paître après la cinquième question. Pendant ce temps, le pilote qui cachait ses yeux sous sa casquette rouge qu'il chérissait tant piochait allégrement dans le bœuf séché. Puis il sortit laissant Futé seul. L'heure de se remettre en route avait semble-t-il sonné, alors il passa à la caisse. Il se plaça sagement derrière une jeune femme en robe courte et bijoux précieux : une tenue bien chic qui détonait avec le reste de la contrée. Lorsqu'elle se retourna, elle fit tomber les DVD qu'elle tenait en poussant un juron. Elle leva les yeux vers lui avant de s'agenouillait rapidement. Son visage était recouvert par les mèches de cheveux frisés et ses yeux par des lunettes de soleil à la mode. Grand gentleman, Futé se pencha pour l'aider, mais elle repoussa sa main avant de partir d'un pas rapide. Décidément, les gens n'était pas très sympathique dans l'ouest de l'Oregon.
