Chapitre 5 : Escapade en pleine nuit

Bonsoir à tous ! Merci vraiment pour ces dernières reviews, ça m'a fait très plaisir, vous êtes géniaux ! Et si vous trouvez d'autres fautes, ou des incohérences, n'importe quoi qui mérite d'être signalé…Bah, signalez-le. Au fait, j'ai changé de pseudo, parce que l'autre ne me plaisait plus, mais ça reste moi. Bonne lecture !

Jim rêvait du hall de l'hôtel.

Il n'y avait personne à part lui, et les portes rouges des ascenseurs lui faisaient face.

Puis une des portes coulissa et du sang en jaillit en proportions disproportionnées : il en glissa sur le sol à une vitesse impressionnante, éclaboussant les murs environnants et Jim, qui fut aveuglé pendant quelques secondes.

Un fauteuil flotta, emporté par le sang.

Le brun se réveilla avec un immense sourire au visage. Il se redressa, et apercevant Moran à la fenêtre, il alla le rejoindre.

« J'ai fait un rêve » annonça Jim.

« Mmm. Bien. » répondit Moran, pas trop à l'écoute.

« Il y avait du sang. Beaucoup de sang. »

« Ca ne m'étonne pas. »

« J'ai l'impression que mon subconscient essaye de me dire quelque chose. » Insista Jim.

« Jim, ce n'est pas ton subconscient, c'est ton inconscient, et il te rappelle encore une fois combien tu es diabolique. » rétorqua Moran.

Le brun grimaça et jeta un coup d'œil à travers la vitre. Apparemment, des clients avaient décidés de faire un bain de nuit dans la piscine. Ces idiots riaient et s'éclaboussaient trop fort, ils allaient se faire repérer. Puis Jim se tourna vers le roux et vit qu'il était contrarié.

« Ca vas? » Demanda-t-il, même si ce n'était pas dans ses habitudes de se préoccuper de la santé d'autrui.

« Pas vraiment. Si demain, on n'a pas retrouvé le kidnappeur, il faudra qu'on quitte cet hôtel. »

« Pourquoi ? »

« Parce que je suis en train de devenir ami avec John Watson. Non, pire, je le suis déjà. Et je ne veux pas m'attacher plus à quelqu'un que je risque de tuer un de ces jours. »

Jim recula d'un coup, et piqua une de ses crises dont il a le secret :

« Qu'est-ce que tu racontes ? Watson est un abruti ! Incapable de flairer le piège là où il y en a un ! »

« C'est quelqu'un de bien, » rétorqua Sebastian malgré lui. « Ce n'est pas pour rien qu'en une après-midi, nous nous sommes directement bien entendu ».

« C'est juste le passe-temps d'Holmes. Il est inintéressant et idiot. » Répliqua Jim, furieux que Seb préfère le médecin à lui.

De la jalousie ? Non, absolument pas ! Jim chassa cette idée quand Moran se leva.

Sebastian aussi était énervé. Contre le brun qui méprisait tout le monde, qui lui envoyait des piques pour lui faire mal quand il s'ennuyait, qui allait jusqu'à se mettre nu pour le gêner. Il n'était pas un punching ball !

« Au moins, lui, il a assez de courage pour aller au front, et il ne reste pas cloitré dans une chambre d'hôtel par peur de croiser quelque homme important ! »

Il quitta la chambre 666, laissant un criminel consultant choqué par cette nouvelle attitude virulente.

« Je déteste perdre mon sang-froid. » Pensa Moran.

« Je déteste hurler contre Jim. »

« Je déteste Jim. »

… « En fait, non, je ne le déteste pas. »

Sherlock vit au réveil qu'il était bientôt une heure du matin. Il n'avait pas fermé l'œil depuis quatre heures.

Une énorme panthère le fixait depuis la salle de bain. Ses yeux jaunes se découpaient dans le noir, et de temps en temps elle poussait un grognement. Les seuls bruits qui troublaient le silence de la pièce étaient les rires de dehors, la respiration des deux hommes et les rugissements de la bête.

Sherlock avait peur de perdre définitivement la raison s'il s'endormait.

Quand il était malade, il revenait à lui au bout d'un moment car il avait toujours réussi à être objectif et se disait « ce ne sont que des hallucinations, Sherlock. Les dragons n'existent pas, et sûrement pas les magyars à pointe. C'est ce foutu bouquin qui te fait voir n'importe quoi. » Mais avant, il réfléchissait sans prendre en compte ses sentiments de peur. Il avait réappris à écouter son cœur, dernièrement, à cause de John, et il avait un mal fou à se reprendre.

Peut-on être un génie et voir des choses qui n'existent pas ? Il faudrait qu'il pose la question un jour.

Soudain le réveil sonna. John gémit, posa la main sur l'appareil et alluma la lampe à côté de lui, puis se redressa.

« Sherlock ? Tu es déjà réveillé ? »

Le brun ne l'écoutait pas. La panthère avait disparu.

« Tu l'as fait disparaitre, » dit-il avec ravissement. Il embrassa le blond tellement il était heureux d'avoir John à ses côtés. « En fait, c'est pas si mal d'être amoureux de quelqu'un. »

Entendre Sherlock 1 le complimenter 2 lui dire qu'il est amoureux et 3 à une heure du matin est un peu dur pour John d'un seul coup, mais il n'y avait qu'un seul moyen pour le remercier. Il s'entreprit de recommencer à embrasser le brun plus passionnément quand des coups à la porte les figèrent.

« C'est Sebastian. Rappelez-vous, on a un kidnappeur à rattraper… »

La question s'imposait : Sebastian préférait-il John à lui ?

Il se trouvait plus intelligent, plus beau, moins ennuyeux. Mais il y avait quelque chose rapprochait les deux hommes inéluctablement. Jim n'arrivait pas à comprendre quoi.

Et ça le rendait complètement fou furieux.

Il fallait qu'ils quittent cet hôtel immédiatement, pour ne pas aggraver la situation. Et il allait directement chercher Sebastian, même si ça voulait dire qu'il devrait se retrouver face à face avec Holmes et Watson. Justement, ce serait bien, comme ça il verrait quel camp Sebastian choisirait, quand Watson essaiera de l'étrangler, ce qui arrivera très probablement.

« Et si Seb ne te choisis pas ? » souffla sa conscience.

« Bien sûr qu'il me choisira. J'en suis certain. »

Jim débarqua donc dans le couloir silencieux, et pris la direction de la chambre d'Holmes. Seb lui avait dit qu'il irait rejoindre le couple pour une escapade nocturne.

Mais, alors qu'il atteignait le bout du couloir, il vit quelque chose.

Quelque chose d'étrange. D'incompréhensible. Il resta quelques secondes immobile.

Il était en train de comprendre peu à peu l'explication de l'énigme de l'hôtel Plazza quand une main lourde s'abattit sur son épaule gauche, le coupant dans sa réflexion. Il leva les yeux et reconnu le gorille Mycroft Holmes, ce dernier apparaissant brusquement.

« Bonsoir, James » dit Mycroft. « Belle nuit pour se promener dans les couloirs, vous ne trouvez pas ? »

« Idéale. » Jim ne put s'empêcher de se demander comment Mycroft avait su qu'il était là. Mycroft sembla le deviner et expliqua tranquillement : « Vous êtes un peu trop joueur, Jim. Rajouter un « 6 » au numéro de votre chambre n'a fait qu'attirer mon attention quand je suis passé par ici. Il suffisait de mettre mon garde du corps peu loin et attendre voir qui en sortirait. Où est passé l'homme roux qui en est parti il y a quelques minutes ? »

Jim essaya de se dégager, mais la main du gorille se crispa, manquant de lui déboiter l'épaule. « Il n'y a que moi, ici. Vous devez avoir rêvé. »

La gifle qu'il se prit ensuite fut si puissante qu'il valdingua et se cogna au mur derrière lui. Mycroft eu un rire sans joie.

« Vous feriez mieux de ne pas me faire perdre mon temps, James. Où est votre garde du corps ? Que fait-il ? »

« Il est en train de mettre en place ma bombe, évidement. » Jim parlait avec calme, comme si il n'avait reçu aucun coup, même si le sang sur sa joue prouvait le contraire. Il se disait que Moran ne pourrait pas l'aider, étant absent, et que sa seule chance de s'en sortir était de bluffer. « Un seul cri de moi et nous sautons tous. »

Mycroft bailla.

« Comme si vous alliez mettre une bombe dans l'hôtel où vous êtes en personne. Cessez de raconter n'importe quoi et répondez vraiment, ou je pense que votre corps ne tiendra pas le coup. George est expert pour ce qui est de casser les os. »

Jim se dit que la lumière violente du plafond lui faisait plus mal aux yeux que sa joue en feu. Il tira la langue à Mycroft. Mauvaise idée.

« La dernière fois qu'on a vu Jones, il était dans un couloir, selon Rose. Ely a du aussi traverser un couloir, puisqu'elle devait retourner dans sa chambre. Les couloirs sont des lieux où on ne traine pas, généralement. Donc, ils sont allés ailleurs, à un autre endroit, et se sont fait enlevés. »

Sebastian leva la main comme un écolier. Lui et John étaient assis sur le bord du lit, autour de Sherlock.

« Pourquoi notre kidnappeur (ou notre kidnappeuse) ne les a-t-il pas embarqués dans une chambre, tout simplement ? »

« John, tu es un idiot, réfléchis deux minutes » répliqua Sherlock, trop content de reprouver sa supériorité intellectuelle, chose qu'il n'avait pas fait depuis un moment.

« Mais ce n'est pas si idiot ! » s'enflamma Sebastian. L'attitude qu'avait Sherlock avec John lui rappelait trop le dénigrement qu'il subissait de Jim, et il voulait aider son ami. « Il suffisait au kidnappeur de prendre une chambre, attendre que quelqu'un passe et paf ! Il surgit dans le couloir, attrape la personne, peut-être l'a fait évanouir avec du chloroforme, et la traine dans la chambre, puis l'attache… »

« Stop » coupa Sherlock. « Je vais vous expliquer pourquoi c'est très peu probable. Cet hôtel est luxueux. Pour réserver une chambre, il faut sûrement s'en prendre six mois à l'avance. Et on reste au moins une semaine. Or, notre kidnappeur a agit il y a trois jours pour Jones, et hier pour Ely. »

« Il aurait pu réserver une chambre à l'avance et attendre quelques jours, le temps de préparer ses enlèvements. » insista John.

Sherlock leva les yeux au plafond.

« John, pour un hôtel comme celui-ci, où il y a une foule et un service très important, enlever des gens sans que personne ne le remarque demande une connaissance approfondie des lieux et du système de l'hôtel. Quelques jours ne suffisent pas pour avoir tout cela. Non, je pense que notre kidnappeur a préparé son coup depuis longtemps. Prendre simplement une chambre pour garder captifs les victimes serait trop dangereux. A n'importe quel moment, des agents (privés ou publics) auraient pu venir chercher dans les chambres pour faire une inspection des lieux. »

« Donc…. » Demanda Moran, qui suivait tant bien que mal. « Le kidnappeur ne garde pas les victimes dans une chambre. Mais où alors ? »

« Cet hôtel fourmille de gens, qui s'agitent, partent d'une pièce à une autre. Les cuisines, les arrières cuisines, les bars, les salles de relaxation, les salles de loisirs, le hall, à chaque fois il y a trop de monde pour pouvoir enlever qui que ce soit sans se faire remarquer. Sauf en pleine nuit. Mais Jones a disparu en soirée, et Ely en pleine journée. Il reste deux lieux où il n'y a presque personne qui passe. »

« Les chambres » dit John, puis il se reprit « mais nous avons éliminé cette possibilité. »

« Le toit ? » proposa Sebastian.

Sherlock grimaça.

« L'accès y est seulement par le personnel, et si Derrick aurait pu y aller, je vois mal Ely s'y promener. »

« Et les sous-sols, c'est la même chose » ajouta John.

Les deux militaires étaient désemparés, et fixaient Sherlock avec espoir, attendant qu'il apporte la lumière.

Sherlock patienta quelques secondes, tenant à garder le suspens encore quelques secondes, puis lâcha :

« Les escaliers de service. »

« Quoi ? » S'exclamèrent les deux autres.

« Imaginons que vous vouliez rejoindre votre petite amie rapidement. Que tous les ascenseurs sont pris. Vous prenez les escaliers. Imaginons que vous êtes pressez d'aller à la piscine, et que vous voulez vite chercher un maillot de bain. Tous les ascenseurs sont pris. Vous prenez les escaliers. Il suffit qu'il n'y a personne d'autre que vous qui monte les marches. Vous êtes pris par surprise. Vous vous faites assommer, ou endormir, vous perdez connaissance…»

« Il suffit d'un recoin, quelque part, dont personne ne fait attention, » renchérit Sebastian, dont les yeux brillaient maintenant. « Vous y êtes jeté, attaché, et personne ne sait où vous êtes… »

« C'est brillant » murmura John, qui avait aussi compris. « Au moins du niveau de Moriarty. »

« Mais ce n'est pas lui ».

« Comment le sais-tu ? »

Sebastian ne pu s'empêcher de prendre un air inquiet. Sherlock prit une inspiration, puis finit par dire :

« Parce qu'il est actuellement en Sibérie. Mycroft me l'a appris. Mais ne perdons pas de temps, et allons voir si un kidnappeur en série se cache dans les cages d'escaliers. »

Tandis qu'ils se levaient pour sortir de la chambre (ils n'avaient pas besoin de se changer, ils étaient déjà habillés, même John avait dormi en jean) Sebastian se demanda pourquoi Sherlock mentait à propos de Jim et de lui. Peut-être que cela l'amusait. Peut-être qu'il avait remarqué que John était ami avec lui, et qu'il ne voulait pas perturber le médecin pendant une enquête. « Ca c'est sûr » pensa Moran, pendant qu'il regardait John fermer à clé la chambre, « que ça lui ferait un choc d'apprendre que son nouvel ami est le bras droit de son pire ennemi ». En tout cas, cela l'arrangeait bien.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda alors John.

Ils étaient toujours sur le palier de la porte, et les lumières au plafond commençaient à clignoter dangereusement. Les ampoules des lustres provoquaient un bruit désagréable, puis finirent par s'éteindre complètement.

John poussa un juron. Sebastian regardait autour de lui comme si le responsable était à proximité, mais l'obscurité ne lui permettait pas d'apercevoir grand-chose. Seule une fenêtre au bout du couloir laissait passer un rayon de lune.

Pour Sherlock, la situation était beaucoup plus grave. La panthère avait réapparu. Accompagnée de quelques autres et de dragons aux yeux orange. Et ils approchaient.

Sherlock recula et se cogna contre le blond. Sans réfléchir, il lui prit la main. John se souvint alors que le détective était, en plus d'être harassé, sujet aux hallucinations.

« Tout va bien, Sherlock » chuchota le blond. « Qu'importe ce que tu vois, ça n'existe pas pour ne vraie. »

A sa voix, les monstres écarquillèrent les yeux, puis se dispersèrent, traversant les murs, le sol et le plafond.

Sebastian sentait que Sherlock tremblait, mais il ne fit aucun commentaire. Après tout, lui-même avait du gérer certaines crises de Jim qui étaient beaucoup plus effrayantes qu'un spasme physique.

« On y vas » lança John d'un ton qui ne subissait aucune contestation.

C'est ainsi que, dans un noir presque complet, au son de leurs souffles respectifs, des cris de joies éloignés et de quelques craquement de leurs pas, ils se dirigèrent vers une sortie de secours.

Dans un autre couloir, assez loin, les lumières aussi s'étaient éteintes. En fait, elles s'étaient éteintes dans tout l'hôtel, mais Jim, lui, ne les voyaient plus depuis un bon moment. Les coups qui pleuvaient sur lui l'avaient détaché de la réalité. Ils n'avaient pas été nombreux, mais assez pour lui perforer un poumon et sûrement casser quelques os. Deux ou trois. Six ou sept. Quelle importance ? Il n'entendit même pas Mycroft ordonner à George de le transporter dans la chambre. La dernière pensée qu'il eu fut qu'avec un peu de chance, Moran rentrerait vite, avant que Mycroft eu donné l'ordre de nettoyer les lieux. Il verrait alors le sang et comprendrait.

Il espérait aussi que malgré leur dispute, Sebastian avait pensé à prendre son revolver.

Cela faisait vingt minutes.

Les escaliers de service, même en descendant doucement, n'étaient pas si interminables que ça. Il y en avait deux dans chaque aile de l'hôtel, et deux au centre, qui menaient au hall. Les trois hommes avaient passés au peigne fin les deux de l'aile est, tâtonnant les murs, cherchant un recoin, peut-être un interrupteur qui actionnerait une porte secrète, n'importe quoi ! Mais il n'y avait rien, et en plus, sans lumière, ils manquaient à chaque marche de se casser la figure et de terminer leur course au bas des escaliers. Sherlock s'énervait de plus en plus.

« C'est impossible, il doit être là, ce n'est pas possible autrement. » Grondait-il.

« Il reste d'autres escaliers » disait John pour l'apaiser.

Ils remontèrent encore tous les étages, et finalement, ils s'attaquèrent au premier escalier qui menait à la réception. Ils descendirent sans rien trouver, sauf une porte au rez-de-chaussée mais qui semblait donner sur un salon. Et entendant un bruit de pas, ils se glissèrent dans la salle.

Des tonnes de tables et de chaises s'éparpillaient ça et là. Un grand bar se tenait au bout à gauche de la pièce.

Puis il eu un bruit de verre qui se cassait. Quelqu'un s'y cachait.

Sherlock fit des gestes aux deux autres hommes. Sebastian, le revolver au poing, avançait en premier. Le brun faisait un large cercle pour approcher d'un autre côté. John les couvrait.

Puis, au même moment, les deux se jetèrent au-dessus de la rambarde.

« ! » Hurla une voix bien connue.

Les lumières s'allumèrent, et Sherlock et Sebastian se rendirent compte qu'ils tenaient fermement Ojoo-Blue-Son, trempée dans son maillot de bain assorti à ses cheveux.

« Vous êtes malades ! » hurla-t-elle.

Puis la porte du salon s'ouvrit en grand. Un gaillard bien musclé apparut, et voyant deux hommes au-dessus d'une femme hurlant, avec un blond pas loin qui semblait les regarder, il cria tout naturellement :

« Au viol ! »

Après avoir assuré à Mme Shell que Sherlock et Sebastian n'étaient pas des agresseurs sexuels psychopathes, John se tourna vers Ojoo-Blue -Son.

« Que faisiez-vous ici ? »

« Ted Marshall » gémissait la femme, encore secouée de sa frayeur 5 minutes plus tôt. « Le blond aux mèches orange. On devait ramener des boissons pour nos amis qui se baignaient. Il m'a dit qu'il allait chercher un truc, une serviette je crois, et est parti. Je suis allée dans le bar, j'ai pris des boissons, leur en ai apporté dehors, mais il ne revenait pas au bout de dix minutes, alors je suis retournée au bar, pensant qu'il y serait, puis je vous ai entendu… »

« Il est peut-être dans sa chambre » lança Sherlock.

« Non, » intervint le gaillard musclé. « Je viens de vérifier. Elle n'est pas ouverte, j'ai frappé mais s'il y a il ne m'a pas répondu. »

« Tu penses que c'est… »

« Evidemment » gronda Sherlock.

« On peut dire que vous servez à quelque chose, vous !» tonna Shell. « Deux disparitions le même jour ! Bravo ! »

Sherlock allait répondre qu'il était plus d'une heure du matin et qu'Ely avait donc disparue hier, mais il se dit que Shell, encore en pyjama et avec de grosses cernes sous les yeux, était déjà assez humiliée comme ça.

« Sortez de mon bureau. Vous êtes virés. »

Sherlock, John et Sebastian se retrouvèrent dans le hall. La baignade dehors était finie, les clients qui y étaient retournés dans leur chambre. Ojoo-Blue-Son, avec l'autre homme, le gaillard musclé, jeta un dernier regard furieux aux trois hommes et pris les escaliers de service, mais aucun des trois hommes n'avaient envi de l'en empêcher.

« Elle a tout fait foirer, » dit Sebastian, avec une rare vulgarité. « Avec tout ce bordel, le kidnappeur s'est sûrement planqué. »

Sherlock approuva, et allait hurler contre ces clients abrutis quand il remarqua quelque chose.

Immédiatement, il comprit tout ce qu'il y avait à comprendre, et un immense sourire apparut sur son visage.

« Sherlock ? » Demanda John. « Ca va ? »

Jones, Ely, Marshall.

Pas trois enlèvements.

Seulement deux.

Et il allait trouver le coupable immédiatement.

Il y a donc des indices en plus dans ce chapitre. Si vous avez une idée du pourquoi et du comment du kidnapping, vous pouvez proposer…La révélation se fera dans la chapitre prochain ! Sinon, pour information, le rêve de Jim est la version alternative du trailer de « The Shining » j'ai voulu en faire une allusion parce que c'est ce trailer qui m'a en partie donné l'idée de la fic, et aussi je le trouvais approprié à la situation.