-NON!

-Jim! Merde, pas encore

-NON! NON, MA FAUTE, NE LES PRENEZ PAS!

-Jim, reste tranquille! Et merde… Spock! J'ai besoin d'aide!

Sulu tourna la tête pour observer d'un air absent le premier officier repousser doucement, mais fermement le Capitaine sur la couchette, pareil au fois précédentes. Le lieutenant avait l'impression d'un déjà vu: le Capitaine hurlant, McCoy jurant comme un homme du vingtième siècle, et Spock rassurant l'homme aux commandes:

-Calmez-vous, Capitaine. Tout va bien. Vous êtes en sûreté.

Et puis Kirk redeviendrait silencieux, juste à entendre la voix calme et grave de Spock. Sulu porta son regard sur Chekov qui dormait d'un sommeil agité et sur Tyler, debout devant la porte de la cellule, observant d'un oeil mauvais le garde qui surveillait l'équipe.

En fait, (et oh combien ironique!) ils étaient dans la station qu'ils cherchaient hier, retenus dans la cellule d'isolement du petit abri. Se levant en soupirant, il rejoint Tyler et observa lui aussi le garde alors qu'il était relayé par un autre et tendit l'oreille, surprenant une conversation entre le docteur et Spock qui lui fit froid dans le dos:

-Combien de temps avant que son état soit irréversible, docteur?

-Pas beaucoup de temps. Peut-être quatre ou cinq heures… Après cela… Après, se sera…

-Oui. Je comprends..

Ils baissèrent le ton. Sulu du s'accroupir tout près de Chekov et faire mine de voir si il dormait bien pour entendre la suite.

-Spock, je… Je suis désolé, je… Si je ne peux pas le sauver, peut-être qu'il serait temps de lui parler…

-Je n'ai aucunement besoin de parler au Capitaine, docteur. J'ai confiance en vos capacité de médecins et j'ai espoir que nous trouverons un moyen de sortir d'ici et de sauver Mr. Kirk grâce à nos ressources.

-Mais de quelles ressources parlez-vous?, demanda Tyler, qui avait lui aussi tendu l'oreille, l'air éxaspéré. Ils nous ont tout prit: nos phasers, nos communicateurs… Comment pouvons-nous nous échapper? Et même si l'on s'échappe, comment allons-nous sauver le Capitaine? Avec des roches? Une fleur, peut-être?

McCoy leva les yeux au ciel et ouvrit la bouche pour faire taire le plus jeune, mais Spock le coupa:

-Oui… Oui, cela pourrait peut-être fonctionner…murmura-t-il, l'air pensif.

Il regarda alors dans la direction de Jim, ne voyant plus rien, profondémment plongé dans ses calculs de probabilités.

- Minnoseta Floresta.


Journal de bord du vaisseau, date stellaire 2224,3. Chef ingénieur M.r Scott aux commandes.

Cela fait maintenant vingt-quatre heures que l'équipe en mission s'est téléportée sur la planète Gyramos VI. Depuis lors, auncun signe du Capitaine. J'ai tout fait en mon pouvoir pour les retrouver, même contacté le chef du conseil, Saandall, qui a malheureusement rétablit le champ de force pour contenir les natifs en furie. Ces derniers ont recommencer à tirer hier, brisant l'entente. Nous ne pouvons les contacter, et nos amis ne peuvent nous contacter non plus. Tout ce que nous pouvons espérer, c'est qu'ils sont en lieu sûr, et qu'ils ont trouvé l'équipe scientifique qu'ils étaient venus chercher. Le lieutenant Uhura vérifie toutes les férquences chaque minute. Nos radars sont au maximum. Nous attendons pour un signe, n'importe lequel.

Oui, espérons qu'ils soient saufs.


-Quoi? Vous voulez dire que cette stupide petite fleur que vous m'avez pointé il y a quelques heures peut sauver le capitaine et vous n'y pensez que maintenant?

-Eh bien, docteur, vous ne m'avez jamais rien demandé non plus.

McCoy jura entre ses dents alors qu'il s'imaginait étranglant le Vulcain. Il se sentit tout de suite un peu mieux.

-Nous devons vite sortir d'ici, fit Sulu, alors qu'il réveillait Chekov pour le mettre au courant.

Le jeune russe se réveilla et fut tout de suite sur ses pieds, attentif aux explications de Sulu.

-Pardon, excusez-moi, fit Spock, s'adressant au garde. Je trouve votre comportement bien déplacé.

Le garde ne fit pas un geste.

-Et c'était quoi, ça, Spock? demanda McCoy, étonné, alors qu'il tentait de remettre Jim dans une position assise.

Spock, un peu confus, se retourna vers le docteur.

-J'ai tenté d'obtenir une réaction émotionelle du garde, mais ma tentative a échoué.

McCoy leva les yeux au ciel.

-Regardez bien le professionel.

Il s'avança et haussa la voix:

-Hé! Espèce de lâche! Viens donc ici te battre! Pendant que tes amis se font tuer plus loin, toi tu restes ici, pensant que tu échapperas au carnage, mais non! Viens ici que je te reforme le visage!

L'homme se retourna, ayant l'air très fâché. Il désactiva le champ de la porte et s'avança, les poings déjà en l'air.

-Qui m'a appelé un traitre? Qui es-tu pour me traiter de-

L'homme fut soudain sur le sol, son corps gisant sans aucune trace de vie, coupé en plein élan. Spock venait d'utiliser sa prise bien célèbre.

-Eh bien docteur, cette technique était… intéressante.

Il y eut un silence. Tous se secouèrent de la scène qu'ils venaient de voir (McCoy and Spock travaillant en équipe, ça ne se voyait pas tous les jours) et sortirent silencieusement de la cellule.

Le vulcain prit délicatement Kirk dans ses bras et McCoy s'assura qu'il respirait toujours. Il était désespérément silencieux.

Spock regarda aux alentours, mais il n'y avait personne. Tous étaient plongés dans la bataille qui faisait rage dehors. On pouvait entendre, même de l'intérieur, cris et armes entrechoquées.

-Peut-être devrions nous partir, fit Spock, et tous se préparèrent à affronter l'Enfer.


Franchement, je suis confuse. Quelle attente je vous ai fait subir! Pardon!

Le prochain chapitre devrait, très sûrement, être beaucoup moins loin à poster, ne vous inquiétez pas.

Encore désolée. Je n'ose même pas vous demander de review.

Bises,

Girafe13