Chapitre 8
Si je gagne je sors avec elle mais il veut ma mort le président ! Je ne m'en remettrais pas de celle là !
« Je veux me battre contre toi. » m'informa-t-elle
« Tu veux sortir avec moi. » répliquais-je avec un petit sourire narquois suspendu aux lèvres
« Mais non ! Je veux juste me battre contre toi ! Je ne laisserais personne se battre à ma place, c'est tout. Je ne le supporterais pas !» s'exclama-t-elle aussi rouge qu'une pivoine
« Je comprends mais réfléchit bien. » tempérais-je
« De toute façon, il ne te laissera pas perdre contre un autre catcheur. Alors autant que je te botte les fesses moi-même.» expliqua-t-elle l'air pincée.
Je ne répondis rien, elle avait raison et je le savais parfaitement bien que cela n'arriverais pas. Il veut nous donner une leçon et il nous connait assez bien pour nous faire sauter à pied joint dans ses combines même si l'on sait de quoi il en retourne. Après un court silence j'acceptais.
« D'accord, sa marche. Rendez-vous en salle de combat échauffés prêt pour le scénario dans trois quart d'heure, sans faute. » ordonnais-je « Et arrête de placer des remarques à caractère sexuel ou sadique dans tes phrases. C'est dérangeant à la longue » m'indignais-je
« Mais je… Mais c'est toi qui leur fait prendre ce sens tu ne me mettras pas sa sur le dos !» se révolta-t-elle
Elle se retourna furieuse et s'en fut en roulant légèrement des hanches avec une sensualité involontaire. Je profitais du spectacle. « Trop facile » pensais-je. Orton vint se placer devant moi et je ne pus m'empêcher de faire une grimace de mécontentement. Lui par contre souriait un peu trop pour être naturel.
« Chris, Chris, Chris ce n'est pas bien de cacher se genre de chose à son pote! » s'exclama-t-il une fois Anna hors de vue
« La ferme Randy ! » m'exclamais-je sans oser croiser son regard.
« T'as pas des goûts de chiotte toi on peut dire ! » insista-t-il
« J'ai dis la ferme Orton ! » m'énervais-je
« Dans une semaine t'en aura autant que tu veux ! C'est la frustration qui te met dans cet état là ? » me titilla-t-il encore un peu
Je ne répondis rien et tournais les talons. « Qu'est-ce qui pouvais être chiant à tout deviner celui-là ! » me dis-je
