Chapitre 7
Ma conscience refit sur face un court instant, où j'entendis la voix de Matt prononcer Jéricho. Mais je me rendormis pour me réveiller un peu plus tard et cette fois ci c'est Maryse qui prononça son nom. Je me sentais si bien que je me rendormis encore sans ouvrir les paupières. Je me réveillais une fois encore en pleine nuit. J'ouvris les yeux et distinguais une forme à contre jour. Je me dis que si elle avait pu rester aussi longtemps aussi proche de moi quand je dormais je ne risquais rien à me rendormir. Pui stout à coup un doute me prit. Je reconnaissais cette odeur, son odeur. Où étais-je ? Me demandais-je en essayant de me rappeler se qui s'était produit avant que je ne m'évanouisse. Je me redressais lentement. Quelque chose effleurait mes doigts et retint mon attention. Je levais le bout de tissus devant mon nez sa chemise. La pièce était remplit de son odeur. Attend deux seconde ma cocotte tu ne serrais pas dans son lit là par hasard ? Ma tête commença à tourner et mon ventre vide se réveillait lui aussi. Jéricho se réveilla en sursaut. Je fis un bon en arrière paniqué.
« Mange »Fit-il simplement sans d'autre commentaire tout en désignant nonchalamment un plateau de nourriture sur la table de chevée. »
Je me servis et mordis dans une barre chocolaté sans protester en continuant de le jauger du regard. Il ne me quitta pas des yeux lui non plus et ne prononça plus un mot. Lorsque j'eus finis il dit seulement.
« Mange encore. »
J'obéis une nouvelle fois intriguée par son comportement. Un peu plus réveillé et requinqué je cherchais une réponse à mes questions dans ses iris ténébreux. Je ne s'avais pas encore par ou commencer. Il me raconta les évènements qui s'étaient déroulé en début d'après midi. Un silence gêné s'installa entre nous. Je pris la parole.
« Je pense que je vais te laisser reprendre ton lit. » dis-je tout en me levant.
Je vacillais dangereusement. La tête me tournait et je m'effondrais. Deux bras puissant me rattrapèrent avant que je n'heurte le sol. Je me pétrifiais à son contact puis peu à peu commençais à se détendre. Il me soulevait dans ses bras une fois de plus. Je fermais les yeux la tête me tournait violement. Ma joue appuyait contre son torse nu et brûlant. J'y posais les mains et y collais mon visage. Il frissonna à cause de la différence de température et me déposa doucement sur les draps.
« Dors ici, tu n'es pas en état de tituber jusqu'à ta chambre. » ordonna-t-il
« Je ne veux pas te priver de ton lit. Quand ma tête arrêtera de tourner tu pourras m'indiquer le canapé, je risque de ne pas de pouvoir aller plus loin. » répliquais-je
« D'accord.» concéda-t-il
Quelques minute plus tard je me levais sous son regard attentif et fit quelques pas jusqu'à l'endroit qu'il m'indiqua. Je m'étendis sur le sofa moelleux avec soulagement et fermais les yeux. Une couverture me recouvris des pieds jusqu'à la tête.
« Bonne nuit » Murmurais-je
Il ne répondit pas. Je rouvris les yeux et l'observais alors qu'il se dirigeait vers son lit. Il défit la boucle de sa ceinture dos à moi. J'avais une horrible envie de le voir se changer mais je me retournais de l'autre côté. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi bon sang ! M'admonestais-je. Je résistais à l'envie qui me titillait et m'endormis au moment ou j'entendis les draps se froisser.
Je me réveillais alors que les premiers rayons de soleil passaient au dessus du rebord de la fenêtre. La chambre était vide. Je piochais dans le plateau pour petit déjeuner au moment ou la porte s'ouvrit a volée laissant apparaître un Jéricho hors de lui.
« Que se passe-t-il, Jéricho ? » demandais-je un peu inquiète, il fallait que ce soit grave pour qu'il soit ainsi dans tous ses états.
« Ce qui se passe ? Ces crétins ont officialisé le match, voilà ce qui se passe ! » s'exclama-t-il
« Comment ? » m'écriais-je ahurie
« Ils veulent que l'on se batte la semaine prochaine à Raw. » expliqua-t-il passablement remonté.
« Quoi ! » repris-je de plus en plus étonné
« Quelqu'un nous a balancé notre match va être officiel. Tu dois choisir contre qui je me battrais. » continua-t-il
« Mais contre moi, sa paraît évident ! » m'exclamais-je
« Tu crois que le président va accepter ? » répliqua-t-il
« Je refuse envoyer quelqu'un te massacrer alors que je peux le faire moi-même et que l'on me l'interdise parce que je suis une femme. Je vais lui parler. » contrais-je
« Je vais m'échauffer, tiens moi au courant. » m'ordonna-t-il
« Je te retrouve en salle de musculation dès que tout sera clair. » répondis-je
« Bien » ajouta-t-il
« Je file, à tout à l'heure. » clos-je
Jéricho acquiesça et je sortis un peu chamboulé par tous ces évènements. Maryse me rejoignit alors que j'étais encore adossé au mur tout près de la porte de Jéricho. Elle s'avança vers moi prudemment et je sus.
« Maryse, ne me dis pas que c'est toi qui as fais ça ! » m'énervais-je
« Je l'ai fais pour ton bien Anna.» se défendit-elle
« Laisse-moi seule, maintenant. » ordonnais-je déçue
Elle fit demi-tour et s'éloigna de moi.
« Tu me remerciera un jour Anna », lança-t-elle
Je ne répondis pas et filais dans le sens opposé en direction de mes appartements pour me changer. En effet, je portais toujours la tenue de catch de l'entraînement de la veille. Ceci fait je me rendis dans le bureau du président. Il semblait m'y attendre.
« Je veux me battre contre Jéricho. » déclarais-je
« Choisis un catcheur pour l'affronter. » répliqua-t-il sans se démonter
« Je ne veux me battre moi-même contre lui ! » insistais-je
« Bien, à une condition : si tu catche contre lui, tu perds. » posa-t-il calmement
« Mais mes capacités… » M'indignais-je, révolté par cette injustice.
« Tu l'aurais battus si les arbitres ne vous avez pas séparé hier, c'est une évidence. Mais, pendant un match programmé, si tu gagnes, ce ne serais pas bon pour la réputation du catch et pour la sienne. » tenta-t-il de me raisonner.
Je réfléchis à toute vitesse mais il trouva une meilleure idée et pour suivit dans la lancée.
« Par contre si tu choisis un bon catcheur il gagnera contre lui. Mais dans les deux cas, pour te punir de ton intervention insidieuse d'hier tu sortiras avec le vainqueur. »
J'en restais coite.
