Chapitre 11
1
La chaleur échangée entre deux corps. La douleur.
2
Le supplice de l'attente. La douleur toujours plus pressante.
3
La libération.
« Chris Jericho vainqueur ! » proclama l'arbitre
Tout mon corps m'élancé. Il m'avait affaiblit volontairement ! Il n'avait retenu aucun de ses coups. J'avais la terrible envie d'hurler ma rage mais je restais étendue, immobile. J'étais épuisé, au bord de l'évanouissement. Mais surtout choqué par son attitude. Je devais garder mes paupières closes, respirer calmement et attendre que l'on m'évacue du ring. J'avais été incapable de riposter et ce pour trois raisons. La première parce que je devais perdre. La deuxième par ce qu'on aurait put se faire vraiment mal. La troisième parce que je ne m'en étais pas sentie capable, pas contre lui... J'aurais pourtant tout donné pour leur prouver, pour me prouver, que je pouvais le battre.
Une présence à côté de moi me fit sortir de mes pensés. Deux bras musculeux me décollèrent du sol. Je me raidis un peu mais sous l'effet de la douleur mais laissais mes bras et mes jambes ballante. Le public commença à s'agiter, comme effrayé. Je ne bougeais toujours pas. J'avais reconnue sont odeur et je me demandais comment pouvait-il encore oser faire une chose pareille après sa barbarie, son sadisme, pendant le match. Je l'entendis apostropher l'arbitre pour qu'il lui écarte les cordes. Il se mit en mouvement et je fus doucement bercée entre ses bras. Je ne parvenais plus à penser de façon cohérente. Je ne pouvais qu'apprécier l'instant alors que j'aurais dut l'honnir.
Au bout d'un moment, alors que j'étais sur le point de piquer du nez Jericho me déposa au sol sans ajouter un mot. Je soutins son regard un moment. Il s'apprêtait à me dire quelque chose mais Maryse fit diversion et j'en profitais pour filer. C'était le mieux que je puisse faire à présent bien que ce ne fut pas la chose la plus aisée. Mais j'aurais tout donné plutôt que je l'entende dire un mot. Que je l'entende dire qu'à présent on sortait ensemble ou qu'il ne m'humilie une fois de plus. Je passais à côté de lui sans un mot. Il me retint par le bras. Je ne me dégageais pas et me retournais vers lui distraitement plongée dans mes pensées et le regard vide de douleur. Je ne le regardais pas, il me lâcha et je poursuivie ma route. J'ignorais Maryse en passant à côté d'elle de façon aussi superbe que je pus. Je m'en allais la tête haute, l'air fière. Je n'avais aucun besoin qu'ils me trainent dans les pattes alors que je cogitais. Je pris la décision prévenir les hématomes et des bosses qui n'allaient sans doute pas tarder à me recouvrir de la tête au pied. Je me trainais comme je pus jusqu'à mes appartements sans croiser personne par chance. J'avais toujours refusé d'avoir un masseur ou une masseuse ou d'en utiliser un qui appartient à la fédération. Je me soignais par mes propres moyens et je n'en étais que mieux servie. Maryse quand à elle n'avait même pas besoin d'en payer un. Il lui suffisait de faire un grand sourire, de battre les cils en faisant des yeux de biche, pour que n'importe quel catcheur lui fasse passer toute douleur. Une fois à l'abri de mes quatre murs je m'effondrais à terre. Je mis un certain temps pour retrouver mon calme. Je filais dans la salle de bain et sortais une demi-douzaine de baumes différents. Après un bon quart d'heure de détente et de soin j'attaquais la phase de récupération. Je m'accaparais une salle d'entraînement déjà occupé par Matt et Jeff qui à ma vue s'empressèrent de me la laisser pour que, je cite, « Tu évite de te défouler sur nous à la place des sacs de sable ». Je ne fis aucun commentaire. Je m'installais calmement devant le sac maîtrisant ma respiration et mes émotions. Le coup parti sans que je ne m'en rende compte. Le sac tangua dangereusement. Pourquoi je n'y arrivais pas quand c'était lui ? Toute personne qui oserait me faire ce qu'il m'avait fait ne serais plus de se monde à l'heure qu'il est. Mais non lui je l'avais laissé faire. C'était la pire des humiliations qu'il m'ait fait subir et que je n'ai jamais subit. Je me mis à courir pour détendre mes muscles. Chaque pas me mettait au supplice mais je ne voulais pas avoir de courbature pour le lendemain. Une fois fait, je me sentis vidé de toute énergie. La sueur perlait à grosse gouttes sur ma peau et je décidais de me passer de l'eau sur le visage. J'entrais dans la salle d'eau sans refermer la porte derrière moi. J'avais l'intention de revenir dans la salle pour exécuter une dernière série d'assouplissement avant de me reposer. Le robinet grinça un peu et l'eau fraîche commença à couler. Je m'aspergeais le visage dans un soupir de soulagement. Je mis le nez dans ma serviette presque détendue. Deux bras puissant enserrèrent mon ventre couvert de sueur et un souffle chaud se mêla à mes cheveux. Je frissonnais. Lui, toujours lui. Je me mis à trembler de tous mes membres ma serviette glissa entre mes doigts. J'étais fatiguée, si fatigué… Mon instinct reprit le dessus.
Depuis quand avais-je choisis la fuite à la place du combat contre lui ?
Je franchis les portes comme dans un cauchemar. Le temps semblait s'étirer comme pour donner raison à son supplice, pour m'empêcher d'y mettre fin trop tôt. Jericho me suivait de près, je ne pouvais pas le laisser approcher plus. Je ne savais pas ou j'allais tout ce qui m'importait était d'être loin de lui à présent. Je fis irruption dans la salle du show où Jack se battait contre John Morrisson sur le ring. Tant pis, je ne pouvais pas faire demi-tour. Je trébuchais et exécutais une roulade avant de me remettre à courir. Mais il était trop tard Jericho m'avait rattrapé et m'avait saisit par un bras avec autorité.
« Lâche-moi ! Ne me touche pas, ne me touche pas !» Hurlais-je, en me débattant en vain paniquée.
Je tentais de lui mettre mon poing dans sa figure mais il attrapa mon autre bras dans sa main. Il me colla violement contre un poteau du ring en tenant mes deux bras au dessus de ma tête. Il se colla contre moi, se pencha vers mon oreille.
« Tu ne m'échapperas pas cette fois Anna », me susurra-t-il, je tentais de me dégageais au prix de mes dernières forces mais il m'écrasait de tout son poids.
« Anna ! », entendis-je Jack crier avec inquiétude
Jericho m'attrapa le menton de sa main libre et posa ses lèvres sur mienne. Son baisé était doux, il caressait mes lèvres avec la délectation du vainqueur. Mes jambes se dérobèrent sous moi. Je n'étais plus capable de réagir à cause de la fatigue et des sensations étranges qui s'insinuaient en moi. Je n'en pouvais plus. J'allais lui céder et desserrer mes dents alors qu'il passait sa langue dessus quand le contact fut violemment rompu. Jack était intervenu et à présent ruait de coups Jericho. Tremblante je me laissais glisser au sol sans force. Les sensations que j'avais ressenties me terrifiaient. Je me remis d'aplomb chancelante sans adresser un regard aux deux catcheurs qui se battaient encore et sous les yeux ahuris de John Morrisson qui était resté sans aucune réaction. Je tentais de m'éloigner quand, une main saisit encore mon bras. Mon inconscient pris le dessus et j'envoyais un coup de pied magistral vers l'arrière. Je n'étais plus moi. Humilié et confuse, je frappais quiconque osait s'approcher trop près de moi. Immobile dans l'attente d'un autre adversaire qui ne venait pas. Il me fit enfin face mais je n'y arrivais pas. Je ne pouvais plus bouger. J'étais comme détaché de mon corps. Il me prit à nouveau dans ses bras. Tous mes muscles tendus je ne pouvais plus bouger et je ne voyais plus rien.
« Chris, laisse la moi, s'il te plaît. Je vais m'en occuper » entendis-je dire Maryse
Je sentis bientôt une surface dure sous moi.
« Est-elle consciente ? » murmura Maryse
« Je ne crois pas» répondit-il dans un souffle
Au son de sa voix je me crispais un peu plus. Des bruits de pas s'éloignèrent. Un parfum féminin vint me chatouiller les narines.
« Je suis désolé Anna, si tu savais comment je m'en veux. Je suis désolé, dire que tout cela est de ma faute. Je suis un monstre d'égoïsme. Je ne mérite même pas le nom d'amie. Si tu savais comme je m'en veux. Jamais je ne pourrais me le pardonner.»
Des larmes s'écrasèrent sur mon visage et je l'entendis bientôt sangloter. Je ne lui en voulais pas malgré tout. Je parvins enfin à battre des paupières et je la vis, ses main couvraient son visage.
« Moi je te pardonne Maryse » murmurais-je la voix rauque
La question que j'ai posé au chapitre 8 est toujours valable, personne ne ma encore review pour me répondre.
Valkyrie of Chaos
