Bonjours à toutes et à tous :)

J'espère que vous vous amusez comme des fous fous et que vous apprécierez ce nouveau chapitre qui risque… de vous laisser sur votre faim. J'aime faire languir mes lecteurs. Néanmoins, la suite pourrait être postée rapidement…

Merci à Clairouille59, manny, Dreams-Twilight et miistii, qui ont eu la trop trop trop gentille attention de laisser un commentaire )

Merci à toi, Dreams-Twilight, de m'avoir donné une bonne piste pour les Dark-Edward. Malheureusement, soit j'avais lu les fictions proposées, soit elle ne me plaisait pas -' (Mais merci encore :D)

Bonne lecture !

Chapitre 10

Tout s'était passé tellement vite… Tout avait commencé quand j'avais décidé qu'il fallait que j'aille me faire une douce victime. Il fallait que j'aille achever la femme de cet homme. Le tuer avait été si plaisant que j'espérai qu'il en serait de même avec elle.

J'étais sortie, était allée chez elle et l'avais vue sortir. Aussitôt, j'avais eu envie de la prendre, l'emmener dans son salon ou dans une ruelle sombre et la mordre, tout en regardant la vie lui être ôtée. J'avais cependant décidé de faire durer un peu plus le jeu et de tester mes limites. Je l'avais suivie durant toute la soirée. Elle était allée chez une amie qui l'avait réconfortée tant bien que mal durant des heures. Elle l'avait suppliée de ne pas faire de conneries, avant qu'elle n'accouche.

Alors comme ça, elle était enceinte ?

Sans que je ne sache vraiment pourquoi, cela avait décuplé mon sentiment de haine envers elle et mon envie de la tuer. Pourquoi avait-elle eu droit aux deux choses qui me seraient éternellement refusées ? L'amour et la maternité ? Je lui en voulais plus que tout. Tellement, qu'à peine de plus, je l'aurai tuée devant son amie ainsi que cette dernière, pour la simple et bonne raison que je n'aurai pas laissé de témoins vivants derrière moi.

Cette fille – femme, devrai-je dire – lui avait promis de ne commettre aucun acte stupide, comme je l'avais fait au départ d'Edward. Elle avait quitté son appartement – bien moins minable que le mien – et avait regagné sa villa.

Je l'avais donc suivie, une fois encore. Seulement, cette fois, je lui avais fait réaliser ma présence. Elle avait été morte de peur. Néanmoins, alors que j'allai l'achever, me jeter à son coup, j'avais senti. J'avais senti son odeur. La sienne, à lui. Aussitôt, je m'étais cachée. Ils ne devaient pas savoir où je me trouvais exactement et j' avais prié pour qu'il ne devine pas que c'était moi. J'avais senti une autre odeur à ses côtés. Mon instinct – qui s'était nettement amélioré depuis ma transformation – m'avait indiqué qu'il s'agissait d'Emmett. Je les avais entendus parler. Emmett devait me pourchasser, alors qu'Edward ramenait cette femme chez elle.

Cette femme était bien une salope ! Elle avait droit à l'amour, à la maternité, mais en plus, elle avait eu droit à la présence de mon amour ! Edward ! J'aurai volontiers hurlé sous la douleur que me procurait cette dure réalité. Elle mais pas moi. Elle avait tout, contrairement à moi. Elle l'avait possédé, en cet instant, avait pu le toucher, bénéficié de sa protection, du sentiment de sécurité qu'il dégageait. Elle avait droit à ce bonheur qui m'avait été arraché, qu'Edward m'avait trop injustement retiré.

Je m'étais retenue d'attirer l'attention sur moi et était partie en courant, sachant qu'Emmett me poursuivait et qu'il avait comme but de m'attraper.

Je l'avais embrouillé, courant le plus vite qu'il m'était possible. J'avais déposé mon odeur partout, de telle sorte qu'il ne sache plus où aller. Ainsi, il avait dû abandonner. Dès que je l'avais remarqué, peu de temps après, j'avais voulu aller voir cette femme, espérant qu'Edward serait parti. Ce fut le cas. Elle était seule, apaisée. Elle savait que je ne me trouvais pas loin et qu'il ne s'agissait que de temps avant que je ne la retrouve mais elle avait sûrement entendu des paroles rassurantes d'Edward et je savais à quel point elles étaient efficaces. La colère était remontée quand je m'étais rappelée qu'elle avait pu être proche de lui et j'étais entrée dans la cuisine. Elle avait hurlé lorsqu'elle m'avait vu, mon visage empli de haine et de rage à son égard. Dès lors, elle m'avait supplié de ne pas la tuer. Je l'avais trainée comme un chien dans le salon, là où tout avait commencé, et l'avais frappée assez fort pour qu'elle perde le bébé.

Elle avait hurlé sous la douleur.

En ce qui concernait cette femme, je n'avais pas l'intention de lui faire cadeau d'une fin rapide. Je voulais qu'elle souffre. Je voulais la torturer. Je voulais lui faire le plus de mal possible avant qu'elle ne quitte ce monde. Mais comment faire ? Comment faire pour que sa douleur égalise légèrement la mienne, et pas seulement mentalement ?

Sans le moindre effort, je lui avais démonté le bras de l'épaule. Elle avait hurlé sous la douleur, encore une fois. Je savais que ce n'était qu'une question de temps avant que des voisins n'appellent la police.

-Ton mari a été très gentil avec moi. Il faut dire que je pouvais le tuer à chaque instant, fis-je, en lui tirant la tête en arrière, collant ma bouche près de son oreille. Et c'est ce que j'ai fait. Il m'a supplié de lui laisser la vie sauve. Il m'a dit qu'il allait être père.

Ce n'était pas l'exacte vérité, mais je voulais lui faire le plus de mal possible.

-Vous n'êtes qu'un monstre, sanglota-t-elle.

-Je sais, murmurai-je. Mais pourquoi aurais-tu la chance de vivre heureuse ? Pourquoi toi ? Pourquoi pas moi ?

-Vous pourriez l'être. Arrêtez de tuer les gens ! Vous êtes jeunes, vous êtes très belle et sûrement très intelligente pour avoir réussi à tuer autant de gens sans vous faire attraper, vous pourriez avoir l'argent, le bonheur, les hommes…

J'allais la tuer et elle me donnait des conseils de dévellopement personnel ? Les hommes… Qu'est-ce que j'en avais à faire des hommes ? Je le voulais lui. Je ne voulais personne d'autre que lui

-Je l'aimais, fis-je.

Pourquoi lui parlai-je de ça ? Pourquoi à elle, alors que je la haïssais de tout mon corps ?

-Je l'aimais plus que tout au monde. J'étais prête à tout pour lui. J'aurai pu tout abandonner pour ses yeux et c'était ce que j'allai faire. Tout quitter. Tout, pour rester en sa présence. J'avais réduit à néant chaque rêve que j'avais compris impossible à réaliser, à partir du moment où j'aurai entamé ma nouvelle vie.

-Mais il est parti, c'est ça, sanglota la femme ?

-Nos mondes étaient si différents. Je me serai adaptée au sien. Je l'aurai fait, tout en acceptant de ne vivre que pour lui.

Puis, la torturer, après ce que je venais de lui avouer, ne m'avait plus semblé être un besoin. J'avais longé son cou, mon nez effleurant sa peau, humant son arôme. J'avais déposé mes lèvres où sa jugulaire se trouvait. Son cœur avait battu plus vite, gagnant un rythme bien trop rapide pour elle.

-Je vous en supplie, avait-elle quémandé.

J'avais planté mes dents dans son cou. Le venin, qui avait asséché ma bouche, brulé ma gorge, s'était répendu dans la morsure. J'avais aspiré chaque gorgée, me délectant de cet élixir. Sa main, qu'elle avait portée dans mes cheveux, était retombée mollement le long de son corps. J'avais senti une goutte de son sang perler sur le coin de ma lèvre. La femme était morte. Pourquoi ne m'apportait-elle pas satisfaction ?

-Bella ?

Sa voix… Son doux ténor. Je relevai la tête. Il se trouvait là, devant moi. Pourquoi était-il revenu ? Pourquoi n'avait-il pas simplement regagné sa famille, me laissant partir, avant d'apprendre la nouvelle de la mort de cette femme demain, dans le journal ?

Son visage était décomposé. Autant que le mien ? Non, pas autant que le mien. Tant d'envies contradictoires m'avaient hameçonnée. Le prendre dans mes bras… le tuer. Lui dire qu'il m'a manqué… rester impassible. Lui sourire… lui briser le cœur. Lui pardonner… lui en vouloir. Non. Tout simplement l'ignorer. L'ignorer, faire comme s'il ne se trouvait pas là, comme s'il n'existait pas. Je déposai le corps sur le canapé. Personne n'avait bougé. Ni lui, ni ma soi-disant meilleure amie. Encore moins ceux que j'avais considéré comme mes parents ou mes frères. Je me fichais royalement de Rosalie, n'ayant jamais vraiment eu de vrais relations avec elle.

Je positionnai la femme de façon à ce qu'elle soit bien, calant sa tête sous un coussin.

-Bella, répéta l'Adonis que j'avais considéré mien ?

Je me relevai et gagnai la cuisine, voulant sortir par la porte de derrière mais Edward se mit devant mon chemin. Je me sentis faible, fragile, vulnérable.

-Parle-moi, Bella, je t'en supplie, explique-moi !

Ma douleur était si forte, si intense, comme lorsque je me trouvais encore allongée au sol, dans mon minable appartement. Edward me saisit par les épaules, me secouant en tous sens. La douleur, si forte, si intense. J'entendis quelque chose tomber et gémir. Penchant la tête sur le côté, je pus apercevoir Jasper, se tortiller au sol, se retenant de hurler.

-JASPER, cria Alice, le prenant dans ses bras !

-Elle a… mal. Tellement… mal.

Edward reporta son attention sur moi.

-Tu as mal, Bella ? Où ?

-C'est… mental. Elle souffre, c'est atroce, continua-t-il, tout en gigotant comme un bébé.

Une part de moi ne pouvait pas ne pas prendre plaisir à la situation. Jasper avait mal, comme moi. Il savait ce que je ressentais. De plus, c'était de sa faute, à l'origine, si nous en étions là. Alors…

-Ne te réjouis pas de la… situation… Bella. C'est…

-Quoi, demandai-je froidement, reprenant contenance ? Une torture ? Un calvaire, un tourment, un supplice ?

-C'est… pire.

Edward essaya de poser sa main sur mon épaule.

-Ne me touche pas, fis-je, sans le regarder !

Il se recula légèrement.

-Cette torture, c'est que j'endure tous les jours depuis votre départ, Jasper. Toute cette douleur, je la ressens. Tu veux arrêter ça ? Pars ! Montre-moi que tu es aussi lâche qu'Edward ! Ou alors reste. Tu remonteras peut-être dans mon estime. Mais tu devras supporter et je sais que tu en es incapable. Moi-même je me demande comment j'ai fait pour tenir tant de temps. Même après plus d'un an, la douleur reste la même. Incomparable. Ma transformation me semble être une partie de plaisir à côté. Même si ce n'est pas vraiment comparable. La transformation est un mal physique alors que, comme tu l'as dit, ma douleur est mentale.

-Je t'en supplie, arrête ça !

Je regardais tout le monde autour de moi. Ils étaient tous captivé par ce que je disais.

-Arrêter ? Mais je ne fais rien. Crois-moi que si je le pouvais, je le ferai. Et arrête de me supplier, tu es pathétique. Quand moi je suppliai le vide de ramener Edward à moi, est-ce qu'il est revenu ? Quand je pleurai chaque larme de mon corps, que je n'étais plus capable de bouger, alors que j'étais encore humaine, et que j'étais à deux doigts de la catatonie, est-ce que mes suppliques vous ont fait revenir ?

-Nous sommes là, maintenant !

-Mais maintenant c'est trop tard, Jasper. Regarder ce que vous avez fait de moi ! Je tue par plaisir. Je détruis des couples. Cette femme attendait un enfant. Je ne me suis pourtant pas gênée pour lui ôter la vie. Admettez que je suis bien misérable ! Je ne vaux rien.

-Tu ne tues pas… par… plaisir, mais par… nécessité.

-Je suis vampire, certes, mais je pourrais me nourrir de sang animal.

-Ce n'est pas ce que… j'ai voulu dire. Tuer les gens amenuise cette… douleur.

Je souris.

-Il est évident, en effet, que je ne le fais pas pour rien.

Je me reculai, m'éloignai d'Edward qui s'était dangereusement rapproché et leur parlai une dernière fois.

-Je n'arrêterai pas de tuer. Jamais. J'en ai besoin, en effet. Et je veux que vous vous en alliez. Je ne veux jamais voir revoir. Laissez-moi, partez ! Vous l'avez fait une fois, vous pourrez sûrement le refaire.

Je quittai la cuisine, regagnai le salon, ne jetant pas même un regard à ma victime et quittai la maison. Il était temps que je regagne mon appartement. Il me fallait une douche. Ensuite, j'irai sûrement regarder un film, un moment, quelque part comme au cinéma, sans payer ma place, bien évidemment. Ensuite, je rentrerai à la maison et lirai un bon bouquin. Enfin, dans quelques jours, les choses reprendront doucement leur cours et je repartirai chasser le couple, comme s'il n'était jamais revenu, comme si je ne l'avais jamais revu. Il me semblait que c'était un bon programme.

Dans le jardin, je vis des lumières bleues et rouges se rapprocher, ainsi qu'un bruit que je ne connaissais que trop. La police faisait sa grande entrée en scène. Quelque chose d'autre, pourtant, me perturba. J'avais l'impression que l'on me regardait. Et puis tant pis. Je passai mon chemin, avant que la rue ne soit infestée par les journalistes.

Il était temps que j'aille prendre une douche.

Oh, mon doux et tendre lecteur ! Dis-moi ce que tu as pensé de ces retrouvailles ? Y a-t-il encore quelque chose de possible entre Bella et Edward ou Bella est-elle définitivement perdue ?

Tant de questions, je suis méchante xD

A bientôt !