Chapitre 11 : Hantée par ton souvenir
Il lui déplaça une mèche de cheveux puis posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser divin. Comme s'accrochant à une bouée de sauvetage, elle passa ses mains dans ses cheveux noirs sans manquer d'accentuer ses pressions de lèvres. La main du garçon passa sous son tee-shirt et remonta jusqu'à sa poitrine. Chaque parcelle de sa peau qu'il touchait de sa main chaude lui envoyait des décharges dans le corps qui ne faisaient qu'augmenter son désir. Maintenant, il recouvrait son corps de baisers, partant de son cou pour redescendre jusqu'à son nombril. Chacun de ses mouvements, chacune de ses caresses procurait à la jeune femme un plaisir grandissant qu'elle n'arrivait pas à contenir. Il caressa son dos de sa main libre et enleva son tee-shirt, plongeant ses yeux chocolat dans les siens, émeraudes. Elle se sentit vaciller et enleva les lunettes de son amant, qui manquaient de tomber. James caressa le bas de son dos du bout de ses doigts, lentement, sans manquer de baisoter ses lèvres et lui murmura un « je t'aime » au creux de son oreille. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre…
Lorsque Lily ouvrit les yeux, violemment, le corps en sueur et le cœur battant la chamade. Elle se releva et tenta de reprendre sa respiration, posant son regard partout dans la pièce comme si elle découvrait sa chambre pour la première fois. Un soupir de soulagement dépassa le seuil de ses lèvres et elle se laissa retomber en arrière, ses cheveux auburn s'emmêlant sur son oreiller. Elle n'osait pas refermer les yeux, de peur que ces images ne continuent à la hanter.
Depuis la soirée au bal, la rousse revivait en boucles ces rêves, certains aboutissants, d'autres s'arrêtant au moment crucial, comme celui de cette nuit. En y songeant, elle avait horriblement mal au crâne. Elle se passa une main moite sur le visage et essuya la transpiration qui perlait de ses cheveux. Mais à chacun de ses mouvements, pourtant anodins, une scène de ce genre l'oppressait : lorsqu'elle rangeait une mèche de cheveux derrière son oreille, c'était la main de James qu'elle sentait sur sa peau. Lorsqu'elle s'observait dans un miroir, elle se demandait si, comme il le lui avait dit, elle était réellement jolie.
Même pendant ses vacances, il continuait à la perturber.
Pour ne plus repenser à ses fantasmes qui l'obsédaient, elle ferma les yeux et se concentra pour visualiser la scène du bal, cette soirée où on lui vola son premier baiser…
Combien de temps avaient-ils continué à s'embrasser ? Elle ne le savait pas, même maintenant. Tout ce dont elle se rappelait, c'était qu'elle avait eu pendant un instant une perte de conscience et qu'elle s'était laissé couler dans les bras protecteur du brun aux lunettes. Elle avait eu la sensation trop longue que c'était ici qu'elle était bien, que c'était contre son corps qu'elle serait heureuse. On est tellement optimiste quand on est adolescent…
Mais elle avait repris ses esprits avant lui. A ce moment-là, elle s'était débattue pour qu'il la lâche, trop violemment peut-être. Il ne l'avait pas forcé, et au moment où elle avait posé ses mains sur son torse pour le repousser, elle avait senti les larmes lui monter aux yeux. L'espace de quelques secondes, elle s'était dit que ce n'était pas grave, qu'elle pouvait bien oublier sa conscience trop sage pendant une soirée et se laisser aller à un plaisir trop dur à contenir. Mais elle était beaucoup trop sérieuse pour laisser son corps dicter chacun de ses mouvements en continue, et elle s'était détachée du corps de l'attrapeur. Ce dernier l'avait pendant longtemps scruté avec un mélange de désespoir, de déception, de doute, de surprise. Et voir ce regard accusateur et malheureux l'avait déchiré intérieurement. Elle avait alors simplement secouée la tête, faisant voler autour de son visage ses cheveux et avait soufflé un « pardon » avant de s'enfuir. La fleur qui avait retenu ses cheveux était tombée au pied du garçon, et elle imaginait qu'il l'avait ramassé et la scrutait d'un air rêveur. Stupidité.
La sorcière n'avait pas pleuré. Pendant de longs moments elle avait eu les yeux qui l'avaient horriblement piquée et de nombreuses questions lui avaient occupé l'esprit, principalement ce « pourquoi » qui n'obtenait aucune réponse. Elle était remontée dans sa chambre, fuyant ses amies et s'enfermant à double tour pour que personne ne vienne la déranger. Là, elle avait longtemps réfléchi et n'avait presque pas dormi. Le lendemain, elle s'était levée aux aurores pour ne pas croiser le Potter et était montée la première dans le Poudlard Express, alors qu'elle n'avait pas spécialement envie de rentrer chez elle. Mais tous les prétextes étaient bons pour ne pas croiser ce regard chocolat…
Et depuis le début des vacances, elle se torturait l'esprit. Et pour qui ? Pour James…
Si seulement il ne l'avait pas embrassé… tout aurait été tellement plus simple. Ils seraient restés des amis, ils continueraient à rire ensemble et elle lui aurait écrit une carte pour Noël. Mais elle n'osait plus, elle ne voulait pas qu'il se fasse de fausses illusions. Elle gardait donc le cadeau qui lui était destiné sur son bureau. D'une relation plus poussée avec lui, elle n'en voulait pas. Ils étaient simplement amis. C'était tout.
Mais qui Lily essayait-elle de résonner ? Les autres ou elle-même ? C'est pour éviter ce genre de question embarrassante qu'elle n'avait pas parlé de la scène à ses amies, elles en auraient immédiatement déduit quelque chose de faux. Elles auraient cru qu'elle était amoureuse, ce qui n'était pas le cas. Inconsciemment, elle avait peur et se bloquait elle-même.
Elle se refusait à voir la vérité en face. Elle ne voulait rien de plus que de l'amitié envers James. Pourquoi l'a blâmait-on d'être trop égoïste ? Pendant longtemps elle s'était demandé pourquoi est-ce qu'elle empêchait son esprit de vouloir autre chose. Et la réponse s'imposait tout naturellement à son esprit : la préfète avait tant appris à le détester durant toute leur scolarité que le simple fait d'accepter son amitié avait été difficile. Et puis elle ne voulait tout simplement pas. Pour des raisons obscures. L'aimer, lui, lui faisait atrocement peur. Parce qu'il s'appelait James Potter et qu'il déblatérait à tout va qu'il était fou amoureux d'elle. Et elle n'en croyait pas un mot.
En effet, comment croire quelqu'un qui depuis tout petit s'amuse à se moquer des gens et qui répète à tort et à travers qu'il veut sortir avec elle ? Qui dit que tout ça n'est pas qu'un tissu de mensonge ?
La voix rocailleuse de sa meilleure amie revint s'insinuer dans son esprit pour ne plus la quitter, comme une douce mélodie qu'on a dans la tête :
- Depuis le début de l'année, je les trouve étrange… surtout Sirius et James. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment. J'ai l'impression qu'ils nous préparent une mauvaise farce.
Ou encore…
-Ecoute Lily, j'ai le pressentiment que tout va de travers, que ce jeu de l'amitié avec eux, c'est du pipo.
Lily ferma ses yeux verts quelques instants pour les ouvrir avec détermination : non, elle ne se ferait pas avoir, c'était ce qu'elle s'était pendant longtemps promis. Et surtout, elle ne serait pas déçue.
La rousse jeta un coup d'œil rapide à sa montre et réalisa qu'il était déjà sept heures. En temps normal, elle aurait continué d'essayer de fuir ses songes dans son lit mais elle écarta sa couverture et posa ses deux pieds sur le sol froid de sa chambre. Comme beaucoup d'adolescent elle aurait rétorqué que ce n'était pas important et que non, elle n'était pas en train de se presser pour arriver dans le salon. Mais une force étrange, appelée « le cœur d'enfant » la poussait hors de sa pièce et en bas des escaliers pour observer dans un sourire les cadeaux qui s'étaient empilés autour du sapin. C'était Noël.
Sa sœur Pétunia la rejoignit rapidement, affaissée contre l'ouverture de la porte à la scruter avec un air empli de dédain à son égard.
- Alors la sorcière, on ne vous apprend pas à grandir dans ton école de fou ? Il faut encore que tu sois là à baver devant de stupides cadeaux à ton âge ?
Mais Lily ne prêta aucune attention à son sarcasme. Elle savait parfaitement que, derrière son dos, elle scrutait les paquets avec cette même avidité qui caractérisait les enfants. A cette pensée, elle ne put s'empêcher de sourire.
Elle s'accroupit et fixa quelques instants la montagne de cadeau qu'il semblait lui appartenir, sourcils froncés en signe d'incompréhension. Cette année, la pile de cadeau était plus importante que les autres années, et elle ne voyait pas de qui ça pouvait venir. Pourtant, jamais leurs parents ne faisaient de distinction entre les deux filles le jour de Noël et elles avaient toujours une quantité de présents plutôt égale. Et cette différence ce jour-là, sa grande sœur l'avait bien remarqué :
-Pff, ça doit être de stupides cadeaux inutiles de tes « amis » aussi bizarres que toi.
-N'insulte pas mes amis, répondit la rousse sèchement, ou tu le regretteras.
- Comment ? Tu vas me lancer un de tes sorts ? Laisse-moi rire, il y a plus terrifiant que des étincelles qui sortent d'un vieux bâton. Et en plus, tu n'en as pas le droit ma p'tite.
Les deux adolescentes n'eurent pas le temps de se lancer de nouvelles piques que leurs parents arrivèrent dans le salon, à moitié-endormis mais tout sourire. Ils les saluèrent et le père des deux filles commença :
- La plupart de ces cadeaux –il désigna du doigt les paquets de Lily- sont arrivés par hiboux au cours de la nuit. Ils ne m'ont pas épargné !
Et il montra ses doigts enchaînés par de nombreux pansements et la famille ne put s'empêcher d'éclater de rire. Puis, invité par leur mère, les deux filles durent se faire violence pour ne pas se jeter sur leurs présents.
Lily décida d'ouvrir ceux que lui avait montrés son père sans faire attention à l'éclat de joie de sa sœur qui jubilait devant un service complet de maquillage.
La rousse découvrit alors, avec une certaine émotion, une robe magique qui peut prendre la forme qu'on le désire par la pensée, offerte par Erin et Katherina réunies. Elle eut un petit rictus en ouvrant le cadeau de sa meilleure amie, le dernier album des Green Wizards (la brune s'était jurée de rendre fan la préfète en chef).
Puis elle ouvrit les derniers paquets envoyés par d'autres amis de Poudlard. D'ordinaire, seules ses trois amies lui en envoyaient, et elle ne voyait pas de qui pouvaient venir les autres. Et pourtant, une idée lui avait traversé l'esprit…
… qui s'avérait exacte : son visage s'étira de surprise au fur et à mesure qu'elle découvrait les noms des destinataires : Remus lui avait envoyé un intégral des meilleurs livres de sortilège disponibles à la vente, et cette attention la toucha plus qu'elle ne voulait car les sortilèges étaient sa matière préférée, et elle s'imaginait déjà dévorant chacun des ouvrages et apprenant des sorts complexes. Elle retint un éclat de rire en ouvrant le paquet envoyé par Sirius et Peter, contenant diverses farces et attrapes (comme les ballons lumineux increvables ou un kit pour faire pousser les verrues) avec, ajouté en guise de note : « Avec ça, tu pourras te dévergonder un petit peu plus, mais te connaissant, tu vas certainement t'en servir pour prévoir les prochaines farces de pauvres élèves innocents soucieux de mettre simplement un peu d'animation (bien sur, personne n'est visé spécialement avec ce genre de propos) ».
Une bouffée de chaleur l'envahit et elle se sentit incroyablement émue d'avoir reçu une attention particulière de la part des Maraudeurs (même si elle-même leur avait prévu à chacun un petit quelque chose) et se sentit incroyablement redevable et heureuse en pensant qu'il la considérait réellement comme leur amie.
Mais il restait un dernier cadeau de la part de sorciers. Et elle avait peur que ses doutes concernant son destinataire s'avéraient fondés, ce qui serait certainement le cas.
Elle avança doucement la main et saisit un petit paquet bleu clair qu'elle devinait emballé à la main. Et ce simple détail ne pu l'empêcher de rougir. La sorcière déballa lentement le paquet en tirant doucement sur le ruban bleu marine, et ses mains tremblèrent alors qu'elle découvrit le présent :
C'était un bracelet, peut-être moldu ou peut-être sorcier, où étaient enfilées différentes perles de différentes tailles et de différentes formes, brillant d'un vert ensorcelant incrusté de motifs blancs discrets. Pendant longtemps elle fixa le bijou sans bouger, enchanté par sa beauté et hésita quelques secondes avant de se le passer au poignet. Il lui allait comme un gant.
La rousse se décida enfin à lire le papier qui accompagnait le présent, légèrement tremblotante et la lèvre à moitié ouverte :
J'ai essayé de dénicher un vert aussi fascinant que tes yeux, mais je n'ai pas trouvé. Certainement parce que ta beauté est unique.
Joyeux Noël,
James.
Elle ne savait pas si elle devait se sentir heureuse ou affreusement triste. Pourtant, ce fut ce deuxième sentiment qui l'emporta sur le premier et elle se leva sans plus de cérémonie et s'enfuit en courant dans sa chambre. Une fois arrivée, elle se laissa tomber sur son lit et se mit à frapper dans son coussin. Elle ne pleura pas, mais son estomac se tordait et envahissait son corps d'une douleur sans nom. Elle ne savait pas pourquoi, mais ça lui faisait mal. Pourquoi s'acharnait-il ainsi ? Pourquoi l'avait-il choisie, elle, pour son jeu ? Ce n'était pas de lui qu'elle voulait. Ce n'était pas lui son prince charmant.
Du moins, c'était ce à quoi elle essayait de se rattacher pour ne pas tomber. Car inconsciemment, c'était James qui occupait maintenant ses pensées.
La sorcière laissa un cri s'échapper de sa bouche et ses points sur son oreiller se firent plus lents, plus désespérés, plus fatigués. Elle en était sûre, si June avait été en face d'elle, elle lui aurait sorti un sermon stupide sur le fait qu'elle était amoureuse du Potter, qu'elle le voulait ou non et qu'elle n'avait aucune raison de repousser ça. Mais son amie n'était pas dans sa tête et ne savait contre quel dilemme elle se battait : choisir de le croire, au risque de se casser les dents et de subir une humiliation dont elle aurait du mal à se relever, ou faire comme elle l'avait toujours fait, c'est-à-dire rester sérieuse et suivre sa voie et oublier ces sentiments qui s'entrechoquent en elle. Ce serait douloureux au début, mais elle ne regretterait certainement pas… Peut-être.
Des petits coups résonnèrent contre sa porte en bois et la rousse releva la tête pour apercevoir sa mère dans l'encadrement de la porte. Les cheveux de l'adolescente étaient tout éparpillés sur son visage et Madame Evans sourit doucement à cette vue. Elle ferma la porte derrière elle et avança d'un pas de souris pour s'asseoir près de sa fille et lui remettre ses mèches en place. La jeune femme se laissa faire. Elle était de celle qui appréciait toujours les doigts tendres de ses parents parcourant son visage avec douceur, ses cheveux… C'était un semblant de lien qu'elle gardait avec sa famille qu'elle ne voyait que trop rarement.
-Que t'arrive-t-il, Lily-chérie ?
-Maman… soupira l'interpellée, arrête de m'appeler comme ça.
-Seulement si tu réponds à ma question.
L'adolescente leva les yeux au ciel et grimaça, montrant très clairement qu'elle ne voulait pas aborder le sujet avec sa génitrice.
-Il n'y a rien.
Le visage de la mère s'adoucit, et tandis qu'elle continuait ses caresses sur les cheveux de son enfant, elle murmura d'une voix tendre :
- Tu sais, même Pétunia a remarqué que quelque chose n'allait pas. Et elle ne l'avouera jamais mais je suis certaine qu'elle est inquiète pour toi.
Lily haussa un sourcil, manquant d'exploser de rire. Sa jalouse de sœur inquiète pour elle ?
-Si un jour elle montre un semblant d'affection fraternelle à mon égard, je ne m'appelle plus Lily Evans.
-Tu es dure avec elle. Elle l'a cachée, mais une mère ressent ces choses là.
La jeune femme haussa les épaules en marmonnant un « à d'autres » à peine intelligible.
-Mais je t'assure maman, il n'y a rien.
- Je n'ai pas élevée mes filles comme des menteuses, réprimanda-t-elle avec une autorité peu terrifiante avec ce sourire qui barrait son visage. J'ai eu ton âge et j'ai déjà été amoureuse.
La sorcière se releva brusquement, le visage rouge de colère et d'embarras. Elle fixa les petits yeux bleus dont elle n'avait pas hérité et articula, proche de l'explosion :
-Je ne suis pas amoureuse de qui que ce soit.
Sa mère souffla doucement puis se perdit dans ses souvenirs, un sourire rêveur flottant sur son visage, ce qui énerva passablement l'adolescente qui serra les poings.
-Admettons que tu ne sois pas amoureuse. C'est un beau garçon ?
-Plutôt oui…
Elle plaqua une main devant sa bouche, prise à son propre piège. Madame Evans sourit malicieusement et hocha des sourcils, montrant à son enfant sa supériorité dans ce domaine.
-Admettons toujours que tu ne sois pas amoureuse. Comment est-il ?
-Je ne vois pas de qui tu parles, répliqua la rousse, songeant qu'elle ne se ferait pas avoir deux fois de suite.
Sa mère se perdit dans la contemplation du visage de sa fille cadette et lui caressa doucement le visage.
-C'est fou à quel point tu me ressembles quand j'avais ton âge. Mais tu as les yeux de ton père.
Le silence se fit dans la pièce et au rougissement qui teinta les joues de sa maman, la sorcière imagina parfaitement qu'elle avait une nouvelle fois plongée dans ses folles années comme ça lui prenait souvent depuis quelques temps.
- Tu sais, quand je l'ai rencontré je ne supportais pas ton père. Il faisait tout et n'importe quoi pour me conquérir. Puis j'ai cédé à la tentation et maintenant nous sommes mariés et avons deux magnifiques filles.
L'adolescente roula des yeux, fatiguée par le clichée de la situation. Mais sa mère se leva et murmura :
- Pour toi, ça m'a l'air différent. Nous n'avons pas été sorciers, et je suis sure que cette guerre comme tu le racontes si souvent change tout au tout. Et puis tu es si compliquée ma Lily… Mais ne laisse pas échapper ce garçon, surtout s'il est beau, qu'il te prend autant la tête et qu'il écrit aussi bien.
Elle déposa le mot de James à côté d'elle et quitta la pièce dans un sourire. Lily relut le mot une dizaine de fois, y cherchant un sens caché ou quelque chose qu'elle devait comprendre. Mais ce genre d'histoire n'existait que dans les films qui passaient parfois à la télé.
Lily repassa doucement ses doigts sur ses lèvres et se remémora le baiser. Elle y avait participé, certes. Mais elle avait ensuite repoussé le garçon. Si elle avait perdu le contrôle quelques instants, elle s'était reprit et avait agi comme elle le voulait réellement. Elle s'était laissé tromper par son propre comportement.
Elle passa une main sur son front et scruta longuement les présents des Maraudeurs, puis le bracelet vert qu'elle avait gardé tout ce temps autour de son poignet. Depuis qu'elle les fréquentait, elle n'était plus Lily Evans. Depuis qu'elle le fréquentait, elle ne contrôlait plus rien. Et ça n'allait pas du tout, il fallait qu'elle se reprenne.
Et pour ça, il faudrait qu'elle chasse de sa vie James… et les Maraudeurs.
A suivre…
Note de lecture : Je suis horrible, diabolique, cruelle et j'en passe. J'en viens à me détester moi-même. Donc la partie qui arrive ne plaira certainement pas à tout le monde et j'en suis désolé, mais j'écris ce que je veux (d'abord xD) au gré de mes envies et je n'ai plus qu'à espérer que ça vous plaira à vous aussi.
Voici un chapitre très court, dont je ne suis pas entièrement sure (mais bon je teste quand même on verra), plus court que les autres de « transition », comme l'étaient le chapitre 3 et le chapitre 6. Sauf que ces deux chapitres étaient beaucoup plus longs. Et on attaque une partie beaucoup plus centrée sur James et Lily (à la base c'est quand même un JamesxLily donc bon…je ne veux pas que Sirius et June leur volent la vedette).
J'ai compté, si je ne change pas (encore) d'avis et si je ne rajoute pas des trucs, il reste 6/7 chapitres + l'épilogue… que d'émotion !
