Chapitre 19
Je battis lourdement des paupières pour chasser les restes de sommeil en moi. Je me sentais un peu patraque et surtout j'avais chaud. La pièce était totalement plongée dans le noir mais je parvins à reconnaître l'odeur de Randy autour de moi et celle un peu plus estompée de Chris mais cela ne me surpris pas sur le coup. Je réussis à me diriger sans encombre, d'après mes souvenirs, vers le balcon de l'appartement de Randy. Je sortis sur le balcon, un vent frais vint me caresser le visage ce qui me fit soupirer d'aise. Je m'étendis sur un transat qui traînait et me mis à scruter les étoiles qui piquais le velours noir du ciel comme des milliers de diamants, tout en coutant ma respiration un peu saccadée qui a elle seule réussissait à troubler le silence de la nuit. Je relâchais lentement une respiration et la buée se condensa en sortant de ma bouche « Chris, Randy, Randy, Chris… » Leurs deux nom emplissaient mon esprit ainsi que leurs odeurs. « Attends deux secondes, leurs odeurs ? » pensais-je tout à coup et il me revint en mémoire les avoir sentis quelques secondes auparavant. Je me redressais un peu brusquement du siège et retournait aussi vite que je pus dans l'appartement. La chambre de Randy n'était pas vide et son lit non plus, loin de là, puisque deux occupants y dormaient ensemble. Un brin de jalousie me piqua alors que je les regardais sagement blottis l'un contre l'autre. Je n'arrivais tout simplement pas à savoir qui provoquaient ma jalousie au juste. Si c'était de Randy dont j'étais jaloux parce qu'il pouvait dormir bien innocemment dans les bras de Chris alors que je ne pourrais sans doute jamais en faire autant, ou si j'étais jalouse de Chris qui se blottissait avec un air innocent contre Randy alors que je n'avais jamais au grand jamais osé en faire autant. J'avais envie de les réveiller en les frappant à coup de coussins pour les punir pour avoir osé m'imposer leurs vues. Une attitude qui j'en convenais était totalement puérile et déplacée. Qui étais-je pour les empêcher de dormir paisiblement ensemble. Leurs vues m'empêchaient de réfléchir convenablement. Aussi une autre idée germa dans mon esprit et la jalousie eus raison de ma retenue habituelle. J'entrais discrètement dans la chambre et vins m'allonger du côté de Randy. Cependant un problème vint très vite se poser à moi : mon cour séjour à l'extérieur m'avait refroidit, certes, passe encore, Randy était bouillant, une aubaine, mais Randy ne me réchauffait que d'un côté. Je ne pouvais pas dormir même si je me tortillais dans tous les sens, donc problème. Problème parce que si je voulais dormir dans le lit de Randy je devais aller au milieu et qui dit au milieu dit à côté de Chris. Ne pouvant plus supporter ni la situation ni le dilemme je faillis retourner sur le canapé mais je cédais à l'appel de la chaleur de leurs deux corps. Je passais prudemment au dessus de Randy. Ce dernier eut la gentillesse de me faire une petite place entre son corps à dénudés, mis à par un slip épousant ses forment qui n'était heureusement ou malheureusement, je ne parvins à le décider, pas transparent, et le corps aussi dévêtît de Chris, vêtu d'un boxer moulant de couleur pourpre. Je m'allongeais bien au chaud et serrée entre leurs deux corps. Eux, semblaient apprécier ma fraîcheur puisqu'ils firent se rapprocher plus encore nos trois corps déjà très à l'étroit dans le lit deux place de Randy. Je sombrais rapidement dans l'inconscience.
