Voilà la suite ! Je pense poster le dernier chapitre dans la soirée alors, patience ;)
Je voulais aussi vous faire partager une vidéo que j'ai montée moi-même et publiée sur Youtube. Elle ne raconte pas d'histoire, elle colle simplement aux paroles de la chanson The Heart Never Lies de McFly. Donnez moi votre avis sur la vidéo ou dans une review 8D
Je ne peux malheureusement pas écrire le lien donc : Cherchez "Merlin - The Heart Never Lies (Merlin/Arthur)" sur Youtube, et c'est la 4e normalement. Mon compte Youtube c'est YaoisteOtaku.
- Gaïus ! Merlin est là ?
- Non Sire, je ne l'ai pas vu depuis plus de deux heures. Il est dans sa chambre. Je vous en prie Altesse, faites comme si vous l'ignoriez. Il m'a tout raconté.
Arthur acquiesça.
- Tant mieux. Je voudrais vous entretenir d'une affaire importante.
- Tout ce que vous voudrez, Sire.
- Vous le saviez n'est-ce pas ? Que Merlin est sorcier.
- Oui Sire, je le savais.
- Alors pourquoi êtes-vous si calme ?
- Merlin est un garçon très intelligent. Il a fois feint d'être idiot afin de protéger son secret. IL a battu des phénomènes magiques qui menaçaient votre vie et dont vous n'aviez même pas conscience. Le poison par exemple : Nimueh l'avait dissimulé dans votre coupe car elle savait que Merlin la boirait pour vous sauver. Ses ennemis se sont tant de fois servit de sa loyauté envers vous pour l'atteindre. Lorsque vous avez affronté le chevalier noir que rien ne pouvait tuer, là encore ce fut Merlin qui vous sauva.
- Gaïus arrête, je t'en pris. N'en dis pas plus,songea Merlin qui entendait tout de l'autre côté de la porte.
- Je suis calme car je sais que dès que vous avez appris la vérité, vous avez eu conscience de cela et que rien ne saurait vous défaire des sentiments que vous nourrissez actuellement.
- Et bien... J'en apprends plus que je ne l'espérais, répondit Arthur.
- Vite, le grimoire : une formule pour effacer la mémoire !
Le prince réagit soudain à la folle idée de son valet. Mais ne pouvant risquer de le faire fuir à nouveau, il tenta de le convaincre indirectement qu'il fallait abandonner l'idée.
- Vous savez Gaïus, même si je dis le contraire, je suis heureux d'apprendre que je suis là grâce à lui. Je commence à comprendre tout ses comportements étranges, son air idiot et soudain ses conseils avisés... J'ai l'impression d'en apprendre plus sur lui en deux heures, qu'en 1 ans.
- C'est tout de même peu commun.
- Quoi ?
- Avant son arrivé à Camelot, les serviteurs étaient le dernier de vos soucis. Aujourd'hui vous faites attention au moindre d'entre eux et plus particulièrement à lui.
- J'imagine qu'il m'influence plus que je ne l'admettrais jamais...
- Arthur...
- Que dois-je faire Gaïus ? SI mon père l'apprend, il le tuera. Merlin est un idiot, mais il ne mérite pas un tel châtiment.
- Merlin ne mourra pas si facilement, soyez-en sûr. Vos destins sont liés, Sire. Ensemble, vous ferez revenir la magie à Camelot et vous unifierez la nouvelle Albion, j'en suis persuadé. Mais peut-être qu'il est temps pour l'instant de le retrouver et de lui dire ce que vous avez sur le coeur.
- Que voulez vous dire ?
Arthur n'aimait pas ces phrases énigmatiques dont il ne comprenait jamais le sens et qui semblaient se jouer de lui à longueur de temps.
- Vous le savez Altesse. Ne refusez pas de l'admettre. Vous n'avez pas besoin de lutter.
- Je n'ai pas le choix Gaïus, je dois lutter.
- Lutter à quel propos ? se demanda Merlin, l'oreille collée à la porte de sa chambre.
- La magie et l'amour vont de paire Arthur. Sachez-le. Son destin de sorcier est lié au vôtre.
Si seulement, oui, si seulement il avait pu en décider par lui-même ! Mais hélas il n'avait pas ce choix. La perspective de perdre Merlin ne lui plaisait pas du tout, mais celle de mentir à Uther, pas davantage. Quel genre de décision Arthur pouvait-il prendre dans de telles circonstances ? Mais soudain, le prince réalisa un fait des plus incroyable. Il était en train, de façon assez indirecte, de mettre en compétition le roi son père et un simple serviteur, idiot qui plus est. Grand Dieu, que lui passait-il par la tête ? Il savait bien que dénoncer Merlin lui pèserait sur la conscience toute sa vie, tout comme il savait que trahir son père était une faiblesse qui finirait tôt ou tard par lui faire défaut. Trop secoué par son dilemme, Arthur fit le choix de se retirer pour réfléchir.
- Bien... Si vous le voyez, dites-lui de me retrouver dans mes appartements. Nous devons parler sérieusement.
Il sortit alors de la petite cahute et s'engagea dans la rue. Mais soudain prit 'un doute, il retourna sur ses pas et vint coller son oreille à la porte de bois à peine plus épaisse qu'une livre. Malgré son don récemment acquis, Arthur tenta d'entendre une hypothétique conversation au sujet de la magie.
- Merlin...
- Merci Gaïus...
- Ça ne pourra pas durer éternellement. Il faudra lui faire face un jour ou l'autre...
- Je ne peux rien lui avouer pour l'instant. Il en sait déjà assez pour me faire condamner à mort.
- Il est loin d'en avoir l'envie, suggéra le médecin.
- Si ma magie ne lui a pas donné, le reste saura le faire.
- Quel reste ? songea Arthur. N'est-ce pas tout ?
- Merlin. Je ne te force pas à lui avouer, mais il faudra bien un jour trouver le moyen d'éradiquer ce problème.
- Je ne veux pas l'offenser davantage. Sans ce baiser de Gwen, tout ça serait resté enfouit. Pourquoi ne puisse contrôler mes désirs ?
Soudain Arthur eu un très mauvais pressentiments. Les pensées de Merlin sonnaient comme une résignation radicale, presque définitive. Avait-il l'intention de le quitter ? Mais ses réflexions furent interrompues lorsque le tocsin sonna la présence d'intrus dans la citadelle. Le nom d'Arthur fut la première pensée cohérente qui traversa l'esprit de Merlin et le prince héritier en fut presque touché en comprenant à quel point son bien être était important aux yeux de son valet. Il quitta précipitamment la ruelle, voulant éviter d'être prit en flagrant délit d'indiscrétion. Il rejoignait déjà la salle du trône lorsque Merlin sortit de la maison de Gaïus avec précipitation.
- Merlin, où vas-tu ?
- Je dois trouver Arthur !
Le jeune sorcier disparu alors dans la ruelle, à la suite de son prince.
Uther était très contrarié. Les intrus avaient fait usage de magie sur les gardes de la citadelle et avaient pénétré à l'intérieur même du palais.
- Trouvez-les ! Que tout acte suspect soit punit ! Arthur, vas fouiller les douves avec tes chevaliers ! Je veux voir ces sorciers mourir par les lames de Camelot !
Arthur jeta un bref regard à son valet. Si la magie était à l'oeuvre, il allait avoir besoin de son aide.
- Je suis sûr que c'est Nimueh, songea Merlin, oubliant qu'Arthur l'écoutait.
Alors qu'Uther exigeait que tout le monde se retire, Arthur s'avança vers le sorcier et lui saisit le bras. Mais celui-ci tenta de s'en défaire.
- Merlin, mets tes états d'âme de côté pendant deux minutes. Il va falloir que tu m'aides.
- Pourquoi ?
- Ce sont des sorciers.
- Vous vous en êtes toujours très bien sortit tout seul.
- C'est ça, prends-moi pour un idiot en plus.
- Absolument pas, ironisa Merlin.
Arthur esquissa un sourire. Son valet semblait commencer à retrouver un semblant d'humour.
Ils s'aventurèrent alors dans les douves avec quelques chevaliers mais se séparèrent vite d'eux pour inspecter la réserve de documents officiels. La grille n'avait pas été forcée et aucun document ne semblait manquer. Arthur souffla de contentement : le pire avait été évité. Mais il cessa de respirer lorsque Merlin pensa ce qu'il redoutait secrètement.
- Ça confirme ce que je pensais... C'est bien Nimueh.
- Nimueh ? Pourquoi reviendrait-elle ? demanda le prince.
Il fallu quelques secondes à Merlin pour se rappeler qu'Arthur pouvait lire dans les pensées grâce à cette sorcière.
- Son plan était, à l'origine, de nous séparer grâce à votre don et à mon secret. Mais celui-ci a échoué et je crois qu'elle redoute quelque chose. J'ignore encore quoi mais je pense que vous êtes sa cible...
Alors que Merlin disait ces mots, Arthur comprit tous les dangers que son valet lui avait certainement évité et réalisa à quel point son idiotie catastrophique n'avait été qu'une façade.
- Dis moi Merlin...
- Hum ?
- Es-tu un idiot incroyablement sage dans les situations dangereuses ou es-tu un excellent menteur ?
- Hum... Je dirais : un excellent menteur incroyablement sage dans les situations dangereuses.
Arthur sourit d'amusement : une chose était sûre, l'humour de son valet n'était pas un mensonge. Ils continuèrent alors leur inspection à travers les douves du château. Quelques bruit se faisaient entendre mais il leur était impossible de déterminer s'il s'agissait de la sorcière ou des chevaliers. Aussi, afin de surprendre l'ennemi, Arthur avait-il décidé qu'il fallait qu'ils se cachent aux yeux de tous, y comprit des chevaliers. Ils avancèrent donc prudemment en rasant les murs, côtes à côtes et sans bruit. Seulement, lorsqu'il n'avait rien à dire, Merlin réfléchissait beaucoup. Et il ne réfléchissait pas qu'au danger qu'il courrait. Bien malgré lui, ses yeux se posaient de plus en plus fréquemment sur Arthur et ses pensées commençaient à prendre une tournure plus qu'étonnante. Le baiser de Gwen lui revenait en mémoire, plus beau, plus précis, la sensation de ses lèvres contre les siennes se faisait plus nette. Mais le visage de son prince se faisait plus présent aussi. Tant bien que mal, il tentait simplement de ne pas pousser son imagination plus loin afin de ne pas effrayer Arthur.
- A quoi penses-tu Merlin ? demanda l'intéressé.
- Je croyais que vous le saviez...
- Je peux faire le choix de ne pas écouter.
- Alors je fais le choix de ne pas vous répondre, décida Merlin.
Arthur ricana mais ne chercha pas plus loin. Il n'aurait de toute façon pas eu l'occasion de le faire, même s'il l'avait voulu. Un grand bruit de métal avait retentit sur leur droite et Arthur dégaina son épée par réflexe.
- Merlin, chuchota-t-il.
Le jeune sorcier opina du chef et se prépara à toute éventualité. Mais soudain, une forte bourrasque de vent souffla dans les douves et Nimueh leur apparue, bien moins joyeuse que ce à quoi Merlin s'était attendu.
- Vous... commença-t-elle à l'attention du prince. Quel genre de trahison faut-il que vous enduriez pour haïr quelqu'un ? J'avais fais en sorte de vous dévoiler la vérité pour que vous condamniez Merlin à mort ! Au lieu de ça, vous l'aimez davantage !
- Alors c'était bien ton but, souffla Merlin.
- Mais je ne déclare pas forfais, loin de là... Il y a encore un secret que tu caches Merlin. Et celui-là ne manquera pas de te coûter la vie !
- Comment peux-tu savoir ce que je cache ou non ?
- Ta magie Merlin. Elle me dit tout. Nous sommes liés toi et moi, que tu le veuilles ou non !
Merlin fronça les sourcils. Il savait, bien malgré lui, qu'elle avait raison.
- Mais... il y a moyen pour toi d'éviter le pire.
- Que veux-tu dire ?
- Tu dois oublier ton secret.
Le jeune sorcier s'étrangla avec sa salive en entendant les mots de la jeune femme. Cette solution était effectivement envisageable, mais étonnement, Merlin ne voulais pas oublier ce sentiment qui lui réchauffait le coeur. Malgré l'indécence de celui-ci, il se surprit à ne pas vouloir s'en défaire. Arthur quand à lui, ne parvenait pas à déterminer la nature de ce secret que son valet avait réussit à verrouiller dans son esprit, hors de sa portée. Mais le jeune sorcier qui paraissait si désorienté précédemment, se ressaisit : Nimueh n'était pas cohérente, presque illogique.
- Pourquoi me proposer un moyen de protéger mon secret alors qu'il est la clé de ta vengeance ? Ton arme ?
- Oh mais mon but n'est pas de te tuer Merlin, seulement de te faire souffrir le martyr ! Te voir déchiré entre tes sentiments et ton sens du devoir est une chose qui n'a pas de prix !
Arthur comprit alors ce qu'il croyait être la vérité au sujet du secret de son ami. Il était tiraillé entre son amour pour Gwen et sa fidélité envers lui. Le seul problème qu'il nota dans son raisonnement était que ce fait n'était déjà plus un secret pour lui.
- Je n'ai pas besoin de faire ce choix, répondit alors Merlin en enflammant les cheveux de la sorcière.
Arthur profita de ce moment pour engager le combat. Il brandit son épée face à lui et frappa Nimueh à l'épaule. La jeune femme encaissa le coup et incanta un sort des plus violents. Merlin, surprit par cette attaque qui lui était personnellement destinée, ploya sous la douleur qui naissait dans ses membres.
- Q-Que m'as-tu fais... demanda-t-il accroupi à terre, à bout de souffle.
- Ton sang se coagule dans tes veines. Bientôt, il aura totalement séché et ton coeur cessera de battre.
Malgré les sorts de guérissons qu'il lançait, le jeune valet sentait son sang se solidifier dans ses muscles à une vitesse phénoménale. Arthur rageait, assistant à ce spectacle, impuissant. Il tenta alors d'attaquer à nouveau la source de ce mal. Mais Nimueh l'envoya valser aux côtés de Merlin.
- Arthur, ne pouvez-vous pas vous battre intelligemment pour une fois ? se plaignit-elle. Le seul qui puisque me faire face ici, c'est Merlin.
Mais soudain la sorcière sembla s'interrompre involontairement et baissa le regard sur sa poitrine. Une lame d'acier venait de transpercer son coeur et la pointe de l'arme était maculée de sang.
- Il est indisponible pour le moment.
Sire Léon retira son épée du corps inerte de Nimueh et laissa la sorcière choir sur le sol terreux de douves. Il ne se préoccupa même pas de savoir si elle était bien morte lorsqu'il vit Merlin suffoquer et le prince immobile contre un mur. Arthur se redressa alors avec l'aide de son plus fidèle chevalier et essaya de rejoindre Merlin malgré la douleur qu'il ressentait aux jambes.
- Merlin !
Le sorcier, agenouillé, respirait de moins en moins bien à mesure que son sang se coagulait dans ses veines. Son visage devenait bleu, violet par endroits, ses yeux commençaient à gagner en volume et ses oreilles sifflaient sous la pression de son crâne.
- Tuer... soufflait-il avec grande difficulté.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a Merlin ? Parle !
- Nimueh... Tuez-la. Sa magie mourra avec elle.
Merlin était parvenu à tendre un doigt en direction de la sorcière avant de s'effondrer face contre terre, au bord de l'agonie. Arthur avait saisit le message et se rua sur la jeune femme qui semblait pourtant belle et bien morte. Soudain, sans se poser de question, il l'égorgea de sang froid avec l'épée encore maculée de sang. La sorcière ne put même pas manifester sa douleur et lâcha un râle guttural avant que sa tête ne roule au sol. Arthur retourna auprès de Merlin avec précipitation mais celui-ci était toujours aussi mal en point. La magie avait cessé sa progression mais son état était inquiétant.
- Merlin, Merlin reste avec moi ! Merlin !
Sire Léon, qui ne savait que faire, ordonna aux chevaliers de le rejoindre. Ceux-ci déboulèrent dans la secondes sur cette scène de crime encore chaude de la présence de son auteur.
- Portez-le jusque chez Gaïus ! dit-il en montrant Merlin.
Les chevaliers s'exécutèrent sous le regard inquiet d'Arthur, qui semblait leur dire : Le premier qui le lâche est un homme mort.
Verdict ? =)
