Me revoilà ! :D
Voici donc la suite de ma ô combien merveilleuse fiction (comme elle est pas modeste, celle-là xD) !
Plus sérieusement, voici la suite que vous attendiez peut-être… ou pas. ^^'
Merci à miistii, Dreams-twilight, Ronnie32 et Clairouille59 d'avoir laissé des commentaires tout gentil sur le dernier chapitre ! (Vous voyez comment elle arrive plus vite, la suite… )
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Chapitre 7
Edward's POV
J'entendais de la crainte dans les pensées de ma famille. Nous savions que quelqu'un, autre que Bella, connaissait notre secret. C'était une catastrophe. Il fallait que nous retournions à Forks, estimer le prix des dégâts. Je me demandai comment le chef Swan nous avait découvert. Et aussi, si Bella était au courant ? Savait-elle où nous étions ? Elle n'avait pourtant pas essayé de nous contacter ou de nous joindre. Avait-elle réussi à m'oublier ? Si vite ? Une partie de moi l'espérait. Une autre répugnait jusqu'à cette idée. Ma conscience, par-exemple, qui se remanifesta.
« Tu crois vraiment qu'elle a réussi à t'oublier, franchement ? »
« Elle n'a pas essayé de me contacter. »
« Tu ne t'es pas dit qu'il pouvait y avoir des milliers de raisons à cela ? »
« Lesquelles ? »
« Peut-être son père ne lui a-t-il rien dit ? Peut-être a-t-elle peur de devoir t'affronter ? Peut-être qu'elle a peur que toi, que tu te sois refait une vie, alors qu'elle en est incapable. »
« C'est impossible. Jamais je ne pourrai aimer une autre femme qu'elle. »
« Ce n'est pas ce que tu lui as fait croire. Et tu sais à quel point elle peut être naïve pour les mauvaises choses. »
Oh, oui, c'était le cas. Bella pouvait être si naïve.
« Je persiste à croire qu'elle a refait sa vie. »
« Crois ce que tu veux. Mais maintenant que tu as un prétexte pour aller à Forks, je t'interdis de ne pas le faire. »
Je venais d'avoir ma plus grande conversation avec ma conscience. De plus, elle venait de gagner. J'allai retourner à Forks. J'allai revoir Bella, même si de loin. Pas qu'elle me voit, elle. Mais en ce qui me concernait, je pourrai enfin l'admirer autre que dans mes souvenirs. Revoir ses rougeurs, ses yeux, son visage et peut-être même son sourire. Carlisle attendait de voir ma réaction. J'étais resté figé durant plusieurs secondes, peut-être même une minute entière entre ma conscience et mes envies de la voir.
-Edward, demanda Esmée ?
-Il faut que nous retournions à Forks ? Je vais venir.
-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, Edward.
Ce fut Carlisle qui me parla, cette fois-ci.
-Pourquoi ? J'en suis capable.
-Je n'en doute pas une seule seconde, cependant, je ne pense pas que ce soit le cas de Bella. Dis-toi bien qu'elle a souffert et qu'elle n'a pas forcément envie de te voir.
-Je n'irai pas lui parler. Je n'irai pas la voir. C'est juste… pour savoir si elle va bien.
Il réfléchit une seconde, avant d'acquiescer.
Bella, mon amour, j'allai la revoir. J'allai pouvoir ressentir son odeur, l'observer, voir comment elle avait évolué. Elle devait bientôt finir le lycée. Elle allait sûrement partir à l'université. Je me perdais dans la vie que j'aurai aimé pouvoir lui offrir, si je n'avais pas été vampire, si je n'avais pas été un monstre. Nous nous serions très certainement mariés, nous aurions eu des enfants. J'aurai pu voir les courbes de son corps évoluer sous ses grossesses. J'aurai pu la toucher et l'embrasser, sans le risque permanent de la briser. Je me sentais heureux, en cet instant. J'allai pouvoir la voir, tout simplement. Je ne savais pas, en montant dans la Volvo, que tout ce que j'espérai était déjà mort depuis longtemps.
Jasper était resté à la maison, avec Rosalie. Rosalie, ne s'étant jamais sentie proche d'elle, n'avait pas vraiment été tentée de voir notre villa vandalisée. Elle nous avait dit que nous devrions lui raconter. En ce qui concernait Jasper, il avait honte. Il n'arrêtait pas de penser que ma douleur était présente à cause de lui, tout simplement parce qu'il n'avait pas réussi à contenir ses instincts, face à son sang. Je ne lui en voulais pas. Vraiment pas. Comment aurai-je pu ? Tout était de ma faute. Je savais qu'un jour ou l'autre, cela allait se terminer ainsi. Ce n'était qu'une question de temps. Et le temps fut venu. Mais Jasper ne pouvait s'empêcher de se torturer plus que ce que je lui faisais déjà subir. Il ressentait mes émotions avec une telle intensité qu'il devait parfois partir, tout simplement. Il revenait quelques jours plus tard.
A côté de moi, Alice me regardait. Elle me fixait intensément. Je ne faisais pas attention, ne voulant pas m'énerver. Emmett, derrière moi, regardait le paysage défiler. Un silence pesant se faisait entendre dans l'habitacle. A en devenir fou. Je me calmai, pensant que chaque seconde passant, je me trouvais un peu plus près d'elle.
Le chemin fut long mais nous arrivions dans la péninsule d'Olympique, Seattle et, enfin, Forks. Sur ces plusieurs heures de routes, aucun son n'était sorti de nous. Pas un. Je m'engageai sur le chemin un peu trop vite peut-être, juste après la Mercedes de Carlisle. Je freinai trop fort au goût d'Alice, qui ne se gêna pas pour me le faire remarquer. Pas très loin, je vis la voiture de service de Charlie. Il était appuyé contre. Son regard… Il me choqua. Il était si vide, si détruit. Il ressemblait au mien. Nous sortîmes tous et allèrent à sa rencontre.
« Qu'est-ce qu'il fait ici, celui-là ? Il n'a pas fait assez de mal à tout le monde ? Il a fallu qu'il revienne ? » Charlie.
Du mal ? Je n'en doutai pas. Mais sa façon de le penser… Avais-je commis quelque chose d'irréparable, en partant ? Etait-il arrivé quelque chose à ma Bella ?
« Peut-être que… Non, ne rêve pas. La vie te l'a prise, elle ne te la rendra pas. » Charlie.
Je crus voir une larme perler au coin de son œil. Prise ? Bella ? Que… Non ! Elle… Elle ne pouvait pas être morte !
« Ma fille, je t'en supplie, reviens ! Il est là. Devant moi. Je t'en supplie, reviens-moi ! Il est ici… Reviens… » Encore Charlie.
J'étais tétanisé. Que lui était-il arrivé ? Que s'était-il passé ? Où était-elle ? Bella, ma Bella… Mon Dieu qu'ai-je fait, qu'as-tu fait ?
« Ne t'avais-je donc pas dit que si tu ne revenais pas, il serait trop tard ? »
« Que lui est-il arrivé ? »
« Je n'en sais pas plus que toi. »
« Mais… »
« Tu n'as qu'à demander à son père. »
Nous nous approchâmes de celui qui aurait été mon beau-père, si j'avais été humain. Carlisle alla lui tendre la main.
-Bonjour Monsieur Swann.
Charlie la regarda, soupira, leva les yeux les yeux au ciel et finit par parler, sans prendre la politesse de rendre son geste à mon père.
« Non mais ils se prennent pour qui ? Ils se foutent de ma gueule, c'est ça ? » Charlie.
« Je sens que tout ne va pas bien se passer avec le chef Swan. » Emmett.
« Il est en colère. » Carlisle.
-Deux randonneurs passaient près de chez vous. Ils ont entendu du raffut. Des bruits de verre brisé, autre-autre, et, sachant que plus personne n'habitait les lieux, ils m'ont appelé, pour que je vienne voir. L'état extérieur est bon, mais en ce qui concerne l'intérieur, je vous laisse aller voir par vous-même.
Nous montions les quelques marches et pénétrions dans ce qui fut chez nous. Tout. Tout avait été détruit. Il ne restait rien, absolument rien. Meubles, murs, tapis, parquet, tableaux, vitres. Esmée se dirigea contre la cuisine, Carlisle contre son bureau, qui contenait sa bibliothèque de livres anciens et des toiles de grande valeur. Emmett et Alice contre leur chambre, moi contre le salon. La première chose que je vis furent les inscriptions. « Buveurs de sang », « Monstres ». Une légère pointe de panique s'empara de moi, avant qu'elle ne soit remplacée par la haine et le supplice de voir ce qu'était devenu mon piano. Je m'en approchai. Il était en morceaux. J'humai l'air ambiant et sentis son odeur. Elle était restée sur le piano, comme je l'avais prévu. Mais ce piano n'était plus. J'inspirai une nouvelle fois et remarquai qu'il y avait une autre odeur. Une fragrance à la fois très connue pour moi et que je n'avais jamais sentie auparavant. L'odeur d'un vampire. Un vampire ? C'était donc un membre de notre espèce, l'auteur de ce massacre ? J'allai le retrouver. J'allai le démembrer et le brûler pour avoir osé détruire la seule chose qu'il me restait d'elle. Son odeur. Son odeur sur mon piano.
« NOOOOOOOOON ! »
C'était Alice. Je me délivrai de mes pensées et montai à l'étage. J'entrai dans sa chambre et la vis horrifiée devant son lit. Je regardai plus attentivement ce qu'il s'y trouvait et je pus voir ses vêtements. Tous ses vêtements. Il n'y en avait plus un seul en un seul morceau. Elle me regarda.
-Je vais tuer celui qui a fait ça, cracha-t-elle.
Je secouai la tête de haut en bas. Je gagnai ensuite ma chambre. Elle était sans doute celle qui avait le plus pris. Certains meubles avaient été retournés. Nous ne voyons plus le sol, couvert par des montagnes de papiers, de déchets. Je voyais Bella. Bella, la première fois qu'elle était venue ici. Elle n'avait pas eu peur parce qu'elle pénétrait dans un domicile de vampire mais parce qu'elle avait peur d'être rejetée. Je me rendis compte maintenant qu'elle avait eu plus peur que je ne m'en aille, que de mourir. Ce n'était pas mon cas. Sa vie était plus importante que tout. Toute ma famille se retrouva dans ma chambre. Carlisle posa une main réconfortante sur mon épaule.
« Nous trouverons qui a fait ça. »
Nous redescendions ensuite dans le salon où Charlie nous attendait. Il était contre les restes du canapé.
-Alors ? Il faudra venir déposer une plainte au poste. Vous avez pu estimer les dégâts ?
-Plusieurs millions de dollars, si nous comptons les tableaux, et les livres anciens.
« Ouah… Celui qui a fait ça n'y est pas allé de main morte. Faudra que je pense à le remercier. » Charlie.
-Vous mettrez tout ça dans votre plainte.
-Nous comptons bien le faire, répondit Carlisle. Avez-vous une idée sur qui aurait pu faire cela ?
-Aucune. Quand je suis arrivé, les vandales étaient déjà partis.
-Les ?
Charlie regarda autour de lui.
-Ca m'étonnerait, commença-t-il… Ca m'étonnerait que cela soit l'œuvre d'une seule personne. Il y a trop de dégâts.
Carlisle acquiesça.
-Un seul d'entre vous suffira.
« Je tiens pas à ce que le môme se pointe. » Charlie.
Il allait partir. Il fallait, avant cela, que je sache. Qu'était-il arrivé à mon amour ?
« Demande-lui. »
« Il ne voudra pas me répondre. »
« Oblige-le ! »
-Monsieur Swan…
Il n'aima pas le fait que je lui parle.
-Qu'est-ce que tu veux ?
Son ton était froid, sec, cassant.
-Comment… Comment va Bella ?
Il arrêta de respirer durant presque une dizaine de secondes.
« Je lui dis ? Mais qu'est-ce que ça peut bien lui faire ? Il est parti, il l'a abandonnée. Il s'est bien fiché d'elle. Elle a tellement souffert. Ma pauvre fille. »
-Elle va bien. Elle s'est vite remise de votre départ.
Il mentait. J'étais le seul à le savoir. Alice et Emmett, ne s'attendant pas à cela, s'étaient faits prendre de court.
-Il ment, murmurai-je, bien trop bas pour que Charlie ne m'entende.
« Oblige-le à te dire la vérité ! »
-Charlie, repris-je bien plus fort. J'aimerai la vérité, s'il vous plaît.
-Parce que tu penses la mériter ?
Il s'approcha de moi. Une légère pointe de peur me prit. Idiotie. Jamais un humain ne pourrait me faire quoique ce soit.
-Certainement que non.
-En effet, tu ne la mérites pas. Mais ce n'est pas pour cette raison, que je ne te la dis pas. Si je ne le fais pas, c'est tout simplement parce que je ne la connais pas moi-même.
Quoi ? Je ne comprenais plus.
-Pardon ?
-Elle est partie, Edward. Elle m'a quittée. Elle a pris son baluchon et est partie dans un lieu qui m'est inconnu. J'ai espéré un long moment qu'elle vous avait rejoint, malgré le mal que vous lui aviez tous fait.
-Elle savait où nous nous trouvions ?
« Je te l'avais dit, qu'elle savait. »
« Il ne t'a même pas encore répondu. »
« Tu n'es que mon idiotie de conscience, tu ne peux pas savoir ce que je ne sais pas. »
« En effet. »
-Non, elle ne savait pas. Je ne lui ai rien dit. J'ai longtemps hésité, cependant. Mais elle est partie avant que je ne puisse le faire.
« Alors, Edward ? Qu'est-ce que j'avais dit ? »
« C'est bon, j'ai compris. »
-Et vous ne savez pas où elle est partie ?
-Si je le savais, je ne serai pas ici à attendre bêtement son retour.
-Comment se fait-il que vous nous ayez retrouvés, mais pas elle ?
-Ca n'a pas été difficile. J'ai téléphoné à tous les hôpitaux de Los Angeles. On m'a répondu qu'aucun Carlisle Cullen n'y travaillait. Je me suis donc souvenu d'où vous veniez, l'Alaska, et j'ai simplement reproduit le même procédé. Ce fut d'une facilité déconcertante. En ce qui concerne ma fille, j'ai posé des avis de recherches et signaler sa disparition dans quasiment tous les commissariats du pays, mais personne n'arrive lui mettre la main dessus.
Bella, ma Bella, quelque part, seule, sans défense, si naïve, dans un monde si cruel. Non, je ne pouvais pas laisser cela persister. Non, Bella, mon amour… Mon conscience avait raison. Elle avait grandement raison. Bella courrait tous les dangers du monde et n'avait personne sur qui compter. Pourquoi ? Pourquoi étais-je parti, sachant que tout autour d'elle, pouvait lui être une arme destructrice. Pourquoi l'avais-je laissée, connaissant sa forte tendance à s'attirer des ennuis ? Mais quel idiot.
Charlie quitta la maison. Carlisle nous demanda de retourner en Alaska alors qu'il s'occupait de la déposition. Quand il vit dans quel état d'anxiété je me trouvais, il tenta de me calmer en me rassurant sur le fait que nous allions partir à sa recherche. Alors qu'il allait sortir, je me souvins de quelque chose que je devais lui dire.
-Hum… Carlisle…
Il se retourna.
-Oui, Edward ?
-En ce qui concerne les vandales, j'ai senti une odeur appartenant à notre espèce, sur le piano.
Il haussa un sourcil.
-Un vampire ?
-Il me semble.
« Ca expliquerai le fait qu'il connaisse notre existence, mais pourquoi s'en prendre à nous de cette manière ? Quel vampire nous en veut de cette façon ? Quand quelque chose ne tourne pas rond entre deux clans, il y a généralement un combat. Je ne comprends vraiment pas. » Carlisle.
« J'ai senti une odeur, moi aussi, sur mes pauvres vêtements. » Alice.
« Si je retrouve l'enfoiré qui a fait ça, je le tue. » Emmett.
« Il va m'en falloir du temps à remettre tout ça en ordre. » Esmée.
Douce Esmée. Nul violence dans ses paroles, bien que je savais qu'il ne fallait pas la mettre en colère.
Nous quittions la maison et retournions contre l'Alaska. Dans la Volvo se trouvaient toutes les personnes venues, excepté Carlisle. Il avait gardé la Mercedes pour rentrer. Aucune parole ne fut échangée, mais des pensées revenaient terriblement souvent. « Qui a bien pu faire cela ? » « Pourquoi s'en prendre à nous ? » « Qu'avons-nous fait ? » « Où se trouve cet enfoiré ? » « Où se trouve Bella ? » « Que fait Bella ? » « Est-ce qu'elle va bien ? » « N'a-t-elle pas de problèmes ? »
Entendre le nom de mon aimée dans leur tête aussi souvent me brisait le cœur. Essayaient-ils de me tuer de tristesse, dure vengeance pour ma faute ? Ils y arrivaient, tout comme nous arrivions vers notre nouveau chez nous. Celui qui m'avait séparé de Bella. Jasper et Rosalie se tenaient sur le pas de la porte. Nous descendions de voiture et allions les rejoindre.
-Alors, demanda Jasper ?
-Il ne reste plus rien, hurla presque Emmett. Ils ont tout vandalisé. Même ta penderie, Rose.
Je crus d'abord qu'elle allait exploser mais elle se calma et se retint de tout commentaire. Je ne lui connaissais pas une telle retenue.
-Le chef Swan n'a pas d'idée sur qui a bien pu faire cela, fit Rosalie, se retenant tant bien que mal de hurler ?
-Non, continua Alice. Mais nous savons qu'il n'est pas humain.
-Comment ça, reprit Jasper ?
-Il y avait une odeur. Une odeur de vampire, sur les lieux.
Il pouffa.
-Attendez, notre espèce, si elle veut nuire à quelqu'un, elle y va par la force et non pas par le vandalisme.
-C'est en effet quelque chose qui nous chiffonne.
Nous entrâmes tous et allâmes nous asseoir dans le canapé. Emmett alluma la télévision et mit la chaine des infos, espérant voir un cas similaire.
Nous réfléchissions tous et, quelques heures plus tard, Carlisle arriva. Il vint s'asseoir à son tour et nous recommençâmes notre discussion hasardeuse sur le pourquoi du comment de la situation. Puis, elle dévia sur Bella.
-Edward, tu n'aurais pas une idée d'où elle aurait pu partir ?
-J'aurai dit chez sa mère, à Jacksonville, mais elle aurait très certainement prévenu Charlie.
-En effet.
-Et elle ne m'a jamais parlé d'un quelconque lieu où elle aurait pu aller.
-Phoenix ?
-Je ne sais pas. Peut-être. Mais elle n'est sûrement pas avec des amis de longues dates. Ils auraient prévenu ses parents.
-Evidemment. Doit-on en conclure que Bella est seule ?
Cela me faisait mal de l'admettre. Ma Bella, si frêle et sans défense.
-Oui.
Puis le flash info nous tira de nos réflexions.
-Avis à toute la population de Boston. Ne vous promenez plus en couple tant que le tueur en série ne sera pas identifié et arrêté. Ce tueur fait preuve d'une extrême violence dans ses actes et aurait des façons de tuer animales. Il ne s'en prend qu'aux couples. Restez vigilants.
L'animatrice fit ensuite une brève description du tueur, un homme, une vingtaine d'année. Un monstre, selon moi. S'en prendre à des couples. Qui pouvait être assez odieux pour commettre ce genre d'atrocité ?
-Un vampire, je vous l'ai déjà dit, répliqua Jasper, à l'adresse de tout le monde.
Carlisle réfléchit un moment.
-Si c'est le cas, il nous pose pas mal de problèmes. Un nouveau-né ?
-Sûrement. Seul, au milieu de la grande ville. Ce que je ne comprends pas, c'est ça façon de choisir ses victimes. Pourquoi des couples ?
Il se tut, réfléchissant.
-On dirait une vengeance personnelle. Une sorte de… vendetta.
-Tu n'as jamais pu constater ce genre de comportement chez de jeunes vampires ?
-Non, jamais. Mais il nous faut aller voir ça. Si c'est en effet un nouveau-né qui fait tant de dégâts, il faut aller l'aider, s'il accepte, ou le tuer. Il a fait pas loin de septante victimes, et cela depuis huit mois. Ca en fait dix par mois. Quand j'y pense, en fait, ce n'est pas tant que ça, mais je ne peux pas douter sur le fait qu'il s'agisse d'un nouveau-né.
-Très bien, nous irons.
En ce qui me concernait, je me fichai pas mal de ce vampire. Je ne supportai cependant pas son sadisme et son côté destructeur de bonheur.
Il fut décidé que nous irions tous à Boston. Nous partirions d'ici deux jours. Nous allions trouver ce monstre et lui proposer notre aide. S'il ne coopérait pas et qu'il souhaitait continuer ses méfaits, nous serions obligés de le tuer. Cette idée ne m'enchantait pas, mais elle m'était préférable à la souffrance de tous ces gens détruits.
Alors que j'étais plongé dans mes pensées, une voix me parla, me faisant sursauter.
« Content ? »
Ahh ma conscience, je l'avais oubliée, celle-là.
« De quoi ? »
« De cette petite excursion, bien sûr. »
« Pourquoi le serai-je ? »
« Tant de pessimisme, Edward… Ne peux-tu pas être heureux ? »
« Je n'en vois pas les raisons. »
« Bientôt, tu regretteras tes paroles, crois-moi. »
« Que va-t-il se passer bientôt ? »
« Bientôt, Edward… Bientôt. »
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Je suppose que tout le monde a fait le lien, n'est-ce pas ?
Vendalisme, Boston, petite visite des Cullen à ce « nouveau-né » ? :D
Mouahahahahaha, que je suis cruelle, je vous fais languir. Je suis désolée, Ronnie, toi qui pensait qu'Edward et Bella allaient s'affronter dans ce chapitre…
Je n'ai pas envie de bâcler le travail, de faire des retrouvailles trop faciles.
Mais ça va venir, c'est tout proche ! ^^
Prochain chapitre POV Bella, voilà…
Bisous à toutes ! :)
