Chapitre 16

La discussion que je venais d'avoir avec Randy m'avais chamboulée et je mis du temps avant de rajuster les paramètres en prenant en compte les éléments de notre discussion. Ces derniers ne cessaient de tourner en boucle dans ma tête. Anna trahit, Anna qui ne sort pas avec Randy, Anna et sa violence, Anna qui se bat… Et moi qui reste sourd à ses menaces sans me rendre compte des conséquences que pourrait avoir mon attitude. Il fallait que je la trouve, il fallait absolument que je la trouve et que je m'excuse. Il fallait que je la supplie de me pardonner. Mais n'est-ce déjà pas trop tard ? Me susurra méchamment une petite voix au fond de moi. Je faillis en gémir de peur que ma pensée ne se réalise. Et je me mis à courir sans trop savoir ou je me rendais pour la retrouver. Il fallait absolument que je lui parle, que je lui explique, que je lui dise pourquoi... Je tournais à l'angle du couloir et dus stopper ma course à cause de l'agitation qui y régnait. Maryse entourée de quelques divas et catcheurs. Elle semblait bouleversée et tremblait de tous ses membres. Lorsqu'elle me vit elle sembla réagir. Elle m'adressa une grimace terrifiée et se mit à hurler.

« Pars ! Pars! Va-t-en ! Laisse-moi tranquille! » ordonna-t-elle

En deux pas je fus devant elle.

« Où est-elle ? » lui demandais-je sur un on que j'espérais neutre

«Tais-toi, Va-t-en, Laisse moi ! » se mit-elle à hurler puis à gémir comme une hystérique

« Maryse réponds moi ! » m'énervais-je

« Je ne sais pas ! Je ne veux pas savoir ! Elle est cinglée… Cette fille est totalement cinglée ! » cria-t-elle avec frénésie

Je la fis taire d'une claque assez retentissante pour lui remettre les idées en place. Elle se tut et me fit un sourire de dément en pointant du doigt le mur derrière moi. Je me retournais et aperçus un trou pas plus gros que le poing d'une femme assez profond pour déterminer les composantes du mur et surtout, ce qui retint mon attention, tâché de sang. Maryse continuais à rire et à sangloter dans mon dos.

« Tu vois, tu vois, tout ça est de ta faute » hurla-t-elle alors que je poursuivais ma route inquiet

Lorsque j'arrivais devant ses appartements, je croisais Randy au bord de la crise de nerf.

« Elle est là ? » lui demandais-je simplement

Il acquiesça toujours préoccupé.

« Anna, il faut qu'on parle ! » l'appela-t-il sur un ton coupable et inquiet

« Je ne te parlerais que lorsque je l'aurais décidé Randy Keith Orton ! » menaça-t-elle avec quelque chose de terrible dans la voix

« Elle est au courant ? » chuchotais-je tout bas à l'oreille de Randy

Il acquiesça en grimaçant.

« Anna, j'ai à te parler » essayais-je à mon tour alors que Randy commençais à paniquer à côté de moi. Il s'écarta prestement de la porte et avant d'avoir compris pourquoi cette dernière après avoir produit un craquement sinistre tomba sur moi. Je me retrouvais à terre sans défense au pied d'Anna qui escalada la porte avec une expression haineuse déformant ses traits si doux à l'habitude. La main à demi bandé et serré en forme de poing sous tension blanchissait sous la force qu'elle mettait à le serrer. Le sang tâchait la bande blanche. Je croisais son regard et j'y lu de la colère mais aussi de la peur. Puis comme si elle regrettait tout à coup son geste, elle détourna son regards de moi, fit volte face et descendit du battant de porte qui m'écrasait. Je m'en débarrassais d'un revers de mains et me mis debout. Plantée au milieu de la pièce dos à moi elle tentait de retrouver son calme.

« Écoute-moi Anna, s'il te plaît. » commençais-je

« Tais-toi ! » cingla-t-elle

« Je te demande pardon » m'excusais-je sur un ton coupable

Elle se raidit et fit volte face furieuse.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié ! » me répliqua-t-elle avec haine

« Je le sais et je ne voulais pas te donner cette impression. Si je suis là, c'est avant tout pour m'excuser de vous avoir mit dans l'embarras Randy et toi… C'est aussi pour te demander pardon pour le match, je n'aurais jamais dus faire ce que j'ai fait. Je te demande également pardon de t'avoir obligé à m'embrasser devant toute ses personne et devant toutes ces cameras. Mais sache juste que je ne regrette pas de l'avoir fait…» avouais-je

« Et tu pense que je vais te pardonner toutes les humiliations que tu m'a fait subir comme ça… » rétorqua-t-elle zappant volontairement la fin de ma dernière phrase.

« Je sais bien que ce n'est pas le cas mais j'aimerais que tu acceptes au moins que je me fasse pardonner » répondis-je pris de cour

« Et comment comptes-tu t'y prendre exactement ? » me demanda-t-elle curieuse de ma réponse

« Je suis inventif » soufflais-je avec un ton plein de sous entendus

Je n'étais maintenant plus qu'à quelques centimètres de son visage et elle avait carrément arrêté de respirer. J'aurais bien aimé pousser la plaisanterie jusqu'à ce qu'elle n'est plus assez d'air et qu'elle soit obliger d'inspirer profondément en ouvrant la bouche ou qu'elle devienne de plus en plus rouge. Ou comme cette scène me rappelait étrangement une autre que je venais d'énoncer un peu plus tôt, celle ou je lui avais volé un baisé devant quelques bon milliers de personnes. Scène que j'aurais bien reproduite même sans autant de public si je n'avais pas eu le bon sens de me rappeler son état de colère et son tempérament explosif. Je ménageais donc mes effets et fit demi tour avant qu'elle ne change d'avis et ne se décide à me donner une bonne correction.