Warning : Attention, cette fic' contient du Yaoi, alors vous savez quoi faire si cela ne vous plaît pas )

Pairing : Un Sebastian/Ciel ! J'avais oublié de le préciser dans le synopsis, mais bon, c'est dans le résumé…Par contre, c'est une sorte de triangle avec Aloïs, donc il y aura un peu de Ciel/Aloïs aussi. (Beaucoup en fait xD)

Disclaimer : Kuroshitsuji est à Yana Toboso, les personnages ne m'appartiennent donc pas !

Note : Je suis VRAIMENT désolée pour le retard intolérable de ce chapitre ! Vraiment !

Mais disons que j'ai eu certains soucis (avec ma famille notamment) et donc je n'ai pas pu publier ça aussi vite que je l'aurais souhaité (Je me répète, je sais mais c'est important). Je remercie aussi les quelques revieweuses courageuses qui m'ont laissé leur avis malgré le très court début !

Allez, je vous laisse lire.

Sebastian marchait rapidement, d'un pas agile et gracieux.

Il n'allait quand même pas être en retard sur son premier cours ! Il accéléra encore, enfonçant ses mains dans les poches de son caban tout doux et tout chaud, la fraîcheur de l'automne commençant à poindre.

Il arriva devant l'énorme lycée. Un portail en fer forgé faisait office d'entrée sur la grande cour. Au milieu de celle-ci trônait une grande horloge. Sebastian ouvrit le portail et entra dans la cour. Devant le bâtiment, il y avait deux portes. Une grande, à deux battants et en bois, qui gérait les entrées et sorties des élèves, qui ressemblaient plus à du transport de bétail, et une autre, plus petite, qui se chargeait des tranquilles allers et venues des professeurs. Il composa le code d'accès sur le petit interphone, et entra.

Ciel était inquiet. Oh, bien sûr, cela ne se lisait pas sur le visage de porcelaine, mais il ne s'en rongeait pas moins les sangs. Aloïs avait du retard, beaucoup de retard.Lui qui d'habitude, était très ponctuel. Ils habitaient dans le même orphelinat, Aloïs lui avait dit de partir devant, car il avait quelque chose à faire. Ciel s'était demandé ce qu'il pouvait bien faire à cette heure-ci de si important, mais connaissant Aloïs il n'avait pas posé de questions. Il attendait nerveusement devant la grille de la cour déserte. Il avait beau avoir l'air de se ficher totalement du sort du pauvre blond, il était quand même un peu (beaucoup) inquiet pour lui, et ne serait jamais parti en cours sans lui.

Il jeta un coup d'œil à l'horloge. 20 minutes.

C'était la rentrée, ils allaient rencontrer leur nouveau professeur d'anglais, c'était son premier cours et ils avaient 20 minutes de retard. Il aperçu soudain la tignasse blonde avec soulagement. Il était content de le voir, évidemment, mais il garda son expression froide. Aloïs se jeta sur lui pour le serrer dans ses bras.

-Cieeeeeeeeel ! Minauda-t-il en attirant le pauvre étudiant à lui.

-Aloïs, nous avons presque 25 minutes de retard ! fit sèchement son cadet en le repoussant légèrement, en plus c'est le cours du nouveau professeur d'anglais…

-Et alors ? répliqua Aloïs en agrippant le bras de Ciel qui se dirigeait vivement vers la porte destinée aux élèves.

-Alors on va certainement se faire cataloguer pour le reste de l'année…soupira-t-il en poussant le lourd battant.

-Moi, je m'en fiche...Du moment que toi tu m'aimes, chuchota le blond à son oreille.

Il leva les yeux au ciel en rougissant légèrement.

-Je peux savoir ce que tu avais à faire, d'ailleurs ? De plus, j'aurais pu t'accompagner, dit-il en changeant de sujet.

-C'est un secret ! Donc, non, tu n'aurais pas pu, répondit l'aîné d'un air malicieux.

-Je vois.

Après une longue et tortueuse marche dans les couloirs un peu austères, ils arrivèrent finalement devant leur salle et hésitèrent. Sans prévenir, Aloïs frappa violemment à la porte. Ciel lui fit les gros yeux lorsqu'un « entrez » se fit entendre. Ils ouvrirent la porte.

Sebastian était plutôt content. Ses nouveaux élèves étaient polis, leur niveau était correct. Heureusement, se dit-il, car c'était la seule classe à qui on lui avait permis d'enseigner, il avait donc intérêt à les apprécier. Après quelques politesses et l'appel (deux élèves manquaient, d'ailleurs), il fit le bilan des connaissances générales. Il commençait à s'inquiéter pour les deux absents. Ca faisait déjà 25 minutes qu'il avait commencé. Et puis, être absent le premier jour, tout de même ! Il soupira, passa une main dans ses cheveux noirs et continua son cours. Des filles (au nombre de 3) au fond de la salle commençaient sérieusement à l'échauffer (NdL : Et pas d'arrières pensées, merci). Depuis le début du cours, elles n'arrêtaient pas de…badiner, de glousser, de lui lancer des regards en coin, et de reglousser, etc…

Il sentit une veine battre à sa tempe. Les jeunes gourdasses en chaleur, très peu pour lui. Il s'apprêtait à gracieusement les remettre en place, quand deux coups furent frappés sans douceur à la porte. Il annonça un « entrez » d'une voix claire. Les deux retardataires entrèrent.

Lui qui s'attendait à des délinquants...Il eut une sorte d'arrêt sur image. Des poussins. Des visages innocents, un « Bonjour Monsieur, excusez nous de notre retard » marmonné poliment, une tenue soignée, 17/18 ans à tout casser. Le blond avait un air légèrement impertinent et malsain (Ndl : Héhé), en revanche son regard fut attiré par le plus petit.

Il détailla l'adolescent. Des membres fins mais bien proportionnés, un buste maigre, un visage au teint de neige, les lèvres d'un rosé translucide, des joues encore un peu rondes, des yeux bleu marine profond sur lesquels tombaient quelques mèches de la chevelure bleu cendré…

Il trouva Ciel adorable. Un physique encore indécis, mais indéniablement beau. Se rendant compte qu'il matait limite le pauvre adolescent, il se ressaisit quelque peu et toussota.

-Hum…Bonjour, je suis , votre nouveau professeur d'anglais. Ce n'est que la rentrée, vous pouvez donc entrer, mais la prochaine fois, je ne vous prendrai pas (NdL : O.O Genre le gros lapsus !). Vos noms, s'il vous plaît ?

-Aloïs Trancy ! dit joyeusement le blond.

-Ciel Phantomhive...Marmonna Ciel.

Le regard de l'enseignant lui déplaisait. Il avait comme…L'impression de passer aux rayons X.

-Bien, fit Sebastian en notant rapidement leurs noms. Il reste de la place là bas.

Il désignait une table pour deux (NdL : Dit comme ça, ça fait un peu restaurant xD) à deux rangées du territoire divin, en d'autres termes à deux rangées de l'estrade et de son bureau. Ils s'installèrent rapidement en silence. Tout en suçant le bout de son stylo, Ciel observait son professeur. Une silhouette bien dessinée, un visage un peu en V, des traits réguliers, un nez droit, des pommettes hautes, une chevelure noir corbeau brillante, des yeux rouges flamboyants…qui se tournèrent soudain vers lui !

Sebastian supportait depuis un bon moment déjà les filles au fond de la salle, ayant 2h00 de cours ce matin là. Mais pendant qu'il expliquait patiemment la différence entre «Why » et « What for » à l'une de ces jeunes dindes (Quelque chose d'assez existentiel, en plus, expliqué par lui…) il s'aperçut que Ciel le regardait avec insistance. Il s'autorisa un sourire. L'adolescent était trop mignon (Oui, lui, Sebastian Michealis, trouvait quelqu'un mignon !). Il ne put résister à la tentation de le taquiner.

-Ciel, c'est ça ?

Toute la classe, étonnée, se tourna vers l'élève en question, qui rougit.

-Peux tu me répéter ce que je viens de dire ?

« … » Pensa Ciel, qui dit ce qu'il pensait.

Aloïs, à côté de lui, essayait de lui faire lire sur ses lèvres ce qu'avait dit leur professeur, mais s'y prenait si mal que le pauvre Ciel n'y comprit absolument rien.

-Aloïs, on ne souffle pas. Et Ciel, j'attends, sourit Sebastian.

- Euh, je…En fait…

-Oui ?

-Je..Je n'écoutais pas, Monsieur.

-Oh, je vois ! Mais c'est le premier cours de l'année, il serait dommage que tu commences déjà à t'éparpiller. Je te conseille donc de suivre plus attentivement à l'avenir.

Ciel resta pantois. Il OSAIT le rappeler à l'ordre, LUI, alors que quelques rangées plus haut, des filles n'arrêtaient pas de parler, créant un babil incessant fort désagréable !

-Allez, et maintenant, concentre toi, fit le professeur en se retournant, content de lui.

Ciel serra les poings. Son professeur se payait ouvertement sa tête ! Il ragea intérieurement.

Pendant tout le cours, Sebastian ignora Ciel, qui levait constamment la main pour répondre à ses questions, bien décidé à lui montrer que son anglais était parfait de tout point de vue. Enfin, cela mit Ciel dans une colère encore plus noire qu'elle ne l'était déjà. Il détesta ce sourire narquois qui passait sur le visage de son professeur, lorsqu'il le regardait lever patiemment la main, pour interroge un autre élève. Ciel ne s'était jamais senti aussi exaspéré en si peu de temps par une seule personne (Et connaissant Aloïs, on applaudit Sebastian). Mais la sonnerie salvatrice retentit enfin, et Ciel se dépêcha de ranger ses affaires, sous l'œil amusé de Sebastian à qui l'empressement de ce dernier n'échappa pas. Aloïs lui, en revanche, n'était du tout de bonne humeur, contrairement à son jeune professeur. Il avait bien remarqué qu'il se permettait un peu trop de loucher sur SON Ciel. Ou peut-être qu'il était un peu maniaque, en fait. L'absence totale d'amis autour de Ciel à part le blondinet lui-même tenait déjà au fait que le principal intéressé n'y prenait guère attention, et adoptait envers tous une attitude froide franchement peu attirante, mais Aloïs menaçant quiconque venait renifler Ciel de trop près également, on ne pouvait pas vraiment affirmer non plus qu'il n'y ait pas eu son mot à dire. Sebastian ouvrit obligeamment la porte, et lança un « See you tomorrow, everybody ! » plutôt joyeux à la ronde. Ciel passa rapidement devant son professeur, prenant bien soin de ne pas le regarder. Celui-ci sourit et ne put s'empêcher de lui dire :

-Good bye, Ciel, see you tomorrow !

L'étudiant hésita un instant, marmonna un vague "See you tomorrow, " et sortit à grands pas, Aloïs sur ses talons. Ils slalomèrent de nouveau dans les couloirs, descendirent quelques escaliers et arrivèrent enfin dans la grande cour bondée d'étudiants. Les nouveaux parlaient avec excitation de leur nouvel établissement, ou de leur famille à de nouvelles connaissances. Ciel les regarda avec un pincement au cœur. Il aurait préféré se jeter du haut d'une falaise plutôt que de se l'avouer, mais en vérité, il les enviait beaucoup. Il regrettait le temps où, petit, sa mère venait le chercher à l'école, et le moment où, quand ils rentraient, son père le prenait dans ses bras et le levait au dessus de sa tête. Ces petits instants de bonheur partagés en famille qu'il ne vivrait plus jamais.

Voilà pour ce chapitre, déplorablement très court également, mais la suite sera beaucoup plus fluide, enfin je l'espère. De toute façon, le prochain chapitre arrive bientôt, étant donné qu'avant je passais le rare temps que j'avais à lire sur du fandom 30STM, et que Internet bugue chez moi. Voilà, à très bientôt !