Titre : Last to Know
Auteur : Prophessy
Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.
Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)
Honnêtement, je pourrais faire des lignes et des lignes sur la relation entre les personnages. J'y pense un peu trop souvent.
The cleaners are coming, one by one
You don't even want to let them start
Chapitre 8 : Salt Lake City
Murdoch jubilait. Pour une fois, c'était lui qui tenait le volant d'une voiture plutôt que Barracuda. D'une voiture, sans Barracuda pour lui crier qu'il ne faisait pas ce qu'il fallait ! Rendez vous compte de ce que ça pouvait être pour lui. Bien sûr, il pouvait encore un peu chipoter sur l'apparence de la voiture. Une limousine noire, avec des vitres teintées comme il n'en avait jamais vu. Et longue. Mais longue. Trop longue pour faire toutes les folies qu'il avait imaginées. Mais il n'allait pas se plaindre, il tenait le volant et c'était déjà ça de pris. Il se mit à remuer sur son siège comme un enfant impatient. Enfin, bon dieux, quand allait-on lui autoriser à démarrer ?
Futé lui donna une tape sur le bras pour lui ordonner de se calmer. S'il continuait à faire trembler la voiture comme ça, les passants allaient croire à des ébats amoureux à l'arrière d'une limousine. Et sur le parvis d'un immeuble de bureaux tout ce qu'il y a de plus sérieux, ce n'allait pas être très crédible.
« Si tu ne veux pas que notre couverture soit grillé, tiens-toi à carreaux juste quelques minutes. »
Le brun, qui avait laissé une fenêtre entrouverte, laissait son regard azuré courir sur le paysage tout de verre et d'acier, mais il revenait toujours à porte d'entrée principal qui donnait sur le hall et sur le bureau d'une secrétaire très jolie et très faussement blonde. Il le savait parce qu'encore une fois, c'était à lui qu'été revenu la tâche « ingrate » de faire un repérage des lieux au cas où. Mais justement à cause de cette fausse blonde, il n'avait pas pu aller bien loin. Il faut bien dire qu'il ne portait pas exactement un de ses costumes d'affaires. C'était justement pour cela qu'il avait d'abord proposé d'envoyer Callie en reconnaissance qui possédé l'attirail parfait : des lunettes droites, un tailleur sévère et une silhouette aussi droite que fine lorsqu'elle se tenait bien. Parfaite, avait-il dit. Mais Hannibal s'était opposé à cette à cette idée, car il craignait que la jeune femme ne décide de faire cavalier seul en cours de route. Etrangement, Callie n'avait pas démenti et était partie s'installer à l'avant de la voiture sans discuter les ordres.
« Quand est-ce qu'il va arriver, bon sang, couina-t-elle justement le tirant de ces pensés avant ajouter un chapelé de juron qui tira un sourire à Templeton tandis qu'il faisait non de la tête. Il va passer toute la journée là haut ? »
Assise sur une banquette, serrée à Futé, elle n'arrêtait pas de remuer. Pire que Looping. Comme il n'y avait toujours rien, elle se tordit les reins pour taper sur la vitre noire qui séparait la cabine du conducteur de celle des passagers dans laquelle se trouvait Hannibal et Barracuda. Elle frappa trois fois, ce qui dans leur code signifiait que leur proie n'avait toujours pas pointé le bout de son nez.
Les épaules de Barracuda s'affaissèrent lorsqu'il entendit les coups. Il avait attendu des heures dans l'habitacle clot, et n'en pouvait plus. Mais Hannibal le secoua, et relança de cinquante dans leur partie de poker.
Durant l'heure qui suivit ces brèves paroles, il ne se passa rien. Un silence profond avait envahit la voiture et ils se morfondaient tous d'ennuis.
Finalement, Callie frappa une fois seulement. Barracuda fit craquer ses épaules puis son cou, pendant qu'Hannibal cachait sous un coussin les cartes et enfouissait dans ses poches l'argent qu'il venait de gagner. Il avait presque envie de voir ce type passait la porte et s'asseoir. Même si son rôle n'était que mineur, il se tenait prêt, à moitié dans l'ombre, à moitié dans la lumière pâle des leds au plafond. Il était là pour faire peur, pour en imposer par sa force, et au cas où pour intervenir au moindre mouvement. Mais nul doute qu'il ne se passerait rien de tout ça. Mais il vaut mieux prévenir que guérir.
Hannibal s'assit confortablement dans le fauteuil à côté de Barracuda pour avoir en face de lui la porte. Justement, elle s'ouvrait. Il regarda un homme, aux cheveux qui grisonnaient bien qu'il n'ait pas encore trente ans, entrer, s'asseoir et soupirer comme un bœuf.
« Vous vous sentait bien, Monsieur O'hara ? »
O'hara sursauta et son visage prit une expression de terreur extrême qu'il domina vite. Il tira sur son veston pour se donner une contenance, et demanda :
« _ Qu'avez-vous fait de mon chauffeur ?
_ Rien. Il vous attend quelques rues plus loin, attaché à une poubelle. Mais comme il est à l'arrière d'un restaurant, quelqu'un devrait le trouver à la fin du dernier service. Mais au fait depuis quand, vous souciez vous de la vie des autres ? »
Le patron du ASSC ne daigna pas répondre, alors Hannibal se pencha pour donner un coup du plat de la main sur la vitre.
« _ Nous allons faire un petit tour. Parce que nous ne voulons pas attirer les soupçons, n'est-ce pas ?
_ Certes, non, bredouilla O'hara qui serra les poings en entendant le moteur rugir, puis en voyant le paysage défilait à travers la vitre foncée. »
La voiture tourna à l'angle de la vingtième et continua tout droit. O'hara ferma les yeux et reporta son attention Hannibal face à lui, même s'il n'arrêtait pas de se demander où pouvait bien l'emmener ces gars. Il devait bien avouer que derrière son air bravache, il n'en menait pas large. Durant de nombreuses semaines, il avait lu des rapports sur l'Agence de long en large et savait de quoi il était capable. Et s'ils n'avaient jamais tué un homme de froid, rien ne les empêchait de commencer en ce jour. Il réprima un tremblement violent avant de demander d'une voix la plus blanche possible :
« Qu'est-ce que vous désirez de moi, Messieurs ? »
Hannibal rit. Il hésita à lui répondre franchement ou à se moquer de lui. Mais est-ce que cela l'avancerait vraiment ? Il n'avait pas de temps à perdre, et sa patience ne résisterait certainement pas longtemps. Rien que la vue de cet homme lui donnait envie de l'envoyer à travers la fenêtre et de lui rouler dessus. Mais il se maitrisa avant de lui répondre :
« _ Je voulais vous proposer un marché.
_ Un marché, s'enquit l'autre. De quelle sorte ?
_ Un qui pourrait sauver nos têtes à tous, expliqua calmement le Colonel en appuyant ses mains sur genoux. »
Barracuda remua un peu, tandis qu'Hannibal restait impassible. O'hara ne bougeait pas, il réfléchissait. Il fit un signe de la main pour encourager Smith à développer son idée en se calant dans le fauteuil.
«_ Vous avez toujours moyen de blanchir les dossiers de mes hommes ainsi que le mien, si l'affaire des missiles n'est pas révélé ?
_ Parfaitement, acquiesça-t-il sur la défensive.
_ Alors nous pourrions certainement nous arrangé. Car votre problème, c'est cette voleuse qui a plus d'information que vous ne le souhaiteriez et que vous regrettez d'avoir engagé. »
Si O'hara ne savait pas comment le Colonel avait pu avoir autant d'informations, mais il acquiesça. C'était effrayant de voir qu'il avait pu se renseigner en si peu de temps, et était de plus en plus curieux de savoir quel marché on allait lui proposer. Car, il avait maintenant la conviction que ce n'était pas un piège et qu'il pouvait traiter avec ces hommes sans trop de craintes.
« _ Donc que diriez-vous d'honorer vos promesses, si en échange nous vous promettons d'être silencieux et si nous vous rendions tous les papiers que nous possédons ainsi que…
_ Ainsi que quoi ? Commença à s'énerver le patron de l'ASSC, qui trouvait le marché tout à fait intéressant puisqu'il lui permettait de sauver sa peau sans faire de vagues.
_ Ainsi que vous livrer la jeune femme qui vous cause autant de problème, compléta Hannibal le plus sérieusement du monde ce qui fit se décrocher la mâchoire d'O'hara. Vous en ferez ce qu'il vous semble judicieux de faire. »
A l'avant, Futé luttait pour retenir une Callie enragée pendant que Looping peinait à conduire droit. La blonde se débattait, secouée par une colère soudaine et le sentiment d'avoir été menée en bateau comme une idiote, pour taper sur la vitre qui séparait les habitacles. Elle avait envie d'hurler. Templeton avait passé les bras autour d'elle pour la retenir en arrière. Déjà qu'il n'avait pas beaucoup de place sur la banquette, mais comme ils remuaient tous les deux, cela devenait invivable. Il essayait tant bien que mal de la calmer, mais il était lui aussi tomber des nues en entendant le marché que venait de proposer son patron. Il ne s'y était pas attendu, mais faisait autant bonne figure qu'il le pouvait en posant sa tête dans le cou de Callie pour lui souffler de s'apaiser.
« _ Ta gueule, lui cracha-t-elle en retour dans un murmure. T'étais au courant ? T'étais au courant ?
_ Non, je l'étais pas, assura-t-il en la serrant contre lui pour l'empêcher de faire le moindre mouvement. Je n'avais aucune idée de ce qu'il allait se passer. Calme-toi. Je laisserais pas ce type te toucher. Crois-moi.
_ Ouais. Moi aussi, je te promets, intervint Looping. Mais là, euh… Tes pieds sont en train d'appuyer sur le frein à main. Et j'ai pas envie de voir la limos s'encastrer dans un mur, parce que vous avez pas vos ceintures ! »
Les épaules de Callie s'affaissèrent, et elle se laissa tomber en arrière. Elle avait vraiment envie de pleurer, mais elle avait encore sa petite fierté. Et elle devait bien avouer que si elle avait craqué, c'était essentiellement parce qu'elle avait eu peur. Réellement peur. Elle n'osait imaginer ce que lui ferait O'hara s'il mettait la main sur elle. Elle n'avait pas envie de mourir. Pas maintenant.
« Je hais les hommes. Profondément.»
L'arrière. Il y eu un grand silence, durant lequel O'hara réfléchissait, une main derrière la tête. Le marché était très tentant, avantageant à tout point de vue. Et puis dès qu'il aurait mis la main sur cette peste qui avait décidé de lui pourrir l'existence, qu'est-ce qui l'obligé de respecter sa parole ? Il pourrait aussi simplement engager quelques mercenaires pour mettre fin à la vie des quatre gars.
« _ Je pense que cela pourrait être envisageable, répondit-il prudemment. Seulement, je ne pourrais faire quelque chose pour vous qu'uniquement lorsque je la verrais pieds et poings liés.
_ Naturellement. Dans quatre jours ? Demanda Hannibal avec un demi-sourire.
_ Hmm. Impossible. Pour… raisons personnels, argua O'hara. Dans huit jours. Je serais revenu… de mon voyage d'affaire. »
Hannibal donna un coup sur la vitre, et la voiture fit demi-tour immédiatement en subissant les coups de klaxons d'autres automobilistes. Rapidement, et dans un silence pesant, la limousine retourna devant le parvis de l'immeuble dont été sortit O'hara quelques minutes plutôt. Il ouvrit la porte et fit au trentenaire qu'il pouvait, ou plutôt ferait mieux de, disposer. Sans demander son reste, O'hara sortit. Avant qu'il ne disparaisse, encore hébété par cette entrevue, Hannibal le héla.
« Au fait ! Merci pour les infos. »
Puis la voiture redémarra.
On continua de rouler pendant encore de longues minutes, jusqu'à ce qu'ils reviennent vers un entrepôt désaffecté en périphérie de la ville dans lequel était garé la camionnette de Barracuda qui se précipita hors de la voiture pour la rejoindre. Futé s'extirpa de la voiture, ses bras toujours autour de Callie qui se dégagea. Hannibal s'approcha d'eux, pendant que Looping faisait disparaitre la voiture au fond du bloc, entre deux immenses tubes de bétons.
« _ Est-ce que vous comptiez me prévenir à un moment où un autre ? Parce que je préfère me mettre une balle dans la tête tout de suite. Ca sera plus rapide et plus propre.
_ Du calme gamine, la calma Hannibal. Il a jamais été question de faire un marché avec lui. En tout cas pas un te concernant. S'il avait était honnête et refuser de te toucher, je pense qu'on aurait peut-être pu s'arranger. Mais dommage pour lui… Tout ce que je voulais, c'est qu'il me dise ce qu'il manque sur les papiers que tu as dérobé : la date où les missiles seraient transportés, tous ensemble. »
Callie pinça les lèvres. Elle ne savait plus vraiment quoi dire, et se vit baisser les yeux comme une idiote.
« Maintenant, tous à l'intérieur. Il nous reste quatre jours pour mettre en place mon plan. »
