Bonjours à toutes (et à tous ?) !

Comme je l'ai déjà fait pour Adreamcalledtwilight, je vais vous placer directement deux chapitre. Il y a deux raisons très simples à cela. Premièrement, ils sont courts. Deuxièmement, ils apporte, certes, le point de vue d'Edward, mais ce ne sont pas les plus intéressants. Il ne s'y passe, à vrai dire, pas grand chose. -'

Merci à toutes les personnes qui ont laissé des commentaire :

Marie

Dreams-twilight

Clairouille59

Jade, et

Twilightdidine27 ^^

Message pour Twilightdidine27 : Alors, effectivement, je me suis relue, j'ai oublié Esmée. OO' (T'as l'œil, dis voir ! ) Mais bon, en saccageant les affaires de Carlisle, on peut partir du principe qu'elle a défoncé celles d'Esmée. Ils partagent tout de même la même chambre, ne l'oublions pas. Dans un de tes commentaires, tu me demandais pourquoi je ne publiais pas mes nouvelles… de quoi parlais-tu, je n'ai pas bien compris ^^'

Une bonne lecture à tout le monde :)

Chapitre 5

Edward's POV

Un an et trois mois, aujourd'hui. Cela faisait un an et trois moi que je l'avais quittée. Bella, ma Bella. Je l'aimais et l'aime encore maintenant de tout mon cœur, de toute mon âme. Rester éloigné d'elle me faisait tant mal, à chaque minute, à instant. Plus que tout, je voulais prendre ma voiture et aller la rejoindre, ne serait-ce que la regarder de loin, savoir si elle allait bien. Je l'espérai tellement. Alice n'avait plus de visions d'elle. Du moins, pas de visions clairs et compréhensibles. Elles étaient floues, vagues. Elle percevait des formes qui ne signifiaient rien. J'avais peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose et qu'elle soit entre la vie et la mort mais Alice m'avait certifié que ce n'était pas le cas. Je lui faisais confiance. Mais Bella, ma douce Bella, mon cœur, mon ange, mon aimée. Je voulais la prendre dans mes bras, je serai prêt à tuer la terre entière, pour pouvoir ne serait-ce qu'humer son odeur, sans risque de la tuer. La solution était pourtant simple. Pas besoin de tuer la terre entière. Juste elle. Je me refusai à cette idée. Bella était une fille qui devait vivre. Elle avait toute la vie devant elle. Elle vivra, sera heureuse. Elle se mariera avec un homme digne d'elle, un homme qui ne risquerait pas de la tuer un jour. Elle se mariera et aura des enfants. De beaux bébés, qui grandiront, et deviendront des gens respectables. Jamais je n'aurai pu lui offrir cela. Jamais elle n'aurait eu ce bonheur, en ma compagnie. Et bien que cela me déchire le cœur de la savoir loin de moi, je préférai mourir que de le lui refuser.

Je m'imaginai son sourire, les rougeurs qui lui prenaient. Sa maladresse, qui la rendait si humaine. J'imaginai ses yeux, leur couleur chocolat. J'imaginai notre baiser. Son haleine, dans ma bouche. J'imaginai tout, absolument tout. Puis, me revint en mémoire ce que j'avais dû lui dire. « Tu ne me reverras plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. » Comment avais-je pu lui dire cela ? Comment avais-je pu lui mentir à ce point ? Je savais que pour elle, plus rien ne serait comme avant. Je savais qu'elle aurait beaucoup de peines à se reprendre. A se relever de la rupture brutale. Elle était si fragile. Aussi bien physiquement que mentalement. Mais elle était humaine. La mémoire de cette espèce s'éteignait vite. Elle finira par oublier.

« Vraiment Edward ? »

« Oui, vraiment. Elle n'est qu'humaine. »

« Et si son amour pour toi était aussi fort que le tien ? Et si cet amour dépassait cette caractéristique ? Y as-tu pensé ? »

Je baissai la tête. Elle devait oublier. Ca ne pouvait se passer autrement. Elle devait oublier.

Plus tard dans la journée, ou dans la nuit, Carlisle rentra de son service. J'entendis la porte se refermer. Je ne faisais plus vraiment attention au temps. Il avait pu se passer trois jours, ou mille ans, depuis la dernière fois que j'étais allé chasser, ça ne faisait aucune différence, pour moi.

« Edward est toujours enfermé dans sa chambre. Cela m'inquiète. »

Carlisle restera Carlisle. Toujours à se faire du souci pour rien. Je ne voulais simplement pas descendre. Je ne voulais pas me mêler à eux. Je savais que si je le faisais, ils trouveraient un moyen de me distraire de ma principale pensée. Bella. Et, il fallait bien le dire, je n'en avais aucune envie. Je voulais avoir moins mal. Je ne voulais pas l'oublier. Je refusai cela. Elle resterait éternellement en moi. Je ferai tout pour. Quitte à souffrir le martyre, comme en ce moment.

Je me trouvai enfermé dans ma chambre, seul, dans le noir, (bien que cela ne changeait pas grand-chose pour moi). Je n'étais pas sorti depuis… Je ne savais plus combien de temps. Assis dans l'angle en face de ma chambre, je ne savais pas quoi faire. Mon cœur mort semblait vouloir me punir de l'avoir abandonnée. Une douleur constante me prenait l'estomac. Je n'étais souvent pas capable de faire plus de quelques pas, avant de m'effondrer.

« Tu n'es pas le seul à souffrir, elle aussi. »

« Elle oubliera. »

« Tu sais très bien que non, alors arrête de faire l'égoïste, et va la rejoindre. »

Non, je ne devais pas craquer. Il le fallait. Pour elle, pour son bonheur, pour son âme. Je me renfermai dans ma peine et des sanglots me prirent. Je pleurai sans larme. J'avais mal, je souffrai. Pourtant, je n'allai rien faire. Rien, mis à part rester assis ici et ne pas bouger, durant les siècles futurs.

J'eus soudain l'impression d'être tiré. Tiré contre ma porte, tiré contre la sortie de la maison, contre la Volvo. J'avais besoin de sortir. Puis, je me rendis compte que c'était contre Forks que j'étais tiré. Je calmai ou du moins tentai de calmer cette pulsion, ne voulant pas me retrouver, dès demain, à l'endroit de tout mes désirs.

« Te rends-tu compte de ce que tu fais ? Tu détruits ta vie et la sienne. Pense à elle, bon Dieu. »

« C'est ce que je fais, je n'arrête pas de penser à elle. Je le fais pour son bien. »

« Non, Edward. Tu le fais pour toi. Tu le fais parce que tu as peur et que tu es un lâche. »

« Je sais. Je sais… »

Ma fichue conscience voulait vraiment retrouver Bella. A moins que ce ne soit que moi, qui perdais la tête. Possible, probable. Sûrement. Et la folie rattrapa l'homme. Mais qu'avais-je encore à perdre ? Je l'avais déjà perdue, elle. Il ne me restait rien.

« Si, Edward. Ta famille. Ton père, ta mère, tes frères et tes sœurs. »

« … »

« Tu ne dis rien, Edward ? Pense à eux ! Pense qu'ils souffrent de ton état. Pense que t'es un sacré enfoiré, pour leur faire subir cela. Et reprends-toi vite, avec ou sans elle, parce qu'il n'y a rien, rien de plus dangereux que quelqu'un qui pense n'avoir plus rien à perdre. »

J'en devenais fou. Cette voix, me répétant inlassablement que ma place était aux côtés de Bella me tuait un peu plus à chaque instant. Je savais que ce n'était pas vrai, que ce n'était que mensonges. J'aurai tellement voulu y croire, cependant. Tellement. Je voulais entendre sa voix. Ne serait-ce même… que quelques secondes. Juste le temps de toucher sa peau, si douce et si chaude. Juste un tout petit peu, juste une fois.

Je voulais mourir. Je voulais ne plus rien pouvoir ressentir. Je voulais... Qu'étais-je égoïste. Je ne pensais qu'à moi. Encore à moi et rien qu'à moi. Mais en effet, je voulais mourir. Je voulais ne plus rien pouvoir ressentir. Je voulais me perdre dans les abîmes de l'enfer. Je voulais… Encore une fois, je voulais. Je devais arrêter de penser à moi. Je devais arrêter de penser tout court.

« Tu sais que tu n'y arriveras pas. »

« En effet. Et ce n'est pas toi qui va m'aider. »

« Pourquoi le ferai-je ? Je désapprouve complètement ton choix. »

« Essaye de comprendre mon point de vue. Tu changeras de position. »

« Essaye de comprendre le mien. »

« Je le comprends mais je ne suis pas d'accord. »

« Ca n'a rien à voir avec un accord. C'est juste ta lâcheté qui prend le dessus, toujours. »

« Si j'étais lâche, je serrai resté. »

« Tu n'as donc pas l'intention d'aller la retrouver ? »

« Non. »

« Je t'aurai prévenu. »

« Prévenu ? De quoi ? »

« De ce qu'il se passera. »

« Que va-t-il se passer ? »

« Je t'aurai prévenu… »

Fin du chapitre 5 ! Passons donc au suivant :D

Chapitre 6

Edward's POV

Qu'avait voulu me dire ma conscience ? Je n'en avais pas la moindre idée. Bella courrait-elle un danger ? Allait-il lui arriver quelque chose ? « Du calme, Edward, tu t'emballes. Tu ne sais pas comment se porte Bella. Elle va sans doute très bien. Cependant, si… Non, pas de cependant. Bella va bien. Point. Ta conscience ne peut pas être au courant de quelque chose que tu ne sais pas. » Si Bella courrait un réel danger, je le saurai. Je l'aurai compris. Chaque détail, chaque chose qui avait un rapport avec Bella, et que ma conscience savait, je le savais aussi. Il n'y avait pas d'autres solutions. Aucun autre aboutissement possible. Il s'agissait seulement de cette voix, qui voulait me faire craquer et prendre un aller simple pour Forks. Je n'allai pas la laisser gagner ainsi, même si elle avait instauré le doute, en moi. Il fallait maintenant que je sache, que je sois sûr.

« Bien joué. »

« Je sais. »

« Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi enfoncer encore plus le couteau dans la plaie ? »

« Parce que je veux que tu ailles la voir et que tu la supplies à genoux des heures durant pour qu'elle te pardonne. »

« Je ne le ferai jamais. »

« Alors je continuerai à te torturer. »

Eh bien… Elle n'y allait pas de main morte. Je n'allai pas me débarrasser d'elle aussi facilement. Je me remis à la contemplation de mes souvenirs en compagnie de Bella. Tout était net, précis et je voulais que ça le reste. Je ne voulais rien perdre d'elle. Jamais. Aussi longtemps que durerait ma longue agonie.

« Edward ? Je sais que tu m'entends. Ecoute, cela fait maintenant plus de deux semaines que tu n'es pas allé chasser. S'il te plaît, viens avec moi. »

Alice voulait m'accompagner, moi, le vampire si insignifiant, si vide et si misérable, sans elle. Je ne voulais pas, moi. Je voulais rester là, ne pas bouger et rester à contempler mes souvenirs, tout en pleurant sans larme.

« Je t'en prie, Edward. Je t'en supplie. »

« Tu entends ? Ca ne te fait rien d'entendre ta propre sœur te supplier de ne pas dépérir ? »

« … »

« Ouais, c'est ça… Ignore-moi ! Comme si cela allait arranger les choses. Mais écoute-là ! Elle ne veut que ton bien. Et toi, comme le parfait imbécile complètement égoïste que tu es, tu ne fais rien pour l'en empêcher. »

« Je suis un monstre. »

« Tu pourrais arranger cela. Prends les clés et… »

« NON ! Non… »

Rien que pour ne plus entendre sa voix, je me levai et gagnai pathétiquement le salon. Alice sourit faiblement, en me voyant. Elle vint près de moi, passa une main dans mon dos et me poussa dehors.

-Nous y allons seuls ?

-Emmett et Jasper, ainsi que Carlisle ont été chasser hier. Rosalie et Esmée ne sont pas ici. Elles doivent revenir dans quelques heures.

J'acquiesçai faiblement. Nous partions, humant les odeurs de la forêt. Je ne sentis pas de bonnes fragrances mais aperçus un ours, pas très loin. Je le pistai et il fut devant moi, quelques secondes plus tard. Dès qu'il me vit, il essaya de s'enfuir. Je me jetai contre sa jugulaire et bus son sang. L'ours finit par ne plus se débattre. Il tomba au sol. Je m'en dégageai et repris ma chasse. Je bus avec excès, ne voulant pas avoir à sortir de ma chambre, avant les deux prochaines semaines. Alice me regardait et je pus lire tous les doutes qu'elle avait et tout ce qui la tracassait. Je n'essayai pourtant pas de la rassurer, sur quoique ce soit. Dans le fond, je m'en fichai.

« Tu es un bel enfoiré. »

« Je sais. »

« Vraiment ? Alors pourquoi ne changes-tu pas ton comportement à son égard ? Ne vois-tu pas qu'elle s'inquiète ? Ne vois-tu pas qu'elle cherche à t'aider ? Tu ferais mieux d'aller la voir, la serrer dans tes bras, et de lui dire merci. »

« Je m'en fiche. »

« Il n'y a que Bella, qui t'intéresse ? »

« Oui. »

« Alors va la rejoindre. »

« … »

« Pourquoi ne refuses-tu pas ? Aurais-tu changer d'avis ? »

« Je ne sais pas. »

J'irai la voir. Je le savais. Peut-être dans deux jours, dans deux ans ou dans vingt ans. Je ne savais pas la date exacte, mais je savais que je le ferai. Alice et moi rentrions. Le soleil allait bientôt se lever. Il allait faire beau, aujourd'hui. Nous allions devoir rester cachés. Cela ne changeait en rien mon quotidien que je passai dans ma chambre. Je passai le pas de la porte et allai regagner mon refuge quand Carlisle m'interpella, depuis le salon. Je n'avais aucunement envie d'y aller mais le fis. Tous, se trouvaient dans cette pièce, bien trop éclairée à mon gout. Je restai debout, alors que les autres étaient assis.

-Oui ?

-Edward, je sais qu'il est très dur pour toi, d'avoir perdu Bella, mais tu ne peux pas rester ainsi.

-Avec tout le respect que je te dois, Carlisle, tu ne sais rien. Jamais tu n'as eu à t'éloigner d'Esmée, comme moi de Bella.

« Je sais, mon fils. Et tu ne me dois rien. Mais s'il te plaît, pour Esmée, pour Alice, pour Jasper, Emmett, Rosalie, ainsi que moi, je te supplie de faire un effort. »

Jamais Carlisle ne m'avait supplié ainsi. J'avais honte qu'il en soit abaisser à cela, pour attirer mon attention, sur le fait que je détruisais sa famille.

-Je vais essayer.

Il me sourit, fier de lui, mais surtout de moi. Toute la famille retourna à ses occupations. Carlisle, ainsi que Jasper et Emmett regardaient les premières infos du matin, Esmée cuisinait des cookies qu'elle enverrait sûrement à la garderie du coin, alors qu'Alice et Rosalie faisaient des patrons pour de futurs vêtements. J'allai regagner ma chambre, mais dès que j'eus posé l'œil sur mon piano, je ne pus pas m'empêcher d'aller m'y asseoir. Je passai mes doigts sur les touches, les effleurant, mais ne jouant pas. J'entendis Esmée prier pour que je lui joue quelques notes, rien que quelques notes. Je n'en avais pas le cœur. J'avais joué pour Bella. Pas sur ce piano, bien évidemment, mais j'avais joué pour elle. Le piano que j'avais utilisé, se trouvait encore à Forks. Je savais qu'il portait encore son odeur et j'espérai pouvoir aller le chercher un jour. A la télévision, les journalistes parlaient d'un tueur en série à Boston. Il avait apparemment fait plus de cinquante victimes, en moins d'un an. La première victime avait été faite il y avait un peu plus de huit mois, et le nombre de victimes ne cessait d'augmenter. Le tueur ne s'en prenait qu'à des couples. Quel enfoiré. Il les torturait mentalement, avant de les exécuter. Se rendait-il compte de la douleur que cela faisait de perdre un être aimé ? Non. Il ne le ferait pas autrement. La police n'avait trouvé aucune piste, pas d'empreinte, pas d'ADN, rien.

-Je parierai sur un nouveau-né, fit Jasper.

Tout le monde se retourna vers lui.

-J'en suis sûr.

Tout le monde se regarda, avant que le téléphone ne sonne. Carlisle alla répondre. Il s'agissait de Charlie.

-Bonjour, Carlisle.

-Charlie ?

Comment savait-il où nous nous trouvions ? Nous avions fait croire que nous allions nous installer à Los Angeles. Je ne voulais pas entendre la discussion. Je quittai précipitamment la pièce et fis de telle sorte qu'aucun son ne provenant de Forks, ne me parvienne. Je savais que je ne résisterai pas, si j'entendais battre le cœur de Bella, derrière le combiné.

« Tu n'es qu'un lâche. »

« Ne peux-tu pas me dire quelque chose que je ne sais pas déjà ? »

« Va à Forks, bon Dieu ! Va la voir ! Va à Forks, avant qu'il ne soit trop tard. Avant que tu ne puisses plus rien empêcher. Elle va mourir, si tu ne le fais pas ! »

Ma conscience venait de me hurler que Bella allait mourir avec une telle conviction, que je finis par la croire. Je rentrai précipitamment à l'intérieur, voulant leur annoncer que j'allai voir comment allait Bella et remarquai que quelque chose ne jouait pas. Ils me cachaient tous leurs pensées.

-Que se passe-t-il ?

Carlisle se leva et prit la parole.

-Nous avons un problème, à Forks.

-Quoi ?

-Quelqu'un a été vandaliser la villa. Il y avait sûrement plusieurs personnes, vu la quantité de dégâts. Les dites personnes ont aussi peint des… symboles sataniques sur les murs, ainsi que des mots tels que monstres,… et… buveurs de sang.

Quelqu'un savait. Qui ? Qui à Forks, mis à part ma Bella connaissait notre secret ? Je m'en fichais. J'avais enfin une raison valable pour me rendre là-bas, pour me rendre vers elle.

Alors, comment?

J'admets qu'il ne se passé pas grand chose, néanmoins, il y a un détail TRES important, dans ces deux chapitres. La voix qu'entend Edward ? D'après vous, s'agit-il vraiment de sa conscience ? Ou autre chose ? Mais quoi ) ?

Le prochain chapitre sera plus long et plus intéressant. ^^ Les Cullen vont aller constater les dommages que s'est amusée à leur coller Bella. Réjouissez-vous ! :D

A bientôt !