Chapitre 4

« Jéricho ! » brailla quelqu'un

Je ne pris même pas la peine de me retourner.

« Qu'est que tu veux Swagger ? » rétorquais-je

« Ne t'approche pas d'Anna», répondit-il

« Je te conseille d'en faire de même. Sinon ton cœur de femmelette ne va pas résister quand elle t'enverra balader pour moi », plaisantais-je, mauvais.

« Jéricho ! Je te jure que si tu la blesse je te le ferais payer », menaça-t-il

« Arrête de rêver, Swagger, tu ne fais pas le poids.» raillais-je

« Parce que tu penses qu'elle, elle le fait face à toi ? Si ta mère t'avais bien élevé, elle t'aurait apprit qu'on ne frappe pas les filles ! » s'énerva-t-il

« Les filles, oui. » concédais-je avec un air sérieux.

« Imbécile ! » s'énerva-t-il

Je tournais les talons lassé de cette discussion. J'avais besoin de faire le point. Un peu plus loin je rencontrais Maryse. Celle-ci m'interpella intimidée.

« Jericho, tu as vraiment l'intention de te battre avec Anna ? », demanda-t-elle

Je passais a côté d'elle en l'ignorant mais elle poursuivit.

« Vous êtes aussi têtu l'un que l'autre, si tu n'arrête pas ça maintenant vous allez vous blesser, Jéricho. »

Je continuais ma route sans un regard en arrière. Je m'enfermais le reste de la journée dans mes appartements. Je n'y fus malheureusement pas en paix très longtemps. J'y reçu la visite de quelques uns de mes amis. Ils souhaitaient tous que je leurs donne des précisions sur mes intentions à propos de mon combat avec Anna. Je refusais de leur donner une quelconque explication et les renvoyaient très vite. Exception faite de Randy bien évidement. Ce dernier se montra particulièrement tenace. Il me tapa sur les nerfs à un tel point que ce fut le seul auquel j'avouais pour le match contre Anna. Une fois fait, je n'eus pas de mal à le mettre à la porte comme les autres.

L'image d'Anna me hantait. Elle avait quelque chose de différent, d'envoûtant. Je quittais mes appartements, les nerfs à fleur de peau avec la soudainement envie de me balader pour me changer les idées. Distrais, je ne remarquais qu'au dernier instant que les frères Hardy avaient essayé d'égayer un peu le décor à leurs façons en rendant le large corridor plus glissant qu'une savonnette. Tout se passa très vite, Swagger surgis à la suite d'Anna. Cette dernière exécuta une longue glissade qui se termina entre mes bras, à ma plus grande satisfaction. Swagger essaya de ce stoppé avant la zone glissante mais il n'y parvint pas. Il glissa et s'étala de tout son long au début de la zone. J'étais heureux. Je venais d'assister à la plus mémorable des cascades, et plus important : je tenais Anna entre mes bras. Elle tourna son visage vers moi. Elle avait les larmes aux yeux. Je la serrais avec douceur entre mes bras et braquais mon regard sur Swagger encore étalé au milieu du couloir.

« Que lui as-tu fait ? Enflure ! » Cela m'échappa. Je regrettais d'être aussi impulsif.