Chapitre 2
Je n'arrivais pas à reprendre mon sang froid. Je m'étais fait humilier, battre, par une diva. Plus jeune et moins expérimenté que moi. Je n'arrivais pas à me concentrer. J'étais sur le point de tourner le dos à Edge pour aller corriger Anna. Personne n'avait jamais osé m'humilier de la sorte. Je sortis épuiser de mon combat contre Edge, mais vainqueur. Alors que je reprenais mon souffle allongé sur le ring, je me mis à repenser à mon affrontement avec Anna. Elle alliait souplesse et rapidité avec brio dans ses techniques, elle était redoutable. Un drôle de sentiment m'envahi alors que je me souvenais de l'instant où elle était tombé sur moi, plus précisément quand elle s'était enlevé de mon torse. Elle avait des fesses et des jambes absolument sublimes. Enfin, je ne devais pas y penser, ou plutôt si, pour préparer ma vengeance. Alors que je me disais cela son image surgit dans ma mémoire au moment ou les arbitres l'avaient attrapée. J'avais ressentit un sentiment étrange en voyant cette scène. Bizarrement, il m'avait pris l'envie de faire la même chose et ce désir ne me quittait pas. Je me relevé un peu chancelant, mes pensées toujours tournés vers Anna. J'avais été surpris quand je l'avais élevé dans les airs, elle m'avait semblé si légère et si fragile. Lorsque j'étais tombé sur elle, après avoir reçu ses genoux dans les abdos, j'avais le nez dans son décolleté. Le pire, c'est que je ne l'avais même pas fait exprès. Si elle voyait ça à lors de la retransmission, j'allais passer un sale quart d'heure. Il me revint en mémoire le parfum exquis de sa peau huilée qui semblait aussi douce que la soie. Un soupir de contrariété s'échappa involontairement de mes lèvres. Anna. Elle n'était décidément pas comme les autres divas. Je sortis du vestiaire une fois douché et changé. C'est à ce moment là qu'une idée géniale qui servira à ma vengeance et à mes intérêts personnels germait dans mon esprit. Elle ne pourrait pas refuser et j'aurais ma revanche. Je croisai une diva dans le couloir, Layla. Parfait. Je pris un air terriblement contrarié et lui hurlais dessus.
« Layla ! Dis-moi ou elle est ! »
« Je… Je l'ai vu se diriger vers la salle d'entraînement avec Maryse. » répondit-elle complètement effrayé.
Satisfais, je tournais les talons sans ajouter un mot et me précipitais dans la salle. Vide. Je fronçais les sourcils Layla n'aurait pas osé me mentir. Tout à coup j'entendis du bruit en provenance des vestiaires qui donnaient sur la salle. Je m'approchai, discrètement, de la porte entrebâillé. Anna sortis des vestiaires.
Elle ne portait plus sa tenue de catch mais un short et un débardeur noir. Elle se dirigea droit sur le sac le plus proche et se mit à le frapper de ses pieds et de ses mains nues. Il me semblait qu'elle portait des coups encore plus rapides que lorsque l'on s'était battu. Je pris le temps de l'observer. Elle était magnifique, chacun de ses coups étaient gracieux et puissants. Tout à coup, elle envoya un tel coup contre le sac que le celui-ci se mit à tanguer violement. Je l'observais de profil et en y regardant attentivement elle me parut en colère. En fait, je ne l'avais jamais vu dans un état pareil. Elle semblait prête à tout. Puis, tout aussi soudainement elle se calma. Elle s'effondra dos au sac un air de contrariété emprunt sur le visage. J'abandonnais l'idée de tenter quoi que se soit. J'étais trop épuisé pour me battre à nouveau contre quelqu'un, surtout contre elle dans cet état. Je repartis discrètement à la recherche d'une salle pour récupérer. Je pensais à Anna tout le reste de la soirée.
Ma nuit fut agité et peu réparatrice, j'étais toujours obnubilé par son image. Le lendemain matin je partis petit déjeuné au réfectoire. Je ne l'y croisais pas, elle y était sans doute passée avant moi. Je cherchais un moyen pour mettre mon plan à exécution. Je me rendis au grand salon et pris place sur un sofa confortable. La pièce n'était pas vide, s'y trouvait Le Miz, les frères Hardy et Swagger qui discutait entre eux dans le fond de la pièce soit à ma gauche. En face de moi, Michelle Mccool, Layla et Kelly Kelly émettaient des chuchotements hystériques entre elles. Immobile et seul dans mon coin je réfléchissais le regard perdu dans le vide. Soudain, je ne sais pour qu'elle raison je levais la tête en direction de l'entrée. Stupéfait, je vis Anna passer le seuil de la porte ses longue et silencieuses enjambées n'avaient pas pus attirer mon attention. Elle, ne me vit pas. Elle partit saluer les frères Hardy. Ces derniers l'étreignirent chaleureusement. Je changeais de position dans le divan l'envie de la prendre d'en mes bras était soudainement réapparut. Le cadet des Hardy posa la main sur son épaule. Je m'agitais un peu plus. Anna se retourna et croisa mon regard. Son visage était neutre, totalement dépourvu d'émotion. Je lui en renvoyais une image semblable. Elle parut légèrement troublée. A ce moment Maryse fit irruption à son tour dans le salon. Anna détourna les yeux de moi et les posa sur la nouvelle venue. Cette dernière lui proposa un petit entraînement de remise en forme. Elle accepta. Parfait. J'empêchais un sourire mauvais de franchir mes lèvres et les regardaient sortir silencieusement du salon. Je sentis que Swagger me fusillait du regard. Je fis de même et sortis peu après pour regagner mes appartements. J'attrapais le sac de sport que j'avais préparé la veille et me dirigeais vers la salle d'entraînement des catcheuses. Les deux divas s'y trouvaient déjà et s'échauffaient. Je ne pris pas le temps de profiter du spectacle et me dirigeai vers leurs vestiaires. J'y pénétrais discrètement et entrepris de trouver le casier d'Anna. Il était fermé à clé mais je connaissais une technique qui permettait d'ouvrir sans casser le verrou. Je l'ouvris donc et y trouvais ses vêtements. Je les pris et remplaçai ses vêtement habituels par une robe très légère aux couleurs du drapeau des Etat Unis, un string assortis et des escarpins vernis couleur vermeil pour compléter l'ensemble. J'en étais très fier. J'accompagnais le tout d'une carte. Je la relue une fois encore avant de la déposer.
« Tu vas être trop sexy là-dedans, chérie. On va se battre à nouveau tout les deux. Si tu perds, je choisirais tes tenues pendant toute un mois. Mais si tu mets les vêtements que je t'ais préparé lors de notre combat, même si tu perds tu n'auras pas à porter mes tenue, chérie. Ton Dieu»
Je passais ensuite aux affaires de toilettes. Je vidais le contenu de son champoings au parfum innocent et le remplaçais par un autre au lourd parfum musqué. Je mis toutes ses affaires dans mon sac de sport, refermais son casier et sortis tranquillement du vestiaire, satisfait. A présent, je n'avais plus qu'à l'attendre. Je me rendis dans la salle de sport réservé aux catcheurs et m'échauffais lentement.
J'étais en sueur et je soulevais des haltères de plus de cent kilos quand Anna fit son entrée dans la salle. Je fus déçus, elle ne portait pas la robe mais sa tenue de catcheuse. Elle s'avança droit sur moi menaçante, ce qui me permit de sentir qu'elle avait mit du champoing, mon champoing.
« Jéricho ! Je crois qu'il est temps que quelqu'un te remette à ta place une bonne fois pour toute ! Si le combat d'hier ne t'a pas suffit, je suis d'accord pour qu'on recommence. Mais après ça, ne t'avise plus de m'approcher», menaça-t-elle.
Dans un ultime effort je posais l'altère sur la barre. Je me redressais du banc prenant tout mon temps pour lui répondre.
« Ce que je t'ai écris tient toujours. Tu n'as pas oublié j'espère », répliquais-je un sourire satisfait aux lèvres.
Elle croisa les bras sous sa poitrine qui se souleva sensuellement. Irritée par mes paroles.
« Ce que tu as écris est incroyablement narcissique et sache qu'en aucun cas je ne te laisserais m'humilier», rétorqua-t-elle.
« Tu ne me battras pas et si tu ne respecte pas les conditions de ta défaite, je me chargerais moi-même de t'habiller. Et j'y prendrais beaucoup de plaisir, chérie» répliquais-je avec un sourire de prédateur.
Elle fit une moue haineuse. Adorable.
« Le match ne sera pas réglementaire : tous les coups sont permis. Les armes et tous autres objets pour frapper l'adversaire sont prohibés. Je te rappelle également que c'est toi contre moi si quelqu'un d'autre intervient en la faveur de l'un de nous deux, c'est celui qui est agressé qui remporte le match. Est-ce que c'est clair pour toi, Jericho ? » Expliqua-t-elle
« Je n'aurais pas dit mieux moi-même, chérie », déclarais-je le sourire aux lèvres.
