Bonsoir :)
Voici donc l'avant dernier chapitre avant l'épilogue. J'espère qu'il vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture !
Je remercie CeriseBella, Dreams-Twilight, Ronnie32, Hine et PetitLutin29 pour m'avoir laissé un commentaire. ^^
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Chapitre 17
Je savais où je me trouvais. J'aurai reconnu entre mille la chambre dans laquelle j'étais. Elle n'était pas des plus grandes mais elle regorgeait de son odeur. J'inspirai avidement cette fragrance merveilleuse. La sienne.
J'eus envie de sourire mais n'y parvins pas.
La lumière était faible. L'heure devait être avancée dans la soirée. Peut-être sept heures. Huit. J'entendais de faibles bruits provenant de différents endroits de la maison. Des gens occupés à des occupations quelconques. Je me levai et cherchai Edward du regard. Il n'était pas là, pas dans la pièce. J'ouvris légèrement la porte. J'avais peur de ce que j'allai trouver dehors. Je ne savais même pas si Edward avait survécu à l'attaque de Liam. Je refermai la porte (sans pour autant avoir quitté la chambre) n'osant découvrir la réponse à la question. Je plaquai contre le mur, terrifiée. Puis, j'entendis une démarche que je ne connaissais pas se diriger contre ce qui devait être le séjour, ainsi que des murmures que je ne compris pas. Une demi-seconde plus tard, quelqu'un entra dans la chambre.
Edward.
Je me jetai à son coup, plaquant mes lèvres contre les siennes. J'avais eu tellement peur ! Tellement peur que Liam l'ait tué ! Il ne sut d'abord comment réagir, avant de poser ses mains sur mes hanches afin de profiter de notre proximité. Néanmoins, il ne tarda pas à me repousser.
-Bella…
Il souriait, bien que le doute imprégnait encore ses traits.
-Edward, que se passe-t-il ?
Il prit mes mains et leur déposa de tendres petits baisers sur mes paumes et mes doigts.
-Tu me pardonnes ? Tu ne partiras pas ?
Croyait-il encore que je lui en voulais ? Il était clair qu'il avait fait une énorme connerie, en me quittant, j'en convenais. Mais je ne pouvais plus lui en vouloir, pas après qu'il se soit mis en grand danger pour me sauver de Liam. Ou alors, peut-être qu'il se demandait si je lui en voulais pour les blessures qui m'avaient été infligées durant le combat ? Je ne m'en souvenais guère bien mais je me rappelais de la douleur des flammes, sur mon corps enduit d'essence.
Il relâcha mes mains. Son sourire avait disparu.
-Je comprends, Bella, lâcha-t-il.
Quoi ? Avait-il pris mon silence pour une réponse ? Si tel était le cas, il avait dû penser que je ne lui pardonnais pas, ce qui était totalement ridicule.
-Non, Edward. Je ne t'en veux pas, m'empressai-je de clarifier.
Il releva les yeux qu'il avait baissés. Son regard affligé s'émerveilla quelque peu d'espérance mais je remarquai bien qu'il n'osait pas trop y croire, comme craignant que je ne sois pas sérieuse.
-Je ne t'en veux pas, repris-je, afin de le persuader de ma parole. Je t'en ai voulu, oui, mais plus maintenant.
Maintenant, j'avais besoin de lui, de sa présence rassurante.
-Mais promets-moi…
Je me stoppai, cherchant les mots les mieux appropriés à ma demande.
-Tout ce que tu veux, Bella.
Je remarquai que les mots les plus simples étaient les plus parlant. Je n'allai pas passer par quatre chemins.
-Ne me quitte jamais plus !
Il me serra dans ses bras. Je passai les miens dans son dos, resserant notre étreinte.
-Je te le promets, Bella. Jamais plus je ne te quitterai. Jamais plus je n'y parviendrai.
Nous restâmes encore un moment dans la même position. Puis il me dit de le suivre dans le salon. Tous étaient assis dans les canapés et divans. Ils me regardaient avec de drôles de sourires. Face à eux, je me sentais mal à l'aise. D'autant plus que j'avais l'impression que quelque chose ne tournait pas rond. Comme s'il manquait quelque chose à la pièce, à la maison.
-Tu restes, hurla presque Alice en se jetant dans mes bras !
Je la serrai à mon tour, essayant de comprendre où elle voulait en venir. J'avais l'impression de fonctionner au ralenti. La tête me tournait et je crus tomber.
-Edward…
Il s'était approché de moi, voyant que quelque chose n'allait pas. Alice m'avait relâchée.
-Je ne… Je me sens pas bien.
Edward me fit m'assoeir et je crus l'entendre murmurer un « Quoi d'étonnant ? »
Je regardai tour à tour chaque membre de ma famille. J'avais dans la vague impression qu'une longue discussion s'imposait. Carlisle prit la parole.
-Je suppose que tu as des questions ? Te souvients-tu de ce qu'il s'est passé ?
Me plongeant dans mes souvenirs, je lui répondis.
-En gros. Pas les détails mais dans les grandes lignes, oui.
Il acquiesça.
Je regardai autour de moi et me rendis enfin compte de ce qui clochait dans la maison. Nous nous trouvions bien à la villa de Forks mais elle n'était plus dans l'état dans lequel je l'avais vue, la dernière fois. J'avais pris un malin plaisir à la saccager et, là, plus une seule marque. Combien de temps étais-je restée inconsciente ? Les Cullen avaient pu tout nettoyer et tout repeindre en peu de temps, oui, mais la peinture, bien qu'elle sente encore un peu, était sèche.
-Bella ?
Je me sentis légèrement secouée et je revins à la réalité. Carlisle avait continué à me parler. Je ne l'avais pas écouté.
-Tu m'écoutes ?
-Quoi ? Non.
Emmett rigola légèrement alors que Carlisle semblait anxieux.
-Il y a un problème, Bella ?
-Non, enfin oui. Depuis quand… Quand est-ce que tout ça est arrivé ?
Je les vis tous gênés, tout à coup.
-C'était… Il y a plus d'un mois, Bella. Ton état a mis du temps à se stabiliser avant que ton organisme ne commence à se régénerer. Je pense que cela vient du fait que tu te trouvais sous l'emprise du don de Liam, lorsque c'est arrivé.
Je ne le contredisais pas. C'était lui, l'expert.
-Bella. Reviens sur terre !
Je les regardais à nouveau.
-Oui, fis-je comme si de rien n'était ?
Carlisle s'approcha et me demanda de garder les yeux ouverts. Je m'executai. Il prit une petite lampe de poche qu'il vint me placer devant les yeux. Je tentai très vite de la retirer, éblouie. Carlisle me regarda, inquiet.
-La lumière t'éblouit ?
-Logique, non ?
-Non, les yeux de notre espèce réagissent à la lumière mais elle ne nous éblouit pas. D'ailleurs, tu me sembles vraiment dissipée. Ces symptômes sont sûrement des effets secondaires liés à tes anciennes épreuves. Si elles s'en vont, ce sera bon, mais si au contraire elles s'emplifient, il faudra s'inquiéter.
Ma tête m'était lourde. Je la déposai sur l'épaule d'Edward qui passa sa main derrière mes épaules.
Ils m'expliquèrent ce qu'il s'était passé depuis que je m'étais plongée dans l'inconscience. Je me sentis gênée lorsqu'ils parlèrent des réparations qu'ils avaient faites à la maison.
-Je suis désolée.
Tous me dirent que ce n'était rien, tant que je ne recommençai pas, mais je sentais que cela les embêtait. J'avais tout de même détruit des objets de grandes valeurs. Des tableaux, un piano et, surtout… la garde-robe d'Alice.
Nous finissions de mettre à jour les derniers détails, lorsque je me rendis compte à quel point j'étais assoiffée. Une effluve aux arômes animal me parvint. Je fus de suite attirée par elle. Jasper prévint l'assemblée de l'état dans je me trouvais. Edward se proposa de m'acompagner.
Nous courûmes dans les bois à la rechcerche de l'odeur que j'avais perçue. Edward restait près de moi. Je me sentais si petite, si fragile, si frêle à côté de lui. Je pris sa main et la serrai fort dans la mienne. Combien de fois avais-je rêvé de cet instant à Boston ? Combien de fois en avais-je rêvé dans ma longue agonie ? Certes, nous nous étions retrouvés mais j'avais l'impression que plus rien n'allait être comme avant et que ça n'allait pas aller en s'arrangeant.
Et si Edward ne m'aimait plus comme j'étais maintenant ? J'avais tellement changé. J'étais devenue de son espèce. Il l'avait toujours refusé. J'avais changé, physiquement aussi bien que mentalement, même si je ne savais pas exactement à quel point. Et si ces changements ne lui plaisaient pas ?
Je cessai de me poser la question, lorsque je sentis l'herbivore. Un élan. Je me jetai contre lui et bus son sang. Il n'avait, certes, pas le même goût que celui de mes victimes, mais il était loin d'être mauvais. Je m'en réjouissais. Une fois arrivée à la denière goutte, je me reculai. Je m'assis à côté du corps et le regardai, l'œil morne.
Edward, en face de moi avait l'air de se poser beaucoup de questions.
-Bella, est-ce que tout va bien ?
Je me sentais abattue, épuisée, faible. Le contre-coup de tout ce qu'il venait de se passer ? Pf. Cela faisait plus d'un mois, déjà, même si c'était tout à fait possible.
Edward se positionna accroupi en face de moi. Il prit mes bras et plongea ses yeux dans les miens.
-Bella, est-ce que ça va ?
Non, rien allait bien, rien ne tournait rond.
-Non, Edward.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tout, tout et rien ! Je me sentais tellement mal, j'avais tellement honte. J'avais tué, saccagé. Je m'étais prostituée…
-Rien ne va, Edward. J'ai fait des choses… J'ai… Je regrette tellement de ne pas avoir su… De ne pas avoir réussi… Je… Non, ce n'est pas ce que je veux dire. Ce que je veux dire… C'est… Je ne sais pas…
Il me serra contre lui, me murmurant des mots rassurants.
-Ne t'en fais pas ! Tout est terminé. Calme-toi !
Je tentai de renfermer mes sanglots.
-Là, voilà, explique-moi !
-Je suis une trainée, Edward, voilà ce qu'il se passe.
Je laissai mes sanglots s'échapper, alors qu'il raffermissait sa prise autour de moi. Sa présence me faisait tant de bien et à la fois tant de mal.
-Non, chut, ne dis pas ça !
-Edward, je suis pitoyable, j'ai fait tellement de mal à Boston.
-Tu n'as pas à te sentir ainsi.
-Je suis un monstre.
-Bella…
-Tu ne sais pas ce que je ressens.
Il soupira.
-Si, Bella, je…
-Non, tu ne sais rien !
-Bella, chaque membre de notre espèce cache des secrets. De lourds secrets. Nous avons tous commis des actes horribles. J'ai commis des actes horribles, des choses que tu n'imagines pas. J'ai été dégouté parce que j'avais fait. Je me suis senti mal, j'avais honte de moi, je me sentais monstrueux et misérable. Tu n'es pas seule dans ton cas, Bella. Pourquoi crois-tu que je t'aie quitté ?
-Tu… Tu m'ai… m'aimais plus, bafouillai-je.
J'eus l'impression de voir ses yeux se voiler, comme si je l'avais blessé. Il me coucha dans l'herbe et se positionna tout contre moi.
-Ne dis pas de sottises, Bella. Comment pourrais-je ne plus t'aimer ? Quand je t'ai dit cela, dans la forêt, jamais je n'avais proféré un tel mensonge. Et tu m'as cru… J'avais pensé qu'il m'aurait fallu des heures pour ne serait-ce que te faire douter. Avais-tu à ce point peu confiance en moi ? Après toutes les fois où j'avais dit t'aimer… Comment as-tu pu me croire ? Non. Je ne t'ai jamais quitté pour cette raison. Jamais. Mais j'étais si dangereux pour toi. Je risquai de te tuer à chaque instant.
-Qu'est-ce qu'il y a de monstrueux, là-dedans ? Si ce que tu dis est exact, c'est très louable de ta part. Je ne sais pas si j'aurai pu, à ta place. Te quitter alors…
-J'avais honte.
-Quoi ?
-J'avais honte de moi, de mon espèce. Tu étais si belle, si humaine, si pur… J'avais tellement peur de… te souiller. J'avais tellement peur, aussi, que tu découvres ce que j'avais fait, lors de ma période de révolte. Lorsque mes yeux reflétaient le sang de mes victimes.
-Tu m'as dit t'en prendre qu'à des criminels.
-Je n'ai pas fait que ça, Bella. J'ai fait des choses tellement horribles, dont j'ai tellement honte. Je sais à quel point tu te sens mal, j'ai été dans ton cas. J'ai fait des choses au moins pire que ce que tu as fait, Bella. Crois-moi !
Non, je ne pouvais imaginer Edward comettre les meurtres que j'avais orchestré. Il était tellement gentil, tellement protecteur, envers moi.
-Je ne peux pas te croire.
-Tu devrais.
-Alors… Comment fait-on pour oublier ?
Je sentis ses lèvres contre ma tempe.
-On oublie pas, Bella. On vit avec, toujours. On amenuise ses effets par des distractions quelconques. Notre… Notre espèce se laisse facilement distraire.
Je reconnus là quelques mots qu'il avait proféré lorsqu'il m'avait quittée.
-Il m'est tellement facile de ne pas y penser, lorsque tu te trouves près de moi.
Nous restâmes encore un moment à méditer sur le sujet. Nous rentrâmes ensuite à la villa, moi près d'Edward. Je me sentais légèrement mieux. J'espérai que jamais il ne repartirai. J'espérai pouvoir oublier mon malaise dans ses bras.
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Voilà donc. C'était l'avant dernier chapitre. Encore un dernier, l'épilogue, et ce sera la fin. Vous connaissez mon rêve ? C'est que toutes les personnes qui ont lu ce chapitre laisse une trace. Ou… au moins une personne sur deux xD
Voili-voilà, à bientôt !
