Warning : Yaoi !
Pairing : Dans ce chapitre, ce sera du A/C. Léger m'enfin bon.
Disclaimer : Kuroshitsuji appartient à Toboso-sama etc…
Note : Merci Sacha-chou pour ta looongue review, ça fait plaisir ! :D
Oui, c'est vrai que la plupart sont plus centrées sur du S/C, donc j'ai eu envie d'innover un peu :)
Par contre, je sais qu'il y a beaucoup de school fic, donc du coup j'espère ne pas être décevante ^.^ .
Note 2 : Ce chapitre est pour toi, Siphy ! Parce que ben…Merci d'être ma bêta ! ^.^
La journée s'était très bien déroulée pour les deux adolescents. Hormis son professeur d'anglais, Ciel faisait comme chaque année : il effrayait ses nouveaux enseignants. Pas à la manière d'Aloïs qui lui faisait peur à cause son regard, euh…provocant, mais parce qu'il avait toujours un regard assassin, réagissait plutôt froidement, arrivait à tétaniser un classe entière d'un seul regard quand il allait au tableau, et du surcroît était toujours premier dans toutes les matières ! (sauf en sport, dont il était dispensé à cause de son asthme). D'ailleurs son œil droit qui lui manquait avait toujours fait peur. Et il dégageait une espère d'aura, celle qui faisait que personne ne le pointait du doigt en montrant son orbite vide, qu'aucun « voyou » n'avait jamais essayé de lui piquer son bandeau, qui faisait que tout le monde s'écartait sur son passage.
Sauf pour Michaelis. Lui seul jusqu'à présent avait osé se payer sa tête comme il l'avait fait. Ciel en rageait ! Personne ne le traitait de la sorte ! Et il sentait que ce n'était qu'un début !
Rien qu'en repensant à l'expression moqueuse de son professeur, il sentit qu'il hérissait le poil et fut parcouru d'un frisson.
Ce qui n'échappa évidemment pas à Aloïs.
-Ciel ? Tu as froid ? Tu veux mon écharpe ? Tu veux mes gants en plus des tiens ?
-Euh, non, merci ça va.
-Tu es sûr ?
-Mais oui !
Aloïs lui prit tout de même les mains entre les siennes tout en les frictionnant légèrement, ce qui fit rougir Ciel.
-Ca va mieux ?
-Mais je t'ai dis que je n'avais pas froid…
-Héhé, je sais, mais on ne sait jamais. En plus, vu que tu es plutôt fragile, ce serait bête que tu attrapes un rhume, non ?
-Euh, je suppose, oui…
-Et t'es tout rouge !
Aloïs lâcha un instant les mains gantées de Ciel pour attraper son visage, et embrassa le bout de son nez.
Ciel rougit.
-Ne fais pas ça…
-Pourquoi ?
-Euh…Parce que c'est gênant.
-Pourquoi ?
-Aloïs !
-J'arrête, j'arrête…
Il lui reprit tout de même la main.
Leur orphelinat n'était pas si près que ça de leur lycée, et ils marchaient assez longtemps pour y arriver, parce que Ciel n'aimait pas prendre le bus.
« Trop de gens » disait-il. Aloïs, lui, cela ne le dérangeait pas le moins du monde, il aimait le contact humain, mais si Ciel n'aimait pas prendre le bus, eh bien, soit, il ne prendrait pas le bus non plus…
Tandis qu'ils marchaient, Aloïs pensait à leur professeur d'anglais.
Est-ce qu'il était vraiment parano ou bien Michaelis avait vraiment maté Ciel ?
Et est-ce qu'il avait vraiment fait exprès de ne pas l'interroger alors que celui-ci levait désespérément la main ?
Il soupira, se disant que sa possessivité maladive l'aveuglait certainement, comme le jour où il avait fait pleurer une petite fille de 5 ans qui avait demandé à Ciel si il pouvait l'aider à retrouver sa maman.
Ils arrivèrent enfin devant la grande bâtisse grisâtre et austère, protégée par une grande grille à la peinture métallique plutôt froide. L'ensemble était assez effrayant, et ne donnait franchement pas envie d'y résider. Dans le jardin, l'herbe était quasi inexistante, et le taux de possibilité d'y planter des fleurs semblait être à peu près semblable au QI d'une amibe, proche donc du zéro absolu.
Ils poussèrent la lourde grille, et traversèrent le jardin dont la seule apparence, donc, semblait prévoir l'Apocalypse pure et simple.
Ils entrèrent dans le bâtiment, saluèrent Mary, la jeune fille qui s'occupait de l'entrée et d'accueillir les gens qui voulaient adopter en général, et se dirigèrent vers la chambre qu'ils partageaient.
Aussitôt entré, Aloïs se précipita vers son lit et attrapa l'objet qui y était posé pour le cacher derrière son dos.
Ciel le regarda d'un air suspicieux.
-Euh…
-C'est une surprise pour toi, alors ne regarde pas !
-Ce n'est plus une surprise, là...fit Ciel qui essaya de ne pas montrer à quel point il était curieux de voir ce que cachait le blond derrière son dos.
-Bon, attends, j'ai pas fini de faire le paquet, retourne toi et ne regarde pas.
Ciel s'exécuta docilement, impatient malgré tout.
On entendit quelques bruits de papier qui se déchire, de scotch qu'on coupe et aussi les jurons d'Aloïs, qui, à en juger par le bruit, s'était coupé sur le dévidoir de scotch.
-Huuuuf…Hum, c'est bon, tu peux te retourner !
Ciel fit volte-face, et tomba nez à nez avec le paquet le plus mal fait qu'il n'avait jamais vu.
Apparemment, Aloïs s'était donné beaucoup de mal à faire le paquet cadeau et il ne fit donc pas de remarque sur le papier, plutôt joli par ailleurs, noir métallique décoré de plumes grises argentées, couvert de morceaux de scotch, déchiré, froissé et serti d'un ruban blanc, tailladé par endroits.
-Voilà, c'est pour toi ! s'exclama le blond en tendant le paquet à son Cielounet.
Ciel le prit délicatement, connaissant Aloïs, tout et surtout n'importe quoi pouvait se trouver dans ce paquet.
Il écarta prudemment le papier, enleva les bouts de scotch qui pendouillaient, et en sortit un ravissant écrin blanc satiné.
Il regarda Aloïs d'un air suspicieux, se demandant ce que le blond lui avait donné.
Il l'ouvrit et découvrit (NdL : et ça riiimeuuuh) un magnifique bracelet en argent qui dormait dans les pliures de soie.
Ebahi, il sortit le bijou de son écrin, le faisant rouler entre ses doigts fins. L'objet était réellement beau, il brillait de milles feux sous la faible lumière d'automne qui perçait la petite fenêtre de leur chambre. Ciel l'observa et vit qu'une fine petite plaquette d'argent était reliée par deux mailles au milieu du bracelet. Il l'approcha pour mieux la voir et vit que les mots « Ciel et Aloïs » y étaient délicatement gravés. Il se sentit rougir, et il fut vraiment touché par cette attention, ce petit « truc » en plus qui faisait tout le charme du bijou et démontrait vraiment qu'Aloïs se souciait de lui faire plaisir. Il sentit ses yeux s'embuer légèrement, et s'empressa de se les essuyer du revers de sa manche. Il releva la tête et regarda Aloïs qui lui souriait d'une manière infiniment douce (était-ce possible d'ailleurs de voir plus de douceur dans un simple sourire ?).
-Il te plaît ? Lui demanda-t-il.
-Je…Il est vraiment magnifique.
-Héhé, c'est pour ça que j'étais en retard ce matin, je l'avais commandé depuis deux bonnes semaines, mais le bijoutier avait égaré ma commande et il a fallu…
Sa voix se perdit tandis que Ciel le regardait d'un air adorablement reconnaissant.
-Merci, vraiment.
-Pas de quoi. Le bijoutier m'avait proposé de l'emballer, mais j'ai tenu à le faire moi-même…
Ciel s'assit sur son lit, déposa l'écrin ainsi que l'emballage déchiré à côté de lui, et essaya d'accrocher le bracelet à son poignet gauche, sans succès.
Aloïs lui prit la main et s'assit à côté de lui.
-Attends, je vais te le mettre…dit-il en joignant le geste à la parole.
-Merci.
-De rien.
-Non, je veux dire...Il est superbe. Merci beaucoup.
-Héhé.
-Mais pourquoi…tu me l'offres ?
-Comme ça. Parce que j'en ai envie.
« Parce que j'en ai envie… »
-Encore une fois, merci beaucoup.
-Pas de quoi. Et puis, vu tout l'argent dont j'ai hérité, je peux me le permettre, non ?
Ciel ne répondit pas, et se blottit contre le blond surpris, Ciel était d'ordinaire peu démonstratif. Il lui rendit son étreinte, y mettant toute la douceur dont il était capable (ce qui représentait donc pour Ciel, euh…Beaucoup, beaucoup, très beauuucoup !).
Il s'écarta un peu et l'embrassa sur le front, puis le tissu de son bandeau, là où un œil manquait, là où se trouvait cette mutilation si cruelle que le destin lui avait infligé.
Ciel rougit un peu plus. Aloïs avait toujours fait ça, l'embrasser sur la paupière, mais ça le gênait toujours.
-Je t'aime fort, tu sais ? fit Aloïs en replaçant une mèche de cheveux cendrés derrière son oreille.
-Moi aussi…
Voilà, voilà, euh un chapitre encore un peu court, mais la suite devrait arriver dans pas trop longtemps, encore une fois. Je sais pas, j'arrive jamais à écrire des chapitres longs. D'un autre côté, c'est plus pratique pour Siphy, haha xD
