Bonsoir à toutes et à tous :)

Voici un nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira autant que le premier !

Merci à Manon, aurelie-leon, miistii et dreams-twilight d'avoir laissé des commenaitres.

Manon : Notre beau Edward arrive bientôt ! Pas dans ce chapitre, ni dans le suivant, mais dans le quatrième, si je ne me trompe pas ! Je te laisse la surprise !

Aurelie-leon : Je suis ravie que mon histoire te plaise :)

Bonne lecture ! ^^

Chapitre 2

Donc, pas de shopping. Ou le moins possible, juste le minimum. Je restais le moins longtemps possible dans les magasins, de peur que trop de sentiments, trop de souvenirs remontent à la surface et que je ne m'écroule devant une foule de gens trop curieux. J'entrai dans les boutiques, prenais les premiers habits pour le moins sobres que je trouvais, en regardant juste s'ils étaient à ma taille, et passais à la caisse… quand j'avais les moyens. Autrement, je ressortais en quatrième vitesse. Les portails antivols n'avaient pas le temps de se rendre compte de mon acte que je me trouvais déjà à l'appartement, pleurant, gémissant et m'effondrant, au sol.

Je sortis de l'armoire une tunique noire et un jeans clair. Quelque chose de passe partout. Quelque chose de simple et qui n'attirerait pas l'intention. J'avais beau me dire cela, je savais que ce n'était pas le cas. Combien de fois m'étais-je faîte sifflée à la sortie de bars, de boîtes ou tout simplement dans la rue, par des hommes saouls ? Des idiots qui ne savaient pas qu'ils risquaient leur vie en faisant cela. Parce que oui, j'avais envie de les tuer, à cause de leurs manières déplacées. Si leur sang n'avait pas été dégradé par l'alcool, ils le seraient.

J'attendais la fin du jour, le noir complet pour sortir. Allai-je faire une victime, ce soir ? J'en avais terriblement envie. Je le voulais, je voulais m'amuser. Quand je pus enfin voir les étoiles apparaître dans cette nuit sans lune, je sortis. Je ne fermai pas la porte à clé, derrière moi. Qu'y avait-il à voler, chez moi ? Rien. Et je ne craignais pas les squatteurs pour la simple et bonne raison que rares étaient ceux qui s'installaient dans ce quartier. Trop dangereux. Beaucoup, beaucoup trop dangereux.

L'odeur d'urine était deux fois plus présente dans le corridor que dans l'appartement. Je descendis par les escaliers, sachant qu'il y avait très peu de chance que l'ascenseur me mène jusqu'au rez-de-chaussée. Au premier, les petits enfants des Douglas. Quels teigneux, ceux-là... Ils mériteraient une bonne paire de claques de leurs parents ! Quatre petits cons, je n'avais pas d'autres mots pour les qualifier. J'avais toujours eu envie d'en tuer un ou deux et je sentais que si je ne me contrôlais pas, j'allais vraiment le faire, un de ces jours. Ils avaient tous entre neuf et seize ans. Ils venaient dormir chez leurs grands-parents une à deux fois par semaine et c'était toujours le même bordel ! Ils faisaient un grabuge pas possible ! En passant à côté d'eux, leur aîné se leva et eu la mauvaise idée de me tirer par le bras, pour m'attirer à lui. N'avait-il pas le moindre instinct de survie ? Il semblerait bien que non. Ma foi… Il y avait des gens comme ça. Comme moi, lorsque j'étais encore humaine.

Il se plaça devant moi, s'approcha dangereusement et plaqua sa main sur mes fesses.

-Alors… T'as pas envie de t'amuser un peu ? Je suis sûr qu'on peut faire plus "ample" connaissance.

Il l'avait cherché. Je m'étais retenue bien assez longtemps. Je me penchai contre sa gorge puis finis par remonter vers son oreille, de telle sorte à ce que ses frères ne m'entendent pas.

-Rejoins-moi dans trois heures à l'angle du bâtiment. Et je te ferai passer les meilleures minutes de ta vie. Mais n'en parle pas à tes frères. Juste nous deux, ce serait mieux, tu ne trouves pas ?

Il hocha positivement la tête, hypnotisé par ma voix. Tant mieux. Ca n'en serait que plus rapide. Il se pourrait bien que les Douglas aient un petit-fils en moins, dès demain. Puis, il me laissa partir, sûr que je me trouverais bien au point de rendez-vous dans quelques heures. Et en effet, j'y serais.

Je sortis de l'immeuble et me dirigeai contre un lieu inconnu. J'avais seulement tiré à gauche. Je ne savais pas où le vent me mènerait. Je savais seulement que dans trois petites heures, j'allai tuer un jeune. Il n'allait pas être une grande perte pour le monde. Un futur toxico ou peut-être un dealer. En le tuant, j'allai sauver une dizaine de vie. Cette idée ne me plaisait guère. Je voulais tuer, pas sauver. Je voulais faire souffrir, pas aider. Mais bon… Il m'avait quand même mis la main aux fesses et je n'allai pas me laisser faire ainsi ! Si je ne l'arrêtais pas de suite, ce petit merdeux, ce seraient d'autres filles qui allaient payer et, bien que j'aime la souffrance, s'il y avait une chose que je ne supporte pas, c'était bien le viol. Et ce môme est sur le point de préparer un sale coup, alors bon débarras !

Je remontai l'allée, essayant de me concentrer sur les effluves du sang humain me passant à côté, plutôt que sur les odeurs ignobles de pourritures, d'huile de vidange et d'excréments, des environs. Je savais où aller, pour leur échapper. Ce n'était pas très loin, à pied, et je serai de retour largement à temps pour m'occuper du petit-fils Douglas.

En penchant ma bouche vers sa jugulaire, j'avais pu sentir son odeur et je devais dire qu'elle était tout à fait acceptable. Je trouvais ça plutôt étrange, du fait que je ne supportais généralement pas un sang ne provenant pas d'une personne heureuse, et surtout, d'une personne amoureuse. J'avais failli craquer. J'avais failli le vider de son sang devant ses petits frères. Mais où aurait été le plaisir ? Non. J'allai attendre et en profiter le plus possible.

J'entendis un sifflement à ma droite et je savais qu'il était pour moi. Je ne me retournai cependant pas. J'en avais marre. Peut-être allai-je quitter Boston pour quelque chose de plus petit. Une petite bourgade telle que Forks. Je bloquai mon esprit à cette pensée. Je ne voulais pas me souvenir. Pas maintenant. Mais ces petits lieux ne renfermaient pas beaucoup de couples heureux. Très peu, même. Sans parler des couples âgés, bien sûr. Il y en a plus à Forks que dans tout Boston. Ca faisait peur de voir que l'amour dans les grandes villes ne tenait pas plus de quelques années. Mais bon, problème d'argent, était quelque chose de très banal, ici, comme partout ailleurs. Je n'allai donc pas gagner une autre ville. De plus, j'étais le tueur de couples de Boston. Je n'allai tout de même pas me faire appeler le tueur de couples du dernier bled paumé. Non. Je devais rester à Boston et supporter les sifflements. Tant pis. Je n'allai pas en mourir tout de même. Dommage.

Je sortis de la rue et filai vers mon lieux de prédilection. Je dévalai les allées, les routes, les passages piétons. Je ne me pressai pas, sachant que j'y serai bien assez tôt. Je traversai les lieux sans m'y attarder. Je pus apercevoir l'eau. J'y étais presque. J'augmentai l'allure. J'y arrivai. Je traversai une dernière fois la route et y fus. Ce n'était rien d'autre qu'un parc. Un parc magnifique. Il se trouvait au bord de l'eau. Depuis ici, nous pouvions voir une partie du centre ville et un pont, dont je ne connaissais pas le nom. La vue était sublime. Il y avait des arbres et des bancs. Mais tout cela, je m'en fichais. Le plus important, la chose primordiale, était que ce parc était le seul de toute la ville où étaient plantés des freesias. Je m'allongeai par terre, près des fleurs. J'humai leur odeur comme j'humai celle d'Edward, lorsqu'il était encore auprès de moi. Je me laissai aller à mes divagations. Etrangement, ici, elles me faisaient moins mal. Comme si, à travers ces freesias, je ressentais sa présence. Mon cœur s'apaisait et laissait une douleur supportable en moi.

Au ciel, toujours les mêmes étoiles. Combien de fois avais-je espéré les rejoindre ? Combien de fois avais-je prié ne plus souffrir, ne plus me souvenir ? J'avais mal. Mal en repensant à tout ce que j'avais laissé derrière moi. Mal à cause de mon père. Je l'avais abandonné. Mal à cause de ma mère, parce qu'elle devait tant se faire de soucis pour moi. Mal à cause de Jake, parce qu'il avait été là pour moi et que, pour le remercier, j'étais partie, sans un mot, du jour au lendemain. Sans adieu. Mais je ne me souvenais que très peu d'eux. Leurs visages étaient flous et presque méconnaissables. Pourrai-je les reconnaître, si je les voyais dans la rue ? Oui, quand même. Du moins, je l'espèrai. Je ne tenais pas à tuer l'une de ces personnes. Bien que je les aie abandonnées, je les aimais. Bien moins qu'Edward, certes, mais d'une autre manière. Après tout, il s'agissait de mes parents. De mon meilleur ami. Alors oui, je les aimais.

Je reposai mes yeux, une fois encore, sur les magnifiques fleurs m'entourant. Elles étaient si belles, comme lui. Et à la fois comme moi, quand j'étais humaine. Si fragiles. Un rien pouvait les briser. Comme je pouvais maintenant briser un humain, comme le petit-fils Douglas. Je souris. Je m'imaginai déjà lui infliger les pires tortures. Je pouvais faire tellement de choses. Je pouvais tout faire. Absolument tout, avant de laisser son cadavre mort sur la chaussée. Je voulais voir la peur dans son regard. Je voulais qu'il me supplie de lui laisser la vie, avant de la lui ôter cruellement. Je voulais le voir pleurer et gémir. Crier. Non. Pas crier. Je ne voulais pas attirer l'attention des gens et qu'un imbécile vienne me déranger. Je voulais que cela se passe entre lui et moi. Rien que nous deux. J'allai bien rigoler. Ensuite, je rentrerai à l'appart et je prendrai une bonne douche, tout en essayant de ne pas penser à ma minute d'humanité. Et enfin, la vie reprendrait son cour. J'irai m'allonger au sol. Sur mon matelas, peut-être. Je pleurerai mon aimé, mon Edward, mon amour perdu, des heures durant, avant de me retrouver un couple. J'en ferai un excellent repas. Et tout recommencerai, encore, encore et encore. Une nuit sans fin. Pire encore. Une nuit sans lune. Sans Edward. Sans lumière pour me guider. J'étais aveugle dans ce monde de fou. Aveugle et malade. Maladie de cœur. Incapable de penser à lui, sans faire une crise de nerfs, de faire des crises de sanglots, sans larmes, de me tourner et retourner sans cesse, essayant de refermer le trou béant de ma poitrine, essayant de faire partir le poids dans mon estomac. J'étais bien pitoyable, sans lui. Avec lui, j'étais tout. Sans lui, je n'étais rien. Juste l'ombre de moi-même. Une âme en peine. Si j'en avais encore une. Oui. Sans lui, sans Edward, je n'étais rien.

Plus de deux heures cinquante plus tard, je me relevai. J'allai aller tuer le morveux. Peut-être que s'il avait bon goût, je tenterai peut-être avec le reste de sa famille. Non. Trop dangereux. La police pourrait facilement remonter jusqu'à moi. Il fallait éviter de faire trop de dégâts dans mon quartier.

Je partis lentement, avant de m'élancer, à vitesse surhumaine, à travers la ville. Neuf minutes plus tard, je me trouvais à l'angle de ma rue et vingt secondes encore plus tard, à l'angle de mon immeuble.

Je m'engageai à l'intérieur. J'avais peur. Pourquoi ? Pourquoi craignai-je cet humain si fragile et si insignifiant ? J'avais peur de ne pas y arriver. Peur de ne pas réussir à le tuer. Il n'était ni heureux, ni amoureux. Selon mon point de vue, il était innocent. J'avais peur de tuer un innocent. J'avais peur de tuer quelqu'un qui ne souffrait pas avec moi. Parce qu'à ce moment-là, la coupable, ce serait moi.

Alors, comment ? Donc pour résumer, Bella pense que les couples heureux sont coupables de son Malheur. Et donc qu'en tuant des personnes "coupables", elle est innocente. Le petit fils Douglas étant heureux, il est "innocent". C'est à ce moment elle qui est coupable! C'est ce que cela veut dire ! ^^

Comment avez-vous trouvez ce chapitre ? Vous réjouissez vous du prochain ? Voulez vous la playlist de cette fiction, je peux vous la noter, si vous voulez! :)

A bientôt, Madisson'