Titre : Last to Know

Auteur : Prophessy

Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.

Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)

Ouh. Chapitre court. Désolé. Le prochain sera plus intéressant. Merci pour les reviews :)


Here we come and we're ready to
go, go, go
Better run cause we don't take
no, no, no

Chapitre cinq : Salt Lake City

La petite peste s'était éclipsée, avec deux chaperons. Enfin, après les deux jours dans le motel, coincée avec cette fille et les hormones en abois de Futé. Pas que cela soit particulièrement rassurant de ne plus l'avoir dans son champs de vision, mais c'était nettement plus calme quant elle n'était pas. Barracuda ferma les yeux un instant en savourant le silence. Pas de Callie, ou quelques soit son nom, ni de Looping d'ailleurs qui la suivait à la trace. Il avait enfin une paix royale qu'il passerait à réparer et améliorer tous les engins qui lui tomberaient sous les mains, puisqu'il n'avait rien à préparer de précis pour les plans d'Hannibal. Si le Paradis existait, il était sûr que cela ressemblait à quelque chose comme cela.

« Barracus ! Tu peux venir voir ?»

Il leva les yeux au ciel en serrant les dents. Le Paradis allait devoir attendre finalement. Il posa doucement la clef qu'il tenait sur le capot de sa camionnette, s'il la gardait elle risquerait de se transformer en arme. Il quitta le garage de la vieille maison qu'ils occupaient pour rejoindre le salon, dont la décoration malgré la poussière le répugnait franchement. Le rose, et les motifs de fleurettes aux murs n'étaient pas sa tasse de thé. Il regarda Hannibal qui lisait et relisait inlassablement le dossier avant de lui demander pourquoi il l'avait appelé.

Celui-ci lui demanda de rassembler les autres, aussi vite qu'il pouvait. Et la gosse faisait partie des autres. Barracuda grommela : s'en été finit de sa tranquillité. Ce n'était pas qu'il ne l'aimait pas, c'était qu'il n'avait pas confiance et qu'elle était bruyante. Déjà, elle avait occupé un lit du motel alors qu'il avait entendu qu'elle ne dormirait pas dans autant de confort ce qui avait fait qu'il avait du dormir avec Looping. La deuxième nuit, il avait refilé le colis à Futé, mais ça lui restait quand même en travers de la gorge. Ensuite, elle vivait presque dans la salle de bain, et dans son infinie bonté d'âme il avait accepté de surveiller la porte. Sauf qu'il n'avait pas prévu que cela dur des heures entières. Et puis, il avait du mal à savoir pourquoi Hannibal tenait à ce qu'elle reste avec eux et également pourquoi il lui faisait confiance, du moins autant qu'en était capable son boss.

Le téléphone de Futé sonna trois fois, avant qu'il ne le décroche. Il avait l'esprit ailleurs, à mi-chemin entre l'ennui profond et la réflexion profonde. Il attendait le pilote et sa nouvelle amie aux cheveux courts devant des portes vitrés, et lorsque son portable avait sonné il faisait les cents pas. Il regarda devant lui, en répondant. De là où il était il pouvait observer les cheveux courts de Callie se balançait dans le vent pendant qu'elle baratinait le pauvre lycéen qui tenait la caisse du cinéma pour récupérer un sachet de pop-corn gratuit. De sa jambe droite, elle cadrait Looping sans le regarder pour éviter qu'il n'active la caisse en tendant le bras. Elle se débrouillait plutôt bien, la petite. Lorsqu'elle revint vers le lieutenant avec son pop-corn, et que Looping avait enfin réussi à appuyer sur un des boutons de la caisse, Futé l'avertit qu'il fallait rentrer au plus vite parce que le boss les appelait. Callie eu beau se plaindre, tous les deux l'entrainèrent rapidement. Comme elle n'avait jamais été à l'armée, elle ne pouvait pas comprendre que lorsque le patron donnait un ordre, même s'il passé en l'occurrence par un tiers, on l'appliquait et on ne discutait pas. Enfin, il pensait qu'elle n'en avait pas fait partit, parce qu'après qu'ils aient réussi à lui extirper la vérité, elle avait tout bonnement arrêté d'aborder ses sujets sérieux et se fermer comme une huître dès que cela revenait sur le tapis. Loin de lui l'idée de penser qu'elle aurait pu mentir à propos de son frère, mais ça manquait de détail à son goût. En plus, alors qu'elle semblait sérieuse et impliquée avant, elle avait l'air de mettre un point d'honneur à régressée désormais. Peut-être juste qu'elle se détendait. Ses yeux bleus se plissèrent à cette idée, d'une certaine manière cela lui faisait plaisir qu'elle sente bien après le traitement qu'elle avait subi.

Il sortit de sa poche les clefs de la voiture qui émit un bip sonore. Alors que Looping cherchait dans les pop-corn un grain précis avec qui il avait dit avoir parlé dans la machine, Calllie s'assit immédiatement. Docile. Trop docile. Futé savait que cela ne durerait pas.

« _ Est-ce que tu pourrais au moins me laisser conduire si on doit rentrer vite ? Je croyais qu'un tour en voiture serait plus divertissant, l'implora-t-elle depuis la banquette arrière d'une voiture de location en tapant sur son siège des petits coups rythmés.

_ Non, répondit-il laconiquement avec un sourire en coin. On ne doit pas se faire remarquer, tu te rappelles ?

_ Parfaitement mon lieutenant, soupira Callie. Tu me re-tutoies ? Il va vraiment falloir que tu choisisses, parce que tout à l'heure tu m'as dit vous en rentrant, une nouvelle fois, dans la salle de bain ! »

Futé se retint de sourire. Même s'il avait parfois du mal à la comprendre – est-ce qu'elle était bien en train de dire qu'elle s'ennuyait là ?-, il devait avouer qu'elle était amusante. Dans un élan de lucidité, il se reconcentra sur la route avant de passer sous un des 4x4 que semblaient affectionner les gens du coin. Il continua de longer les vieilles maisons de toutes les couleurs qui s'alignaient sur les rues de Salt Lake City, alors que le silence régnait dans l'habitacle. Malgré la modernité de certain quartier, il n'aurait pas pu vivre ici, cela semblait trop… vide. L'intérieur de la voiture lui sembla aussi très vide, mais il ne voulut pas se retourner pour voir ce qui se passait dans son dos. Son rôle n'était pas de joué les garde-fous. Heureusement la masure qu'ils s'étaient appropriés ne tarda pas à apparaitre à la fin de la cité, et il s'y gara prestement.

Ils réunirent tous de la table en bois blanchis, pour écouter ce qu'Hannibal avait à leur après son énième étude de l'affaire. Il avait interrogé fréquemment Callie sur tel ou tel point de l'affaire, sans jamais lui demander de raconter ce qu'il avait pu se passer auparavant ou comment elle les avaient trouvé/suivie/pisté au choix, puis il retournait regarder le dossier. C'était assez appréciable, aussi fut-elle assez surprise lorsqu'il lui demanda comme prémices de cette petite réunion comment elle avait fait pour sortir de poste police en Arizona.

« Un jeu d'enfant, se vanta-t-elle. J'ai déboutonné mon chemisier pour faire diversion, puis j'ai fait mine de renverser un verre d'eau sur moi. Je savais que le FBI allait leur faxé bientôt le vrai visage d'Heather Montgomery, alors c'était mon prétexte pour aller au toilette. De là, il a suffit d'enlever ma perruque et d'échanger le tailleur pour un short. Après, je suis passé par la fenêtre et j'ai… courut jusqu'à ma voiture. D'ailleurs, je regrette de l'avoir laissé là-bas. Je l'aimais bien, j'avais mis des dessins sur les jantes. »

Hannibal ne fit pas de remarque, mais Barracuda lui accorda un hochement de tête pour lui montrer qu'il comprenait sa douleur d'avoir abandonné son auto. Elle venait de remonter drôlement dans son estime.

« Où-se trouve cette clef électronique, ou je ne sais pas quoi. »

Il avait le don de passer du coq à l'âne. Callie haussa un sourcil, avant de se donner une claque sur la tempe.

« Oui, je me rappelais que j'avais oublié de vous dire quelque chose, s'exclama-t-elle. Mon idée première étant de vous taper sur le système jusqu'à ce que vous arrêtiez de me coller celui-là sur le dos, ajouta la jeune femme en désignant du menton Futé avec plus de sérieux que la phrase ne le laissait paraitre. Mais, je dois avouer que ça fait maintenant deux jours et que vous ne me faite pas plus confiance. Pour vous la faire courte : je n'ai jamais volé de clef. Je ne vois même pas de quoi vous parlez puisque les missiles sont activables depuis un ordinateur qui nécessite un mot de passe ainsi qu'une empreinte du pouce. »

Elle ferma juste les yeux lorsqu'Hannibal donna un coup sur la table. Mais alors qu'elle s'était attendue à un déferlement de colère, elle le vit sourire.

« Tu as volé des informations, c'est ça ? Quelque chose de suffisamment important qui mette Hallinger et O'hara mal à l'aise ? »

Elle hocha la tête, bien que cela ne soit pas vraiment une question. Le Colonel était tellement sûr de lu qu'il ne la regardait déjà plus. Il avait repris le dossier pour poser sur la table la photo du cambriolage dont il avait repassé les contours en noir pour accentuer la forme féminine dessus. Avec un pincement de lèvre, Callie retourna la photo et posa le plat de sa main dessus. Hannibal se retourna après avoir prit une bouteille de bière dans le frigo.

« Où se trouve les missiles ?

_ Dans le hangar principal, en dessous du bureau d'Hallinger, précisa-t-elle sans bien comprendre. »

D'ailleurs personne à part lui-même ne semblait vraiment comprendre. Mais qu'il n'y ait qu'elle que cela choque était encore plus étonnant. Hannibal lui glissa ensuite un journal et un crayon devant elle pour qu'elle dessine le plan de ce hangar. Après un regard vers lui, la jeune femme prit décapuchonna le crayon et dessina deux grands rectangles imbriqués l'un dans l'autre, elle ajouta les portes ainsi que l'aération – la voie qu'elle avait emprunté la première fois-. Par des gros points, elle montra les militaires de garde et par des petits, les caméras. Elle repoussa le journal lorsqu'elle eu finit.

« Et ça va nous servir à quoi ce plan ?

_ A retourner dans le bâtiment, Barracuda, a retourner dans la bâtiment. »

A la vue de l'expression sur son visage, Futé commençait à comprendre ce qu'avait son chef en tête. Il attira le plan vers lui et ses yeux bleus se mirent à pétiller. Ils se remettaient au boulot !

« Il faut qu'on aille prendre ses missiles nucléaires, c'est ça ?

_ Tout à fait !

_ Parce que, selon toi, ils trempent dans quelque chose de pas très clair. Et donc qu'on doit mettre notre nez là-dedans. »

Après ces quelques mots, les deux autres se redressèrent. Ils donnaient l'impression d'avoir dressée les oreilles.

« Je suis pas encore sûr les petits gars, mais je pense qu'on tient notre porte de sortie. Ses missiles, ils doivent certainement les revendre et donc l'Etat ne doit pas être au courant pour qu'ils s'affolent à ce point. Et soit prêt à faire appel à nous. Vous me suivez ?

_ Un peu ouais ! Approuva Barracuda. Moi, je vois surtout que je vais conduire un camion à missile !»

Hannibal énonça le plan qu'il avait en tête sans plus s'attarder, plan qui consistait dans les grandes lignes à rentrer, fouiller dans le bureau d'Hallinger que ces missiles allaient être vendu au noir et les prendre si c'était effectivement le cas. Alors, dès que le feu vert pour les préparatifs, tout se passa très vite, ils retrouvaient des vieux réflexes tandis que la petite voleuse resta assise à sa chaise à la table pour les regarder s'agiter atour d'elle. Elle secoua la tête, cela ne servait à rien d'essayer de s'insérer dans un rouage qui marchait beaucoup mieux sans elle. Et puis, son but n'avait jamais été de copiner avec ces quatre là.

Elle se leva pour monter à l'étage où se trouver sa chambre attribuée. Elle comptait préparer quelques affaires et ranger les autres vu qu'ils ne tarderaient pas à lever le camp. Seulement elle entendit une voix forte qui hurla son nom depuis le garage. Encore incapable de les distinguer uniquement par leur voix, elle cru d'abord mais ce fut face à Hannibal qu'elle se trouva.

« Tu sais manier un flingue ?

_ Pas vraiment, admit-elle. Je vous serais pas vraiment utile.

_ Amène-toi, lui dit-il un peu sèchement en lui mettant un pistolet qu'il venait de tirer de sa ceinture dans les mains. Y'a trois chargeurs sur l'étagère, et des cannettes vides là-bas. On compte sur toi pour pas mourir tout de suite, la voleuse. »

Callie le regarda, sa grande silhouette grisonnante qui la dépassait, lorsqu'il passa à côté d'elle et posa sa bouteille vide sur le rebord de la petite fenêtre. Elle ne se retourna pas tout de suite, incapable de bouger ou même de comprendre vraiment. Il voulait qu'elle s'entraîne ? Lorsqu'elle se retourna, il avait déjà disparu de l'encadrement de la porte. Elle chargea l'arme et puis mis son œil en face du viseur. Sa balle passa à côté de la bouteille, dans un sifflement. Alors Callie sourit en se demandant qui était vraiment ces mecs qu'elle entendait déjà se disputer et rire dans la pièce d'à côté et comment elle ferait pour continuer de leur mentir.