Ça m'aura prit du temps, mais voici enfin le reste de l'histoire. Je suis horriblement désolée du retard. Désolée aussi si il y a des coquilles, j'ai tapé vite!

Bonne lecture!


-Je crois que ça devrait suffire, grogna McCoy, en prenant les quelques fleurs que Sulu lui tendait.

Ils étaient de retour à la même caverne qu'ils avaient trouvé la veille, faute de mieux. C'était risqué, prenant en compte que se serait peut-être le premier endroit où les sauvages allaient venir les chercher, mais l'équipage n'avait pas vraiment d'autres options.

Pendant qu'ils marchaient prudemment vers la grotte, ils n'avaient rencontré personne. Spock avait logiquement assumé que tous étaient déjà assez occupés avec la guerre qui faisait rage pour s'occuper d'eux tout de suite, ce qui leur laissait quelques heures de répit, peut-être même une journée entière. McCoy n'avait que grogné, et réitéré son ordre de presser le pas, nom d'un chien, car Jim n'avait plus beaucoup de temps, et la guerre était le moindre de ses soucis.

-Êtes-vous sur, docteur?, demanda Spock, aggripant le poignet du médecin avant qu'il ait pu étendre sur la plaie la dizaine de fleurs amassées en chemin.

-On n'a pas le temps pour le plan B inexistant, Spock. Si on ne le soigne pas, dans moins d'une heure, il sera mort.

Sulu, Chekov et Tyler se tenaient à l'entrée de la grotte, montant la garde. Le soleil était maintenant haut dans le ciel, et, plus loin, ils pouvaient entendre des bruits de combat, mais rien de précis.

Spock avait encore l'air indécis:

-Écoute, Spock, je sais que tu t'inquiètes à propos de Jim et de ses foutues allergies, je ne peut t'assurer que cela se fera sans risques, mais la chose que je peut t'assurer, c'est que ça (il secoua son poignet de l'étreinte, pointa la mixture de fleurs pilées et de médicaments du kit de premiers soins du docteur mixés en une sorte de pâte) est notre dernier espoir.

Spock finit par acquiesser, et regarda attentivement alors que McCoy finit de déchirer le chandail de Jim, juste où l'infection était la pire, et étendit la mixture doucement, sans brusquer. Cela avait une jolie couleur, mais Spock sentit son regard glisser vers le torse exposé et rempli de chair de poule du capitaine, et sentit son pouls s'accélérer. Il se secoua bien vite. Pas le temps pour cela maintenant.

-Et voilà, fit Leonard après un instant. Maintenant, on espère. La prochaine heure sera décisive.

Spock acquiessa encore une fois, ne lâchant pas Jim des yeux, attendant une réaction de sa part. Une anxiété que trop familière s'emparait de lui, et il tenta de reprendre le contrôle. Il décida de détailler le capitaine; sa mâchoire, ses yeux fermés, agités, ses cheveux blonds sales, tentant de surprendre quelque réaction à la plante, bonne ou mauvaise. Leonard se leva, laissant le soin à Spock de surveiller leur ami, et rejoignit Sulu pour prendre un peu d'air.

Quelques minutes plus tard, la fièvre de Kirk sembla diminuer de façon drastique. Spock risqua de toucher le front du capitaine, et fur agréablement surprit de le trouver à une température relativement normale. Le Vulcain soupira d'aise tout bas. Jim allait être sauvé. Le remède fonctionnait.

Juste comme il alalit apeller le docteur pour lui faire part de la bonne nouvelle, Spock sentit une main sur la sienne. Il sursauta, sentant comme une décharge électrique. Il baissa le regard et fut surprit de voir que les deux yeux de Jim étaient grand ouverts et le fixait.

-Spock. Je dois te dire quelque chose. J'ai trop attendu, et... Je ne peut risquer d'attendre plus longtemps, murmura-t-il, puisant dans ses forces nouvellement acquises.

Malgré le battement de son coeur qui s'accélérait, Spock parla d'une voix calme:

-Capitaine, je suis ravi de constater que vous allez mieux, et maintenant n'est pas le bon moment pour quoique se soit d'autre que le repos.

Têtu, le capitaine secoua faiblement la tête.

-Je n'attends pas une minute de plus. Je me sens si faible... Peut-être... Peut-être que le remède est... Seulement temporaire. Je... Je ne risque plus rien à présent.

Il toussa, et Spock était maintenant extrèmement curieux. Peut-être... Peut-être ses sentiments étaient partagés...

Il se souvint des derniers mois, lorsque son attraction envers le capitaine devint totalement illogique à nier plus longtemps. Un jour, le docteur McCoy l'avait convoqué dans son bureau pour lui conseiller de tout lui avouer, car sinon il allait se faire du mal. Spock ne lui avait rien dit à propos de son amour inavoué, et, lorsqu'il voulu savoir comment Leonard était au courant, il n'obtint que deux yeux roulés vers le ciel et un "incroyable" exaspéré.

L'amour n'était pas très bien vu sur Vulcain. C'était une émotion dangereuse, mettant en péril le jugement et le bon sens logique de tout individu. Spock avait beau eut lutté, tout le temps qu'il passait avec son capitaine n'aidait en rien l'obsession envers le personnage, et l'homme derrière le personnage. Le capitaine lui permettait d'être lui-même, sans rien demander en retour. Son éternelle dédication au travail et ses petits sourires en coin avait peu à peu brisé la carapace du Vulcain, et Spock, loin de se sentir pris au piège, se libéra d'un poids sur ses épaules.

Il avait tenté d'agir comme si tout était normal. Bien qu'il ait pu s'avouer ses émotions humaines après un processus long et difficile, les révéler à Jim était une autre paire de manches. Il n'aurait pu lui dire la vérité, surtout pas devant le nombre impressionant de conquêtes que Jim récoltait plutôt régulièrement. Spock n'avait jamais ressentit la jalousie, mais maintenant, il savait qu'elle était très désagréable. Il s'était alors renfermé sur lui-même, et s'était promis de ne rien dire.

Mais présenement, avec Jim qui lui aggripait la main, et qui suppliait de lui dire quelque chose, Spock commenca à douter de sa première impression qu'un homme comme Jim Kirk ne pourrait jamais aimer son meilleur ami.

Sachant que Kirk ne pourrait parler pendant longtemps sans s'épuiser complètement, Spock prit son autre main, se concentrant pendant un court instant, puis il plaça ses doigts sur le visage de son ami à des endroits stratégiques, et attendit que la fusion se fasse, tandis que l'étoile de la planète se couchait, et que le reste de l'équipage en mission s'endormait.


Spock regarda tandis que Jim se réveillait dans ses quartier, sur l'Enterprise. La force des images le frappa, Jim n'était peut-être pas aussi faible qu'il le parassait, en tout cas, pas en esprit. Le capitaine s'habillait rapidement pour son dernier quart de travail avant une vraie nuit de sommeil, mais il avait l'air piteux et en mauvais état, de grands cernes sous ses yeux, ses cheveux en bataille. Lorsqu'il arrive sur le pont, et qu'il vit Spock penché sur son poste, il redressa tout de suite soon échine, et un sourire bien subtil fit frémir ses lèvres. Son coeur rata un battement.

Le Spock du présent ne pouvait croire que sa seule présence rassurait le capitaine, d'habitude si sûr de lui et certain de ses décision, lui qui n'avait besoin de personne.

C'est faux, Spock, j'ai besoin de...

La phrase fut coupée par un accéléré des derniers mois, leurs interminables discussions, leurs parties d'échec, comment Jim arrivait toujours à faire parler Spock des sujets qui l'inquiétait, ses plans pour le futur.

Il ressentit les émotions du capitaine lorsqu'il était en sa présence. Une forte amitié, développée à travers les années de service à ses côtés, la dévotion, l'amitié profonde, le respect, la confiance la plus complète, tout cet amour...

C'est impossible, pensa Spock, abruti par sa surprise.

Jim Kirk n'était pas du genre à refouler ses sentiments, mais pour Spock, c'était différent: il tentait de lui dire, mais il n'y arrivait jamais, horrifié par les conséquences que cela pourrait avoir sur leur amitié si ses entiments n'étaient pas partagés. Spock cligna des yeux, et se perdit dans la contemplation des nombreuses conquêtes que Jim s'accordait, pour oublier... Pour l'oublier, lui.

Capitaine James T. Kirk ressentait de l'amour pour Spock, le même que lui-même ressentait pour Jim, et il aura fallu une guerre et une blessure mortelle pour tout avouer.

Spock brisa la connection, sans voix. Il se pencha, simplement, et, sans plus de cérémonie, déposa ses lèvres sur celles de Jim.

Le baiser fut court, mais il sentit le corps de Jim se détendre, et il le sentit sourire à travers l'aveu de Spock. Ils se séparèrent, et Jim avait les yeux encore fermés. Spock se sentit étrange d'avoir suivi ses pulsions, il le mit sur le coup de la fatigue et du stress accumulé.

-Jim! Est-ce que tout va bien?, fit McCoy, approchant, venant de se réveiller.

-Oui, Bones, tout va bien, répondit Kirk, ouvrant les yeux, souriant faiblement à son ami. Il avait été sauvé de la mort, mais son état restait critique.

-Docteur! Spock! Capitaine! Il y a des gens qui arrivent! cria Sulu, réveillé par la lumière naissante du jour, lui aussi, sautant sur ses pieds.

Spock évalua rapidement la situation, poussant ses sentiments de côté. Ils étaient armés, mais pas assez. Il faudrait juste se croiser les doigts, car leur sort dépendait de qui avait gagné la guerre.

Ils se positionnèrent un peu en retrait dans la grotte, attendant leur sort.


C'était les sauvages.

Ils se tenaient en ligne, bloquant rapidement l'entrée de la caverne, pointant leurs armes sur le petit groupe. Kirk se releva sur ses coudes, désorienté. Il leva le regard et regarda Spock, son visage tordu d'inquiétude et d'impuissance. Puis, il vit deux Spock, et dû se recoucher avant de vomir. La fièvre reprenait tranquillement du terrain. Kirk se demanda alors si tout ce qui venait de se passer était réel, ou s'il rêvait encore.

Spock jeta un rapide coup d'oeil au capitaine, avant de reporter son attention sur les sauvages. Personne ne bougeait, ni ne disait mot. Tous ne faisait que se défier du regard. Spock en déduit que les sauvages avait gagné la guerre civile, et que le peu de survivants du peuple pacifique de Gyramos se cachaient en attendant de rassembler leurs forces.

Le chef des sauvages, un grand gaillard habillé d'une tunique bleue sombre, s'avança enfin. Ses cheveux pâles lui donnait l'air d'un fantôme. Spock s'avança aussi, et, d'un ton qu'il s'efforça de garder calme, il ouvrit la bouche pour discuter.

Kirk vit Spock faire un pas en avant, et tenta de la retenir, mais sa main ne fit qu'effleurer la cheville du Vulcain. Il laissa mollement retomber sa main, et attendit le déroulement des opération, se détestant d'être aussi faible à un moment si critique.

-Monsieur, pouvons-nous vous être d'une assitance quelquonque?

McCoy leva les yeux au ciel. Ce commentaire pourrait passer pour aggressif, et il ne fallait surtout pas brusquer les choses.

-Eh bien non, je crois que vous en avez fait asser, fit le chef, en souriant.

Chekov cligna des yeux.

-Quoi?, fit Sulu, confus.

-Je m'apelle Naymir. Je suis le leader de mon peuple. Nous venons de gagner une guerre qui dure depuis un peu plus d'un an maintenant.

Spock leva un sourcil:

-Veuillez nous éclairer: vous n'avez pas l'air sauvages du tout. Saandall avait l'air de vous trouver primitifs.

Les sourcils de Naymir se froncèrent.

-Nous sommes civilisés! Nous sommes tous deux civilisés. La seule différence entre eux et nous, c'est que nous ne sommes pas paresseux et lâches. Lorsque nous sommes venus nous installer sur cette planète, notre civilisation s'est divisée en deux. Une partie est allée s'installer au delà des montagnes. Après nos avancés technologiques remarquables, ils devinrent jaloux, la communication entre nos deux peuples n'était pas très développée. Ils nous ont attaqué à plusieurs reprise, et finalement capturé notre cité, nous forçant le retrait vers les montagnes.

Il redressa le torse avant de continuer:

-Nous venont reprendre ce qui nous appartient, et chasser ces rebelles très loin.

Spock fut fasciné par le revirement de situation. Comment une civilisation, coupée en deux, aurait pu survivre sans conflit, Spock vu maintenant que la guerre civile prenait tout son sens.

-Peut-être que les chasser n'est pas la meilleure solution. Et si ils revenaient, des années plus tard, mieux armés que vous? Pourquoi ne pas travailler en équipe?, proposa Leonard, plein de bonnes intentions.

Naymir le regarda comme s'il était fou:

-Êtes-vous fou? Ces monstres ne méritent pas une deuxième chance! Ils ont tué, détruit-

-Et vous vous trouvez mieux, après cette guerre?, coupa Sulu, indigné.

Naymir fut surprit, et fit mine de réfléchir. Puis, il baissa la tête:

-Je suppose que vous avez raison.

-Bien sur que nous avons raison, ne put s'empêcher de glisser McCoy, renversé par l'ignorance des deux peuples.

Naymir rouvrit la bouche pour répondre, ses yeux farouches:

-Votre capitaine est très malade. Nous avons détruit le champ de force, vous pouvez communiquer avec votre vaisseau de nouveau. Nous vous demandons de ne plus interférer dans nos affaires. Si c'est la guerre que Saandall veut, il l'aura. Je l'attendrai.

-Mais vous pourriez vivre sans peur!, s'exclama Chekov. Vous n'avez rien à perdre d'essayer!

-Laissez-nous aider, fit Spock. La Fédération se portera responsable des négociations. Et si les termes finaux ne vous plaisent pas, vous pourrez toujours refuser.

Naymir le regarda un instant. Il se pencha alors vers un de ses compagnons. Ils s'entretinrent pendant un instant, puis Naymir hocha la tête.

-Très bien. Je suppose que vous avez raison. Nous n'avons plus rien à perdre. Nous acceptons les conditions.

McCoy appuya sur son communicateur sans perdre une minute de plus.

-Enterprise? demanda-t-il sans trop y croire.

-Scotty, ici! Oh, docteur, vous ne savez pas à quel point nous sommes heureux d'avoir de vos nouvelles! Est-ce que tout va bien?

Leonard ne put s'empêcher de sourire en entendant l'accent écossais de l'ingénieur. Un soulagement palpable se propagea entre les hommes présents. Le cauchemar était enfin fini.

-Oui, Scotty, tout va bien. Préparez la salle de conférence et l'infirmerie, nous montons à bord.

-Aye aye, docteur.


Sur l'Enterprise, douze heures plus tard, tout signe de désespération avait disaprut des visages maintenant propres des officiers. Tous parlaient joyeusement dans la salle de récréation 5, un verre à la main, fêtant le retour à la paix sur la planète. Comme prévu, Saandall et Naymir se mirent d'accord sur un traité, et, quand McCoy y repensa, toute leur aventure lui fit l'effet d'un rêve.

Même le capitaine était là, assis dans un coin, souriant à tous, encore très faible et pâle de sa blessure. McCoy avait réussit à faire disparaitre l'infection, et la fièvre, mais Jim aurait besoin de quelques jours encore pour redevenir en pleine santé. Il était confiné à ses quartiers en attendant, médicamenté régulièrement, et obligé de longues nuits de sommeil réparateur. Il avait vu pire.

La guerre sur Gyramos n'était plus qu'un mauvais souvenir, mais Jim se souvenait bien d'une chose très clairement : les lèvres de son premier officier sur les siennes.

Il n'avait eut le temps d'être seul avec Spock depuis leur retour. Il soupira, et, voyant que personne ne faisait plus attention à lui, décida d'aller se coucher.

-Oui ?, fit-il alors qu'il posait enfin ses fesses sur une surface confortable, et que quelqu'un demandait l'accès de sa chambre.

Son coeur manqua un battement lorsqu'il s'aperût que c'était Spock, très droit dans son cadre de porte, qui l'avait suivi jusque dans ses quartiers. Le silence tomba alors sur eux deux comme un brique, et Jim s'empressa de la combler.

-Entre, Spock.

Bien qu'il n'aurait voulu qu'une chose, dormir, Jim se força à se redresser un peu sur son séant, malgré ses côtes douloureuses.

Il y eut un autre silence, alors que Spock s'asseyait à ses côtés. Cela ne troubla pas Kirk. Des silences agréables, il en avait eut des centaines avec le Vulcain, parfois se comprennant que par des regards.

-Que puis-je faire pour toi, Spock ? bailla Kirk, tentant de garder ses yeux ouverts. Le médicament que lui avait injecté McCoy quelques heures plus tôt prenait le dessus, faisant tomber ses paupières malgré lui.

Spock toussota, et soupira, ne sachant, pour une fois dans sa vie, par où commencer. Kirk ne lui laissa pas la chance de s'embourber plus, cette fois, c'est lui qui se pencha et l'embrassa avec toute la force qui lui restait.

Il n'y avait que deux coeurs qui battaient, si proches l'un de l'autre, mais Kirk avait l'impression que l'Univers se mettait enfin à la bonne heure, tout semblait bien, à cet instant précis.

Spock fut prit par surprise, mais répondit volontier au baiser, empoignant même la main de Jim dans la sienne, pressant son index et son majeur avec ceux de Kirk, partageant ainsi une autre sorte de baiser, plus intime, comme une promesse. Jim prit le visage du Vulcain avec sa main restante, caressant son visage avec son pouce.

Kirk se recula après un instant. Le silence n'était coupé que par leur respiration saccadée. Jim sentit qu'il ne pourrait plus combattre le médicament bien longtemps, et s'allongea. Il se sentait comme dans du coton.

-Peut-être devrais-je partir, fit Spock, regardant son ami fermer les yeux doucement, se sentant totalement en harmonie avec lui-même pour la première fois depuis des mois.

Il se leva, mais une main le retint. Il baissa le regard vers Kirk, encore tout habillé, les couvertures sous lui.

-Peut-être devrais-tu rester, murmura Jim en souriant faiblement.

Et Spock resta.


Voilà! Merci de m'avoir lue jusqu'au bout et pour vos merveilleuses reviews!

À la prochaine!

Audrey