Bonsoir :)
Il s'agit donc du dernier chapitre. J'avoue vous avoir faire languir un peu, avant de le poster, histoire de faire durer un tout petit peu plus longtemps cette histoire. Il y a encore l'épilogue, qu'il faut que je poste, il viendra bientôt.
En attendant, je vous souhaite une bonne lecture.
Je remercie Dreams-Twilight, CeriseBella, Ronnie32, Schizeinphren et gmadininav, d'avoir laissé un commentaire sur le dernier chapitre. ^^
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Chapitre 18
Edward's POV
-Dépêche-toi, voyons !
Qu'elle était lente ! Je remontai les marches de la villa et allai prendre sa valise.
-On va vraiment finir par râter l'avion.
Elle monta dans la voiture, prête à y aller. Enfin ! Esmée sortit de la villa et j'allai la prendre dans mes bras. Cela faisait une semaine que Bella s'était réveillée. A Forks, personne ne savait que Bella se trouvait avec nous. Carlisle avait été faire une ou deux consultations à l'hôpital, histoire de ne pas attirer l'attention, faisant subtilement passer le message aux habitants de la bourgade que nous étions revenus. Malgré cela, Bella, elle, ne pouvait pas se montrer. Elle avait trop changé ses formes, les traits de son visage, ses yeux vermeilles…
-Faîtes attention, me pria Esmée ! Lorsque vous reviendrez, nous serons prêts à vous accueillir.
-Merci.
Je regagnai la voiture alors que la famille venait se poster sur le pas de la porte, nous observer, sourire aux lèvres. J'entendis les pensées de Carlisle.
« C'est un tournant pour nous tous, Edward. Il n'en sera que bénéfique. »
Je souris. Oui, c'était un tournant. Un merveilleux tournant. Jamais plus je ne quitterai Bella. J'aimai penser qu'elle était mienne, bien que cela soit égoïste et inexact. Elle était libre de ses actes et je ne pouvais la forcer à quoique ce soit.
J'enclenchai la première et nous partîmes en direction de l'aéroport de Seattle.
Bella avait l'air d'aller mieux, depuis notre discussion, mais je ne pouvais en être sûr. Mon incapacité à lire dans ses pensées me rendait fou. Je voulais tant connaître son état mental je me sentais tant inutile, lorsqu'elle dérivait dans ses pensées et que les traits de son visage s'affaissaient. J'essayai de savoir ce qui lui passait dans la tête par d'autres moyens. Je l'observai, l'écoutai parler. J'aurai aimé pouvoir entendre la battements de son cœur.
Ils avaient été, pour moi, plus que révélateurs, par le passé.
Bella avait retrouvé le sourire mais elle semblait encore faible. Le mois dont elle avait eu besoin pour se soigner ne lui avait pas suffi. Un mois horrible où j'étais resté durant des heures, des jours et des semaines, agenouillé près d'elle, à attendre son réveil. Par moment, son regard était plongé dans le vide, mélancolique. J'essayais, dans ce genre de moment, de la faire parler, évaluant ses mots, la vitesse à laquelle elle me parlait, comment les sons sortaient de sa bouche, s'ils ne restaient pas coincés. J'agissai en fonction de ces variables.
En ce moment, un léger sourire se reflétait sur son doux visage. A quoi pensait-elle ?
Nous entrâmes dans Forks j'évitai soigneusement de passer devant son ancienne maison, ne voulant lui rappeler des souvenirs qui pouvaient la blesser. Nous passâmes devant le poste de police et nous aperçûmes son père, le regard vide. Le regard de l'homme qui a perdu sa fille. Il vit la voiture et j'accélerai. Les vitres n'étaient pas teintées et il pouvait facilement percevoir qui se trouvait à l'intérieur. Je me concentrai sur ses pensées. Elles m'étaient difficiles à déchiffrer mais pas impossible, comme celles de mon aimée.
« C'était Bella, j'en suis sûr. »
Mince, il l'avait vue.
« Elle avait l'air si différente, tellement mélancholique. Où l'a-t-il retrouvée ? Pourquoi ne vient-elle pas me voir ? Est-ce lui qui l'en empêche ? Elle avait l'air tellement malheureuse. »
J'aurai tellement aimé que ce qu'il pense ne soit que le fruit de mon imagination. Pourtant, il la connaissait tellement bien. Charlie était son père.
-Arrête-toi, fit Bella !
-Quoi ?
-Arrête-toi, vite !
Je garrai la voiture sur le bas côté. Elle sortit et courut. Je la suivis. Elle se dirigeait contre le poste. Elle se stoppa en face de Charlie. Je voulais l'en empêcher mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais lui refuser ça.
-Je n'avais pas rêvé, murmura son père.
Bella sourit et s'approcha de lui. Elle finit par se jeter dans ses bras, alors qu'elle sanglotait.
-Je suis désolée, papa. Je n'aurai pas dû partir.
-Ma fille, Bella… Je suis tellement heureux de te savoir en vie.
-Je suis désolée.
-Pourquoi ? Pourquoi ne pas avoir donné de nouvelles ?
Ils pleuraient dans les bras l'un de l'autre. Je savais que ce que faisait Bella allait beaucoup apporter à son état mental.
-Je suis désolée.
-Tu as tellement changé Bella. Je te reconnais à peine.
Il lui entoura le visage de ses mains, la regardant sous toutes les coutures.
-Mon Dieu, Bella, tu es gelée.
-Ce n'est rien, papa, je vais bien.
Elle essaya de se dégager mais Charlie ne se laissait pas faire.
-Non, voyons, tu es glacée, aussi froide que la mort.
J'eus pour le moins peur. Qu'allait-elle trouver comme excuse ?
-Papa, attends une seconde, il faut que je parle à Edward.
Il me regarda. Ses pensées étaient confuses.
« Est-ce lui qui me l'a ramenée ? Bella a l'air de lui avoir pardonné. Je ne m'excuserai pas pour autant. C'est fou, dès qu'on les voit, on se rend compte que c'est un couple. »
Bella se trouvait maintenant près de moi.
-Qu'est-ce que tu vas lui dire ?
-Je… Je veux lui dire la vérité.
Elle plongea ses yeux dans les miens.
-Je veux tout lui raconter.
-Non, Bella, c'est bien trop dangereux.
Était-elle folle ?
-Il saura tenir sa langue, crois-moi. Il n'est pas bavard. Il sait tenir des secrets.
-Non, Bella, tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas possible !
Mon portable vibra dans ma poche et je répondis à l'appel.
-Oui ?
-Edward, c'est Carlisle. Alice vient d'avoir une vision sur le fait que…
-Je sais, j'essaye d'en dissuader Bella.
-Ne le fais pas !
J'en restai coi.
-Euh, vraiment ?
-Dîtes-lui que s'il veut des explications, il lui faut prendre des vacances et qu'il se rende chez nous.
-Très bien, je fais passer le message. J'appelle aussi l'aéroport, annuler notre vol, ainsi que l'hôtel.
-Eh bien… Alice me dit qu'il ne faut surtout pas. Attends… je te la passe.
J'entendis le téléphone passer de mains en mains.
-Cher frère, vous allez prendre vos vacances, je vous y oblige !
-Il faut que nous soyons là, si vous voulez que nous donnions des explications à Charlie.
-Ecoute ! Vous allez faire comprendre à Charlie que la situation est compliquée et qu'il aura du mal à encaisser. Qu'il vienne seulement lorsqu'il se sentira prêt. Ca va prendre dix-sept jours. C'est incroyable, ce que les humains sont lents ! Vous avez tout le temps pour faire votre voyage à deux. Alors tu PRENDS ces VACANCES !
Je regardai Bella. Elle sourit puis rigola.
-On prend nos vacances, Edward Cullen ?
Je raccrochai.
-Je t'attends dans la voiture. Vas tout expliquer à ton père. Ensuite, on va se dépêcher de rejoindre l'aéroport.
J'avais espérer pouvoir l'y conduire sans avoir à enfreindre le code de la route, sachant qu'elle n'aimait pas cela, mais nous allions devoir accélérer l'allure si nous voulions prendre cette avion.
Elle sourit une nouvelle fois. Je m'assis sur le siège et la regardai faire. Elle s'en sortait bien. Son père accepta de réfléchir à sa proposition, comme l'avait prévu Alice. Elle revint dans la voiture, non sans enlacer son père une dernière fois.
Nous gagnâmes l'aéroport. Je fis enregistrer nos valises au guichet et nous courrûmes pour réussir à monter dans l'avion quelques minutes avant son décollage.
Le vol en première classe se passa sans encombre. Nous nous trouvions maintenant à Budapest, ville de culture qui, je le savais, plairait à Bella. Nous gagnâmes l'hôtel facilement et elle ne put s'empêcher de se plaindre par-rapport à mon choix. Ma fois, j'aimais le luxe et je voulais ce qu'il y avait de mieux pour elle. Je repensai à l'appartement dans lequel elle avait logé. Je n'y avais pas mis les pieds mais j'en avais vu des images dans les pensées de Carlisle. L'avoir vue y vivre me tuait.
Je payai le steward et il partit. Je fermai la porte et allai enlacer l'amour de ma vie qui se trouvait contre la fenêtre. Il ne faisait guère beau, aujourd'hui. Bella se retourna contre moi. Elle prit avidement possession de mes lèvres. Nous n'avions jamais enfreint les limites que je nous avais imposées, lorsqu'elle était humaine, depuis que nous nous étions retrouvés. De petits baisers, par-ci, par-là. Je sentais, qu'aujourd'hui, nous allions franchir une étape importante. Passant une main sous son pull, je pus sentir la tiédeur de sa peau. Je l'approchai, si cela était possible, plus de moi. Je la pris dans mes bras et allai la porter sur le lit. Elle se laissa faire. En avait-elle envie autant que moi ?
-Edward, arrête !
Je calmai rapidement mes ardeurs, ne voulant la brusquer.
-Oui ?
Elle baissa les yeux et je sus que quelque chose n'allait pas. Je relevai son menton, du bout de mes doigts.
-Bella, que se passe-t-il ?
Elle détourna la tête. Quelque chose la gênait. Je sentis de l'appréhension et de la peur dans ses mouvements.
-Bella, dis-moi ce qu'il y a !
-Rien. Il n'y a… rien.
Ce simple mot était resté coincé dans sa gorge. J'étais heureux de savoir qu'il y avait d'autres solutions que son cœur pour connaître son état, pour savoir lorsqu'elle me mentait.
Je pris son menton entre mes doigts et la forçai à me regarder.
-Bella…
-Cela ne te fais rien de savoir que j'ai couché avec d'autres hommes ?
Elle remettait la question sur le tapis. Elle m'avait coupé et avait parlé très vite. Je lui avais pourtant expliqué que ce qu'il s'était passé à Boston n'avait, pour moi, aucune importance. Il est vrai que j'aurai aimé être son premier. J'aurai aimé être le seul à pouvoir la toucher, à pouvoir détailler ses formes sous mes yeux emplis de désir à son égard, mais je ne pouvais lui en vouloir.
-Non, Bella, cela ne me fait rien. Nous n'étions plus ensemble, à ce moment-là. De plus… Ce n'est pas comme s'il y avait eu des sentiments dans ce que tu as fait.
Je déposai mes lèvres contre les siennes, histoire de lui prouver que je n'étais pas dégoûté de son corps.
-Je t'aime, Bella.
Je ne la laissai pas me répondre, me contentant de lui faire ressentir tout le plaisir qu'elle n'avait pas dû avoir lors de ses premiers actes. Nous enlevâmes nos vêtements et nous donnâmes corps et âmes l'un à l'autre.
-Je t'aime, Edward.
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Voilà plus d'une heure que nous avions passé le plus beau moment de notre vie. Du moins… en ce qui me concernait.
Nous allions rester ici plus de deux semaines, à visiter la ville, découvrir des choses et, surtout, à nous redécouvrir, car c'était là le but de notre escapade. Ensuite, nous irions parler à son père. J'espérai que nous arriverions à lui faire comprendre, sans qu'il ne rejette sa fille. Alice parraissait peu inquiète. J'essayai de ne pas trop l'être, non-plus.
Bella avait sa tête posée contre mon torse. Nos jambes étaient entrelacées. Elle traçait des formes contre mon buste.
-Edward ?
Elle releva la tête, un sourire merveilleux peint sur le visage.
-Oui ?
Elle plongea ses yeux dans les miens.
-Je suis heureuse.
Je la regardai. Elle avait l'air tellement sincère.
-Moi aussi, Bella, moi aussi.
Je remontai légèrement la tête et gagnai ses lèvres. Nous haletions sous nos caresses brûlantes et il s'en fallut de peu pour que nous remettions ça. Il fallait pourtant que nous nous arrêtions, du fait que j'avais quelque chose d'important à demander à Bella. Cela faisait plusieurs jours que cela me trottait dans la tête mais je n'avais pas encore eu le courage de prononcer deux mots fatidiques. Je me relevai, tout en la gardant serrée contre moi.
-Bella, marmonnai-je, peu alaise.
-Oui, demanda-t-elle, tout sourire ?
Je déposai un nouveau baiser sur ses lèvres, plus long, avant de me retirer. Elle bouda gentiment mais je savais qu'elle ne m'en voulait pas. Elle passa ses doigts sur mes lèvres, ma mâchoire et descendit le long de mon torse, décuplant mon envie d'elle. Je retenai mes pulsions et la regardai dans les yeux. Il était temps.
-Epouse-moi !
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Et voilà, c'est fini, ou presque. L'épilogue, encore et ce sera terminé. Et maintenant, je compte sur toutes les personnes qui m'ont suivies jusqu'à ce dernier chapitre pour me dire ce que vous avez pensé de cette histoire, ainsi que de cette fin ? Est-elle à la hauteur de vos espérances ?
Une bonne soirée à toutes (tous ne se sont jamais manifestés… -')
Bisous, bisous )
