Titre : Last to Know
Auteur : Prophessy
Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.
Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)
Désolé d'avoir mis autant de temps à faire un nouveau chapitre. J'espère que quelqu'un sera encore là pour le lire.
& Aussi, juste pour dire que la chanson Love the way you lie correspond parfaitement à la relation d'Hannibal et Callie, et ce dans les deux sens. Trop fière.
Just gonna stand there and hear me cry
Well that's alright because I love the way you lie
Chapitre 7 : Bullhead City
Hannibal faisait les cents pas la table rond d'un motel. Il en avait franchement marre des grains de sables qui venaient se foutre dans ses plans et qui les réduisaient à néant, comme s'il n'avait pas passé des heures à y réfléchir. Il ruminait entre ses dents toutes les insultes qu'il gardait au fond de lui contre le destin qui s'amusait visiblement à lui mettre des bâtons dans les roues impunément. Il repensait inlassablement à la nuit de la veille, aux coups de feu et aux explosions, c'était plus fort que lui. Habitué depuis très longtemps aux militaires qui exécutent minutieusement tous les ordres qu'un homme plus haut gradé donne ou à la rigueur aux idées de Futé, le Colonel n'avait vraiment pas vu venir l'incartade de Callie et elle lui resté méchamment en travers de la gorge. Ses poings se serrèrent violemment dans un soubresaut, et il se décida à se laisser tomber sur la chaise pour reposer ses nerfs à vif.
Il était très tôt, et ils avaient roulé toute la nuit après avoir dormi quelques heures seulement : des sirènes les ayant réveillés. Si Futé était tombé dans un sommeil profond dans les dix premier kilomètres, il avait vraiment été le seul. Barracuda qui n'aurait lâche le volant pour rien au monde n'avait pas seulement cligné des paupières. Looping s'en été donné à cœur joie avec les ronflements du Lieutenant, et avec la dose de caféine qu'il avait buvant, il tenait encore sur ses jambes. Et Callie… Elle était resté prostré dans le fond de la camionnette en repoussant toutes les tentatives de Templeton ou de Murdoch pour la dérider. Au début, Hannibal s'était dit que c'était entièrement de sa faute, et qu'il était encore bien gentil de ne pas la jeter au milieu du désert. Et puis finalement cette histoire de frère tué lui était restée en tête et avait tourné dans son cerveau durant tous le trajet. Il l'avait ressassé encore et encore, espérant y découvrir un mensonge cette fille était une as des mensonges après tout, alors il n'y aurait rien d'étonnant à ce que tout ce mélodrame ne soit qu'une invention. Hannibal ne s'était arrêté d'y penser que lorsqu'ils s'étaient tous installé dans une auberge de jeunesse juste après la frontière entre les états. Là, il avait ordonné à tous le monde de dormir, mais lui n'avait pas pu. Il avait étalé sur la table tous les papiers subtilisés dans le bureau d'Hallinger, et les avait étudiés de long en large avant de se mettre à faire les cents pas.
Des idées, déjà, commençaient à se former dans sa tête. La trame d'un plan, toujours plus ambitieux, se dessinait dans sa tête. Il se dit que s'il avait dès le début accepté de dire ce que voulais entendre Hallinger et O'hara, il n'aurait pas eu à mettre en danger son équipe de cette manière. Sauf que ce que désirez entendre ces deux-là, c'était qu'ils avaient collés deux balles dans la crâne d'une jeune femme de même pas vingt-cinq ans. Et ça, ça le dérangeait. Ce n'était pas son genre, même si Callie était coupable.
Et le voilà qui remettait tout ça sur le tapis, alors qu'il s'était promis d'arrêter. Hannibal s'énervait lui-même. Il soupira. Son estomac grondait et il serait bien sortit dans le hall demandait le petit déjeuner promis dans le tarif si des petits pas légers ne s'étaient pas fait entendre. Il regarda une blonde menue sortir de la petite chambre qu'elle partageait avec des étudiantes allemandes sans le voir. Elle avait troqué son pantalon moulant noir pour un short en jean, fort probablement volé à l'une des étrangères, mais elle avait encore son haut noir dans lequel elle paraissait encore plus fragile. Cachant ses yeux derrière des lunettes de soleil, elle essayait de fuir en douce.
« Bonjour. »
Hannibal la regarda se stopper nette dans un frisson d'horreur. Cela le fit sourire. Du pied, il tira une chaise en face de lui, pendant qu'elle se retourner lentement avec une grimace gênée. Elle comprit immédiatement qu'elle ne pourrait pas s'éclipser comme elle l'avait souhaité et qu'elle allait devoir se retrouver face à elle, alors elle s'approcha presque à reculons et s'assit prudemment.
Honnètement son idée de départ était simple : fuir très loin grâce aux charmes d'un mini-short sur ses jambes de sauterelle, qu'elle trouvait personnellement dégingandées et ensuite passer un coup de téléphone pour avertir l'agence tout risque qu'ils ne la reverraient pas de sitôt. Son secret, tout comme eux, serait sain et sauf. Mais là, sur sa chaise qui lui semblait trop petite, face à Hannibal, tout tombé irrévocablement à l'eau.
« Je veux que tu m'expliques.»
Elle soupira. Callie aurait bien aimé pouvoir s'enfuir, mais elle savait qu'il l'attraperait et l'attacherait à sa chaise avant qu'elle ne puisse atteindre la porte au bout du couloir. Elle aurait bien aimé pourvoir faire comme si elle ne savait pas de quoi il était question, mais c'était impossible. Elle se mit à s'agiter sur sa chaise comme une enfant.
« _ Javier, c'est pas vraiment mon frère. On s'est rencontré quand on avait quinze ans, et on s'est plus jamais quitté. On a prit l'habitude de dire qu'on était frère et sœur… Pour faire bref, ensemble, on a monté une petite affaire. Une histoire de commerce équitable dans laquelle on traitait directement avec des familles au Honduras. Un jour, y'a eu une épidémie là-bas. Et on leur a promis des médicaments mais entre l'achat et les couts des douanes, on avait pas fait assez de bénéfice. Alors on a commencé à voler dans des pharmacies. Je dois avouer… qu'on se débrouiller plutôt bien. Peut-être trop bien, parce qu'on a vite pris confiance. On s'est attaqué à plus fort que nous et on s'est retrouvé face à O'Hara.
_ C'est là qu'il a été tué ? demanda simplement Hannibal.
_ Non. Il nous a seulement engagés. Il nous a promis suffisamment d'argent pour offrir une vie cent fois meilleure à tous ces gens. C'était tous ce qui nous avait toujours motivés, on ne pouvait pas refuser. D'abord on devait seulement récupérer dans des entreprises des informations susceptibles de les rattacher à du terrorisme, ou récupérer des objets en tout genre. Mais plus on travaillait pour lui, plus on devait faire des trucs pas nets. On s'était dit une dernière mission et on arrêtait. Mais ce n'était pas du goût de O'hara et Hallinger qui nous ont envoyé dans une mission suicide. Y'avait trop de gardes, trop de sécurité pour que le musée dans lequel on été envoyé n'ait pas été prévenu. C'est là qu'il est … mort. Il a été criblé de balles en essayant de me protéger. Alors j'ai juré que je me vengerai même si je devais pour cela renoncer à ma vie, mes études. Mais jamais, je me le suis promis, je ne devais mettre quelqu'un d'autre en danger. Et je ne l'ai jamais fait. Hier, je savais que vous vous en sortiriez. Avec ou sans moi. »
La blonde se leva prestement. Elle espérait pouvoir partir maintenant qu'elle s'était expliqué le plus sincèrement du monde. Qu'il la croit ou pas lui était bien égale maintenant. Elle se retourna, faisant face aux trois autres membres de l'agence qui s'étaient glissé silencieusement dans son dos. Elle les regarda avant de baisser les yeux.
« Evidemment, grommela-t-elle en avançant de quelques pas. Ca aurait été trop simple autrement.»
Barracuda la retint par le bras, alors que Looping posa sa main sur son épaule.
« Laissez-là, indiqua Hannibal. Elle a pas besoin de votre pitié.»
Callie se dégagea de l'emprise du géant, alors qu'Hannibal se relever. Elle rabaissa les lunettes noires sur se yeux, et tira sur son haut. Ses yeux étaient embués de larmes, et elle espérait sortir avec encore un peu de dignité. Elle relevait les épaules aussi droite qu'elle pouvait, contrairement à sa position de repli de toute à l'heure. Mais encore une fois, la voix imposante du Colonel l'arrêta.
« J'ai jamais dit que tu pouvais partir. »
Elle se demanda un instant pourquoi elle s'arrêtait au lieu de continuer sur sa lancée, et elle se retourna pour se retrouver en face de cet homme charismatique. Il avait quelque chose d'effrayant dans les yeux, quelque chose qui paradoxalement la rassurait.
« _Pourquoi est-ce que je resterai, cracha-t-elle. Je vous ai raconté quelque chose que je n'avais jamais dit avant. Même pas aux parents de Javier. Merci ! Je me sens beaucoup mieux ! Est-ce que je peux partir maintenant que vous m'avez bien humilié ?
_ Non. C'est en restant avec nous que tu pourras avoir O'Hara et Hallinger, répondit l'homme en croisant les bras, une expression fermé sur le visage. Je t'offre une occasion de te venger, tu ne peux pas refuser et tu le sais. »
Un sourire satisfait s'afficha sur son visage en voyant les muscles de la jeune femme se raidir un à uns, la faisant trembler de rage. Elle semblait détester tout autant que lui avoir tort, mais cette fois elle ne pouvait nier que c'était la meilleure offre que l'on pouvait lui faire à ce moment de sa vie.
Futé tentait désespérément de rester un simple spectateur à cette scène, mais c'était dur de résister. Il savait pourtant qu'il n'avait rien à dire, rien qui n'aiderait le schmilblick. Et de toute façon, il n'arrivait pas à dire de quel côté son cœur voulait se ranger. Il ne parvenait à décider de qui avait le plus raison : Callie et ses mensonges pour venger un frère tout en essayant de sauver quatre inconnus ou son Colonel qui offrait à une enfant le droit de tuer pour protéger ses hommes et sauver leur honneur.
« Parfait, finit par lâcher Callie, la colère empreinte sur son visage. Mais sachez que c'est uniquement parce que ça augmente mes chances de tuer ce salopard que je reste. Et que je ne suis nullement sous vos ordres ! »
Hannibal haussa les épaules avec un sourire satisfait avant de se rasseoir nonchalamment, il savait qu'elle ne pouvait pas refuser une offre comme celle-ci. Même s'il avait très bien compris à quel point elle pouvait être dangereuse en colère, elle n'était finalement pas difficile à cerner lorsqu'elle ne mentait pas comme une arracheuse de dent professionnelle. Il fallait seulement lui forcé un peu la main pour que la vérité sorte de son trou. Il appréciait tout de même de ne pas voir les larmes pointer au coin de ses yeux.
« Est-ce que tu connais un moyen de parler à O'hara ? Demanda-t-il en passant du coq à l'âne après un silence qui sembla une éternité pour les trois spectateurs de la scène. J'aurai besoin de lui parler seul à seul et sans une troupe de gorille à assommer avant si possible.
_ Aller lui parler ? Mais qu'est-ce que c'est que ce plan ? S'écria Futé qui n'en pouvait plus de se retenir en levant les mains au ciel.
_ Je voulais l'avertir que l'on ne nous roule pas dans la farine à nous sans conséquence. Et j'aurai aussi une proposition à lui s'il est accommodant. »
Futé roula des yeux. Il en temps normal le plus prompt à se jeter dans la gueule du loup, avec Looping également, mais il n'était pas sur que celui-ci saisisse à chaque fois les enjeux des missions quasi-suicidaires. Mais là, il n'aimait pas ça. Il avait un mauvais pressentiment, quoi que cela soit plutôt à propos du plan qu'Hannibal devait déjà être en train de préparer en secret. Cela le chiffonnait que son patron se soit lever aussitôt pour une simple rencontre, mais il n'osa pas regarder dans le cafouillis de papier sur la table commune. Il fit quelques pas en avant pour se placer entre les deux protagonistes, espérant naïvement que cela empêcherait Callie de répondre. Ou peut-être qu'elle n'avait pas réponse à cette question ou qu'elle était encore trop énervée pour répondre. Peu importe. Elle pouvait tout aussi bien avoir perdu magiquement et soudainement sa voix, il s'en fichait tant qu'elle ne rentrait pas dans le jeu d'Hannibal.
« _ Il y a bien des bureaux dédiés à la logistiques à part les entrepôts de Portland et Las Vegas. Ils sont à Salt Lake City. C'était là-bas qu'on… que je recevais mes ordres de mission et O'Hara était toujours là-bas. C'est lui qui dirige après tout. Hallinger moins. Il suit les objets dans les différents entrepôts lorsqu'il n'est pas à l'étranger. En fait, à part lorsqu'ils vont convoquer à Portland, je crois que je ne les ai jamais vu ensemble. Mais maintenant, c'est peut-être différent.
_ Alors, c'est partit. On lève le camp. Rassemblez-vos affaires, dit le Colonel en tapant dans ses mains.
_ Et si possible avant que les allemandes se réveillent, parce que je sais pas dire « emprunt » en allemand. Je sais rien en allemand d'ailleurs, ajouta Callie.»
Comme rien ne pourrait plus les arrêter, Futé se décida à aller payer l'hôtesse à l'accueil qui les surveillait derrière son comptoir avec des yeux ronds. Elle avait l'air mi-terrorisé mi-énervé derrière ses grosses lunettes rondes qui cachaient la moitié de son visage. Il essaya de la rassurer, mais juste alors qu'il prononçait des paroles réconfortantes avec une voix chaude, une dispute éclata entre Murdoch et Barracus. Alors qu'ils sortaient en se disputant à propos de qui s'assiérait à côté de Barracuda pendant qu'il conduirait, Futé prit son visage aux traits relativement fatigué dans ses mains. Il pria le plus fort du monde de pouvoir dormir dans la voiture. Mais il sentit un coup de poing sur son épaule, et le temps qu'il se retourne, il vit passer la porte Callie et ses cheveux en bataille qui discutait vivement avec son patron qui avait un air amusé sur la technique à adopter. Ok. Ca n'allait pas si mal que ça.
Quelques heures plus tard, dans la fin de l'après-midi, un homme en complet noir de jais sortit d'un haut building. Il regarda à droite à gauche, avec un petit mouvement d'épaule pour se détendre. Il était resté devant un ordinateur toute la journée et était terriblement sur les nerfs. Mais ce n'était pas cette bande de petit joueur qui l'empêcherait de passer une bonne soirée avec cette gonzesse qu'il avait abordé une semaine ou deux avant. Il ne se rappelait plus. Après tout qu'elle importance ? Elle allait lui permettre de se délasser et il n'avait pas besoin de la payer contrairement à d'autre.
Il monta dans la voiture qui l'attendait en bas des escaliers. Heureusement qu'il avait un chauffeur personnel, il ne se sentait pas capable de prendre le métro et d'être serrer entre des abrutis ou de rentrer à pied sous la bruine. Il ferma la porte dans un claquement. Le silence et les ténèbres dans le grand habitacle étaient reposants, alors il se permit un immense soupir de soulagement.
« Vous vous sentait bien, Monsieur O'hara ? »
