Donc voilà un nouveau chapitre, après un assez longue absence. Pardonnez mon retard et profitez! La suite de Don't worry est presque terminée et sera postée dans une semaine, je pense.
Une bonne lecture à tout le monde et je remercie toutes les personnes qui m'ont laissée un commentaire sur le dernier chapitre, ce qui veut dire:
CeriseBella, Dreams-Twilight et Ronnie32.
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Chapitre 15
Edward était à nouveau allongé au sol, un rictus de douleur peint sur le visage. J'avais cependant la vague impression qu'il dormait. C'était inquiétant, j'avais peur pour lui. Qu'est-ce qu'il allait lui arriver ? J'avais peur que jamais il ne se réveille.
J'avais tellement peur pour lui, si peu pour moi.
J'avais pourtant sans doute plus à craindre que lui. Allai-je mourir ? Je me retournai vers le fou qui me prenait pour une certaine Céleste. Je n'avais pas la moindre idée de qui il pouvait s'agir. Je savais cependant que cette fille me ressemblait. Un vampire ? Une humaine ? Je n'en avais sérieusement aucune idée.
Je vis cet homme faire un pas en avant. Je me levai, restant toujours au côté d'Edward, empêchant ainsi à cet homme de lui faire du mal.
-Je ne suis pas Céleste, vous m'entendez ?
-Bien sûr que non, tu ne l'es pas.
Je ne comprenais plus rien.
-Alors, pourquoi ?
Il sourit, un sourire peiné.
-Parce que je veux la retrouver.
-Mais je ne suis pas elle.
Ne voulait-il donc rien comprendre ? Où alors était-ce moi ?
-Ecoutez, expliquez-moi tout ! J'essayerai de comprendre. Nous pouvons toujours trouver un arrangement, un compromis.
-Ce n'est pas possible, Bella. Tu peux comprendre, certes, mais tu ne peux rien changer à ce qu'il va se passer.
Je pris peur, vraiment peur. Pour moi, cette fois. Cet homme s'approcha dangereusement de moi, m'empêchant d'aller où que ce soit, m'isolant contre un angle de la pièce. Je sentis bientôt la chaleur qui émanait de son corps, son haleine contre mon visage.
-Ne me touchez pas !
Je rabattais, au sol, la main qu'il avait levée pour me toucher. Comment osait-il ?
-Oh mais tu en fais des manières. Il ne me semble pourtant pas que tu faisais tant de chichis, avec ton proprio.
Il n'avait pas tord. Ce n'était cependant pas une raison. Oh que non ! Avant que je n'aie pu faire le moindre geste, je sentis ses lèvres s'écraser avec violence sur les miennes. Je tentai tant bien que mal de le repousser mais mon corps ne m'obéissait plus. Il s'arracha à moi, collant sa bouche contre mon oreille.
-Céleste, je t'en supplie, viens.
Il était fou, fou à lier. Ne se rendait-il pas compte des non-sens de ses propos ? Il savait que je n'étais pas cette femme mais il me suppliait de devenir elle. Incroyable... Je sentis ensuite ses lèvres contre mon cou, descendant pour atterrir sur mes épaules, ma clavicule. Je sentis une forte nausée me prendre.
Arrête-le !
Ah, une revenante.
Ne le laisse pas faire. Ne le laisse pas te toucher. Tu ne lui appartiens pas, il n'a aucun droit sur ton corps.
-Céleste ? Tu es là ?
Quoi ? Céleste était là ? Je ne la voyais pourtant pas, je n'étais pas encore elle.
-Céleste, je t'en supplie, parle-moi !
Il se tut. Aucun son, aucune parole ne lui faisait écho.
-Je t'en supplie, murmura-t-il.
Liam, soupira ma conscience…
-Céleste ? Mon amour…
Arrête tout, Liam. Ne fais plus souffrir ce couple, arrête !
-Tu repartiras !
Je n'ai pas le choix, tu le sais.
-Tu as le choix, Céleste. Tu as toujours le choix. Je t'en supplie, ne me laisse plus ! Ne me laisse plus seul, tu m'as tellement manqué.
La voix qui était censée être ma conscience était en réalité la femme qu'il appelait ? Cette voix s'était jouée de moi ? Comment était-ce possible ? Qui était-elle, que me voulait-elle ? Que faisait-elle en moi ? L'homme avait posé sa main sur mon visage, plongeant son regard dans le mien.
-Je t'en supplie, Céleste. Je t'aime tellement, je t'aime. Ne m'abandonne plus, je t'en supplie.
J'eus soudainement pitié de cet homme. Il me ressemblait tellement, lorsqu'Edward était parti.
Je t'aime, Liam. Je t'aime, n'en doute jamais !
-Alors…
Mais je ne peux pas, nous ne pouvons pas. Je ne suis plus, Liam…
-Bien sûr que si, crois-moi, tout peu redevenir comme avant. Prends le corps de cette fille, elle te ressemble tellement. Je sais que tu peux le faire, je t'ai déjà vue accomplir cet acte. Tu peux revenir, nous pourrons à nouveau être ensemble, comme cela aurait toujours dû se passer.
Et l'homme, y as-tu seulement pensé ? As-tu pensé à la douleur que lui provoquerait la perte de la femme qu'il aimait ?
-Il n'est pas important.
J'avais peur, je ne comprenais rien. Edward n'était pas important pour lui, alors pourquoi se soucierait-il de son bien ? J'avais peur que cet homme ne s'en prenne à lui.
Te rends-tu compte de tes paroles, Liam ? N'as-tu donc plus aucun cœur ? Tu étais si merveilleux, à l'époque. Tu as tellement changé. Tu étais lui, j'étais cette fille, j'étais l'humaine. La vie nous a donné notre chance, laissons la leur !
-Je ne veux pas te perdre, Céleste, jamais. Jamais… Tu ne veux pas venir ? Je te rejoindrais.
Son regard avait changé. Il était devenu noir, agressif. Je sentais que tout allait mal se terminer. Alors que j'avais l'impression qu'il regardait à l'intérieur de moi, il y avait encore quelques secondes, regardant cette femme qu'il avait aimée, je savais maintenant qu'il ne regardait rien d'autre que moi. Il me fixait, empli de haine.
-Je vais te tuer. Rassure-toi, ce ne sera pas long.
-Qu… Quoi ?
J'essayai de me dégager de sa prise mais en étais totalement incapable. Il avait une force hors du commun. Ou alors était-ce moi qui n'en avais plus ?
-Je voulais juste t'expliquer deux trois petits détails avant ta mise à mort. Je suppose que tu as quelques questions, sur moi, non ?
Des questions ? J'en avais des milliers.
-Qui est Céleste ?
Il sourit.
-Céleste n'était pas la plus belle femme du monde, ni la plus intelligente. Céleste ne possédait ni richesse, ni gloire. Elle était fille de paysan. Je l'ai rencontrée en forêt, alors que je chassais. A partir de la seconde où je l'ai vue, je l'ai aimée, comme l'a fait Edward, avec toi. En retour, elle m'a donné son cœur, comme je lui avais donné le mien. Elle n'était cependant qu'humaine.
Il marqua une pause, cherchant la suite de son discours.
-Je n'étais que solitude. Elle m'a apporté la joie, le bonheur. Elle était mon tout, j'avais besoin d'elle, elle était ma drogue. Puis, un jour, après plus d'une année de vie commune, elle est tombée dans un ravin, en forêt. Elle s'est empalée sur une branche. J'aurai pu la sauver. J'étais là, j'aurai pu l'emmener voir un médecin. Mais… son odeur…
Je compris. Je compris… Le regard torturé de cet homme me faisait souffrir le martyre. J'avais mal pour lui, pour la femme qu'il avait aimée.
-Quand je t'ai vue, reprit-il faiblement, tu m'as tellement fait penser à elle que j'en suis devenu fou. Tant de sentiments se sont développés en moi, à cet instant. Haine, envie, tristesse, nostalgie, espoir… Tu la représentais. Et ensuite, j'ai senti ton sang. Il m'a été impossible d'y résister et je t'ai attaquée. Quand je me suis rendu compte de ce que je faisais, je me suis arrêté, me haïssant plus que jamais. Je suis parti et t'ai laissée agoniser sur le trottoir. Ensuite, je t'ai suivie. Je me suis vite rendu compte que ta situation ne t'était pas inconnue, que tu savais ce que tu étais devenue. Puis, ta douleur, ta tristesse, ton mal de vivre, m'ont fait penser à moi. Tu avais l'air d'autant souffrir que moi. Je me suis renseigné un peu et ai tout découvert. Plus encore, tu ressemblais à Céleste. Tu étais l'humaine et ton Edward le vampire. Et avec le mioche que tu as tué, ainsi que ses copains, j'ai perdu l'esprit. J'ai voulu aimer Céleste à travers toi. Juste une fois, rien qu'une fois. Et tu en as subi les conséquences. Je regrette que tu aies à souffrir mais je ne ferai rien pour t'arranger la vie, plus maintenant. Parce que je te tuerai bientôt.
Je cherchai un quelconque moyen de m'échapper de ce piège. Il fallait aussi que je m'occupe d'Edward. Je ne pouvais le laisser là. Je n'avais cependant aucune idée, rien. J'essayai de gagner du temps.
-Et comment avez-vous fait pour passer ainsi inaperçu, pour cacher votre odeur, pour m'endormir, Edward et moi, ainsi que brouiller les visions d'Alice ?
Je n'étais pas sûre du dernier point mais j'avais réfléchi un tout petit peu à la question et je ne pensai plus qu'Alice m'ait royalement ignorée. Il m'avait semblé logique, dans le passé, de croire que les Cullen n'en avaient plus rien à faire de moi, refoulant ainsi tout ce qu'ils apprenaient sur moi, mais je n'en étais plus sûre, maintenant.
-J'ai un don, répondit-il, le plus banalement du monde. Je crée des illusions parfaites. Je peux fabriquer le sommeil, inventer une odeur qui ne sent rien en copiant l'air ambiant. J'ai pu illusionner ta chère amie pour qu'elle ne croit perçoive que de vagues formes floues. Elle voyait tout, en réalité, sans rien voir.
Alors j'avais raison. Alice ne m'avait pas abandonnée. Je souris faiblement. Quelle importance cela avait-il, maintenant ? Plus aucune. J'allai mourir.
-Mon don a néanmoins des limites. Je ne peux pas créer la mort ou la vie, ni même leur illusion, ainsi que les sentiments. Je ne peux pas me leurrer moi-même. Je ne peux pas soigner les gens, même si je peux le leur faire croire. Je peux leur envoyer l'illusion de leur guérison. Je ne peux donc rien faire de vrai, de réel. Tout ce que je produis n'est que fictif. Comprends-tu mieux, maintenant ?
Oui, mais cela ne m'aidait en rien de le savoir. Je n'avais aucune échappatoire.
-Maintenant, il est temps pour toi de rendre l'âme.
Avant que je n'ai pu faire le moindre mouvement, il me propulsa à l'autre bout de la pièce. Le mur de pierre se désagrégea sous l'impact. Je me relevai d'un bond mais il était déjà sur moi. Il me prit les cheveux et m'envoya à plat ventre au centre de la pièce. Il me tira le bras dans le dos, m'arrachant une grimace de douleur. Il attira ensuite ma tête en arrière, murmurant à mon oreille :
-Il est temps.
Il se releva et fut projeter à l'autre bout de la pièce. Que venait-il de se passer ? Je relevai la tête qui était tombée au sol lorsqu'il m'avait relâchée et pus voir Edward sur lui. Ce Liam allait mourir. Je le savais maintenant, même si j'avais l'impression qu'il commettait son propre suicide.
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Voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous a plus et que vous vous impatienterez de lire la suite. Elle est prête, bien au chaud sur mon ordinateur :)
A bientôt!
(Un petit commentaire, ça fait toujours plaisir :P)
