Voilà le troisième chapitre, blabla blabla, bonne lecture. Hm... Non, on va dévelloper un peu plus quand même. Et bien donc troisième chapitre qui a mis un long moment à venir, les raisons n'intéressent personne mais ça implique un problème d'ordinateur et un de mémoire. Je n'ai pas grand chose à dire, mais je tiens quand même à remercier Heather qui m'a rappelé que je devais poursuivre cette fic. Je vous souhaite donc une fois de plus une bonne lecture, et on se retrouve à la fin. Oh, j'ai failli oublier...

Les personnages principaux de cette Fic ainsi que les évènements évoqués appartiennent à la série Resident Evil, et donc forcément à Capcom. Je ne suis que le parasite sans imagination qui les utilise.


« Entre. »

Chris passa la porte entrouverte qui se dressait devant lui. Il était vêtu d'un long manteau et portait une écharpe autour du cou. Le mois d'août n'était pas encore achevé, mais les journées s'étaient déjà considérablement rafraichies pour peu à peu laisser place à l'automne. Son regard s'attarda brièvement sur la décoration de l'appartement qu'il connaissait presque par cœur avant qu'il ne fixe la femme qui lui tournait le dos, placée devant sa fenêtre et observant la quiétude apparente de Raccoon City...

« Barry a obtenu de nouvelles informations... Umbrella ne compte pas en rester là, ils ont déjà mis au point un nouveau virus plus puissant que tout ce que nous avons pu voir. Ils l'appellent le virus G. »

Aucune réaction de la part de la femme... Il poursuivit son exposé, une expression de tristesse sur le visage.

« Nous... Nous avons décidé de partir en Europe pour poursuivre notre enquête. »

Elle pencha légèrement la tête vers lui, l'empêchant toutefois de distinguer ses traits.

« Très bien. Je pars avec vous. »

« Non ! Enfin, je veux dire... Nous ne pouvons pas tous quitter les S.T.A.R.S. Tu sais bien qu'Irons nous a à l'œil depuis l'incident du manoir, et Barry et moi sommes les plus suspects. »

Jill Valentine se tourna enfin vers lui, une lueur de reproche dans le regard.

« Je me fous d'Irons ! Tu crois que je vais rester là sans rien faire ? »

Chris soupira. Il savait bien avant d'entrer que lui expliquer ne serait pas une partie de plaisir. Il n'avait pas le choix, c'était la seule chose à faire pour empêcher de nouveaux drames de se reproduire...

« Tu sais tout aussi bien que moi que ce pourri travaille pour eux. Il faut que l'un d'entre nous reste pour surveiller la situation ici... Et tu es celle qui court le moins de risque. »

Jill se mordit la lèvre et détourna le regard, tentant vainement de cacher des larmes qui lui montaient aux yeux. Tout deux savaient que leur combat était risqué, et qu'il était possible qu'ils se voient pour la dernière fois. Elle fit quelques pas vers lui, le visage baissé, et arrivée à une distance suffisante elle le releva, lui dévoilant son regard humide.

« Alors... Je suppose qu'il n'y a pas d'autre alternative... »

Elle commençait à avoir du mal à parler, une boule se formant au milieu de sa gorge. Aucun mot, aucune phrase, n'aurait permis à Chris d'exprimer tout les regrets qu'il avait. S'ils avaient vécu ailleurs, s'ils avaient pu être tout deux insouciants, s'ils n'avaient pas à défier le laboratoire pharmaceutique... Si tout avait été autrement alors, qui sait ce qu'il serait advenu d'eux deux ? Il se contenta de baisser la tête, n'osant plus affronter son regard. Quelques secondes plus tard, il sentit le front de son amie se poser contre le sien tandis que sa main s'attardait sur sa joue.

« Sois prudent... » avait-elle chuchoté.

Les yeux toujours baissés, Chris posa sa main contre la sienne et lui répondit simplement.

« Je te le promets... »

~oOo~

Chris Redfield ouvrit les yeux brusquement ! Il n'était qu'au fond de son lit, à des années du moment qu'il venait de revivre... Il cligna par deux fois des paupières, un léger mal de tête l'agressant. Un nouveau rêve à propos de Jill... Ils ne cessaient pas depuis qu'elle l'avait quitté. Il pouvait tout aussi bien revivre la nuit du drame qu'une autre scène, plus anodine, mais qui lui semblait tout aussi réelle et qui lui infligeait la même douleur au réveil... Cette sensation de vide complet garnie d'un soupçon de peine.

Cette nuit là, il s'agissait de leur dernière rencontre avant qu'il ne parte pour l'Europe... Avant que tout ne dégénère à Raccoon City et que la ville ne soit rayée de la carte du monde. Il avait cru la protéger en la laissant en retrait, il avait cru qu'il la retrouverait lorsqu'elle les rejoindrait... Mais pourtant il l'avait livrée à une horreur bien pire que tout ce qu'il aurait pu imaginer...

Tout comme au Manoir Spencer... Il avait voulu la protéger, mais en fin de compte c'était elle qui s'était sacrifiée...

Elle lui manquait... Elle lui manquait terriblement à chaque instant, du lever au coucher et jusque dans ses rêves.

Et ce foutu mal de crâne qui ne l'aidait pas... Quelle heure pouvait-il bien être ? Chris se retourna dans son lit pour voir qu'au travers des persiennes filtraient déjà la lueur du soleil. Une heure avancée certainement, comme chaque jour.

Il se redressa, s'asseyant dos à son oreiller, et attrapa son paquet de cigarettes. Fumer avait remplacé son entraînement du réveil, mais à quoi servirait donc de l'exercice à un agent qui n'était plus qu'une épave sans la volonté de partir en mission ?

Il finit tout de même par se lever, se traînant jusqu'à son salon, où il se laissa tomber sur le canapé avant d'allumer sa télé.

Vides et monotones, voilà comment étaient ses journées.

L'appartement puait le renfermé. Il n'ouvrait même plus ses volets, se complaisant dans l'obscurité. Dire qu'il était dans une mauvaise passe tenait de l'euphémisme...

Il ne regardait pas réellement les programmes qui défilaient, mais il aimait s'en donner l'illusion... Peut-être qu'il parviendrait à s'y intéresser, un jour ou l'autre. Le jour où il cesserait de fixer le vide, perdu dans ses pensées. Il lui fallut un certain temps avant de réaliser que quelque chose avait changé dans son salon. Posé sur une petite table, le téléphone clignotait d'une lueur rouge. Il avait dû sonner plus tôt, cela ne l'avait pas réveillé. Rien ne le réveillait à part la peine... D'une main tremblante malgré lui, il appuya sur le petit bouton.

Vous avez un nouveau message.

« Salut Chris ! C'est ta sœur ! Il est midi et tu ne réponds pas, j'espère que ça veut dire que tu es sorti un peu ! » Il alluma une nouvelle cigarette en écoutant vaguement ce que Claire avait à lui dire. « Bref, je n'appelle pas pour ça, mais aujourd'hui nous sommes le 12 juin et... Je te souhaite un bon anniversaire ! » Huh... Déjà le 12 juin ? Il perdait la notion du temps... « Pour fêter ça, j'ai réservé dans un restaurant japonais ! C'est pour 20 heures donc je passerais te prendre vers 19 heures 30, ça te convient ? Rappelle moi si tu préfères changer ! Bisous Chris, à tout à l'heure ! »

Message effacé.

Splendide... Il aurait préféré rester seul, mais savait que Claire n'hésiterait pas à le traîner dehors de force pour fêter ça. Chris écrasa son mégot dans une tasse vide qui trainait. Il n'avait pas vraiment le choix...

~oOo~

Le Mikami était... Convivial. C'était le premier mot qui lui venait à l'esprit. Il y avait beaucoup de gens, beaucoup de bruit. La nourriture était loin d'être mauvaise, mais il n'avait pratiquement pas touché à ses plats. Et en face de lui, Claire parlait, et parlait.

Chris Redfield avait revêtu un costume plus sérieux, allant même jusqu'à porter une cravate. C'était la première fois, depuis qu'il avait arrêté de travailler, qu'il essayait de faire bonne figure. Mais avec ses traits creusés et sa barbe de trois jours, il n'aurait dupé personne... Son regard demeurait éteint. Il paraissait presque étriqué sur sa chaise, mal à l'aise. Et Claire parlait...

Il s'agissait, la plupart du temps, de banalités. Il ne répondait pas, ou très vaguement, se contentant d''acquiescer d'un signe de la tête ou bien de se montrer extrêmement laconique. Oh, il savait que sa sœur faisait cela pour lui, qu'elle essayait de lui changer les idées, qu'elle devait s'inquiéter. Mais il ne parvenait pas à lui répondre, à jouer son jeu. Quelque chose au fond de lui l'en empêchait, sans qu'il ne puisse dire quoi.

33 ans. Huit à œuvrer contre Umbrella. Et maintenant qu'avait-il ? Le reste pour sombrer ? Ce fut sans difficulté le pire anniversaire qu'il ait jamais passé... Habituellement, c'était un moment spécial, à part, où il pouvait oublier l'horreur, le danger, qui constituaient son quotidien.

Comment aurait-il pu oublier maintenant que tout le lui rappelait ?

A un moment, il avait voulu remercier Claire d'être là, même si elle ne parvenait pas à l'aider. Il avait voulu remercier son effort inutile, mais les mots n'étaient pas venus...

Alors, le dîner s'était poursuivi, triste, à l'image de Chris.

~oOo~

Minuit et demi. Il se resservit un nouveau verre.

Claire l'avait raccompagné après leur soirée, et il avait refusé qu'elle reste avec lui malgré son insistance. Il avait besoin de solitude... Ou peut-être était-ce plus simple en fin de compte d'être seul, même si cela lui semblait déjà insurmontable.

Affalé au fond d'un fauteuil, Chris porta le verre de whisky à ses lèvres avant de le vider cul-sec.

Joyeux anniversaire Joyeux anniversaire

Autant fêter ça... Il n'en avait pris que quatre pour l'instant, et avait besoin de plus pour pouvoir s'endormir. Pathétique. Il était tellement pathétique...

Chris déboucha une nouvelle fois la bouteille et remplit son verre qui subit le même sort que le précédent. Il alternait, de temps en temps, avec une cigarette...

Le temps passait, et il continuait de boire à outrance... Quelle heure était-il maintenant ? Il s'était à peine posé la question que, déjà, il l'oubliait.

La réalité lui paraissait beaucoup plus floue à présent... Il allait pouvoir oublier... Pouvoir dormir... Chris commençait à piquer du nez, et de fil en aiguille sa tête s'affaissa lourdement. Dormir... Ne pas rêver... Oublier...

Il sursauta brusquement lorsque le téléphone sonna ! Chris porta ses mains à ses oreilles. Ce son strident lui vrillait les tympans. Il les passa ensuite sur son visage, lentement, essayant de se réveiller. Il sentait poindre un léger mal de crâne qui ne ferait qu'empirer... Ses yeux se posèrent sur un réveil. Deux heures et quart. Qui donc appelait à cette heure là ?

Il ne répondit pas, n'en ayant aucune envie. Et après quelques sonneries, un long bip retentit, et le répondeur se mit en route...

« Bonsoir Chris... »

Son souffle se coupa tandis que ses yeux s'écarquillèrent. Cette voix...

« Joyeux anniversaire... 33 ans, l'âge du Christ. Sais-tu que les maudits ne vivent pas plus longtemps ? »

Il se leva et s'approcha lentement du téléphone, n'en croyant pas ses oreilles. Dans sa poitrine, son cœur battait la chamade et sa respiration se faisait haletante. Non, ça ne pouvait pas être lui...

« Quoi qu'il en soit, j'ai une petite surprise pour toi. Tu ne pensais pas que ton capitaine oublierait sa recrue la plus talentueuse ? »

Wesker ! Impossible !

« J'espère que ça te plaira... Hun hun hun... »

Brusquement, Chris décrocha le combiné ! Mais il n'y avait plus personne... Le rire sinistre de Wesker s'était tu... Il ne comprenait pas, ne comprenait plus. Il ne parvenait pas à reprendre son calme, terrifié à l'idée que son ennemi puisse être en vie. Et alors, une nouvelle sonnerie le fit encore une fois sursauter !

Mais cette fois, il ne s'agissait pas du téléphone... Il y avait quelqu'un à sa porte... Chris courut dans sa chambre, fouillant dans ses tiroirs pour en sortir un pistolet... Et une fois armé, il se rendit à l'entrée...

Le cœur battant, il posa sa main sur la poignée... Derrière, il y avait quelqu'un... Ou quelque chose... D'un coup sec, il appuya vivement, tirant la porte vers lui et brandissant son arme dans le couloir. Il resta bouche bée devant ce qu'il vit...

« Bon anniversaire Chris... »

« … Jill ? »


Ce qu'il y a de beau avec le cliffhanger, c'est qu'on adore ou on déteste. Moi, j'adore en faire, mais je déteste en lire. Vraiment, les auteurs sont sans pitié de finir sur une touche de suspens! Alors, considérez cela comme une vengeance personnelle... ^^ En réalité, le texte est un peu plus court, mais il était impossible de poursuivre sans repartir sur quelque chose d'entièrement différent que vous verrez au prochain chapitre... Alors, oui, je finis en suspens... Dites vous que ça pourrait être pire. Je pourrais laisser tomber cette fic et alors vous n'aurez jamais les réponses à vos questions (je n'espère pas). Soit, comme d'habitude, j'accepte tout, review, applaudissement, critiques, tomates, charité... A votre bon coeur messieurs-dames!