Titre : Last to Know

Auteur : Prophessy

Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.

Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)

J'ai mis beaucoup de temps. Vous avez le droit de me battre. Chapitre court par la force des choses. Le prochain sera certainement plus long, car ça sera le dénouement. Oui, enfin.


It's the moment of truth and the moment to lie
And the moment to live and the moment to die

Chapitre 9 : Milcreek

« C'est impossible. Ce plan ne tient pas debout, s'insurgea Futé à l'intention d'Hannibal. Personne ne parviendra à faire ce saut. »

Hannibal envoya valser les bouchons et les capsules étaler sur un plan de la ville qu'il avait dessiné avant de faire taper les plats de ces mains sur la table. Il n'aimait pas ça, mais il devait bien admettre que Templeton avait raison : que cela soit à cause du poids, du véhicule ou n'importe quoi d'autre, il y avait toujours un problème qui rendait l'élément crucial de son plan irréalisable. Que cela pouvait être énervant.

Looping entreprit de ramasser tous les pions censés les représenter pour les reposer sur la table. Deux capsules et deux bouchons. Il essaya de les reposer aux bons endroits, mais comme ils avaient revus des dizaines de fois le plan, il ne se souvenait plus vraiment lesquelles étaient les bonnes, les définitives. Enfin, sa place à lui était définitive et il n'avait quasiment plus rien à faire qu'attendre. Et il s'ennuyait, mais à mourir. Il avait déjà embêté Barracuda qui finissait de régler tous leurs véhicules, Callie qui se tournait les pouces dans un coin mais avec elle ce n'était pas marrant, elle ne s'énervait pas facilement. Là, il s'était approché d'Hannibal et Futé pour voir s'il pouvait mettre son nez dans leurs affaires, mais il semblait que ce n'était pas une très bonne idée vu les cris qu'ils poussaient tous les deux.

« _ Est-ce que tu veux que je te dise ? Il faut quelqu'un le fasse, répondit le Colonel. Si on a pas d'autre solution, je vais le faire !

_ Tu vas pas encore remettre ça. Aucun de nous ne te laisseras le faire, c'est du suicide. »

Looping soupira. Il n'avait pas suivie le début de la conversation, mais l'air déterminé des deux hommes n'annonçaient rien de bon. Une dispute comme celle-là n'arrivait pas souvent, et il avait appris à les fuir comme la peste. Seulement dans un petit hangar comme celui-ci, les cris se reportaient contre les murs et tout le monde avait plus ou moins entendu. D'ailleurs les deux personnes manquantes venaient de se rapprocher de la table.

« Vous avez toujours pas trouvé de solution ? Demande Barracuda. »

Il ne reçut comme réponses que des hochements de tête. Passant une main sur son iroquoise, il demanda si lui ne pouvait pas le faire.

« Hm. Non, trop lourd, conclut Futé. De toute façon, personne ne va faire ce saut. C'est du suicide, je vous dis ! Il faut trouver une autre manière. »

Callie se rapprocha de sa démarche chaloupée et attrapa une bière dans le pack qui se trouvait sous la table. D'un coup sec contre le rebord de la table, elle le décapsula et alors qu'elle portait la bouteille à sa bouche, elle posa la capsule sur le plan.

« Je vais la faire, dit-elle simplement après avoir avaler une goulée. Je suis assez maigre pour pouvoir le faire, et j'aurai qu'à aller allumer un cierge pour avoir de la chance. »

Elle leva la main pour couper court à toute discussion.

« N'essayez même savez parfaitement que je suis la seule option. »

Malheureusement, elle avait raison. Futé avait déjà envisagé de lui donner cette mission, mais il avait repoussée cette idée au fin fond de son esprit : il ne pouvait pas lui demander de faire ça. Il s'y refusait et pourtant…

La nuit était depuis longtemps tombée, mais avec l'accord tacite que Callie prendrait cette mission et en endosserait la responsabilité, tout le monde se retrouva avec du travail à nouveau. Enfin surtout Looping qui se précipita pour prendre les mesures de la jeune femme et lui construire un casque et une combinaison digne de ce nom, et Barracuda qui devait ajuster une moto pour la rendre plus maniable pour une femme. A part ça, Hannibal continuait de fixer, le visage fermé, le dessin des rues et des bâtiments, comme s'il allait y apercevoir soudainement et comme par magie une réponse à ses problèmes et Callie s'était assise dans un grand tube de béton, les jambes qui pendaient dans le vide, l'esprit ailleurs. Mais par-dessus tout, elle avait un air triste imprimé sur le visage, c'est ce qui attira Futé vers elle. S'il l'avait déjà vu hors d'elle, dans un désespoir total ou encore étonnamment souriante, il ne lui avait jamais vu cet air absent et mélancolique.
Futé ne savait pas comment l'aborder. Il faut dire qu'il n'avait jamais vraiment été doué pour les sentiments, même s'il avait un don avec les femmes. Là, il se retrouvait comme deux ronds de flans alors qu'elle sortait de sa poche un paquet de cigarette. Elle allait l'allumer, lorsqu'il l'attrapa et la jeta loin d'elle. Elle ne s'énerva même pas.

« Je vais mourir, tu crois ? » Questionna-t-elle dans un murmure.

Il ne savait pas quoi répondre. La vérité ? Un mensonge ? Ce que lui-même voudrait entendre ? Ce qu'il aimerait être la vérité ?

« _Non. Tu vas pas mourir. Comment est-ce qu'une jolie fille dans ton genre pourrait mourir de cette manière ? Tu es trop intelligente pour ça.
_ Wahou. Deux compliments… Y'en quand même pas beaucoup de chance pour que je m'en sorte, hein... »

Pourquoi est-ce que cette fille devait toujours avoir raison ? Futé posa son regard azuré sur elle, sur ses mèches blondes en bataille. Il ne savait plus vraiment s'il voulait la rassurer elle et retirer la tristesse de ses yeux, ou bien lui-même. Cette sale petite garce était attachante à la fin.

« Eh. Ca va aller, tu sais. On s'en est toujours sortit, pourquoi la chance nous lâcherait aujourd'hui ?
_ Peut-être parce que je ne fais pas partie de votre petit club de mercenaires, répondit-elle avec une petite grimace. La chance n'aide que les barjos. »

Sa mimique le fit lui prit la main pour l'attirer vers elle, mué par un désir soudain. Sa main trouva seule le chemin de sa joue, et comme elle ne réagissait pas, Futé se pencha vers ses lèvres. Il l'allait l'embrasser, mais elle esquissa un geste de recul avant de poser ses mains sur son torse pour le repousser légèrement. Mais, elle resta à quelque centimètre, assise sur son tube de ciment.

« _ Si je meurs demain, j'aimerai garder ma dignité. Tu vois ?
_ Donc, c'est une mauvaise idée, c'est ça ? Souffla-t-il, avant de rejeter sa tête en arrière. Han. Ouais, j'ai compris. »

Il passa une main dans ses cheveux, avant de lui sourire. Callie secoua la tête avec une sorte de sourire pincée, elle oscillait visiblement entre deux émotions, mais ce n'était pas la peine de la forcer. Il n'en revenait pas de se dire ça, et pourtant il tourna des talons pour s'asseoir en face de Looping qui finissait son travail sur le casque renforcé. Hannibal prit sa place presque immédiatement en face de la voleuse qui lui jeta un regard méfiant.

« _Ne me regarde pas comme si tout était de ma faute, lui jeta le Colonel. Tu n'as jamais été obligé d'accepter.
_ Alors ne me regardez pas comme si tout vos malheurs venaient de moi. C'est même plutôt le contraire à la fin, riposta la blonde. Vous seriez dans une merde bien plus noire sans moi. Donc s'il vous plait, si vous êtes venu pour me faire je-ne-sais-quelle leçon de morale, laissez tomber.
_ J'étais pas venu pour ça, fit Hannibal avec une moue dubitative. Je voulais seulement savoir si tu te rendais bien compte dans quoi tu t'embarquais. »

Callie arqua un sourcil. Un peu qu'elle savait, elle avait déjà commencé à faire ses prières. Elle avait même songé à appeler sa mère. Sa mère ! Aussi ne prit-elle pas la peine de répondre à une question aussi stupide : elle n'était pas une enfant.

« _ Est-ce que vous pouvez exaucer ma dernière volonté ? répondit-elle à la place.
_ Sur.
_ Vous pourrez appeler la mère de Javier et lui dire que j'ai vengé son fils, que j'ai fait ce qu'il fallait… Ah. Et puis, si vous pouviez aussi régler les paperasses pour la succession de l'association. Ca m'arrangerait pas mal, par contre je vous préviens que ça va être chiant à… en mourir. »

Décidément, elle avait du chien.

« Je pense pouvoir réussir ça. Et je voulais te dire aussi que je ne sais pas si c'est de l'inconscient ou pas, mais tu es obsédé par O'hara et tu sais qu'il sera certainement mort avant que tu ne mettes ta vie en jeu alors… Ta vie a tellement tourné autour de lui que je me demande si tu pourras vivre quant il sera mort, si tu pourras te trouver un nouveau but. Alors mettre ta vie en danger, c'est quoi ? Un suicide ? Une manière de te trouver une nouvelle raison de vivre ? Tu sais quoi ? De toute manière, je m'en fous, mais si je vois que tu baisses ne serait-ce qu'un moment les bras, que tu ne fais pas ce qu'il faut pour survivre… Je te jure que je te tuerai. T'as compris ?
_ Pourquoi ? Qu'est-ce que vous en avez à faire de moi, au final ?
_ Crois-moi, je sais ce que c'est la trahison. Et mes hommes prendraient ta mort pour une trahison. Alors je ne pense pas que tu veuilles que les seuls personnes qui savent de quoi tu es capable te détestent.»

Alors qu'elle s'apprêtait à répondre, Murdock les appela. Il avait fini le casque, et avait aussi eu le temps de leur préparer à manger. Bon ce n'était rien de très grandiose, mais il tenait à ce qu'ils mangent tous ensemble, comme le font les familles. Il n'y avait ni table, ni couverts en argent, encore moins de plats sophistiqués, mais ils étaient tous en vie et c'était déjà ça de pris. Demain serait un autre jour, alors il valait mieux profiter de ce dîner qui avait des allures de dernier dîner du condamné.

Et Looping n'avait pas envie de voir son beau plat de lentilles décongelées avec un fer à souder gâcher par une mauvaise ambiance. Etonnement, tout le monde suivit à ses pitreries. Il avait eu beau menacé Barracuda avec son fer, il n'avait pas reçu coup et ne s'était pas fait remettre durement à sa place. D'accord, l'homme à l'iroquoise avait essayé de lui faire manger une assiette, mais il n'avait tant insisté que cela et lui lançait juste quelque piques de temps en temps au fil de la conversation. Futé s'était mis à raconter tout un tas d'histoires mélange de comment il avait brillamment réussi d'ancienne mission et de ses anciennes conquêtes. Même Hannibal s'y était mis, en corrigeant tous les « fâcheux oublis » dans les histoires de Futé soit toutes les fois où il avait failli les faire tuer.

Après tout, peut-être que personne n'avait envie de gâcher ces moments par des remontrances ou une nouvelle dispute. Ils étaient bien comme ça.