Bonjours à toutes et à tous :)
Voici donc un nouveau chapitre qui, je l'espère, vous plaira.
Merci à Marie et Dreams-Twilight d'avoir laissé un commentaire sur le précédent.
Dreams-Twilight : Vivement que les Cullen arrive, hein ? xD Y aura une petite surprise pour toi tout à la fin du chapitre. Pour la découvrir, il faudra que tu lises la note de pied de page :)
Marie : Mais de rien pour les réponses, j'adore répondre. :D Ravie que mes chapitres te plaisent. Je suis désolée néanmoins d'avoir à t'annoncer ça, mais je ne peux pas encore te dire qui est Monsieur 3, ça péterait toute l'histoire ^^'
Bonne lecture à toutes et à tous !
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Chapitre 4
Plus le temps passait, plus la douleur revenait et plus j'avais envie de revoir cet homme. Il avait réussi à me faire oublier Edward. Il avait réussi à faire disparaître son image de mon esprit. Son image, son odeur, ses lèvres, ses caresses si rares mais tellement merveilleuses. Je ne savais pas comment il avait fait, ni pourquoi il l'avait fait, mais il l'avait… fait, tout simplement. Je savais pourtant que je devais me méfier de lui. Je savais qu'il était dangereux pour moi. Il avait abusé de moi, sans que je ne m'en rende compte. Il avait pris possession de mon corps, d'une façon dont j'ignorais tout mais je m'en fichais. J'avais toujours, près de moi, sa chemise mais je n'arrivais pas capter son odeur. Comme s'il ne l'avait jamais mise. Comme s'il ne l'avait jamais portée, touchée, ou même approchée. J'étais en rage. Je fulminai. Quel genre d'humain était capable de telles choses ? Puis je réfléchis. Et si ce n'était pas un humain ? Non. Ca devait être un humain. Il n'était pas vampire. Et encore moins loup-garou. Il devait donc être humain. Un OGM ? Organisme Génétiquement Modifié ? Malgré l'extravagance de cette hypothèse, c'était celle qui me paraissait la plus logique.
Puis, une fois encore, je me rendis compte que je ne pensai plus à Edward. Dès que j'eus remarqué cela, le trou béant de ma poitrine se rouvrit. Ca me faisait mal de l'oublier. Je m'agenouillai au sol, serrant la chemise contre moi, comme si, à l'instar de son propriétaire, elle pouvait m'aider. Mais la douleur ne fit que redoubler, alors que je laissai échapper un gémissement de douleur. Comment arriverai-je vivre un jour ? Je n'étais pas capable d'oublier. Et en me souvenant, je souffrais le martyre.
Les Cullen m'avaient détruite. Je n'étais plus rien. J'étais minable de m'abaisser à ce point pour eux, à cause d'eux. Mais j'étais incapable de faire autrement. J'avais envie de me venger. De leur faire du mal, comme eux m'en avaient fait. Je ne savais malheureusement pas où ils étaient partis. Je connaissais leur ancien domicile, la villa, mais je ne savais rien d'autre. Et là, une idée sublime me vint à l'esprit. Ils avaient dû partir très, très vite. Par conséquent, tous les meubles et toute la maison étaient restés en état. Ils reviendraient sûrement un jour. Dans quelques années…
C'était décidé. Je partais aujourd'hui même pour Forks. J'allai bien rire. Je ne prenais pas de bagage, je n'avais pas l'intention de faire bien long à Forks. Aux alentours de trois heures de l'après-midi, je maudis les nuages de ne pas avoir caché le soleil, aujourd'hui. Quand enfin il tomba derrière l'horizon je pus partir. Je quittai donc mon appart' une seconde fois. Je repensai à ce que j'avais dû faire pour l'avoir, celui-là. J'en avais eu plusieurs. Mon premier était ce que l'on pouvait qualifier convenable. Mon second était celui que j'avais obtenu après ma transformation. Il n'était plus vraiment digne d'être appelé appartement. Plus j'avais déménagé, plus l'état de mes lieux d'habitation s'était dégradé, jusqu'à ce que je tombe là. Dans cette chose informe, puante et défraichie. Le pire était ce que je devais faire pour garder cet appart. Je n'avais plus l'argent pour payer le loyer. J'avais donc dû… m'arranger avec le proprio. J'avais bien dû passer deux heures dans son bureau, à lui faire atteindre quatre fois l'extase, dans toutes sortes de positions différentes, avant qu'il accepte de me garder un mois de plus. D'ailleurs, dans une semaine, ce sera la fin du mois et je devrai repasser dans son bureau. Cette idée me répugna au plus haut point. De plus, j'avais vraiment peur de perdre le contrôle et de le tuer. Non pas qu'il ne le méritait pas, mais il fallait bien dire que c'était le dernier proprio de la ville voulant bien de moi. A croire qu'il y avait une liste noire de tous les mauvais locataires, circulant dans la région. J'en avais marre. Si cela continuait comme ça, je serai vraiment obligée de quitter Boston. Et finies, mes traques. Finies, mes douces victimes de Boston. Non, j'allai rester encore un peu. Tant que mon proprio se laissait faire, je n'avais pas trop de soucis.
Tout en passant devant chez les Douglas, je pus entendre la grand-mère pleurer toutes les larmes de son corps. Elle n'arrêtait pas de se lamenter. « Mon petit amour. » « Mon cœur… » « Un si bon garçon… » Un si bon garçon ? Non mais elle se croyait dans quel conte de fées, celle-là ? Je quittai rapidement le bâtiment et me dirigeai contre la première droguerie du coin. Je volais quelques bombonnes de spray, comme je l'avais prévu. Essentiellement du noir et du rouge. Puis je quittai la ville. Je courrus. Encore et encore et j'avoue qu'il me fallut bien trente-six heures pour arriver à destination. En trente-six heures, j'avais traversé le pays de l'est à l'ouest.
La maison des Cullen était toujours aussi belle, toujours aussi digne d'eux. Elle était parfaite, comme eux, comme lui. La porte était fermée à clé, mais l'ouvrir fut un jeu d'enfant. Il m'avait suffi de briser la vitre. J'entrai et refis le tour du propriétaire, comme je l'avais fait une première fois avec Edward. Je regardai quels dégâts je pouvais occasionner. Je fus ravie de voir que rien n'avait changé. Que ce soit dans les chambres, dans le salon ou dans la cuisine. Je me mis donc au travail. Je commençai par démolir tout ce qui se trouvait à ma portée, meubles, cheminée, cuisinière. Je brisai les vitres et formai des trous dans les murs. Dans le salon, le canapé y passa, aussi. Je lui détruisis son cuir et lui enlevai sa mousse, que je posai négligemment sur le côté. Je m'en pris au lecteur DVD, à la télé, à la chaine hi-fi. Je bousillai les lustres, la table basse, à tel point que la pièce en était maintenant méconnaissable. Ne restait que le piano d'Edward, que je me gardai pour la fin.
Je fis les pièces les unes après les autres, ne laissant rien au hasard. Je gagnai ensuite leurs chambres. D'abord celle d'Alice. Je me dirigeai vers sa penderie. Je pris tous les vêtements s'y trouvant et les posai sur le lit. Je déchirai chaque pièce, que ce soit robe, pantalon, pull, jupe en soie, en coton ou encore en laine. J'aimerai vraiment voir sa tête quand elle verra cela. Je m'occupai ensuite des affaires de Jasper, avec un grand intérêt. Après tout, c'était en grande partie sa faute. Je détruisis ensuite leur lit. Les coussins, furent entièrement plumés, ainsi que les duvets. Je passai à la chambre à Rosalie et Emmett. Bien que je me sois bien défoulée sur les affaires d'Emmett, détruire celle de Rosalie ne me soulageait pas vraiment. Nous n'avions jamais vraiment été amies et elle m'avait tout de suite fait comprendre qu'elle ne voulait pas de moi dans sa famille. Dans la chambre à Carlisle et Esmée, je ne me sentis pas à l'aise. J'avais enfin l'impression d'être une intruse. Mais c'était en grande partie leur faute. Ils auraient pu retenir Edward. Edward vouait presque un culte à son père. Si Carlisle lui avait fait un bon sermon sur le désastre qu'allait être ma vie après leur départ, il serrait resté. Carlisle aurait pu me sauver de la vie que j'avais. Je m'acharnai donc contre ses affaires, avant d'aller faire un tour dans sa bibliothèque, qui lui servait aussi de bureau. Je déchirai chaque page de chaque livre ancien se trouvant dans la pièce, bousillai le reste du matériel médical, et les tableaux...
Ne me restait que la chambre d'Edward. J'entrai. Tout était pareil. Absolument tout. Une rage sans pareil me prit. Je déchiquetai tout. Poster. Canapé. Bibliothèque. Je brisai chacun de ses cd. Tout. Tout y passa. J'étais au bord de la crise d'hystérie. Mon corps était pris de tremblements. Je sanglotai sans larme. Une fois fini, je me calmai. Je quittai la pièce. Rester à l'intérieur me faisait tellement mal. Il fallait que je sorte. Je retournai au salon et fixai désespérément le piano de mon aimé. Comment pouvais-je encore l'appeler ainsi après tout ce qu'il m'avait fait subir ? Je l'aimai et l'amour ne faisait pas de ristournes donc oui, malgré tout ce qu'il avait fait, je l'aimais.
Mes tremblements s'accentuèrent. Etaient-ils dûs au fait qu'une partie de moi voulait plus que tout continuer ce massacre, alors que l'autre essayait de m'arrêter ? Mon bon et mon mauvais moi avaient fait naître ce combat en mon for antérieur et, par conséquent, mes tremblements ? Je ne connaissais pas la médecine vampirique. Je n'en avais aucune idée. Ce fut néanmoins le mauvais moi qui gagna et, en quelques secondes, il n'y eut plus de piano.
Maintenant que j'avais fait chaque pièce de chaque étage, je passai à la seconde partie de mon plan. Je sortis les sprays et longeai les murs avec. Des longues trainées rouges et noires restaient sur mon passage. Je passai dans chaque pièce de chaque étage. Une fois en avoir laissé partout, je revins à mon point de départ, le salon. Je souris à ma nouvelle idée. J'allai leur faire peur. J'allai leur faire croire qu'un humain avec découvert leur secret. Je commençai par taguer des étoiles de David, entourée d'un cercle. Ce signe ayant pour but d'éloigner le diable. Puis, je taguais des mots. « Monstres », ainsi que « Tueurs » et « Buveurs de sang ». Je voulais continuer mais fus interrompue par des crissements de pneus, dans l'allée. J'allai voir par la fenêtree et aperçus la voiture de service de mon père. Charlie. Le voir mit du baume à mon cœur mort. Qui l'avait alerté ? J'aurai voulu me précipiter dans ses bras mais j'avais peur. Peur qu'il ne me reconnaisse pas. Peur qu'il voit ce que j'étais devenue. Peur qu'il ne veuille pas me serrer dans ses bras. Je partis donc à vitesse vampirique hors de la maison, en passant par le jardin. Je regagnai Boston à pied. Je traversai complètement le pays en courant. Je n'étais néanmoins pas fatiguée, pas courbaturée. Je regagnai mon appart' et m'allongeai sur mon matelas, attendant que la douleur de mon cœur réapparaisse, plus forte qu'avant.
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Alors, comment ?
Que pensez-vous de ce qu'à fait Bella ? Etait-ce justifié ?
Et j'ai une bonne nouvelle pour vous ! Le prochain chapitre… est du POV… d'Edward !
Bisous à toutes et à la prochaine ! ;)
