Chapitre 9: Préparatifs et jeu de séduction
Après l'annonce du bal, les trois semaines passèrent très rapidement. Partout dans le château, on pouvait trouver des groupes d'adolescents discutant sans cesse de cet événement, des robes à acheter, des cavalières à emmener… Une grande frayeur semblait gagner les élèves : la danse, à laquelle le professeur McGonagall apporta rapidement une solution en donnant des cours pour les non-initiés. Une chance ou non ?
L'ambiance à la fois tendue et joyeuse qui régnait partout dans le château ravissait Lily, qui se plaisait elle aussi à discuter avec Erin et Katherina du bal. Même la batteuse de Gryffondor semblait de bonne humeur, fuyant toutefois la conversation à chaque fois qu'une d'elles prononçait le nom du descendant des Black. Elle était toujours résolue à ne pas mettre les pieds dans ce bal, malgré les mouvements de protestations massifs de ses amies puis d'autres filles de Gryffondors. Dans ces moments-là où elle se sentait étouffée, elle lâchait des jurons sorciers et menaçait quiconque qui remettrait ce sujet sur le tapis d'une bonne correction made in June. Et pourtant, sa meilleure amie ne manquait pas une occasion d'en reparler, et jamais la sorcière ne mit ses intimidations à exécutions.
Durant cette période, les Maraudeurs et Lily bénéficiaient d'une attention toute particulière : les quatre garçons en avaient l'habitude, mais c'était la première fois qu'autant de garçons demandaient à la jeune femme d'emprunter son bras pour le bal. Si au départ, elle avait été flattée par toute cette attention, elle avait été rapidement embarrassée par ses refus systématiques et c'était toujours avec déchirement qu'elle secouait la tête négativement.
C'est donc tout naturellement qu'arriva très vite la sortie à Pré-au-lard destinée à acheter des costumes pour la soirée. Le lendemain, la préfète en chef était allée chercher sa meilleure amie dans la salle commune des Lions, enfermée dans son dortoir à s'entraîner à réaliser un sort pour le cours du professeur Flitwick.
- Ju' ? J'ai un service à te demander…
Cette dernière bloqua sa baguette en l'air et tourna son regard nuageux vers sa meilleure amie. Elle descendit son bras et s'assit en tailleur sur son lit, signe qu'elle avait toute son attention.
- Est-ce que tu pourras venir avec moi demain, à Pré-au-lard ?
La brune allait rétorquer quelque chose de mauvais à son froncement de sourcil, mais la rousse la coupa et ajouta :
- Pour m'acheter une robe. J'ai besoin de tes conseils, tu sais facilement avoir un avis masculin.
- Ça sous-entend quoi ça ? répondit-elle dans un sourire ironique.
Puis les deux filles partirent dans un éclat de rire, après que la sorcière eut donné son accord. Elle ne pouvait décidément rien refuser à sa meilleure amie.
Le lendemain matin, après un passage devant le concierge Rusard, les deux adolescentes descendirent à Pré-au-lard en compagnie d'autres élèves. Bientôt, le gros groupe se disloqua et chacun partit dans son coin. Si la conversation partait de tout et de rien, Lily décida de profiter de ce moment où elle était en tête à tête avec son amie pour demander :
- Tu vas me dire maintenant pourquoi tu ne veux pas aller au bal avec Sirius ?
June lui lança un regard noir mais devant l'air déterminé de la préfète, elle soupira, en serrant son manteau noir contre son pull bleu :
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise d'autres que je ne t'ai déjà dit ? Je n'ai pas envie d'y aller c'est tout.
- Tu as conscience que si tu refuses d'y aller avec lui, il ira avec une autre… et tu le connais, tu sais ce qui se passera après.
- Et alors ? fit la brune dans un haussement de sourcils.
Pourtant, la rousse nota facilement le frisson qui venait de traverser son amie et son regard qui commençait à s'embrumer.
- Je ne veux pas aller au bal. Que ça soit lui ou un autre, je ne veux pas.
- Menteuse. C'est justement parce que c'est lui que tu ne veux pas.
L'interpellée fit une grimace mais continua à fixer les rues dans lesquelles elles s'engouffraient sans savoir vraiment où elles allaient.
- Ecoute Lily, murmura-t-elle, j'ai le pressentiment que tout va de travers, que ce petit jeu de l'amitié avec eux c'est du pipo.
- Encore ? s'indigna la jeune fille, je te dis que tu te fais des idées et qu'ils ont changé…
- Tu crois vraiment ? Mais comment veux-tu que j'en sois sûr ? C'est bizarre… avec Sirius, nous nous détestions royalement et il m'a insulté de nombreuses fois. Et maintenant il veut faire ami-ami et m'invite au bal… excuse-moi d'être sur la défensive, mais je n'y crois pas.
Lily fixa le visage de son amie, qui avait baissé la tête et serré le poing d'impuissance. Jamais elle n'avait pensé que son amie se posait tant de question. Elle posa sa main sur son bras et murmura, maternelle :
- Tu n'as pas vu Ju'. Tu n'as pas vu à quel point il était inquiet à ton sujet quand tu étais avec tes frères. Il me demandait de tes nouvelles et quand tu refusais ses invitations, il était triste. Ça ne pouvait pas être faux.
June roula des yeux, de petites rougeurs apparaissant sur son visage. Puis ses yeux gris s'écarquillèrent de surprise et lorsque Lily releva la tête elle aussi et aperçut les Maraudeurs devant eux qui les fixaient sans rien dire, surpris. La brune resta bloquée quelques instants puis entra en trombe dans le premier magasin à sa gauche, fuyant le regard interloqué du poursuiveur de l'équipe de Gryffondor. La rousse lui sourit, désolée, et rentra dans la boutique à la suite de son amie.
En voyant la pancarte de «Gaichiffon», le magasin de robes de sorcier dans lequel les deux adolescentes étaient entrées, Sirius se tourna vers son meilleur ami et demanda :
- Elle… elle va au bal ? Avec qui ?
James et Remus haussèrent des épaules et poursuivirent leur chemin, alors que Peter soupira : contrairement à lui, vraisemblablement, ils n'avaient pas entendu la discussion des deux filles.
June resta bloquée dans le magasin de robes, comme stupéfixée, où de nombreuses filles de l'école choisissaient leurs robes en gloussant. Lily donna une tape sur l'épaule de la jeune femme en riant :
- Bravo, tu as trouvé exactement le genre de magasin que je cherchais ! Tu es vraiment forte !
Et elle se faufila entre les rayons, écartant des cintres pour trouver la robe dans laquelle elle serait parfaite. Le garçon manqué flâna elle aussi, jetant des regards blasés à l'ensemble des robes proposées ou des clientes tout émoustillées. Déjà, la préfète en chef lui proposa trois robes de différentes couleurs et de différentes formes. Aucune ne plu réellement à son amie, et elle continua donc sa recherche.
C'est au détour d'un rayon que la batteuse s'arrêta, comme pétrifiée. Devant elle, sur un cintre, était posée une robe qui la fascinait. Pour toute femme, même pour celle qui ne peut vivre sans pantalon, arrive un jour où l'esprit enterré de petite fille rêvant de princesse et de prince charmant se réveille. Où un jour, une attirance étrange lit la personne avec un morceau de tissu. Et pour June, c'était devant cette robe. Immédiatement, elle se vit dans ce vêtement, descendant les marches de Poudlard. Elle tourna la tête dans tous les sens pour tenter de se raisonner, mais sa meilleure amie perçut facilement son trouble et attrapa la robe, poussa la jeune fille dans une cabine malgré ses protestations et ferma le rideau :
- Lily Evans, jura la brune, lorsque je sortirais de cette cabine, vous allez passer le pire moment de votre courte vie.
- J'en suis très honorée, soupira celle-ci, essaie cette robe et nous en reparlerons.
- Non !
- Ne me force pas à rentrer et à te la mettre de force, gronda la rousse.
A force de discussions et de persuasions, June accepta enfin d'enfiler le morceau de tissu. Lorsque son amie ouvrit le rideau, un large sourire étira les lèvres de la préfète alors qu'elle admirait son amie, qui rougissait de honte devant le miroir.
- Parfait… souffla-t-elle.
- Je ne la prends pas.
- Pas la peine, je te l'offre.
La brune écarquilla les yeux, outrée, et commença à sortir divers arguments pour convaincre son amie :
- Je ne la mettrai jamais, ne compte pas sur moi pour la porter pour ce stupide bal, elle coûte trop cher, je n'en veux pas…
La rousse ne perdit pas son sourire pour autant, se délectant de l'allure de son amie qui était totalement métamorphosée dans cette robe.
- C'est ton cadeau d'anniversaire, je t'ai déjà préparé ton cadeau de Noël, trancha-t-elle.
- Je suis née en avril…
- Tu ne vas pas en plus te plaindre d'avoir ton cadeau en avance !
La jeune femme soupira, à court d'arguments, et accepta de se rhabiller et de rendre la robe à son amie, vaincue. Elle ne pouvait décidément rien refuser à Lily.
Ravie, cette dernière continua de flâner dans les rayons, sa meilleure amie sur les talons qui râlait quelque peu, sortant diverses robes qui lui plaisait. Après réflexion, June lui tendit un vêtement qu'elle contempla longuement, indécise. En réalité, elle avait eu un coup de cœur pour cette robe, avant que son amie ne la lui tende, mais n'était pas certaine que celle-ci lui irait et serait tellement déçue si ce n'était pas le cas. Mais comme elle l'avait fait quelques minutes plus tôt, la batteuse la poussa jusque dans les cabines et l'attendit.
Une fois préparée, Lily mit quelques instants avant de demander son avis à sa meilleure amie. Elle ne se reconnaissait pas dans cette robe, et ne pouvait s'empêcher de tourner dans sa cabine pour s'observer sous toutes les coutures. Une princesse. Elle ressemblait à une princesse. La jeune femme avait du mal à croire que c'était elle qu'elle voyait dans le miroir, et ne put s'empêcher de rougir inconsciemment.
Inquiète, sa meilleure amie tira doucement le rideau pour vérifier que tout allait bien. Elle ouvrit la bouche de stupeur alors que la préfète se tourna vers elle et l'admira sous toutes ses coutures, un sourire large.
- Avec ça, si James ne te saute pas dessus, je ne m'appelle plus June Swan…
- Ce n'est pas vraiment le but… railla l'interpellée, rougissante.
La brune éclata de rire puis ajouta dans un regard attendri :
- Cette robe a été cousue pour toi.
Quelques minutes après, elles payèrent et sortirent de la boutique. Les deux filles continuèrent à se balader dans le village, et s'installèrent avec un groupe de Serdaigle de cinquième année aux « Trois Balais », discutant avec les jeunes filles, qu'elles ne connaissaient que de vue, du bal autour d'une Bièraubeurre. La fin de la journée fut ponctuée de rires et d'anecdotes diverses, détendant les deux jeunes filles.
La nuit était tombée et le dîner terminé quand Lily poussa la porte d'entrée de l'appartement des préfets en chefs. Elle trouva non sans surprise James penché sur la table basse devant la cheminée du salon, écrivant à une vitesse hallucinante la fin de sa dissertation pour le cours de métamorphose du lendemain. Elle resta quelques instants à l'observer, captivée par son air sérieux, sa lèvre qu'il mordille lorsqu'il se concentre, ses cheveux en bataille qui lui tombent devant les yeux… Elle s'arracha à sa contemplation lorsque les yeux noisette intenses du garçon s'enfoncèrent dans ses iris couleur forêt. Il avait un petit sourire en coin sur le visage.
- Tu observes ma beauté digne d'un Apollon depuis longtemps ?
- Idiot, lâcha-t-elle dans un soupir, esquivant avec ça la réponse.
La jeune femme tenait fermement le sachet renfermant sa robe de soirée contre son torse, et s'assit sur le canapé au côté de son ami, lisant par-dessus son épaule son devoir. Lui ne s'intéressait plus du tout à son cours mais au paquet que tenait la sorcière.
- C'est ta robe ? la questionna-t-il en désignant l'objet du menton.
Elle se contenta de hocher la tête, ses yeux toujours rivés sur le bout de parchemin sur la table.
- Je peux la voir ?
La rousse releva la tête et fronça les sourcils, cachant le sachet derrière son dos.
- Non, tu la verras comme tout le monde le jour de la soirée.
Ils restèrent silencieux quelques instants, puis le garçon ouvrit une seconde fois la bouche :
- June va au bal ?
Lily le dévisagea, écarquillant ses yeux verts de surprise, puis éclata de rire :
- Si quelqu'un arrive à la persuader d'y aller, je veux bien faire n'importe quoi !
- En es-tu sure ? C'est si gentiment proposé, susurra le garçon. Tu sais, j'obtiens souvent ce que je veux…
Le brun à lunettes s'était penché près d'elle et elle recula doucement le visage pour que leurs bouches ne se frôlent pas et détourna le regard. Il dégagea sa tête dans un sourire et ajouta dans un murmure :
- C'est Sirius qui se posait la question… quand il l'a vu entrer dans la boutique de robe.
La jeune femme imaginait facilement le garçon brun se cassait la tête pour deviner avec qui sa meilleure amie aurait pu aller au bal.
- Pour le moment, elle n'y va pas. Elle n'aime pas danser à ce qu'il paraîtrait…
Un petit rictus malicieux naquit sur les lèvres du garçon. Une idée venait de le frapper et il murmura avec un petit mouvement de baguette « Accio lecteur vinyle ». Et comme par enchantement –c'est le cas de le dire-, un lecteur vinyle apparut dans la pièce. Lily écarquilla ses yeux de surprise et demanda des explications au garçon qui se contenta de sourire avec amusement :
- C'est toi qui avais amené des vinyles moldus à faire écouter à tes amies non ?
- Oui mais qu'est-ce que…
- Peux-tu aller en chercher un qui te plaît ?
Interloquée, Lily resta quelques instants stupéfaites puis obtempéra. Elle redescendit quelques minutes plus tard et tendit le disque au garçon, les joues légèrement rosées :
- Oui, je sais, c'est un peu vieux, ma mère adore… mais c'est une jolie chanson et …
James ne fit pas de commentaire –il ne connaissait absolument pas cette musique- et plaça le vinyle de la chanson « Stairway to heaven » du groupe Led Zeppelin sur le lecteur. Les premières notes commencèrent à résonner dans la pièce et il tendit sa main droite à la préfète qui l'observa, interdite.
Puis l'éclair de génie, et elle comprit. Elle évita quelques instants son regard alors que son corps et ses oreilles s'imprégnaient déjà de l'introduction du morceau. Comme pour se justifier, le capitaine chuchota pour ne pas troubler l'ambiance qui s'était installée :
- Il faut bien que nous nous entrainions pour le bal…
La jeune fille sourit doucement, puis guidée par une force qu'elle ne connaissait pas, le cœur battant et son ventre se tordant, elle posa sa main dans celle du Potter qui lui sortit son sourire envoûtant. Elle posa sa main sur son épaule et lui son autre main libre sur la hanche de l'adolescente et ils commencèrent à tourner lentement alors que le chanteur entamait les premiers couplets de la chanson :
There's a Lady who's sure all that glitters is gold.
And she's buying a stairway to heaven.
And when she gets there she knows if the stores are all closed,
With a word she can get what she came for.
There's a sign on the wall, but she wants to be sure.
'Cause you know sometimes words have two meanings.
In a tree, by the brook, there's a songbird who sings.
Sometimes all of our thoughts are misgiven.
Lily posa son front contre le torse du garçon qui frémit à ce contact, se laissant couler par ce doux sentiment de protection qui l'envahit alors. Elle se sentait bien, à l'aise, et sentait que la musique du cœur de l'attrapeur était celle qui la rassurait. Ils continuaient à tourner, leurs pieds ne se touchant à aucun moment, en osmose parfaite. James posa son menton sur les cheveux soyeux de la jeune femme et ferma les yeux.
There's a feeling I get when I look to the west
And my spirit is crying for leaving.
In my thoughts I have seen rings of smoke through the trees,
And the voices of those who stand looking.
And it's whispered that soon if we all call the tune,
Then the piper will lead us to reason.
And a new day will dawn for those who stand long.
And the forests will echo with laughter.
It makes me wonder...
La sorcière releva la tête et fixa le visage du Maraudeur. Ils n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, il ne fallait que quelques secondes avant qu'ils ne basculent. Mais la rousse reprit ses esprits et se détacha doucement de l'étreinte du garçon alors que le rythme de la chanson commençait à accélérer. Il l'observa longuement, hésitant entre la surprise, la déception et la compréhension. Elle lui adressa un petit sourire désolé et chuchota, sa voix couverte par la voix aiguë du musicien :
- Il est tard… tu devrais finir ton devoir et j'aimerais me coucher. Bonne nuit.
James se contenta d'hocher la tête alors qu'elle lui tourna le dos et monta dans l'escalier. Il se laissa tomber dans le canapé alors que le disque continuait de tourner et posa sa tête en arrière contre un coussin. Il en avait les mains qui tremblaient, ce moment avait été si intense, si magique. Il ferma les yeux quelques minutes pour redécouvrir les joues rosées de la sorcière, la sensation de son front contre son torse, de ses mains moites dans les siennes, cette décharge électrique qu'il avait ressenti lorsque ses doigts s'étaient posés sur sa hanche… Chaque odeur, chaque sentiment et chaque émotion lui revenait en pleine face comme une douce claque. Si agréable… Il s'était senti juste bien… Comme si être avec elle était inéluctable.
Lily était montée lentement jusqu'à son dortoir, pour ne pas paraître perturbée par la scène qui s'était déroulée plus tôt. Lorsqu'elle s'enferma dans sa chambre, elle se laissa glisser le long de la porte en posant ses mains sur sa bouche, comme pour éviter de pousser un gémissement.
Elle ferma les yeux quelques secondes, le temps de se remémorer cette musique, ces pas, ces regards et ces sensations comme des papillons dans son ventre lorsqu'ils s'étaient retrouvés si près. Mais ça ne devait pas l'atteindre normalement. Il était son ami, c'était tout, et elle ne voulait pas ressentir autre chose pour le brun à lunettes. Et pas de l'amour, non, ça elle le refusait. Pas avec lui… pourquoi, elle ne le savait pas, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle ne le voulait pas.
Et pourtant… elle avait horriblement hâte d'être au bal.
A suivre…
Note de lecture : J'ai écris ce chapitre justement en écoutant « Stairway to heaven» de Led Zep', justement, sortie si mes calculs sont exacts pendant la première année d'étude de James et Lily. (Et l'histoire se déroule actuellement en 1977).
Prochain chapitre, le bal et la description des fameuses robes ;)
