Titre : Last to Know

Auteur : Prophessy

Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.

Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)

Des questions ? Des remarques ? Ou simplement un avis à me donner ? Je vous répondrais dans tous les cas ! :)


Lost and insecure, You found me.

Chapitre 3 : Pendleton

Pendelton était une ville calme. Trop calme pour les quatre compères qui depuis quelque jour s'y était réfugiés sur une idée d'Hannibal qu'il refusait d'ailleurs d'expliquer. Ils s'étaient emparés d'une maison de plein pied juste à côté d'une épicerie, pour pouvoir se réapprovisionner sans trop s'exposer, étant donné que les longues sorties étaient proscrites. Inoccupée de puis semblait-il un moment, leur maison gardait tout le confort qu'ils n'avaient pas vraiment pu avoir durant des mois et c'était délicieux de pouvoir dormir dans de vrai lit toutes les nuits ou se doucher quand bon leur semblait. Mais le temps était terriblement long dans les petites pièces aux volets fermés. Au bout du quatorzième jour, Barracuda tournait en rond comme un lion en cage et Looping avait déjà démonté et remonté la télé quatre fois. Ils n'avaient plus tous les deux qu'un mot sur les lèvres : intenable. Et si Hannibal loué le fait qu'ils soient pour une fois d'accord, il ne leur révéla toujours rien.

N'y tenant plus, le pilote supplia le Colonel de le laisser sortir juste une fois. Il parvint à négocier un trajet jusqu'à l'épicerie de quartier pour aller faire le plein de céréales à la place de Futé, habituellement en charge de ce genre de « mission ».Ce n'était qu'au bout de la rue, mais c'était déjà suffisant pour ce dégourdir les jambes. Lorsque son boss accepta, il sautant quasiment en l'air de joie et passa tout le temps avant que le soleil commence à se coucher lui permettant de sortir à narguer Barracuda. Une fois dehors, il courut presque. Il gardait juste suffisamment de mesure pour rester un homme « normal » qui avait désespérément besoin de beurre, de lait ou dans son cas personnelle de céréales. Ravi comme un enfant dans un parc d'attraction alors qu'il était au milieu des packs de lessives, nourriture en paquets de dix et autres désodorisants pour frigo, Looping attrapa toute une rangée de céréales avant de repartir vers la caisse tranquillement.

Pendant ce temps dans la cuisine typiquement américaine du petit loft, Hannibal expliqua aux deux autres qu'il était temps d'agir. L'objectif était simple : se débarrasser des hommes de O'hara qui les suivaient depuis bien trop longtemps à son goût. S'il les avait perdu sur l'interstate entre l'air d'autoroute et la ville de campagne à cause d'une énième dispute, il les avait d'autant plus vite retrouvé qu'ils étaient tous les deux de pitoyable hommes de mains. Ceux-ci malgré que le Colonel leur montré qu'il les avait reconnu devant les pompes à essence, ils avaient continué de se cacher au coin de la rue. Hannibal qui tira sur son cigare ratatiné roula des yeux. Y'en a qu'aurait mieux fait de revoir leur orientation plutô s'ils faisaient partis de l'armée, c'était une honte. L'armée était tombée bien bas en leur absence.

« Donc pour résumer, reprit-il, pendant que Futé fait diversion, Barracuda tu t'occuperas de leur moteur. Tu le sabotes, tu coupes les fils, tu l'as fait exploser je m'en fiche tant qu'ils ne redémarrent pas. Et moi, j'irai placer un émetteur où je pourrais. »

Le plan n'avait rien de compliqué sur le papier. Et s'il croyait en Dieu, Hannibal aurait bien prié pour que tout se passe en accroc. Juste pour une fois, histoire qu'il ait le loisir de mettre à plat ses idées tranquillement et puisse assouvir un plan plus secret. Après cela, il leur suffirait de rouler vite et loin. Surtout loin, en réalité. Les trois hommes se séparèrent immédiatement pour mettre en place les maigres outils qu'ils devaient emmener. Il fallait que tout soit terminé lorsque Looping rentrerait.

Looping venait de tout faire tomber, parce qu'il avait essayé de les lâcher progressivement pour savoir s'il avait la Force avec lui ou pas. Du moins tous les paquets qui dépassaient de ses bras maigres. A vouloir en prendre le plus possible, il avait juste réussi à se retarder. Il était en train de les empiler les uns sur les autres jusqu'à faire une tour quand quelqu'un s'agenouilla près de lui. Cacher derrière d'immense lunette de soleil sombre, un visage qui semblait celui d'une adolescente avec son nez retroussée et son rouge à lèvre rose lui sourit calmement. Elle avait une coupe au bol de cheveux noir très lisse, comme il en avait vu récemment dans un film. Mais il ne saurait plus dire lequel.

« _ Besoin d'aide ? demanda-t-elle. Ta maquette de la tour de Pise n'a pas l'air très stable. »

On ne refuse l'aide d'une fille qui compare un pile de paquet de céréales à la maquette d'une tour, pas quand on s'appelle Murdock.

« Je dis pas non. Si j'avais eu du ciment, je les aurais fait mieux tenir. Mais j'ai pas eu droit d'en emmener.

_ Je peux t'en porter un petit peu. Comme si c'était un meuble en kit. Je suis douée en bricolage.

Le premier qui arrive à la porter jusqu'à la caisse ? » Proposa-t-il et à son grand étonnement, elle accepta prenant elle-même une part de la tour bringuebalante.

Lorsqu'il la vit poser fièrement sa pile sur le tapis roulant, il crut la voir esquisser un geste pour enlever ses lunettes. Mais, elle se mordit les lèvres et rabaissa la main. Étrange, mais pas affolant. Looping posa alors la sienne également avant de demander, passa du coq à l'âne sans le moindre problème :

« Tes cheveux, y sont bien bleu ? »

Elle acquiesça en passant un doigt dans sa chevelure. Dans ses cheveux noirs de jais s'éparpillaient des mèches bleu clairs et océan.

«_ Les mèches, c'est un reste d'une… mission. Une filature en fait. Je suis un peu espionne, lâcha la jeune femme la plus sérieuse du monde.

_ T'es une espionne comme James Bond ? Parce que tu vois, moi aussi. Enfin, moi et les autres de l'Agence tout risque, on est des mercenaires. C'est assez cool. Je suis un commando. Genre ceux avec les tatouages. »

Elle le croyait. Du moins, elle en avait l'air. En même temps il disait la vérité. Même dans ces cas là, des gens ne les croyaient pas toujours. La discussion prenait ce tour intéressant où il envisageait de lui raconter ses derniers exploits dans un hélicoptère. Une histoire très intéressante où il avait réussi à reproduire encore une fois une figure vu dans un dessin animée. Un figure faite par un dragon en vol. Impressionnant, non ? Mais ce fut au tour du capitaine de passer à la caisse et il du s'en aller. Juste avant de reprendre son chargement, il donna une accolade à l'inconnue qui avait été si sympathique avec lui. Looping la sentit étonner, mais elle posa ensuite une main dans son dos. Ensuite il se souvint qu'il ferait mieux de rentrer rapidement parce que les autres allaient s'impatienter. Il s'éloigna rapidement en chantonnant.

Futé sortait du loft avec un café à la main, l'air décontracté. Il respira l'air frais à plein poumon. Il monta sur le trottoir pour continuer tout droit jusqu'à l'embranchement qu'il ne quittait plus des yeux. Quelques pas avant le croisement, il bu un grosse gorgée de café parce que cela lui brisait le cœur de gâcher un si bon arabica. Arrivé devant la Mercedes grise, il bifurqua brusquement et se prit de plein fouet le rétroviseur qui craqua sous l'impact. Le choc lui fit renverser une bonne partie de son gobelet à travers la fenêtre ouverte du côté passager et le reste sur la portière. Il pesta, insulta l'objet inanimé puis s'excusa platement tandis que les hommes sortirent de leur voiture. Peck proposa alors de les dédommager ou au moins de remplir les papiers d'assurances assurant qu'il habité ici de puis longtemps et que son ami qui travaillait dans l'assurance plus loin sur l'avenue pourrait arranger ça discrètement. Il s'éloigna de quelques pas, en montrant du doigt un banc qui leur permettrait de faire tranquillement les formulaires. Le conducteur jeta un regard en coin à son acolyte et acquiesça. « Mauvais acteurs » pensa le lieutenant en jetant un regard derrière le coffre d'où on pouvait voir en y regardant bien l'iroquoise de Barracuda dépasser. Le plus petit des deux hommes retourna dans la voiture prendre les papiers et puis ils suivirent Templeton qui se présenta comme Aaron Brett. Il allait bien dire Al Brennan, mais il s'était rappelé la petite maligne de Montgomery, l'agent du FBI, avait noté ce nom dans son dossier.

Assis sur le banc, il remplissait distraitement les papiers d'assurances en regardant direction de la voiture tout en évitant les regards inquisiteurs des sosies des Blues Brothers. Il vit exactement ce qu'il s'attendait à voir. Barracuda venait de s'accroupir sous la voiture et Futé ne voyait que de temps en temps ses bras dépassaient lorsqu'il desserrait un boulon ou on ne sait quoi d'autre encore. Hannibal quant à lui venait de s'asseoir sur la banquette à arrière et cherchait dans un sac où plaçait l'émetteur GPS.

« Monsieur Brett ? Qu'est-ce que vous regardez comme ça ? demanda le dénommé Harrisson, numéro chez les Blues brothersvisiblement, qui commença à tourner la tête vers sa Mercedes, rapidement imité par son collègue.

_ Oh rien, cria un peu fort le lieutenant ce qui eu pout effet d'attirer tous les regards vers lui comme il désiré. J'avais la même voiture avant. Je me rappelais quelques souvenirs, voilà tout. »

Les deux hommes, au grand soulagement de Futé, se désintéressèrent alors de ce qui se passer derrière leur dos. Pour une fois tout leur plan se déroulait comme sur des roulettes. Et tous revinrent rapidement dans leur planque en laissant les deux hommes de main d'O'hara dans leur automobile. La porte de la maison avait été laissé ouverte, les bagages sur le pas de porte près à être jeté dans la camionnette. Ils y trouvèrent Looping qui les incendia du regard et leur hurla dessus parce qu'ils l'avaient laissé seuls sans la prévenir. Et puis pour le départ précipité aussi, il n'avait pas apprécié ne pas être mis au courant. Celui se retourna pour aller s'asseoir dans un fauteuil qui se trouvait dans le coin de la pièce principal en les menaçant de ne pas cuisiner ce soir s'ils ne s'excusaient pas tous. Et il avait bien dit tous, comme les uns après les autres et pas Hannibal prétextant s'exprimer pour le groupe. Seulement un hoquet de stupeur dans son dos le stoppa net. Il se tourna vers eux, mais avant qu'il ait pu s'exprimer pour demander ce qu'il se passait, Futé arracha un papier de son dos.

« Ceux qui vous vous surveillent ne sont pas ceux que vous croyez. M'occupe de les mettre hors d'état de nuire rapidement, lut-il a voix haute avant de hacher les lettres qui suivaient : X-O-X-O. Quelqu'un se fout de notre gueule !

_ C'est quoi ? Un avertissement ? On est surveillé par combien de personne à la fin ? Questionna Barracus prenant le papier des mains de son ami et le serrant sans son poing. »

Hannibal eu un sourire, parce que tout se déroulait mieux qu'il ne l'avait prévenu. Il demanda à Murdock qui aurait pu lui poser ça dans le dos et la réponse était évident : la fille aux cheveux bleu de l'épicerie. Seulement, elle devait déjà être partie selon lui. Le Colonel réfuta cette affirmation et donna à chacun des ordres clairs. A savoir que Looping devait retourner à l'épicerie, Futé marcher jusqu'au bout de la rue côté inverse de précédemment et vérifier au croisement s'il n'y avait personne de suspect, Barracuda démarrer la camionnette et l'amener à cet embranchement avec leur sac. Tandis que lui sortit sur le perron et scruta les maisons voisines. Il observa ses hommes s'affairaient et s'éloignaient les uns après les autres.

Lorsqu'il fut seul, il enjamba la clôture du jardin des voisins. Rien n'indiqué que ceux-ci étaient présents dans leur maison, il pouvait donc se le permettre. Quoi que ce n'était pas une banale barrière qui retiendrait le Colonel John Hannibal Smith. Il s'approcha calmement de la maison, sortant derrière son dos un flingue automatique précautionneusement. Il n'était pas inquiet, mais on ne s'est jamais ce qui peut se passer. Encore quelques pas de plus vers la porte et il pourrait la pousser de l'épaule, car ses deux mains lui servaient à tenir le pistolet. Une habitude de militaire difficile à oublier. Lorsqu'il ouvrit la porte, il reconnu deux formes sur le sol. Des corps, il put le dire rapidement. Il s'avança encore plus dans la maison.

« Ayah ! »

Il ne s'était pas du tout attendu à recevoir le retour de la porte dans un grand cri de femme. Il tituba et reçut dans le bas du dos un violent coup de pied. Il crut d'ailleurs reconnaitre un talons. Maintenant, il pouvait être sûr : c'était bien une femme qui venait de lui faire lâcher son flingue et qui passait à travers la porte fenêtre au fond de la pièce. Est-ce qu'elle venait vraiment de se jeter contre une vitre ? Il esquissa un sourire après s'être redressé. Pas le temps de récupérer son arme s'il ne voulait pas perdre son agresseur. Certainement qu'elle disparaitrait encore dans la nature s'il la perdait rien qu'une seconde du regard.

Il repéra sa silhouette gracile au milieu du jardin de derrière qui s'enfuyait sans regarder en arrière. Il n'aurait pas le temps de l'arrêter avant qu'elle ne saute par-dessus la barrière, et ne pouvait pas la sommer de s'arrêter puisqu'il n'avait pas, ou plutôt « plus », d'arme. Il dû se résoudre à faire quelque chose qu'il n'aimait pas. Pas de chance pour cette femme, Hannibal n'était pas un ancien militaire pour rien. D'une poche, il sortit un petit couteau qu'il lança devant lui. Dans un hurlement, il vint se planter dans l'épaule de la jeune femme. Juste assez profond pour qu'elle doive s'arrêter. Le Colonel la vit arracher l'arme en gémissant et il se stoppa. Elle se retourna, furibonde.

« Ca fait vraiment un mal de chien, lui cria-t-elle. Vous auriez pu vous abstenir de me faire mal !»

Hannibal pinça les lèvres. Il reconnu les yeux vert mouchetés de la demoiselle, mais ne s'attarda pas sur son physique. Car celle-ci venait de se mettre en position de défense. Sans un mot, il se mit dans la même position et ils tournèrent en rond pour s'éviter.

« Allez, laissez-moi passer, cracha-t-elle avec un aplomb remarquable face à un homme de sa stature. Cela ne va pas vous arranger de me tuer, cela va même retarder mes plans. Et si vous faites tous capoter, j'vous jure que vous vous en souviendrez »

Lorsqu'elle plongea pour le frapper au torse, il l'évita facilement. Trop facilement. Il para alors un coup de pied qui aurait pu le mettre à terre. Rapide la môme !

« Est-ce que j'ai parlé de vous tuer ? lui demanda-t-il en se redressant de toute sa hauteur. On va avoir tout le temps de parler. »

Dans les yeux de sa jeune adversaire, il lut une peur soudaine. Mais elle se ressaisit rapidement en serrant les dents. Prés de la porte, elle se tourna pour prendre ses jambes à son cou à travers la maison.

« Salut, ma belle »

La peur dans ses yeux se mélangea à une rage féroce lorsque Futé qui était juste derrière elle passa un bras autour de sa taille. Il posa sur sa bouche un mouchoir en tissu imbibé dont elle essaya de ne pas respirer les vapeurs. Mais elle ne pouvait pas simplement arrêter de respirer, elle dû reprendre son souffle. Ses yeux commencèrent à se fermer progressivement, mais elle eut le temps d'articuler un « Salaud » avant de tomber inerte dans les bras du lieutenant.