Bonsoir toutes !
Alors donc, je vais essayer de faire rapide :)
Je remercie CeriseBella, Emilie-Rose, Ronnie32, Shizeinphren, Dreams-Twilight, Caro et laulaux (si jamais, je n'ai pas reçu ton adresse e-mail, dans ton commentaire. Essaye de me l'envoyer par message personnel :)
Bonne lecture !
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Chapitre 16
Edward's POV
Je m'étais une nouvelle fois réveillé. J'avais vu cet homme se jeter sur Bella et essayer de la tuer. La rage m'avait pris et je tentai maintenant de mettre mon aimée en sûreté. Je devais tuer cet homme, je le savais, même si je ne comprenais rien à cette histoire. Je ne comprenais pas le but de cet homme. Chaque coup que je lui donnai, il l'encaissait, sans jamais se défendre. Je ne comprenais pas. J'aurai pu mettre ma main au feu qu'il voulait mourir.
Bella se trouvait à l'angle, elle s'était repliée sur elle-même. Elle était effrayée. J'avais l'impression qu'elle redevenait ma douce Bella, celle que je devais protéger. Lorsque je l'avais retrouvée, dans la maison de cette femme qu'elle avait tuée, j'avais cru ne pas la reconnaître. Elle était si froide, si différente. Je savais que c'était de ma faute, que c'était à cause de moi, si elle se trouvait dans cet état, et j'avais eu peur. Peur qu'elle ne redevienne jamais celle que j'avais aimée. Maintenant, je la retrouvais. Elle était à nouveau elle et j'en étais heureux.
L'homme se trouvait à terre, dans un sal état. Je l'avais mordu, lors des rares fois où il avait tenté de se révolter contre mes assauts. Couché au sol, je pus à nouveau voir le visage décomposé de cet homme. Il avait l'air anéanti. Il aurait été humain que des larmes auraient strié son visage. Il murmura une phrase, une seule, et ma raison vacilla :
-Protège-la quoiqu'il arrive !
Je me relevai, incapable de commettre ce meurtre. Il avait fermé les yeux, attendant le coup de grâce. J'en étais incapable. Au bout d'une vingtaine de secondes, ne sentant rien venir, il rouvrit les yeux et, en eux, je pus lire la colère, ainsi que la lassitude.
-Qu'est-ce que tu attends ? Vas-y ! Achève-moi !
-Non, murmurais-je.
Une expression de rage l'envahit.
-Tue-moi, hurla-t-il !
-Non, repris-je, plus fort, tout en reculant de deux pas !
Il fixa un autre point de la pièce. Je suivis son regard. Il regardait ma Bella. Il me regarda à nouveau, un sourire heureux, peint sur son visage.
-Si tu ne le fais pas, je fais de telle sorte à ce qu'elle meurt, elle. Jamais tu ne la reverras.
Une forte panique me prit. Que devais-je faire ? Comment m'y prendre ? Je ne pouvais risquer la vie de ma Bella mais je ne pouvais tuer cet homme. Seulement, il était tellement fou que d'ôter la vie à la femme que j'aimais ne lui semblait pas être un problème. Alors que je faisais l'aller-retour entre eux, je le vis se lever, et avant que je ne puisse reprendre mes esprits, il se trouvait près de ma Bella. J'étais paralysé, je ne pouvais plus bouger. A nouveau…
Bella se débattait. Elle essayait de lui échapper. Elle avait l'air de n'avoir aucune force. Elle fut vite à terre. Elle essayait de se reculer avec ses jambes.
-Edward, murmura-t-elle, dans une supplique…
Puis l'homme s'exclama, les bras levés, le regard et le sourire d'un fou, sa voix virant dans les aigus.
-Regarde, Edward ! Regarde ce que je vais faire. Ce ne sera pas une illusion. Je ne peux illusionner la mort. Bella le sait, je le lui ai expliqué.
Il la prit dans ses bras, alors que Bella avait peine à garder les yeux ouverts. Il l'endormait, comme il l'avait fait avec moi mais la laissait éveillée, pour qu'elle voit ce qui allait lui arriver.
Mes jambes furent soudainement en mouvement et je me surpris à le suivre. Je ne pouvais m'en empêcher.
-C'est étrange de se faire contrôler ainsi, n'est-ce pas, Edward ? Ce n'est qu'une illusion. Je te crée l'envie de me suivre, l'obligation…
Il créait des illusions. Je ne pouvais le contrer. J'étais faible. La tête à Bella dodelinait sur le côté, son regard vide fixait le mien, alors que l'homme nous emmenait à l'extérieur. Nous nous trouvions bel et bien dans un cimetière. Nous le quittâmes et nous retrouvâmes dans un champ, très certainement à la sortie de la ville. L'air était glacial. L'eau recouvrait en grande partie le sol. Une forte pluie venait sûrement de s'arrêter. Une forêt se trouvait pas loin. Un peu avant, d'énormes pilonnes électrique. Il posa ma Bella au sol. Il fallait que je réagisse. Il fallait que j'y arrive. Maintenant !
-Vois-tu, Edward. Je savais que cela allait se passer ainsi. Je savais que je n'arriverai pas te convaincre de me tuer si facilement. J'ai donc pris mes dispositions.
Sur la droite de l'homme se trouvait un bidon d'essence, ainsi qu'un briquet posé sur le dessus. J'eus la vague impression que l'on venait de me couper la respiration. Il n'allait pas… Si ? NON !
Je le vis prendre le bidon d'essence et le vider sur le corps immobile de ma Bella. Il prit ensuite le briquet qu'il alluma et plaça au dessus d'elle, le gardant toujours dans ses mains.
-La brûler ne la tuera pas, Edward. Elle souffrira juste le martyre. L'aimes-tu si peu pour accepter cela ? Je ne l'endormirai pas. Es-tu prêt à l'entendre hurler sa douleur, Edward ?
Je vis le corps de Bella prit de soubresauts. Elle était effrayée. Une haine sans égal me prit et je me sentis libre. Je me jetai sur cet homme et le propulsait le plus loin possible. Le briquet vola avec lui. Je m'accroupis près de ma Bella, à moitié endormie. Je posai ma main sur son visage.
-Je reviens tout de suite.
Je partis attaquer l'homme. Le tuer… Il se laissa faire, encore une fois. Il en était même heureux. Pourquoi n'arrivai-je pas tuer cette homme ? Il n'était pas le premier. Oh, non. J'avais déjà tué tant de fois. Des hommes, des animaux, des vampires, mais tous avaient essayé de se défendre. Tous, mais pas lui.
-Pourquoi, demandai-je ?
Son visage heureux devint à la limite du suppliant.
-Si tu perdais Bella, ne voudrais-tu pas aller la rejoindre ?
Je me figeai. Cet homme voulait mourir pour rejoindre la femme qu'il avait aimée ? Non. Ce… Je comprenais sa souffrance, je comprenais son geste. Combien de fois avais-je voulu faire de même, lorsque j'avais abandonné Bella ? Maintenant que je connaissais la raison, je n'arrivais plus, je n'en avais plus le courage. Je ne pouvais mettre à mort cet homme. Pas après ce que je venais d'apprendre. Comment aurai-je pu alors que je m'étais trouvé dans le même état que lui, il y avait encore peu ?
J'aurai voulu lui dire, j'aurai voulu lui dire que la terre continuait à tourner. Qu'il ne fallait pas qu'il abandonne, que tout allait s'arranger mais je n'y arrivais pas. Je savais que ce ne serait que lui mentir. J'avais tellement mal, pour lui. Je ne pouvais lire ses pensées mais je savais qu'il avait le visage de la femme qu'il avait aimée devant les yeux.
Je fus soudainement fortement projeté dans l'un des pilonnes électrique.
-Pourquoi refuses-tu de le faire ? N'as-tu donc aucun amour envers ta Bella ?
Le pilonne vacilla. Je le sentis partir contre le côté. Il tombait, retenu que par les câbles électriques, je savais que ce n'était qu'une question de secondes avant qu'ils ne lâchent. J'essayai de me dégager, de faire quelque chose face à la situation. Je réussis à m'échapper de l'emprise de cet homme au moment où les fils lâchèrent. Le pilonne tomba avec un bruit sourd sur le sol. Puis, je crus mourir une deuxième fois. L'un des câbles tomba près du corps de Bella, des éclairs électriques se propagèrent sur un petit ruissellement d'eau.
J'hurlai son nom mais déjà son corps était pris de convulsions. Elle hurla sous la douleur de l'électrocution. Je me précipitai vers elle lorsqu'une étincelle la fit prendre feu.
-NON ! BELLA !
J'enlevai mon manteau et essayai d'étouffer le feu, attisé par le léger vent, ainsi que l'essence rependue sur son corps. Bella gesticulait en tous sens, essayant d'arrêter l'afflux de douleur. Elle hurlait, hurlait, gesticulait, brûlait, se retournait, convulsait, hurlait, hurlait encore, à l'agonie. Le feu finit néanmoins par s'éteindre. Bella ne bougeait plus. Je sentis une présence derrière moi. Je me retournai.
-Vas-tu me tuer, maintenant ?
Son regard était impassible face au spectacle qui s'offrait à lui.
-Si tu ne le fais pas, j'attends que Bella se réveille et je lui refais le même coup.
Je me jetai sur lui, pris dans un excès de rage. Je le démembrai – d'abord un bras, puis l'autre, la tête, un pied, les jambes – avant de vider le reste du bidon d'essence sur ses morceaux. Je pris le briquet posé au sol et le lâchai sur ses restes.
-Merci, crus-je l'entendre murmurer.
Ce n'était néanmoins pas possible : il était déjà mort. Je partis rejoindre Bella. Je pris son corps dans mes bras et la serrai contre moi. L'odeur qui se dégageait d'elle était absolument insupportable. Chair brûlée, calcinée. Ses cheveux n'étaient plus que cendre. Plusieurs de ses doigts semblaient soudés les uns aux autres. Elle était défigurée, méconnaissable.
-Mon amour, je t'en supplie, réveille-toi !
Aucun son, aucune parole ne me fit écho.
-Bella…
Je pris le téléphone se trouvant dans ma poche et composai le premier numéro qui me vint à l'esprit. Il n'y eut qu'un bip.
-Edward, c'est toi ? Où es-tu ? On te cherche depuis des jours.
Des jours ?
-Carlisle… Je t'en supplie, Carlisle, aide-nous !
-Edward, du calme, dis-moi ce qu'il se passe !
-Bella… Elle… Elle est…
-Edward, calme-toi ! Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ?
-Bella est gravement blessée. Elle va très mal, elle est inconsciente.
-Très bien. Où te trouves-tu ?
-Je suis… Je ne sais pas. Il y a une forêt, je dois être à l'extérieur de la ville. Il y a un très vieux cimetière.
-Je vois où c'est, Edward. Rends-toi, avec Bella, à la sortie de la ville, il y a un motel. Va prendre une chambre et fais-toi discret ! Nous arrivons.
Je raccrochai et partis avec Bella. Je vis les contours de la ville se rapprocher. J'aperçus le motel, une dizaine de secondes plus tard. Je déposai Bella au sol, à une centaine de mètres, où personne ne pouvait la voir depuis la route. J'arrivais dans l'accueil et demandai une chambre. Le propriétaire me donna une clé et je sortis. Je pénétrai dans la chambre qui se trouvait être la 7, allai ouvrir la fenêtre et partis chercher Bella. Je passai par l'arrière du bâtiment et passai par la fenêtre ouverte pour ne pas me faire apercevoir. Je déposai Bella sur le lit. Son corps immobile me torturait plus qu'il n'était possible de l'imaginer. Je restai près d'elle, sa main abîmée dans la mienne.
-Je suis désolé, tout est de ma faute. Je… Je ne savais pas comment agir. Je suis désolé.
J'entendis ensuite la Porsche ainsi que la Mercedes entrer dans le parking. Ils trouvèrent de suite notre chambre. Je vis ma famille entrer, le regard paniqué. Esmée et Alice hoquetèrent quand elles virent dans quel état se trouvait ma Bella. Jasper et Emmett détournèrent les yeux, alors que Rosalie restait bouche ouverte. Carlisle s'avança et je lui lançai ma place. Je n'osai regarder personne dans les yeux. Mon père s'exclama.
-J'ai besoin d'eau froide, ainsi que de serviettes.
Esmée et Alice se précipitèrent dans la salle de bain. Elles en revinrent avec ce qu'avait demandé Carlisle.
-Edward, que s'est-il passé ? D'où lui viennent ces brûlures ?
Je le regardai, honteux, n'osant croiser son regard.
-Je…
-Edward, lorsque vous avez disparu, avec Bella, Alice a vu un homme dans ses visions. Qui était-il ?
-Il s'appelait Liam.
Je m'étais tassé dans le coin de la pièce, une telle dose de remord dans le cœur que c'en devenait insupportable. Je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi. J'avais déjà tué. Je n'étais pas un Saint, non. J'avais tué de mon espèce, ainsi que des humains. Il fut une époque où je n'avais eu pitié de rien mais j'avais changé. Je l'espérai du moins. Je ne voulais plus être un monstre.
-Où est ce Liam, Edward ? Est-ce lui qui vous a enlevé ? Est-il un danger ?
Il s'occupait de Bella, lui pressant des serviettes mouillées contre ses brûlures.
-Il est mort.
Il s'arrêta une seconde à sa tâche.
-Comment ?
Je savais tout comme lui qu'il connaissait la réponse. Il essayait seulement de s'assurer de ce qu'il pensait. Toute ma famille s'était retournée vers moi. Ils attendaient des explications. Esmée s'approcha et me pris dans ses bras, comme une mère l'aurait fait. Je plongeai dans mes souvenirs.
-Je l'ai tué.
Je leur racontai, tout, absolument tout. Je ne pouvais rien garder pour moi. J'avais tué cet homme parce qu'il était désespéré. Il me l'avait demandé, m'avait obligé. Je n'avais pu faire autrement. Je leur racontai comment Bella s'était retrouvée dans cet état.
-Mon Dieu, s'indigna Carlisle…
Alice passait sa main dans les derniers cheveux de Bella. Tous ne pouvaient plus rien dire, se contentant de me fixer.
-Nous sommes désolés de ce qu'il est arrivé, Edward.
Carlisle se remit à la tâche, bien qu'il ne se soit jamais vraiment arrêté.
-Qu'allons-nous faire, demandai-je ?
Carlisle réfléchit quelques minutes avant de nous répondre.
-Il faudrait mieux que nous ne soyons plus là, lorsque l'enquête concernant le pilonne débutera. Nous pouvons commencer par retourner à Forks. Bien sûr, la population ne devra pas être au courant du retour de Bella. Dès qu'elle se réveillera, et j'espère que ce sera au plus tôt, nous essayerons de savoir ce qu'elle veut, en ce qui concerne votre couple, Edward. Tout dépendra de ce qu'elle voudra. Nous resterons avec elle, ou… Nous la laisserons s'en aller.
Je savais que cela l'affectait. Il tenait à Bella comme il tenait à Rosalie ou à Alice.
-Si Bella tient à rester avec nous, avec toi, Edward, nous devrons impérativement quitter Forks. Si Bella décide de s'en aller, nous pourrons rester, comme partir, ce sera à vous de décider.
Si Bella venait à nous quitter, ce qui restait encore une possibilité, je ne savais pas encore si je resterai à Forks ou pas. Je savais seulement que je ne pourrais pas vivre sans elle. Je savais que jamais, jamais, je ne pourrai vivre heureux à nouveau. Je savais que je deviendrai une copie de l'homme que j'avais tué.
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Je sais, je devrais intégrer un gangue de sadique, mais enfin... on ne se refait pas. Pauvre Bella...
Sinon, qu'ajouter, à part que cette fiction touche bientôt à sa fin? Encore deux chapitres et l'épilogue et il en sera fini de Twilight-autodestruction. Je me concentrerai donc sur Don't worry, ET1 et je reprendrai une de mes fictions en pause. Voilà !
Au fait, est-ce que j'aurai la chance d'avoir 100 commentaires sur cette fiction, avant qu'elle ne prenne fin? Si chacun y met du sien, j'en suis persuadée :P
Gros bisous et à bientôt ^^
