Bonjour à toutes et à tous !

Voici donc deux nouveaux chapitres qui, je pense, vous plairons :)

Alors, comme d'habitude, les remerciements ! Je remercie donc : Clairouille59, Dreams-twilight, Pop'aeS, lilly-rose et miistii :D Merci de votre soutient !

Pour les réponses :

Clairouille59 : toute toute toute proche ! Tends la main, tu les toucheras xD

Dreamstwilight : Sur le cul, en effet… Tu n'imagines même pas à quel point )

Miistii, enfin : Donc, non, je n'ai pas mal pris ton commentaire :) Je tiens, dans un premier temps, à spécifier que je suis suisse et qu'en Suisse, soixante-dix… heu… naaaaaaaan ! xD Six = soixante, sept = septante et huit (attention ça va faire mal :P) = huitante. Bon, ok, du côté de Genève (les traîtres) et un peu sur Neuchâtel, on entend parfois quatre-vingt. Mais après quatre-vingt-neuf, il y a nonante ! Je déconne pas, hein, c'est totalement vrai de vrai ! ) Les Belges sont pareilles et le Québéquois, je ne sais pas trop en fait… Enfin, voilà, quoi, pour l'histoire du septante. Maintenant, pour ce qui est de contre… C'est peut-être simplement une faute faite courramment dans notre patois vaudois. Soi-disant que contre, lorsqu'il y a un mouvement, veut dire « en direction de », « vers », et non pas contre dans le sens « je suis appuyé contre… ». Maintenant, j'ai des doutes. Je me suis renseignée, on m'a dit oui, on m'a dit non, donc je ne sais pas trop, il est bien possible que tu aies raison. Voilà donc pour la lonnnnnngue explication. :P

Je vous souhaite tout de même une bonne lecture !

Chapitre 8

Douleur trop forte. Douleur trop intense. Douleur intenable, intensive, insoutenable, intolérable, injustifiable. Mourir. Je voulais mourir. Ce mot résonnait à mes oreilles comme une douce mélodie. Cela était néanmoins mpossible, si injustement irréalisable.

« Je VEUX mourir ! »

Je voulais, j'exigeais que l'on m'épargne. J'avais mal, si atrocement mal. En manque. En manque d'Edward, en manque de ma drogue. Mes victimes. Où étaient passées mes douces victimes ? Quel imbécile avait fait passer cette annonce dans le journal télévisé ? Je voulais son nom et pouvoir le tuer. « Ne vous promenez plus en couple tant que le tueur en série ne sera pas identifié et arrêté. Et blablabla, et blablabla… » Imbécile ! Ce type avait réussi à effrayer toutes mes douces victimes potentielles. J'allai être obligée de me contenter d'alcooliques et d'idiots tels que le petit-fils Douglas.

En parlant des Douglas, j'entendais sa grand-mère, toujours entrain de pleurer sur la mort de ce môme. Elle m'énervait. Elle était chiante, insupportable. Presque autant que ma douleur. Je me levai de mon matelas, en ayant marre d'entendre cette femme se lamenter soixante secondes par minute, soixante minutes par heure, et vingt-quatre heures par jour. Y en avait ras-le-bol !

Je me levai et gagnai la salle de bain. Je pris une douche rapide, sortis de la baignoire défoncée, me séchai rapidement puis enfilai les premiers habits me passant sous la main. Je ne tenais pas à être belle pour ce que j'allais faire. Je quittai ensuite mon domicile. Domicile… Un bien grand mot. Ce n'était rien d'autre qu'un tas de ruines, plomberie défaillante et poisons en tout genre dissimulés derrière les murs. Je me demandai encore comment les résidents de ces lieux avaient fait pour ne pas développer une maladie telle que la peste ou l'entraxe. Bref…

Je quittai mon appart', que je ne pris même pas le temps de fermer à clé et, au lieu de descendre, je montai. D'abord une rangée d'escalier, suivi d'une autre, suivi d'une dernière. Trois étages. Je regardai la porte devant moi. Elle signifiait la seule barrière entre moi et mon enfer mensuel. Elle était en bien meilleur état que toutes celles de l'immeuble. Elle arborait une plaquette, sûrement en plastique, dorée, où était inscrit : « Alejandro Cossas : Gérant. » Gérant ? Mon œil. Un imbécile, doublé d'un pervers, sachant exactement que faire des filles comme moi, ne sachant pas comment payer leur loyer.

J'avançai jusqu'à pourvoir frapper. Une forte odeur d'alcool. Génial, il était bourré, il ne manquait plus que cela.

-Oui, beugla une voix avec fort accent mexicain !

-C'est…

-Ah Bella, justement, je t'attendais. Entre !

Il m'attendait ? Je n'en doutais pas. J'entrai et fermai la porte, derrière moi. J'arrivai directement dans le salon. Plusieurs bouteilles de bières se trouvaient là, vidées, ainsi qu'une de whisky. Il était allongé sur un vieux canapé défraichi, regardant un vieux western en noir et blanc. Alors qu'un indien se faisait tirer dessus, il rigola à gorge déployée.

-Si ces américains ont su faire quelque chose de bien, c'est bien de descendre toute cette espèce de grosse merde !

Je tentai de me calmer à ces paroles. Elles avaient fait naître quelque chose en moi. Un vague souvenir, un nom : Jacob. Les vagues traits d'un visage m'apparurent comme une vision mais ils s'effacèrent bien vite.

Alejandro était insupportable. D'une racisme à toute épreuve, son énorme bedaine ainsi que tout en lui haïssait tout ce qui n'était pas purement mexicain.

-Allons, Bella, viens ! Tu ne risques rien, tu le sais.

En effet, mais lui ne le savait pas. Je m'assis près de lui, faisant attention à ne pas toucher une seule parcelle de son corps trop gras, trop… en sueur. Puis, tout se passa comme ça c'était déjà passé. Il se releva, s'approchant dangereusement de moi. Il déposa ses lèvres contre la peau, sur ma clavicule, mon cou et puis mes lèvres. Je le laissai passer sa main sous mon pull et toucher mon corps. Il se déshabilla à moitié et je dus en faire pareil. Je déboutonnai sa chamise, puis défis la bouble de son pantalon. J'essayai de faire abstraction de ce qu'il était et de l'envie que j'avais de le tuer, là, maintenant. Ce n'était pas son sang, qui me posait problème. A vrai dire, il n'avait quasi-aucune odeur. Son sang ne m'attirait pas le moin du monde, heureusement pour lui. Néanmoins, j'avais une telle haine envers lui que j'aurai pu lui arracher la tête de mes mains.

Ne se rendait-il pas compte de ma froideur, lorsqu'il me touchait, me souillait de sa personne ? Ne se rendait-il pas compte que ma peau était dure comme de la pierre, que mon cœur ne battait plus ? Etaient-ils toujours à ce point saoul ?

Je gémis, lorsqu'il me pénétra, puis ferma les yeux. Je savais que cela allait durer de longues et longues minutes. Des minutes qui ressemblaient à des heures.

C'était ainsi que je payais mon loyer. M'envoyer en l'air avec cet enfoiré, des échos de tirs de revolver dans la pièce, des cris d'indiens apeurés, puis assassinés.

Une fois qu'il en eut fini avec moi, je regagnai mon appartement. Je fermai la porte et me laissai tomber. Qu'avais-je encore fait ? Pourquoi m'étais-je laissée abuser ainsi ? Pourquoi avais-je si peur de me retrouver à la rue ? Je deviendrai nomade, et alors ? Tant d'autres de mon espèce l'étaient. Je me relevai prestement et quittai une deuxième fois mon appart' en courant. Je dévalai les rues les unes après les autres, courant le plus vite possible. Courant si vite que les humains ne me voyaient pas. J'arrivai à destination. Le soleil se couchait. Je savais qu'une mince pellicule de diamant recouvrait mon corps. Je m'en fichai. Je regardai les gens passer à côté de moi, attirés, effrayés, éblouis. Je m'effondrai au sol. Je rampai. Les gens me regardaient avec pitié et horreur. J'étais un monstre, une part d'eux le leur hurlait. D'énormes sanglots me prirent. J'avais tellement mal. J'étais souillée. J'étais sale. Je m'étais jurée ne jamais tromper Edward, bien que nous ne soyons plus ensembles. Mais non… Cette phobie de me retrouver à la rue me rendait totalement incapable de tenir cet engagement. J'étais pathétique, juste… pathétique.

Je me trouvais dans mon petit parc. Celui où je pouvais sentir l'odeur de freesia. Tellement beau, tellement doux, tellement… lui, nous. Les minutes défilaient, je ne faisais pas attention. Les heures passèrent. La nuit débarqua. Toujours allongée au sol, je ne cessai de sangloter.

-Pourquoi, Edward ? Pourquoi es-tu parti ? Pourquoi me faire souffrir ainsi ? Je t'aime, Edward, je t'aime tellement. Je t'en supplie, reviens-moi ! Reviens-moi, prends-moi dans tes bras ! Je t'en supplie…

Je répétais ces quelques phrases inlassablement, demandant à un quelconque Dieu de les réaliser. Puis, les sanglots finirent par disparaître. Je me sentis mieux, tellement mieux. Je savais, cependant, que ce bien être n'était qu'éphémère. Il fallait que je me trouve une douce victime, si je désirais qu'il perdure. Je me levai et courrai dans toutes les rues pas trop riches, ni trop pauvres. Je voulais des gens normaux. Je défilai de telle façon à ce que personne ne puisse me voir. Après avoir fait dix fois le tour des rues habituelles, je les trouvais. Ils étaient parfaits. Un homme, une femme. Trente ans. Un peu vieux, peut-être… Non, parfaits. L'homme était bien bâti. La femme était jolie. La nuit était froide. Elle portait une écharpe blanche. Elle entoura le cou de l'homme avec. Que c'était mignon… Je les suivis. Ils se rentraient chez eux. Ils habitaient une villa. Mais voilà qui était parfait ! J'attendis encore un moment, le temps qu'ils s'installent. La femme alla se coucher, alors que l'homme allait boire un verre d'eau, dans la cuisine. J'ouvris la porte du garage – quels idiots, elle n'était même pas verrouillée – et me glissai à l'intérieur. Dès que l'homme me vit, il tenta de s'enfuir. Je ne lui laissai même pas le temps d'aller prévenir sa femme du danger. Je plantai mes dents sous sa peau. Son sang calma ma gorge en feu. Le venin se répandit dans ses veines, avant de me revenir en bouche, dès qu'il n'y eut plus de sang. Je le posai soigneusement au sol, et quittai sa maison, satisfaite. Je passerai achever sa femme dans quelques jours. Dans le jardin, je pus sentir une présence, près de moi. Je me retournai, mais ne vis rien. Rien, le calme plat. Je me remis en route, pensant à Edward, pensant à ce que j'allai faire à cette femme, dans quelques jours.

Quelques jours…

En quelques jours, tout pouvait changer. J'allai l'apprendre à mes dépends.

Fin du chapitre 8, passons au 9 !

Chapitre 9

Edward's POV

Nous venions d'arriver à Boston. Nous allions nous mettre en chasse. Traquer ce vampire et l'aider à sa nouvelle vie ou le tuer. En ce qui me concernait, je n'avais vraiment pas envie d'appliquer la première option, après tout le mal qu'il avait fait sur son passage, mais je n'allai pas faire autrement car tel était le choix de Carlisle. De plus, je n'étais pas un ange, moi non-plus.

Nous avions pris une suite dans un hôtel réputé de la ville. Nous logions les sept à l'intérieur de la même chambre. Enfin, chambre n'est pas vraiment le mot, vu le nombre de pièces que comportaient la suite. Nous allions nous mettre en chasse dès la nuit tombée, ce qui n'allait plus être très long. Une heure, tout au plus. Carlisle nous fit nous rassembler dans le salon. Je m'installai sur le fauteuil. Carlisle prit la parole, nous donnant ses directives :

-Très bien, nous allons faire deux équipes de deux, et une de trois. Alice et Jasper, Emmett et Edward, Esmée, Rosalie et moi. Ne vous séparez jamais trop loin les uns des autres. Restez toujours près de votre portable, que l'on puisse se joindre facilement. Nous allons quadriller la ville et faire des tours. Le but est de repérer une odeur nous permettant de pister ce nouveau-né. Dès que quelqu'un sent quelque chose de suspect, il appelle le reste de la famille.

Je ne suivis ses instructions que d'une oreille, mes pensées déviant inlassablement sur les rougeurs de ma Bella. Mon amour, où es-tu ? Comment te portes-tu ? As-tu un toit sur la tête ? As-tu de quoi manger, de quoi vivre ? Il était si difficile de partir de rien, si difficile de se faire une place dans ce monde sans pitié.

Nous quittâmes l'hôtel aux alentours de neuf heures trente. Il faisait déjà bien nuit et les gens ne nous voyaient pas, à la vitesse à laquelle nous courrions. Je regardai sur le côté, et aperçus mon frère. Emmett me regardait avec… pitié ? Cela ne lui ressemblait pas.

-Quoi ?

Il inspira un grand coup. Je sentis que nous n'allions pas avoir une discussion que nous avions tous les jours.

« Je… Je ne peux qu'imaginer ta souffrance, n'ayant jamais vécu la même épreuve que toi. Cependant, je te comprends. Je voulais juste te dire que nous allions tout faire pour t'aider à la retrouver. Et tu la reverras. Même si je dois être le seul à remuer ciel et terre, je le ferai, si cela pourrait te rendre le sourire, juste quelques instants. »

Je n'en revenais pas. Je vérifiai que c'était bien Emmett que j'avais à mes côtés, et non-pas un imposteur. Je souris.

-Tu sais que cela ressemble de très près à une déclaration d'amour ?

Il me colla un cou dans l'épaule, faussement vexé, avant de rire lui-aussi.

-Va répéter ça à Rose et t'es mort frangin.

Nous rigolâmes encore une bonne minute, avant de reprendre sérieusement notre route.

-Au fait, commençai-je. Il y a un autre mort. Tu es au courant ?

-Ouais. Un homme. Il s'est fait prendre chez lui. Il a été tué dans la pièce conjointe à celle où dormait sa femme, que ce monstre a d'ailleurs laissée en vie. Si nous ne le retrouvons pas, cette femme mourra dans peu de temps. Je ne comprends pas comment la police fait pour ne pas la mettre sous protection rapprochée.

-Cela n'aurait pas servi à grand-chose.

-Quand même. On dirait que cette ville se fiche royalement de ses citoyens.

-En effet.

Puis, une fragrance. Vampire. Je stoppai Emmett qui me regarda, surpris.

-Quoi ?

-Il y a une odeur.

Il huma l'air ambiant.

-Je l'ai déjà sentie quelque part.

-A la villa, à Forks.

Je n'en revenais pas. Comment était-ce possible ? Comment cette odeur pouvait se retrouver là, dans cette rue sombre ? Se pouvait-il que le tueur soit le vandale ? Complètement insensé ! Je vis que mon frère pensait la même chose que moi. Emmett et moi suivîmes cette fragrance sur quelques dizaines de mètres, avant de sortir de l'allée. Ce que je vis me laissa sans voix. Que… Mais… Devant moi… Comment ?

Emmett me regardait comme si j'étais fou. Peut-être l'étais-je ? Devant moi, un parc. Du freesia. Du freesia partout. Sa fleur… Notre fleur ! Les fleurs étaient de différentes couleurs, mais toujours la même espèce.

-Edward ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Je baissai la tête, attristé, le cœur meurtri.

-Edward ?

-C'est notre fleur, fis-je sur le point de sangloter.

Qui avait dit qu'un homme ne devait pas pleurer ? Sûrement quelqu'un qui n'avait jamais souffert. Un orgueilleux à l'égo démesuré, qui ne s'était pas retrouvé à ma place. Emmett posa une main sur mon épaule.

-Allons voir ça !

Nous nous dirigions contre ce parc. A chaque pas, me cœur décidait de me faire souffrir plus encore. Apparemment, une personne s'était couchée dans l'herbe. Le vampire, selon l'odeur. Cela devait s'être passé il y a plusieurs jours. Entre deux et quatre. Juste à côté de nos fleurs.

« Je me demande si… » Emmett.

-Si, fis-je, voyant qu'il ne continuait pas ?

« Non, rien… Une idée complètement folle. » Emmett.

-Elle ne l'est peut-être pas tant que ça.

-L'odeur du vampire correspond à la personne nous ayant vandalisés…

-Oui.

-Cette personne connaissait notre secret.

-Parce qu'elle est l'un des nôtres.

-Ouais.

-Où veux-tu en venir, Emmett ?

-Le tueur de Boston est celui qui nous a vandalisés.

-Cette idée est loin d'être folle, j'ai eu la même.

Je sentis qu'il n'avait pas dit quelque chose. Il réfléchissait encore. Contrairement à ce que pensait certaine personne, Emmett était loin d'être idiot. Il était même intelligent, bien que ses blagues soient souvent d'un goût douteux. J'étais bien placé pour savoir cela.

-Emmett, il y a quoi d'autre ?

-Je me disais… J'ai comme l'impression qu'il s'agit de… De Bella.

Je le regardai, ne voyant pas où il voulait en venir. Bella ? Bella serait le vandale ? Bella serait le tueur ? Impossible. Complètement fou. Ne se rendait-il pas compte de ce qu'il disait ?

-Tu racontes n'importe quoi, Emmett.

-Réfléchis, Edward… Bella est partie. Connaissant sa chance, tu sais très bien qu'il est très possible qu'elle soit tombée sur un vampire et qu'il l'ait transformée. Elle a vandalisé notre maison pour se venger.

-Bella n'est pas une tueuse.

-Le tueur ne s'en prend qu'à des couples heureux. Jasper a dit que ce vampire faisait une sorte de vendetta. Elle se venge sur eux.

-Tu dis des conneries. Appelle les autres ! Dis leur qu'on a trouvé une piste et qu'il faut qu'ils nous rejoignent à l'hôtel.

Il le fit. Nous repartîmes. Emmett ne parla plus de Bella, mais il y pensait. Il se tenait à son idée. En ce qui me concernait, il avait réussi à implanter le doute en moi. Je me ressaisis. Non. Il ne pouvait s'agir de Bella. Bella n'était pas une tueuse. Jamais. Jamais elle ne serait capable de telles choses. Bella n'en était pas capable. De plus, Bella n'était pas un vampire. Bella était vivante, quelque part, au chaud.

Je regardai une dernière fois en direction de nos fleurs. La sienne, avant tout.

Nous étions à mi-chemin, quand un bruit nous parvint. Une femme courrait. Elle avait peur, elle était terrifiée. Elle se sentait suivie. Ses pensées me figèrent.

-Emmett. La femme qui vient de perdre son mari…

-Oui ?

-Elle est à trois rues d'ici. Elle est suivie.

Emmett reprit sa course, moi aussi. Je percevais toutes ses pensées.

« Je suis la prochaine. Non, pitié. Je veux vivre. Mon enfant. Mon bébé. Je veux qu'il vive. Une petite part de Christopher. Notre enfant. Je dois vivre pour notre enfant. »

Oh non. Cette femme était enceinte. Elle portait la vie. La haine que je ressentais contre ce tueur ne fit qu'augmenter.

« Le tueur me suit. Je le sais. Je l'entends. Je l'entends rire, murmurer. Il veut m'effrayer. Il faut que j'arrive au prochain poste de police. »

Le prochain poste de police se trouvait à plus de deux kilomètres. Si nous n'intervenions pas, elle mourrait. Emmett et moi tournions et elle fut devant nous. Elle pleurait. Elle arriva vers nous. Elle se jeta sur nous, sur Emmett.

-Je vous en supplie. On veut me tuer.

« Suis-je sauvée ? Puis-je leur faire confiance ? »

-Madame, calmez-vous ! Nous allons vous ramener chez vous, fis-je.

J'entendis le vampire, pas loin. Son odeur me parvenait. Je continuai bien trop bas pour que la femme et l'assassin entendent.

-Poursuis ce vampire. Attrape-le ! Si tu le fais, cette femme n'aura plus rien à craindre. Je la ramène chez elle.

Emmett partit et j'entendis le vampire détaler. Je pris la femme avec moi et lui demandai où elle habitait. Elle me répondit en nous nous y rendîmes. Je lisais sa peur, ses doutes, en ce qui me concernait. Je la comprenais. Nous arrivions. Je lui préparai un lait chaud, la rassurai une dernière fois et partis. Emmett devait avoir rattrapé le vampire et ramené à l'hôtel. Je me dirigeai contre, sachant pertinemment qu'ils étaient tous rentrés.

J'entrai dans la chambre. Je remarquai qu'Emmett n'était pas encore revenu.

-Edward, où est Emmett, me demanda Rosalie ?

-En chemin, nous avons senti l'odeur d'un vampire. Il se trouve que c'est la même que le vandale.

« Comment est-ce possible ? » Carlisle.

« Rahhhh, je n'vois rien. » Alice.

-C'est pour cela que nous vous avons appelé. Quand nous rentrions, une femme s'est jetée sur nous…

-Le tueur ?

Carlisle avait l'air bien impatient.

-Non. La femme de la dernière victime. Elle était suivie par le tueur. J'ai ramené la femme chez elle et Emmett est partit chercher le vampire. Ca m'étonne qu'il ne soit pas encore revenu.

Au même moment, Emmett passa le pas de la porte… seul ?

-Emmett, où est…

-Il court bien plus vite que toi, Edward. J'ai pas été capable de le suivre. Il a brouillé les pistes en repassant toujours au même endroit. Je ne savais plus par où aller. Son odeur était partout.

Puis, une réalité encore plus horrible me frappa.

-Tu veux dire que la femme n'est pas plus en sécurité maintenant, qu'avant, dans la rue ?

Avant même qu'il ne réponde, je dévalai – bien trop vite pour que quiconque ne me voit – les escaliers de l'hôtel. Ma famille me suivit. Je me précipitai dans les rues plus vite, toujours plus vite, toujours plus loin. Il fallait se dépêcher avant qu'il ne soit trop tard. Il allait être trop tard. J'arrivai au coin de la rue. Je vis sa maison. Aucun bruit n'en venait. Pas de cœur. Était-elle repartie ? J'entrai par la porte d'entrée… ouverte ? Les autres furent là une demi-seconde plus tard. Je me figeai. Je me trouvais dans le salon.

Non, c'était impossible. Non. Comment… Comment cela se pouvait-il ? Comment… Je ne pouvais y croire. Je ne pouvais pas, je n'y arrivais pas. J'aurai voulu hurler de joie, de bonheur. Elle se trouvait là. Je voulais hurler ma tristesse, le fait que c'était elle la créatrice de tous ses drames ! Elle était la tueuse de Boston. Non, Bella, ma Bella… Pourquoi ? Pourquoi cela ? Non, Bella, non… Pourquoi ? Je regardai la scène en face de moi avec le même ébahissement que ma famille. Bella tenait le corps de cette femme dans ses bras. Elle l'avait tuée. Il restait de son sang à la commissure de ces lèvres. Bella… Pourquoi ? Bella, pourquoi l'as-tu tuée ?

Je suis un monstre, n'est-ce pas? xD Quelle fin ignoble! J'espère néanmoins que vous avez aimé !

Mais bon, vous vous en remettrez, hein ? ^^

Donc, avant que vous ne me quittiez, je tenais à vous dire deux trois choses.

Premièrement, je recherche des fictions Dark Edward, si quelqu'un en écrit ou en connaît, je suis largement preneuse. Cela peut aller dans tous les sens : AH, post-eclipse, qu'importe !

Ensuite, je tenais à vous dire que je serais assez productive d'ici une à deux semaines. Je vous ai déjà placé la nouvelle fiction : Eternity-tome1, passez faire un tour ! Je vous prépare une nouvelle fiction et un nouvelle OS, trèèèèèès long, en tout cas j'espère :)

Enfin, je vous rappelle que j'ai encore deux autres fictions qui n'attendent que d'être lu par vous, mes lecteurs adorés !