Chapitre 6

Je détournais bien vite mon attention de Swagger à demi assommé et à terre. La tête d'Anna s'était posé sur mon épaule et son souffle chaud au creux de mon cou me fit frissonner. Ses jambes ne la soutinrent plus. Je la soulevai dans mes bras. Je scrutais son visage angélique quand elle se mit à pleurer en dormant. Sa peau était d'une douceur incroyable. Son visage avait la beauté des anges et ses long cheveux de jais cascadais jusqu'à la hauteur de mes genoux, caressant avec douceur mon avant bras. Elle soupira longuement et se blottit un peu plus entre mes bras. Je la regardais fasciné. C'est à se moment que firent irruption les deux frères Hardy. Ils se figèrent à la limite de la zone. Je leur expliquais la scène qui venait de se dérouler depuis l'autre bout du couloir. Je leur proposais de me retrouver dans mes appartements avec un médecin et de dégager Swagger du milieu du couloir. Franchir le couloir glissant avec la belle dans les bras était trop dangereux. Je fis demi-tour sous les yeux un peu inquiet des frères qui se mirent au travail. Matt attrapa Swagger sous les bras et le fit glisser hors de la zone dangereuse. Je m'en retournais dans mes appartements enchanté de ma bonne fortune. Cependant, lorsque je voulus allonger la diva sur mon lit, celle-ci ne lâcha pas ma chemise. Je regardais son visage pour vérifier si elle était encore inconsciente ou non et vis que c'était toujours le cas. Son visage, à quelques centimètres du mien était encore plus époustouflant il me semblait. Je ne l'avait encore jamais vu d'aussi près et ma curiosité prit le dessus. Je déboutonnais lentement ma chemise fasciné. Alors que je m'apprêtais à aller en chercher une autre Jeff fit irruption dans la pièce et s'avança vers moi l'air furieux.

« Tout doux Hardy, elle voulait pas lâcher ma chemise. Vérifie par toi-même. » fis-je d'un geste nonchalant en m'écartant.

Il vérifia suspicieux. Anna c'était pelotonné autour du tissu en soie crème. Elle l'agrippait entre ses doigts pâles. Jeff jeta un autre coup d'œil méfiant à Chris. Agacé, se dernier réagit.

« Quoi ! Tu aurais préféré que je lui arrache la main ? » s'exclama-t-il

« Non mais… » commença-t-il

Avant qu'il n'eut finit sa tirade son frère et le médecin firent irruption à leur tour dans la chambre.

Matt lança un coup d'œil interrogateur à son frère en me voyant toujours torse nu. Jeff soupira, haussa les épaules et leur fit signe d'aller la voir. Le docteur l'examina. Il les rassura, leur demanda de veiller sur elle, de la laisser bien dormir et que lorsqu'elle se réveillerait surtout de la faire manger. Il quitta la pièce m'y laissant en compagnie des frères Hardy.

« Désolé du dérangement, Jéricho. » excusa Matt

« Tout le plaisir est pour moi, Hardy »

A l'annonce de mon nom Anna m'avait semblé s'agiter un peu. En me voyant m'approcher du lit Matt me mit en garde.

« Surtout n'essais pas de la réveiller ! N'essais pas si tu ne tiens pas à finir ta journée dans un lit d'hôpital. » S'affola-t-il en s'éloignant un peu d'Anna.

« Pour quel raison s'il te plaît ?»

« Anna est parano au réveil elle risque de t'enfoncer les yeux au fond de ton crâne. Elle est trop effrayante quand elle ne se maîtrise pas ne faits pas ça s'il te plaît. Il vaut mieux la laisser se reposer. Je t'assure c'est la meilleure chose à faire. Je me demandais d'ailleurs, pourquoi n'as-tu pas déjà la nuque brisé alors que… Tu la portais. »

« Je vous crois les gars. »

« Je suis très sérieux Jéricho! »

« Moi aussi je le suis. Elle était prête à bondir quand je l'ai allongé comme si elle était remontée à bloc. Après elle n'a plus voulut me lâcher. »

« Soit heureux d'y avoir échappé alors. »

« Je vais lui chercher à manger, Jeff va prévenir Jack et Maryse. »

« J'y vais, veille bien sur elle, Jéricho. »

« J'y compte bien » M'exclamais-je

« On t'auras prévenu »

Je tirais une chaise à son chevet en grommelant. Son visage tourné vers moi me fit oublier ce pour quoi je râler exactement. Un sourire idiot vint s'accrocher à mes lèvres. Je me penchais vers elle et quelque chose me sembla changer au moment ou ma main s'approcha de son visage. Elle s'immobilisa tendue. J'éloignais ma main et son visage redevint paisible. Etrange… Elle s'allongea sur le dos la chemise toujours serré contre sa poitrine. Je me levais et prit une couette dans le placard. Je l'étendis sur elle avec galanterie. Elle s'enroula dedans avec une sensualité involontaire pour en apprécier un peu plus la chaleur. Je restais figé le menton dans la paume de la main et le coude appuyé sur l'accoudoir du fauteuil.

La première fois que je l'avais vu c'était pendant un entraînement. Elle préparait un combat contre Layla. Ce crétin de Wade les avait interrompus. Je n'avais jamais vu autant de mépris et de froideur le visage d'une femme. Il avait fait déguerpir Layla et c'était adressé à elle sans se rendre compte de la froideur que son arrivée avait engendrée. J'étais intervenu pour calmer le jeu. Elle m'avait toisée de haut en bas avec un regard méfiant. Elle m'avait regardé approcher sans prêter attention aux paroles de Wade. Ce dernier avait tenté de lui attraper le bras pour retenir son attention. Elle l'avait contré négligemment sans y prêter plus d'attention. J'avais posé la main sur l'épaule de Wade alors que celui-ci s'apprêtait à répliquer. Bon timing. Elle m'avait lancé un regard mauvais, déçut. Elle n'appréciait pas mon geste. Elle aurait normalement dut être reconnaissante. Nous nous jaugeâmes quelque seconde.

« Qu'elle féminité. Je croyais que tu avais meilleur goût, Wade. Je connais pas mal de monde dont c'est le cas et pas mal de femme qui aimeraient que tu t'occupe d'elle. Ce n'est apparemment pas le cas de celle-ci, je me trompe ? » susurrais-je, sûr de moi.

« Non » Répondit-elle.

Elle sortit de la salle sans un regard pour nous. J'avais fait face à Wade qui s'apprêtait à protester mais je lui jetais un coup d'œil d'avertissement et il resta silencieux. Nous n'étions pas face à une femme ce jour là, n'y même face à un homme mais nous faisions face à un guerrier.

Je sursautais quand la porte s'ouvrit une fois encore laissant entrer dans la pièce Maryse.