Titre : Last to Know
Auteur : Prophessy
Disclamer : Les personnages composants la A-team ou Agence tout risques ne m'appartiennent pas. Néanmoins les OC sont mes créations, mais toutes ressemblances avec un personnage existant est involontaire.
Note : C'est la première fanfiction que je poste sur ce site, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut être indulgent. J'en aurai besoin pour m'améliorer. Elle ne sera pas trop longue, du moins si je ne fais pas trop de digression. J'espère parvenir à respecter les caractères de nos personnages préférés. Pour l'instant, je ne suis pas sûre de faire entrer un couple dans l'intrigue ; quoique je pèse le pour et le contre. Review, les amis :)
And The Ends. Bon, j'avais pas de couple mais le héros, il a toujours la fille à la fin. Sinon, c'est pas drôle !
I tried so hard and got so far. But in the end, it doesn't even matter
I had to fall to lose it all. But in the end, it doesn't even matter
Chapitre 10 : The Desert
Le camion roulait bien au-dessus de la moyenne autorisé dans les rues de Salt Lake City, entouré d'un convoi impressionnant. Blindé, remplit d'hommes armés jusqu'aux dents, il semblait imprenable, intouchable. C'était du moins ce que pensait Hallinger, fier de lui et de ses hommes. Il avait été placé à l'intérieur du camion, tout proche des missiles. C'était certes, la place la plus dangereuse, et celle qui risquait d'être attaquée, mais c'était à lui seul que l'on avait confié la mission de surveillé les missiles. Après tout O'hara n'avait-il pas confiance qu'en lui ? Il se glorifiait mentalement tandis qu'il poussait une main sur les missiles pour les tapoter comme s'ils étaient de gentils chiens qui avaient accompli leur boulot. D'un côté, ils avaient bien fini leurs missions. Dans une heure ou deux, ils prendraient l'avion en direction d'un pays du Moyen-Orient dont Hallinger n'arrivait même pas à prononcer le nom et ils leur rapporteraient à lui et O'hara, enfin surtout O'hara, de quoi prendre leur retraire et disparaitre tranquillement sans que personne ne vienne leur chercher des ennuis.
Quelque part ailleurs, sortant d'un hangar, un homme boutonna sa veste de moto jusqu'au cou. Il passa sa main dans ses cheveux avant de regarder le soleil, les yeux plissés à cause du vent chaud et de la poussière soulevée. Autant il aimait ses instants avant un grand évènement, autant il les redoutait. Il savait qu'il n'y avait pas que sa vie en jeu, qu'il ne serait pas le seul à risquer de mourir et c'était ce qui le tourmentait le plus. Il prit dans sa poche les clefs et les lança sur le côté pour qu'elles atterrissent sur une moto noir comme la nuit.
« Merci Bosco ! Lui dit quelqu'un hors de son champs de vision, mais il n'avait pas besoin de voir pour reconnaitre. Il jeta quand même un regard, histoire de savoir pourquoi Hannibal avait rattrapé les clefs au vol. Un instant, il s'était inquiété qu'il ne prenne la place de Callie dans un de ses élans d'héroïsme, mais non, elle sortait justement et il les lui passait. Barracuda la regarda tiré sur la fermeture éclair de son ensemble, elle ressemblait à un pilote de chasse, mais c'était tout ce qu'ils avaient trouvé. Une pointe de remord le traversa soudainement : il avait vivement souhaité voir Callie sur la moto plutôt qu'Hannibal, car il savait ce que cela signifiait. Comme elle avait la courage d'avancer vers la moto donc vers la mort avec un visage impassible, elle ne méritait surement pas ça.
Barracuda allait enfourcher sa bécane, mais il vit Looping qui sortait à son tour avec une tête de chien battu. Le pilote tripotait une petite chaîne brillante qu'il tendit ensuite à Futé qui refusait tout simplement de regarder en direction d'Hannibal et de la petite voleuse. Non. Elle n'avait pas fait ça ? Le sergent roula des yeux : elle n'avait pas donné à ce dingue sa petite chaîne en or. Il l'avait vue la tourner entre ses doigts toute la nuit et s'endormir avec comme si c'était une peluche pour enfant !
Il reposa alors son pied à terre pour se placer à côté de ses camarades. Et comme tout le monde se tourna vers lui, il fit un salut militaire en direction de Callie. Un instant, il n'y eu rien d'autre que le silence. Puis les autres suivirent, Looping d'abord ravi, ensuite Futé avec un sourire en coin et enfin Hannibal très solennellement.
« Messieurs, souffla Callie en saluant rapidement et en souriant avant d'enfiler son casque. On se revoit tout à l'heure ! »
Le camion roulait toujours tout droit. Dans le 4x4 devant, O'hara jetait fréquemment des regards en arrière. Il n'avait pas du tout confiance en ses Kurdes, et craignait encore plus Hannibal et sa petite bande de rigolos. Il sursauta en croyant apercevoir un avion dans le ciel, mais ce n'était rien. Juste un aéroporté de la base militaire non loin.
L'équilibre n'avait jamais été son fort, et pourtant il se retrouvait là : sur un câble entre deux maisons. Il regarda les voitures qui défilaient les unes après les autres en dessous de lui. Il devait sauter. Il fallait qu'il saute. Il allait sauter. Si, il allait le faire ! Il posa son regard azurée sur la dernière voiture, avant de compter jusqu'à trois et de se laisser tomber. L'élastique autour de sa taille l'amortit. Un poil trop tard ! Il avait visé la cabine, mais il n'avait réussi qu'à s'accrocher à la remorque. Lâchant une main pour couper son harnais de sécurité, il se retrouva les pieds frottant dans la poussière. Futé tira sur ses bras aussi fort qu'il put pour grimper à l'arrière de la voiture-balais du cortège. Il fit le mort un instant, en attendant de voir si on avait remarqué son entrée et repris son souffle. Comme visiblement le chauffeur et son ami avec une mitrailleuse n'avaient rien entendu, il s'avança. D'un coup de pied puissant, il assomma l'homme armé avant de le tirer hors de la voiture. La conducteur paniqua, et la voiture commença à faire des zigzagues sur la route. Peck regarda devant lui, il pouvait déjà apercevoir le désert qui entourait la ville. Alors il empoigna le conducteur au col qui poussa un cri et le jeta dehors avant de prendre sa place pour reprendre le contrôle du véhicule. Il appuya sur l'accélérateur pour doubler les autres 4x4 et placer juste derrière le camion.
Hannibal se trouvait sur le camion, après s'être quasiment jeter du haut d'un building. S'il avait bien compté, il devait y avoir Hallinger et six hommes, soit au total sept hommes armés. C'était faisable. Il attacha son câble avant de descendre sur le côté du camion et de jeter un dans un petit trou d'aération une bombe lacrymogène. Il n'eut ensuite qu'à ouvrir la porte et se glisser à l'intérieur avec un masque alors que les soldats s'étouffaient et toussaient. La fumée se dissipa rapidement mais déjà le Colonel avait assommé les six hommes. Il ôta son masque avant de se tourner vers Hallinger.
« Vous savez, lança justement celui-ci, j'ai dit dès le départ à O'hara de se passer de vous. Ensuite, je lui dis de vous descendre le plus vite possible. Mais il ne m'a pas écouté. Alors je pense que je vais avoir à le faire moi-même. »
Hallinger pointa son arme, mais ses yeux avaient déjà perdus le Colonel. Il se colla contre un des missiles, longea l'arrêt pour aller de l'autre côté. Il était persuada qu'Hannibal y était, mais avant qu'il n'est pu y arriver, de l'ombre surgit un poing qui le fit reculer. Il se frotta la mâchoire.
« Bien joué, vous n'êtes pas aussi rouillée que je l'aurai cru !
_ Rouillé ? Ricana Hannibal. L'ironie veut que ça soit vu qui n'ai pas pu arrêter une jeune femme de vingt-deux parce qu'elle a su changer de couleur de cheveux ! »
Un nouveau coup de poing vint cueillir Hallinger à l'estomac. Il flanchit, avant de tomber à la renverse. Hannibal lui décrocha un coup de pied pour l'assommer, juste le temps de l'accrocher à l'un de missiles en même temps qu'une charge et de sauter sur la voiture qui attendait juste à l'arrière.
« Futé ! Accélère ! »
Dans un crissement de pneus, la voiture doubla le camion, et la voiture de tête également. Depuis longtemps la ville en elle-même avait disparu, il ne restait que quelques maisons et le désert gagnait du terrain. Futé fixait la route droit devant lui. Il attendait, les sourcils froncés, de voir s'élevait devant lui ce qu'il avait installé durant la nuit avec Barracuda. Il espérait également entendre les grondements d'un avion rapidement. Et d'un seul coup, tout arriva. Le tremplin grandissait peu à peu tandis que l'avion se positionnait face à lui. Futé jeta un coup d'œil en arrière, juste le temps d'apercevoir deux motos et il appuya encore sur l'accélérateur.
La voiture fit un saut gigantesque accompagné d'un grand cri que Templeton avant d'atterrir dans l'avion, dont la trappe pendait et battait dans le vent. Hannibal sauta hors de la voiture, alors que Futé s'en extirpait et se laisser tomber sur le sol.
« Ouhou. Je referais jamais ça ! Cria-t-il pour couvrir le bruit de l'air sifflant et du moteur.
_ Attache la voiture et attend les autres là ! Moi, je vais voir comment se débrouille Looping ! »
Looping tentait de rester concentrer, il tripotait nerveusement les boutons du tableau de bords. Derrière lui, l'aire militaire d'où il venait de voler l'avion rapetissait à vue d'œil. Il se retourna, sachant la porte d'embarquement grande ouverte, mais d'où il ne vit rien. Il sentait simplement quelques brises de vent froid qui glissaient le long des joues. Il s'approcha doucement du point de rendez-vous convenu et se tourna en l'air comme un vautour attendant sa proie.
Finalement, il vit le troupeau de voitures qui approchait. Il descendit prudemment, les survolant pour les devancer. Lorsqu'il remarqua un des 4x4 se détachait et accélérait, il alla se placer juste au niveau du tremplin pour réceptionner le paquet le plus surement possible. Enfin, il refit une envolée pour retourner guetter les deux autres qui ne devraient pas tarder à arriver. A ce moment quelqu'un posa sa main sur son épaule :
« Tout va bien ? lui demanda Hannibal, avant de s'asseoir sur le siège voisin et de boucler sa ceinture. De notre côté, tout est parfaitement en place.
_ Tout ira quand tout le monde sera ici ! »
Barracuda venait de mettre sa moto en marche. Il longeait les maisons qui se raréfiaient sur une route quasiment parallèle à celle qu'empruntait le convoi. Il accéléra pour tourner et se retrouver en queue, ses yeux fixés sur la plaque d'immatriculation de la voiture-balais. Il tourna la tête pour vérifier que la deuxième moto le suivait bien. Posté un endroit différent, elle venait juste de démarrer. Elle le rattrapa sans problème, et Bosco se permit d'accélérer. Mais la moto de Callie le dépassa, il la regarda d'abord elle puis son regard se posa sur la voiture de Futé où il vit Hannibal atterrir. Juste le temps de voir la voiture faire une embardée qu'il avait perdu Callie des yeux. Peu importe, ce n'était actuellement pas le plus important.
Avec un crochet, il s'accrocha au camion et sortit de sa poche un engin électronique qu'il tenta de calibrer à la bombe posé sur un des missiles. S'il parvenait tout juste à en captait la fréquence, il ne put rien faire que déjà une rafale de balle le frôla. Derrière lui , deux hommes se tenaient en quasi équilibre sur le toit d'un 4x4 pointant leurs armes sur lui. Alors, il accrocha la radio transformée en détonateur à sa ceinture pour qu'elle continue de chercher l'exacte fréquence, et il se tourna. A l'envers sur la moto, il put se servir de ses deux mains pour tirer. Mais il ne visa pas les militaires, juste les roues de la voiture qui vint se ficher après un dérapage incontrôlée dans un panneau publicitaire ventant les mérites d'une station de lavage. Quasiment au même instant, la radio émit un petit bruit qui le fit sursauter. Il se remit dans le bon sens et se détacha du camion pour rattraper l'avant du convoi là où devait se trouver Callie. Il la trouva rapidement au milieu des voitures et lui lança le boitier. Avant d'accélérer pour rejoindre, il lui fit un signe de la tête.
La petite blonde venait de dépasser Barracuda. Elle sentait tout son être frémir, mais elle ne pouvait ralentir maintenant. A l'instant où elle le dépassa, elle reconnu O'hara dans la voiture. Il jeta un œil affolée vers elle, alors qu'elle claquait violemment le pain de C4 sur le devant de la voiture. Elle ralentit alors pour se placer à sa hauteur et le saluer. Elle ralentissait encore que Barracuda lui jetait le détonateur. Elle le regarda s'éloigner, sentant son cœur qui manquait des battements. Rien ne l'avait préparé à ça, mais lorsqu'elle vit la tête d'O'hara penchait à travers la fenêtre, les traits tirés par la peur, Callie sut qu'elle devait le faire. Pour Javier. Pour l'Agence. Pour elle et tout ce qu'elle avait laissé de côté pour se venger.
Elle serra ses mains et tourna l'accélérateur. La visière de son casque relevée, elle ne savait plus très bien si c'était des larmes à cause de la tristesse, de la peur de mourir ou bien si c'était le vent. Elle n'avait de toute façon pas le temps de s'attarder sur ce que pouvait ressentir son cœur à ce moment. Le tremplin et l'avion se dessinèrent devant elle, alors que Barracuda sautait déjà dans le vide. Un sourire s'afficha instinctivement sur son visage lorsqu'elle vit la petite silhouette atterrir saine et sauve : ils étaient tous en vie, ils allaient tous bien. C'était le plus important. Et alors que le 4x4 d'O'hara la talonnait de près et que des balles fusaient, ses doigts pressèrent le bouton du détonateur. Elle avait à peine atteint le tremplin.
Futé se tenait penché au dessus du vide. Il venait d'aider Barracuda à se relever, mais il n'avait pas voulut monter avec les autres. Il regardait l'explosion immense au milieu du désert, et enfin la silhouette qui se rapprochait à une vitesse phénoménale. Mais le souffle chaud de la détonation secoua la moto qui chuta dans un grand fracas à l'intérieur de l'avion. Futé ne prit même pas le temps d'appuyer sur le bouton pour refermer la grande porte, il se précipita vers le corps désarticulé qui venait de glisser contre le mur. Il n'osa pas se pencher, incapable du moindre mouvement. Etait-elle morte ? Il trembla.
Mais alors, il vit remuer difficilement et retirer son casque. Il se précipita pour l'aider à se relever. Callie lui sourit, à moitié assommée.
« Dis moi que je suis toujours en vie, articula-t-elle avant de gémir de douleur lorsqu'il posa sa main dans son cou. Ouais, je suis toujours en vie. Sinon, j'aurai pas si mal. Bordel que ça fait mal.
_ Tu l'as fait ! Dit-il en éclatant de joie. Tu l'as fait, bon sang ! »
Il posa son autre main derrière le cou de la jeune fille, et malgré ses résistances, l'embrassa fougueusement. Il se recula posa son front contre le sien, mais Callie l'attira de nouveau vers ses lèvres pour être baiser passionnée. Finalement, elle s'éloigna en riant. Quelqu'un l'appela derrière elle, et elle se dégagea de l'étreinte pour grimper à l'échelle. Futé la suivait de près, attentif au moindre de ses mouvements, esquissant un geste lorsqu'elle menaçait de perdre l'équilibre en courant.
« Jolie vue ! Lui cria-t-il alors elle grimpait pour rejoindre la cabine.
_ Oh, je crois que tu en as assez fais pour aujourd'hui. Tu ferais mieux de te taire !
_ J'en ai assez fait ? Bien sur ! »
Mais elle ne l'écoutait déjà plus. Elle venait de se précipiter dans la cabine, accueillit par de grands cris. Il y eu de grandes accolades, des cris de joies, des rires. Puis lorsque tout ce fut calmé, de nombreux kilomètres plus loin, Hannibal se tourna vers Callie qui s'était allongée, les pieds sur Futé qui regardait dehors.
« Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant ?
_ Vous allez bien survoler Dallas pour moi, non ? Je descendrai là ! Il parait que l'université y est pas trop mal. »
Hannibal hocha de la tête et fit signe à Looping de tourner pour y aller. Lorsque Dallas se dessina au loin, Callie se pencha pour attraper un des parachutes de secours.
« Je pense qu'il est temps pour moi d'y aller.
_ On s'reverra ? Lui demanda Looping qui appuya sur pilote automatique pour se tourner vers elle. Tu crois qu'on se reverra ?
_ Ouais ! Bien sur ! Vous allez bien finir par entendre parler de la plus grande voleuse de tout l'Amérique un jour ou l'autre, répondit-elle avec un clin d'œil. »
Puis, elle se recula jusqu'à une petite porte de secours, plutôt que la grande et s'y jeta. Son parachute s'ouvrit et ils la virent disparaitre petit à petit. Hannibal referma la porte, et alors qu'il allumait un cigare, il se tourna vers les autres.
« J'adore lorsqu'un plan se déroula sans accroc. »
